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Frédéric M.
250 abonnés
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3,5
Publiée le 1 février 2021
La force de cet film réside dans son casting de stars, impeccable servi et l'histoire des diverses relations père>fils. Au final, pas beaucoup d'actions, le braquage ne dure pas longtemps, mais les conséquences avant et après sont édifiantes. Le film est captivant par ses personnages
Malgré une première partie plaisante à défaut d'être géniale et la présence de Sean Connery et Dustin Hoffman au casting, il faut bien dire que c'est l'ennui qui règne, surtout dans une seconde partie très lourde qui accumule les clichés sur un scénario pas vraiment passionnant. Dommage car il y avait matière pour un bon film.
Après un démarrage quelque peu laborieux, cette comédie dramatique prend son envol pour nous conter une fiction intéressante. Humour et même un peu d'action dans cette histoire qui commence par un polar pour muter vers un drame familial. La réalisation de Sidney Lumet se révèle sans faille, décortiquant parfaitement les personnages incarnés par deux monstres sacrés du cinéma que sont Sean Connery et Dustin Hoffman. Matthew Broderick (le petit fils) réalise lui aussi une belle prestation d'acteur. Le réalisateur Américain nous propose de belles scènes avec la communauté Irlandaise du Bronx à New-York.
Une comédie policière très agréable. Avec son casting de luxe et son scénario original le film n'a pas vieilli. Sean Connery est parfait en vieux gangster toujours prêt pour un nouveau coup. Dustin Hoffman est excellent en homme mûr qui veut à tout prix protéger son fils et lui éviter de suivre les traces du grand-père. Enfin Matthew Broderick compose à merveille un jeune homme fasciné par les exploits de son grand-père et qui vit une relation difficile avec son père. Un trio impeccable pour ce film réussi qui nous fait passer un moment très divertissant.
Quand Hoffman repasse derrière la caméra avec son Oscar de Rain Man sous le bras, c'est pour donner vie à un personnage de loin plus modeste au coeur d'une histoire transgénérationnelle. Quoique les différences d'âge aient été exagérées entre personnages et acteurs, les trois grands (Sean Connery, Hoffman et Matthew Broderick) assurent très bien leur poste où chacun est le père du suivant.
Au prix du perfectionnisme parfois ennuyeux de Sidney Lumet aux commandes, dont c'est une habitude de répéter sans tourner pendant trois semaines en pré-production, le film est bien construit autour du passage de flambeau de père en fils, et des responsabilités qui vont avec. On explore leurs déboires d'une manière fluide dans l'espace, comme si le spectateur occupait vraiment de la place entre la caméra et les personnages, ce qui donne une impression immanquable de proximité avec eux.
Les personnalités ne sont pas affinées comme elles auraient pu l'être, ce qui est dommage car c'était vraiment un aspect vital. Résultat, Connery éclipse Hoffman qui éclipse Broderick : c'est mal équilibré. Un résultat donc mitigé pour une représentation toutefois digne de son idée.
En voilà une sacrée famille!! Voyous de père en fils. Un héritage qui se transmet comme le besoin de respirer. Jessie est à l'image du patriarche bon vivant, jamais rassasié, même avec l'âge, toujours animé par le grand frisson. Son fils, Vito, est beaucoup plus réticent face à de telles ambitions qui conduisent inévitablement jusqu'à la case prison. Il s'est rangé dans une petite vie bien posée, chose qui ne lui ressemble pas non plus. Adam, le petit-fils, quant à lui, compte bien reprendre l'affaire. C'est lui même qui organise un coups soi-disant peu risqué et censé rapporter gros. Mais lorsqu'on joue avec le feu, il faut s'attendre à se brûler. La vision de Sidney Lumet sur cette comédie de braquage singulière, était visiblement de faire ressortir le drame shakespearien, la gravité d'un geste à priori anodin. Alors qu'an final, on frise la tranche de rigolade. Il faut dire que le casting est à la fête. Le trio Sean Connery, Dustin Hoffman et Matthew Broderick fait une belle brochette d'interprètes. Entre les préparatifs d'un braquage et le côté judiciaire, Family business (1989), se regarde en bon divertissement ludique et réaliste, bien qu'un peu lent. A voir une fois. 3/5
"Family Business" ne compte pas parmi les films phares de la foisonnante filmographie de Sidney Lumet. Après le très réussi "A bout de course" sorti un an plus tôt "Family Business" apparaît comme une sorte de parenthèse récréative pour Lumet qui retrouve pour la cinquième et dernière fois Sean Connery, son acteur fétiche. La transmission héréditaire qui était déjà au centre de "A bout de course" mais aussi de "Daniel" se trouve ici incarnée par trois générations avec en tête Jessie (Sean Connery) le patriarche, voleur et jouisseur intégral suivi de son fils Vito (Dustin Hoffman) devenu un prospère boucher en réaction à son éducation et de son petit-fils Adam (Matthew Broderick) brillant étudiant qui hésite à suivre la route toute tracée qui s'ouvre devant lui. Le scénario écrit par Vincent Patrick joue sur la confrontation entre Jessie et Vito qui règlent leurs comptes via celui qui est à la croisée des chemins. Immédiatement une incohérence dans le choix du casting saute aux yeux. En effet, Sean Connery à peine plus âgé qu'Hoffman peut difficilement passer pour son père morphologiquement parlant. On comprend dès lors aisément qu'Adam soit beaucoup plus enclin à suivre le roublard Jessie qui n'a pas son pareil pour séduire tous ceux et celles qui s'approchent de lui. Cette incohérence semble avoir gêné Dustin Hoffman visiblement sur la réserve. Cet imbroglio familial va emmener bien malgré eux les trois hommes sur un projet de casse auquel chacun adhère pour des raisons diamétralement opposées. L'aspect policier du scénario intéresse moyennement Lumet qui met peu d'entrain à en décrire les contours, s'intéressant plus aux joutes oratoires entre les trois hommes où grand spécialiste des films de procès, il est nettement plus dans son élément. On sourit souvent notamment grâce à l'abattage de Sean Connery qui écrase un peu ses deux partenaires. Le film suit doucement son bonhomme de chemin sans trop de ruptures de tons propres à relancer l'intérêt. Finalement le film se laisse voir même si l'on ne peut tout de même s'empêcher de penser que le registre de la comédie légère n'était pas celui où Lumet excellait.
