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platinoch
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1,0
Publiée le 17 février 2007
Pour cet hommage original et attendu au grand cinéma hollywoodien des années 40 et 50, on attendait beaucoup du talentueux Soderberg. Avec ce "the good german", il ne réussit hélas qu'en partie son pari. En effet, si on se base uniquement sur la forme, Soderberg offre un bel écrin pour cet hommage. Le noir et blanc est léché (rappelant parfaitement celui du cultissime "Casablanca"), la photo est très belle. Mais sur le plan de l'histoire...c'est une tout autre affaire. Les rebondissements, la tension dramatique, les personnages secondaires: tout passe au broyeur et au final rien n'est intéressant, et le dénouement de l'enquête semble incompréhensible et inintéressant car dépourvu de tout intéret. C'est dommage car le charisme de George Clooney fait une nouvelle fois merveille. On en dira pas autant de celui de Cate Blanchett ni de celui de Tobey McGuire (plus à l'aise sur sa toile d'araignée!). Quand à la référence à Casablanca, elle est partout, de cette histoire d'amour fou et impossible d'un homme pour une femme qu'il tente de faire quitter une ville, à la scène finale se déroulant une fois n'est pas coutume sur le tarmac d'un aéroport. Mais honnêtement, si ça ressemble à Casablanca, si ça a le gout de Casablanca, méfiez-vous, ce n'est pas du canada dry! Préférez quand même l'original!
Film surprenant non pas par son scénario assez tarabiscoté mais par la réalisation, la maitrise de l’image (pas du au fait que se soit en noir et blanc), le jeu d’acteurs à l’ancienne… Le seul problème c’est que a trop vouloir montrer des références cinématographique de films cultes, Steven Sodebergh pousse le spectateur à s’ennuyer et en oublie la base : un bon scénario
Ereintée par une certaine critique institutionnelle, cette oeuvre intelligente et flamboyante est un hommage réussi à l'âge d'or de Hollywood. Superbement filmé dans un noir et blanc somptueux, c'est aussi une réflexion sur une période charnière de notre histoire. Un jalon de plus dans la carrière prolifique de Soderbergh.
Une pellicule en noir et blanc, un contexte politique obscur dans le Berlin de 1945 que se disputent Américains et Russes, la culpabilité permanente qui habite les personnages, Cate Blanchett aux allures de Lauren Bacall ou Ingrid Bergman, George Clooney tourmenté et courageux, un aéroport pluvieux pour scène finale les indices ne manquent pas pour faire de The good German un hommage nostalgique et fidèle rendu par Steven Soderbergh au polar américain des années 40 dont 'Casablanca' et 'Le troisième homme' sont des références palpables et non dissimulées. Notamment en terme de scénario et des thèmes abordés : peut-on traverser la guerre sans (se)trahir ?, vivre caché pour échapper aux rafles, la quête de la vérité comme objectif. Lauteur de 'Sexe, mensonges et vidéo', 'Traffic' et 'Oceans eleven' complète ici une filmographie éclectique de cinéaste cinéphile avec, hélas, nettement moins de panache. Autour de la conférence historique de Postdam qui scella le sort de lAllemagne et donna naissance à la Guerre froide, Clooney tente de démêler un imbroglio qui napporte rien de nouveau ni dindispensable au genre espionnage, par définition toujours complexe. Le pauvre George senlise dans ses interrogations en même temps que lon sécarte du sujet, faute dappât appétissant. Juste dommage.
J'ai un peu hésité avant d'aller voir le film, vu les critiques très moyenne autour de celui-ci. J'ai finalement passé outre en faisant confiance à Soderberg (bien que je n'aime pas tous ses films). Bien m'en a fait. Après l'avoir vu, je comprend mieux cette tièdeur. "The good german" est donc un exercice de style tourné à la façon des années 40. Mais tourné à l'ancienne ne veut pas dire simplement en noir et blanc au format 4/3, c'est aussi la façon de filmer... quand je vois des critiques de cinéma reprocher au film d'être lent, je me demande si ceux-ci connaissent vraiment leurs classiques... Oui! Le film est lent comparé à un blockbuster, mais pas face aux films noirs auquel il fait référence. Oui! Le scénario est compliqué et ça ne fait pas de mal d'avoir à réfléchir un peu (d'ailleurs si le film avait été plus rapide on aurait pas le temps de réfléchir, CQFD). Le scénario est superbe et intéligeant, mais il est vrai que celui-ci demande un minimum de culture général sur la libération de l'Allemagne, ce qui prouve que le réalisateur ne prend pas le public pour de abrutis. Bref, inconditionnels de pop corns movies, vous pouvez faire l'impasse sur ce film, mais si vous aimez vraiment le cinéma (celui de Méliès à Spielberg) ne le ratez pas !
