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Yasujirô Rilke
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1,0
Publiée le 30 janvier 2008
Après l'hommage à l'expressionnisme dans «Kafka» (USA, 1992), l'hommage à Tarkovski dans «Solaris» (USA, 2002) et l'hommage aux films de braquage avec la série «Ocean's», Steven Soderbergh, cinéaste éclectique, rend un autre hommage aux films noirs américains des années 50. C'est donc un bonheur pour les cinéphiles et amateurs du genre que de voir un nouveau film possédant cette plastique charbonneuse, cette lumière qui vient comme creuser les visages des acteurs, ces intrigues emmêlées, ces personnages clichés. Soderbergh, incrustant son film d'images d'archives, confère à l'oeuvre une touche de néo-réalisme qui n'est pas sans rappeler à de multiples fois Roberto Rossellini (cf. «Roma, citta aperta et «Germania anno zero» ). Ainsi l'exercice de style de Soderbergh est parfaitement réussi, ceci également grâce à une technique maîtrisée et à une organisation de tournage calquée sur celle des années 50. La forme charme véritablement à chacun des plans mais là où «The Good German» faillit majoritairement c'est dans l'accessibilité de son fond. En effet, à plusieurs instants on perd le file de l'intrigue tordue, intrigue basée sur la conférence de Postdam. Que cherche véritablement Jacob ? Pourquoi veut-on avec tant d'ardeur Mr. Brandt ? Les intrigues politiques, pourtant essentielles pour que le film puisse avoir une raison d'être dans le cinéma contemporain, sont floues et noyées sous un amas d'informations, toutes n'étant pas nécessaire d'ailleurs. Enfin, Soderbergh trop intelligent pour ne faire qu'un film à l'ancienne, ancre son oeuvre dans la modernité en mettant des dialogues grossier (cf. «Fuck») et créé des flash-backs violents, volontairement anachroniques pour le cinéma des années 50. «The Good German», belle démonstration d'une connaissance technique, ne vaut que par sa forme et son apparence nostalgique mais tribuche grossièrement de par le cafouillis de son propos, propos dépassé puisqu'il ne répond qu'à l'histoire d'antan, sans écho sur le présent.
Un bon film qui m'a surpris, je ne m'attendais pas à un suspense de ce genre et le côté noir et blanc accentue l'action et l'enquête. C'est quelque fois longuet ou confus mais ça reste vraiment passionant. Un film à voir pour de nombreuses raisons!!
The Good German est un film mitigé. Les acteurs sont tous bon (mention spéciale pour Tobey Maguire et Cate Blanchett), le scènario est plutôt bon et à le don de nous faire rester jusqu'à la fin pour en savoir le dénoument. La mise en scène choisi pour rendre le charme des films des années 40 est plutôt réussi, la musique aussi. Cependant, sa manque de charme, on est vite perdue dans cet histoire qui avait pourtant un début très attractif, car outre le début et la fin du film, le reste est vide, froid est sans aucun réel interet. Dommage donc, car The Good German avait au départ une bonne idée mal exploité par un trés maladroit Steven Soderberg. Au final cela donne un film moyen qui avait pourtant tous pour devenir grand, la déception est là.
Lent et lourd par certains moments, ce film essaie de renouer avec les grands films d'époque en utilisant le matériel et une mise en scène d'autre fois. On y croit à certains moments (la scène de la mini course poursuite face à une foule indifférente est particulièrement bien faite). Mais le scénario est assez confus et l'on peut s'y perdre, le changement de protagoniste, mal exploité, retire de l'intensité dramatique au film, qui le rend assez plat.
Loin des critiques de Télérama et consorts, ce film vaut bien plus la peine qu'il n'y paraît. Bien au contraire. Avec ce "Good german", Steven Soderbergh prouve une fois encore à qui ne le saurait pas encore qu'il fait partie de ces rares réalisateurs qui comptent à Hollywood. Soderbergh maîtrise mieux que quiconque aujourd'hui les scénrio complexes, les intrigues à tiroir et les rebondissement jubilatoires. Une question d'intelligence sans doute. Soderbergh a de la matière grise et ça se voit à l'écran. Son film, à l'instar d'Ocean's twelve, de Traffic ou d'Erin Brockowich, à défaut d'être génial, est brillant. Epousant les codes de l'expressionnisme allemand, lumières rasantes et ombres à contre-jour, Soderbergh rend un hommage réel aux films noirs d'après guerre, plongeant à corps perdu dans la noirceur du Berlin 45 sans jamais céder à la tentation du mélo. Pour l'y aider, il s'appuie une fois encore sur un casting sans faille, où Kate Blanchett, plus que Cloney ou l'araignée Tobey Maguire, irradie littéralement sur la pellicule noir et blanc. Après "Aviator", la lumineuse Kate s'installe pour de bon sur le trône des actrices américaines qui comptent. Un très beau film. Et toujours utile en plus.