S'il n'y avait pas eu de tels acteurs à l'affiche, on aurait sans doute passé son chemin sans regarder. Mais voilà, Dustin Hoffmann, Sean Connery... alors on regarde mais on réalise assez vite que le film glisse lentement et inexorablement vers un résultat en demi-teinte. la première heure s'étire terriblement sans que les rapports familiaux soient spécialement bien creusés, tout ceci reste assez superficiel, l'humour n'est pas très incisif, et l'on ne sent pas de réelle complicité transparaître à l'image. Sydney Lumet a déjà été beaucoup plus inspiré que cela.
La scène du casse au milieu de film n'est pas trop mal, il y a quelques réflexions intéressantes notamment sur la nuance entre légalité et moralité, Mais à part ça, c'est bavard, ça met un temps fou à démarrer, et ça se termine en eau de boudin. Sean Connery est plutôt bon, Dustin Hoffman plutôt décevant, la mise en scène plutôt plate et l'ensemble très moyen.
Dix ans avant les Soprano ou les coup de blues du parrain De Niro, Sidney Lumet réalisait cet improbable "Family Business" qui jouait à fond la carte de l'humour et de la dérision dans les affaires de la mafia. Coup d'essai, coup de maître. Le trio Connery/Hoffman/Broderick fait mouche à chaque scène qui les réunit. Un vrai petit bijou d'humour noir mâtiné d'une belle réflexion sur la famille. A voir avec ou sans bas de soie sur la tête !
Un film mineur dans la filmographie du réalisateur de "12 Hommes en Colère". Par bien des aspects ce film est décevant. Rien qu'au niveau casting on peut lui faire des reproches : le cabotinage quasi-incessant de Sean Connery n'est pas du meilleur goût, le personnage mou de Dustin Hoffman et celui de tête à claques de Matthew Broderick donne souvent envie au spectateur de leur filer des baffes. Côté intrigue ce n'est guère mieux : elle est (très) longue à se mettre en place et suscite rapidement l'ennui parce qu'elle n'est pas intéressante (les personnages n'ont pas de charisme, sauf peut-être celui de Connery), pas aidée par une réalisation qui manque de pêche à tous les niveaux et à tout moment du film. l'humour qui nous est dispensé est rarement drôle, et le dénouement décevant. Pas grand-chose à sauver de ce "Family business" donc.
Une sympathique comédie policière signée Sidney Lumet avec en toile de fond, les conflits de génération . Matthew Broderick se retrouve en face de deux monstres du cinéma, et bien qu'il n'ait pas le charisme de Sean Connery ou la prestance de Dustin Hoffman, l'acteur s'en tire avec les honneurs grâce à quelques scènes et dialogues percutants finement joués . Après, rien d'extraordinaire non plus dans le scénario mais on passe un agréable moment . Bon film !
Adam, fils et petit-fils de cambrioleurs, est lui aussi sur un coup après avoir abandonné ses études. S'il n'a aucun problème à convaincre son grand-père de le rejoindre, c'est beaucoup plus dur avec son père qui s'est rangé depuis un moment et qui voit tout ça d'un mauvais œil. Au final, les trois générations de la famille sont dans le coup mais tout va mal quand Adam se fait avoir... Avec "Family Business", Sidney Lumet avait de quoi faire une excellente comédie sauf que le film n'en est pas une. Le scénario devient de plus en plus sérieux au fur et à mesure que le film avance et c'en est presque dommage. Pourtant, le film bénéficie de nombreuses qualités : le savoir-faire de son réalisateur forcément et son casting en or (Sean Connery est irrésistible, Dustin Hoffman excellent et Matthew Broderick s'en sort très bien face à ces deux monstres sacrés). Mais "Family Business" est aussi à saluer par la façon dont il aborde le conflit des générations en Amérique (chaque génération veut faire mieux que la mienne) et dont il parle des problèmes de communications entre parents et enfants qui ne se comprennent pas toujours bien. Il n'est certes pas exempt de défauts (quelques longueurs notamment) mais il se voit avec plaisir.