Esthétiquement c'est joli, et l'époque est bien retrouvé. Mais tout le reste n'est pas très digne de Soderbergh. Le film ne décolle pas vraiment. Il manque quelque chose pour attirer et garder l'attention du spectateur. Le scénario n'est pas assez puissant. C'est à se demander si le film aurait eu le mérite s'il était en couleur. Par contre, le duo Clooney/ Blanchette est excellent! Tout en beauté et sensualité. Mais en gros, aussitôt vu, aussitôt oublié!
Steven Soderbergh, Palme dOr en 1990, auteur de « Kafka » en 1991, nous surprend encore après sa merveilleuse série des Oceans 11 et 12 ! Il fallait oser ciseler ce petit joyau du « Good German », au risque de déplaire ! A lheure où certains sescriment à coloriser les vieux films et donc à les dénaturer, il ose délibérément le noir et blanc ! Il donne à une nouvelle génération de spectateurs lenvie de voir « Casablanca » ou « Le Grand Sommeil ». Mais on pense aussi à « LAnge Bleu » (1930). Les images darchives du Berlin de lAnnée Zéro (1945), avec leurs Trümmerfrauen sont poignantes (Un an plus tard, lArchevêque de Cologne Josef Frings donna naissance au verbe « fringsen » après avoir déclaré péché véniel le vol de charbon). La conférence de Potsdam qui partagea lEurope entre les grandes puissances ayant vaincu le Reich sert de toile de fond. Période trouble où lavenir du monde se joua pour des décennies. Ces images darchives et les scènes tournées en studio sont tantôt sur-exposées à la manière de lépoque, tantôt un tantinet trop sombres. Ce petit inconvénient ne fait pas oublier une trame prenante : la récupération des savants ayant élaboré les V2 pour Hitler, (ici Franz Bettmann, rappelant, avec quelques approximations, Werner von Braun) était un vrai enjeu, et causa lélimination de témoins gênants, tels le trop gourmand Tully (un magistral Tobey Maguire), chauffeur de Jake Geismar (George Clooney, charismatique). Russes et Américains se faisaient la « course aux cerveaux ». On lit aussi avec effroi un prénom féminin, synonyme de lieu de mort et danéantissement, on suit une femme fatale (et fataliste) détentrice dun terrible secret, admirable Cate Blanchett qui après « Babel » continue un parcours sans faute, parachevant ce tableau saisissant. Quelques connaissances historiques sont nécessaires pour apprécier ce film, et pour distribuer les cartes dans une intrigue qui brouille la vision du bien et du mal.
D'un très grand ennui ! L'histoire est compliqué sans que cela apporte grand chose, la palôte imitation noir et blanc des films de années 40 est minable, et d'un sombre tel qu'on y voit queude, l'actrice est moche et peu mise en valeur... Qu'allait faire George Clooney, pourtant brillant acteur dans cette galère ??? Autant se voir et revoir Casablanca...
Il reste des réalisateurs sur cette terre qui n'ont pas peur d'innover, au point, c'est vrai, de laisser une grande partie de son public son le bas côté de la route. Steven Soderbergh est de ceux-là. Mais peu importe que l'oeuvre en question soit un "copié/collé" de films fondateurs, à la manière du Troisième Homme (C.Reed), d' African Queen (J.Huston) ou bien entendu Casablanca, tant l'amour et la liberté qu'a le réalisateur de Traffic en le cinéma et le courage qu'il porte à ses projets sont grands.
Certes, ce "bon allemand" n'est nullement un chef-d'oeuvre, il n'en demeure pas moins une magnifique déclaration d'amour au cinéma et une oeuvre d'utilité publique soulignant à quel point peut-être que oui ... c'était mieux avant.
