Près de 10 ans après son premier long, "Cronos", Guillermo Del Toro n'en était qu'à son 3ème film avec "L'échine du diable" pourtant déjà très maîtrisé. Au centre de son métrage, on retrouve un de ses thème de prédilection, l'enfance, qui prend place en pleine guerre civile espagnole. L'atmosphère y est très prenante et la sobriété des effets spéciaux s'avère des plus efficace, d'autant que les gamins jouent vraiment très bien à l'instar des acteurs adultes dans lesquels on retrouve Federico Luppi, déjà présent sur "Cronos". Le scénario est quant à lui bien ficelé même s'il manque de surprise et plusieurs intrigues parallèles viennent se fixer dessus histoire que l'ensemble ne s'essouffle pas, par contre ne vous y trompez pas, c'est un film traitant de l'enfance mais il n'est pas pour les enfants, le propos est quand même assez dur et Del Toro ne fait pas de concession dans ce climat de violence. Le film bénéficie en outre d'une superbe photographie et d'une très bonne mise en scène, le réalisateur démontrait déjà son grand savoir-faire en terme de fantastique et de maîtrise de l'image, une belle bobine en somme.
Avec "L'échine du diable" c'est toute la complexité, la formidable puissance et la substance même du cinema de Guillermo Del Toro qui s'exprime. Un subtile mélange d'épouvante, de fantastique, de mystère, d'éléments historiques et d'études de personnages au service d'un scénario travaillé. Pourtant "L'échine du diable" apparaît trop fade, les péripéties ne passionnent pas assez, le mystère n'est pas assez épais et la peur est totalement absente du long métrage. "L'échine du diable" est une sorte de "Crimson Peak" en moins efficace.
En pleine guerre d'Espagne, un jeune garçon débarque dans un orphelinat, où se croisent des fantômes et des hommes obsédés par une cache d'or. Ne vous attendez pas à un film d'horreur, "El espinazo del diablo" est davantage un conte avec quelques brefs éléments de fantastique. On y remarque la bonne reconstitution de l'ambiance de la guerre civile, les jolies images, et de très bons acteurs qui confèrent une touche poétique à l'ensemble. Par ailleurs, tout comme dans "El Laberinto del Fauno", qui reprendra plusieurs thèmes exploités ici, les personnes à craindre ne sont pas celles que l'on croit. Cependant, le film souffre d'un manque de suspense par moment, ce qui engendre quelques longueurs. Dommage, car il aurait pu être davantage qu'un bon film fantastique.
Pour son deuxième long-métrage, Guillermo del Toro continue son petit bonhomme de chemin, qu'il avait commencé avec son premier film, « Cronos », dans le monde du fantastique et de l'horreur. Cette fois-ci, il place son histoire au temps de la guerre civile espagnole. Il réitérera d'ailleurs cette expérience avec l'un de ses films les plus connus, « Le Labyrinthe de Pan ». La totalité du récit se déroule dans un camp où quelques adultes s'occupent d'enfants abandonnés ou orphelins. Et dans ce camp semble résider un esprit qui hanterait les lieux. Avec ses allures de huis-clôt et son fantôme qui rôde, ce récit lorgne pas mal vers le genre de l'horreur, comme l'aime son auteur. En revanche, le côté fantastique se fait un peu moins sentir. Mais cela n'empêche en rien la qualité d'écriture de l'histoire. Le cinéaste mexicain n'offre pas ici son scénario le plus intéressant ni le plus dense mais il est tout de même assez intéressant à suivre. Déjà plus que son précédent film. La direction des acteurs est également à féliciter car ce n'est pas toujours facile de regrouper plusieurs enfants dans le même film et de réussir à tous les faire jouer convenablement. De plus, les effets spéciaux sont bons. Bref, ce film regroupe certaines qualités mais encore une fois, comme dans « Cronos », il manque à l'histoire cette petite dose de folie qui pourrait faire de ce film un vrai bon film. Guillermo del Toro s'en sort une nouvelle fois bien avec ce deuxième film, on constate même une amélioration par rapport à son premier film mais on le sait, il est capable de faire mieux.
Guillermo Del Toro est réputé pour faire de bons films voir excellent (Le labyrinthe de Pan ,L'orphelinat,etc...).Mais je ne m'attendait pas du tout a un tel chef-d'ouvre. Pour faire bref, L'échine du diable est un film extrémement profond,bien pensé,bien joué et bien fait. Ce film est un chef-d'ouvre qui me passionera et m'emotionera toujours pour sa fin si triste et si belle le tout acompagnée d'une musique juste sublime.
Voilà sans doute le film qui a relancé le genre du cinéma fantastique à l'espagnole, avec moins de gore et plus d'humain, moins de rires mais plus d'émotions, avec un contexte historique douloureux, qui ne sert içi que de toile de fond sans être trop envahissant mais qui propose un contexte fort. La mise en scène de G. Del Toro (qui revenait tout juste de son expérience plus que mitigée aux USA avec "Mimic") est absolument géniale et son sens du cadre fait merveille. Il a devant sa caméra quelques interprètes magistraux qui nous proposent de grandes prestations tandis qu'il tisse la toile de son intrigue, ni très novatrice (on est devant la classique histoire de fantôme) ni trop rempli de twists mais ses personnages sont bien dessinés et les enjeux suffisamment bien exploités pour qu'on se prenne au jeu. Ce n'est pas très effrayant mais le soin apporté aux effets spéciaux est assez remarquable et l'atmosphère est suffisamment prenante pour nous arracher quelques petits frissons. C'est beau, tragique, violent, émouvant et assez profond, c'est un excellent film du genre qui m'a bien pris et les gamins jouent très bien. Pour les amateurs, c'est incontournable. D'autres critiques sur
"L'Echine du Diable" est une oeuvre à mi-chemin entre le fantastique et l'historique (comme ça sera le cas pour le "Labyrinthe de Pan") qui réussira à monter en intensité après un démarrage longuet, charmant mais longuet. Il faut dire que l'image est belle, les costumes et les décors réussis, soutenant le début de suspense qui débouchera sur la 2ème moitié du film, puissante et violente. Le scénario est globalement bien fichu, de nombreux détails à priori anodins auront leur importance et expliqueront bien des choses au fur et à mesure de l'intrigue. La distribution quant à elle est correcte, mais c'est surtout Eduardo Noriega qui se révèlera sur la fin du film. Marquant.