On le savait depuis pas mal de temps, Steven Soderbergh est un réalisateur qui accumule les genres et les expériences cinématographiques singulières avec plus ou moins de réussite. Cette fois-ci avec The Good German, il s'attaque aux films noirs américains des années 40-50 dans le style de La Soif du Mal d'Orson Welles ou des premiers Hitchcock. L'expérience promettait d'être intéressante car Soderbergh a tourné son film dans les mêmes conditions de tournage que ses pairs, à savoir la même direction d'acteurs, le noir et blanc, la musique démonstrative lors des coups de théâtre, ainsi que les fondus au noir en fin de séquence. L'esthétisme du film séduit : avec ses jeux réussis d'ombres et de lumières, son noir et blanc classieux et ses acteurs impliqués : George Clooney très bon et Cate Blanchett excellente et métamorphosée mais Tobey McGuire bon à frapper), The Good German réussit le pari de replonger le spectateur dans l'ambiance des vieux films américains. En revanche, l'intrigue - quelque peu embrouillée - n'est guère passionnante. L'enquête policière rate tous ses effets de surprise et le rythme est beaucoup trop lent. En outre, le film met trop de temps à démarrer et ne dévoile ses véritables intentions (et son intérêt) que dans une seconde partie un peu plus intéressante. Ainsi, se dessinent quelques réflexions sur l'après guerre plutôt bienvenues. Dommage que globalement, le fond et la forme ne sunissent jamais pour former un tout cohérent et que la tentative de Soberbergh finisse par ne ressembler quà un simple (et vain) exercice de style.
En bon admirateur de Soderbergh je me devais voir "The Good German" qui est son film le plus manièriste si je puis me permettre. On le savait trés tenté par l'expérimental (Full frontal, Schizopolis et d'autre...) et sur cet hommage aux polar des 40(s) qui traités de l'espionnage, l'aprés guerre ect le réalisateur de Traffic s'amuse à réaliser son film dans les mêmes conditions que les précédents chefs-d'oeuvre furent réalisés. Pourquoi pas ? De plus le choix de Cate Blanchett et George Clooney (décevant dans Solaris) me semblait trés bon. Force est de constater que je fut gangé par la déception au fur et à mesure que le film avancait. Pour faire simple, aprés la disparition de Tobey Maguire, le film tombe dans l'inintérêt presque total. Je dis presque car il a toujours cet esthétique trés maitrisé et plaisante. Il en va d'ailleurs de l'exploit que c'est Soderbergh lui même qui se chargea de la photographie. C.Blanchett est trop froide et Clooney à l'allure qu'il faut mais manque de conviction. L'histoire quand à elle se résume à des trahisons, des amours passionels, bien trop classique pour intéréssé. Le début du film seulement est accrocheur en raison du personnage joué par Maguire qui le campe trés bien. A lui seul il fait comprendre la condition du Berlin détruit de l'époque. Pour finir je dirais que Soderbergh s'amuse mais pas nous, bien que la tentative sois plus qu'honorable. Même si l'on s'ennuie pas mal, la faute à un scénario pauvre et étendue pour l'unique plaisir visuel, The good german est à voir car les intentions sont bonnes et qui sait le film peut en passioner certains...
Je n'ai pas accroché à ce film qui ne se rend pas vraiment intéressant. Les acteurs ne sont pas supers et le scénario n'est pas très poussé. C'est assez beau visuellement mais pas grand chose de plus
Des choix esthétiques intéressants soutenus par de nombreuses références cinématographiques aidées par des acteurs irréprochables mais un scénario bien fin qui se termine de manière trop facile. Tout ça pour ça. Dommage!
Wouaw! Ce film nous transporte, retour en arrière dans les années 40. Esthétiquement le film est une baffe, si la mise en scène et les mouvements de caméra était parfois moins moderne, j'aurais vraiment cru voir un film d'époque. Le casting est d'excellent goût comme George Clooney rappelant Cary Grant ou Tobey McGuire au visage collant parfaitement à l'ambiance. Je regrette juste le rythme trop lent et le manque de saveur qui ennui un peu le spectateur. Hormis ces petits détails, The Good German est une véritable surprise et rend un grand hommage aux films des années 50.
"The Good German" est assez intéressant mais davantage de par son côté technique. Soderbergh maitrise indubitablement son sujet. Les images sont superbes et on se retrouve plongé dans les films d'après guerre. Un esthétisme parfait, mais on ne peux en dire autant du scénario. Celui-ci bien que très léger, s'embourbe dans une complexité étonnante. Les séquences sont très (trop!) courtes et au final l'intrigue déçoit un peu. Restent que les acteurs, Georges Clooney en tête, sont irréprochables! L'acteur, de par sa gueule et son charisme, nous prouve qu'il n'a rien à envier à des acteurs comme Cary Grant ou Montgomery Clift!