je me suis ennuyé dans ce film très lent sans action pourtant j'avais bien aimé le labyrinthe de Pan le titre est prometteur malheureusement je n'ai pas adhéré
Ce film est une vraie perte de temps, il n'y a que la fin qui bouge... Malgré un titre motivant, le reste est ennuyant, la vie des jeunes à l'orphelinat perturbée par l'existence d'un fantôme qui rôde les lieux... Une histoire intéressante mais rendue trop longue à l'écran... Peut être faut il voir le film deux fois pour mieux comprendre, car en écrivant ces lignes, je me rends compte, que le personnage du vieux médecin est la clé du film...
Une ambiance de huis clos particulière, un fantôme pour le moins flippant, et un scénario solide font de "L'échine du diable" une petite référence dans le genre fantastique-horrifique. Évidemment, les temps faibles font perdre l'intensité au récit, mais l'histoire est intéressante. Et quelques scènes dressent le poil, notamment quand le principal personnage interprété avec réussite par Fernando Tielve se retrouve face à face avec Santi. Je recommande pour tout amateur du genre.
Quelques années avant le magnifique labyrinthe de Pan, Guillermo Del Torro réalisait déjà un film fantastique ayant pour thème l enfance et la guerre. Ici on parle d une enfance assassinée par les guerres des adultes et qui revient les hanter comme un rappel de l absurdité de leurs actes. Les enfants sont vraiment très bons dans leurs rôles, et les adultes les "encadrent" parfaitement. L ambiance est fantastique mais c est vraiment les thèmes précédemment nommés qui dominent. J ai trouvé que le final traînait un peu en longueur et m a légèrement gâché le plaisir d un excellent film.
Très bon film, au début il est flippant après on fini par être dedans, il est touchant et poignant, un peu mystérieux aussi. A voir absolument celui ci ou le Labyrinthe de Pan.
L’Echine du diable est un film costaud de Guillermo del Toro, mais surement pas son meilleur. Il a des défauts perceptibles. Le casting lui est très convaincant. D’une part le film a de bons interprètes, mais surtout il s’appuie franchement sur eux, del Toro exploitant vraiment ses acteurs avec des rôles solides. Si les adultes s’avèrent très appréciables, avec quelques grands noms du cinéma espagnol comme Marisa Paredes ou Federico Luppi, ici bien accompagnés par un Eduardo Noriega parfait, ceux qui surprendront sont les enfants. En effet c’est déjà pas toujours évident d’avoir une prestation d’enfant au point au cinéma, mais ici il y en a une flopée, et pourtant le film n’en pâtit pas. Dotés eux aussi de personnages bien construit, les jeunes acteurs et principalement le jeune Lorenzo mène bien la danse. Honnêtement on tient là un très bon casting qui relève plus d’une fois le niveau du film. Car en effet le scénario n’est pas du même acabit. En soi le film est original, doté d’un arrière-plan historique convaincant, et il dispose de moments forts et de bonnes idées, qui s’expriment notamment dans un excellent final. Cependant del Toro ne semble pas pleinement à l’aise dans le mélange des éléments, et notamment l’introduction du fantastique. Il pourrait presque ne pas être là que le film s’en porterait tout aussi bien, et ce côté facultatif voir inutile, est pour le moins gênant. Ce qui dans le Labyrinthe de Pan est tout à fait adéquat, apparait ici comme maladroitement intégré, et c’est vrai que ça gâche du coup toute la partie avec le fantôme. Par ailleurs il faut aussi souligner un rythme lent dans ce film, impression qui vient surtout d’une partie centrale manquant un peu trop d’enjeux. Visuellement Del Toro est bon, sans être exceptionnel. Il tend en effet à ne pas exploiter pleinement les décors, et à privilégier un peu la facilité. Le final notamment apparait d’une sobriété pas déplaisante certes, mais qui dépareille par rapport au del Toro que l’on a pu connaitre sur d’autres réalisations. Cependant il y a quelques moments tout à fait réussis (l’explosion par exemple). Les décors sont forcément limités, puisque le film est un huis clos dans l’orphelinat. Toutefois ils sont largement à la hauteur, et, même si del Toro les laissent à mon sens trop de côté pour instiller son ambiance, ils tiennent la route, bien appuyés par une photographie soignée et élégante. Il ne faut pas chercher ici les flamboyances du réalisateur, qui, comme pour sa mise en scène privilégie un côté sobre et sec qui pourra déconcerter. Pour le reste on a un fantôme qui a très bonne allure, et une bande son très efficace. En clair L’Echine du diable est un film rondement mené par Del Toro, qui apparait cependant comme une de ses réalisations mineures. En effet malgré un sujet sérieux et prometteur, il manque un peu d’audace, de perfectionnisme, et le film accroche par quelques défauts dont certains ne sont pas à mon avis mineur (notamment l’utilisation de l’élément fantastique). J’accorde 3.5.
Très décevant. Non seulement il n'y a absolument rien d'effrayant dans ce drame fantastique vendu frauduleusement comme une film d'épouvante mais en plus on s'ennuie rapidement dans une histoire longuette à la fin totalement manquée.