Soderbergh aime les expériences et pour son dernier film, qui marque une nouvelle collaboration avec son acteur fétiche Georges Clooney, il affiche clairement son désir de rendre hommage au cinéma hollywoodien des années quarante. Pour cela, il a accepté d'utiliser uniquement des techniques cinématographiques existantes à l'époque, a dirigé ses acteurs comme au bon vieux temps et a même fait rajouter des bandes noires des deux côtés de la pellicule pour rendre le visuel plus vrai. L'esthétisme du film séduit: avec ses jeux réussis d'ombres et de lumières, son noir et blanc classieux et ses acteurs impliqués, The good german réussit le pari de replonger le spectateur dans l'ambiance des vieux films américains. En revanche, l'intrigue - quelque peu embrouillée- n'est guère passionnante. L'enquête policière rate tous ses effets de surprise et le rythme est beaucoup trop lent pour nous éviter de sombrer dans un état semi comateux. En outre, le film met trop de temps à démarrer (installation des personnages, enjeux de l'histoire...) et ne dévoile ses véritables intentions (et son intérêt) que dans une seconde partie un peu plus intéressante. Ainsi, se dessinent quelques réflexions sur l'après guerre plutôt bienvenues puisque dénuées de manichéisme. A l'instar de Black Book de Verhoeven, le film aborde les thèmes de la survie et du mensonge pendant la guerre. Dommage que globalement, le fond et la forme ne sunissent jamais pour former un tout cohérent et que la tentative de Soberbergh finisse par ne ressembler quà un simple (et vain) exercice de style.
Après la bonne surprise du début où l'on voit un hommage avoué aux films des années 40, le film bascule un petit peu dans l'intrigue poussive sans queue ni tête... Dommage, il y avait matière à faire quelque chose de bien...
Merci Cate blanchett qui doit être la seul à savoir ce qu'elle fait parce quand on tourne un film des années 40 avec les moyens des années 40 et bien on va jusqu'au bout, il y a des choses que l'on aurait jamais vu dans des films de cette époque, et ça ne fait pas genre de les mettre là. La musique est pesante mais dans le mauvais sens. Les acteurs (Clooney et Maguire) jouent et parlent comme à notre époque. Les décors et l'aspect esthétique est vraiment bien retranscrire. L'histoire, on s'y perd un peu, forcément je me suis endormie deux fois. C'est dommage de vouloir faire quelque chose que l'on rate.
Une pure beuté visuelle! Tel pourrait ce résumé The Good German. Le noir et blanc est magnifique, la réalisation est somptueuse.Soderbergh est un grand réalisateur. Clooney, Blanchet et Maguire sont phénoménaux. Dommage que le film se traine de temps en temps, il aurait pu être un chef d'oeuvre sans ce petit inconvénient, il n'en reste pas moins un très bon film.
Voilà typiquement le film qui peut facilement effrayer le spectateur. Le parti pris était de taille, autant dire qu'il est réussi. Dès l'apparition du générique, on croit à un film de l'âge d'or d'Hollywood, avec ces légères sautes d'images ou les volets de transitions entre les séquences (c'est Steven Soderbergh qui a monté le film sous le pseudonyme Mary Ann Bernard). L'effet "film des années 40" fonctionne à merveille et ce du début à la fin. Si l'on ajoute à cela une mise en scène d'une grande force, avec des travellings spectaculaires (la photo, magnifique de précision, est aussi de Soderbergh, encore sous un pseudo) ou des décors d'un grand réalisme parfaitements utilisés, on obtient une oeuvre d'une authenticité désarmante alors qu'il a été tourné 60 ans après ses modèles. George Clooney, est assez convainquant (même lorsqu'il parle allemand avec un accent américain), mais les rôles de Cate Blanchett et Tobey Maguire, tous deux d'une haute crédibilité (le noir et blanc leur va si bien), ne sont pas assez creusés. Côté bande-son, Steven Soderbergh a préféré laisser de côté David Holmes et ses partitions éléctros pour faire appel à Thomas Newmann, plus classique, qui signe une musique illustrant parfaitement les sublimes images. Le film a aussi le mérite de passer habilement d'un genre à l'autre sans baisse de tension, ce qui rend l'expérience encore plus excitante. Deux courtes séquences sont très intéressantes, les deux voix-off, qui apporte un aspect encore plus captivant malgré leur courte durée. Il manque cependant un petit quelque chose, sans doute la faute au scénario un peu trop confus. Ce film est une énième preuve que Soderbergh change totalement de registre à chacun de ses films. On dit que c'est à ça qu'on distingue les grands réalisateurs.
Avec The good german adapté d'un roman d'esponniage de Joseph kannon, Steven Soderbergh veut clairement rendre hommage aux films hollywoodiens des années 40 (Casablanca, Le troisième homme...). Pour cela il n'hésite pas à tourner son film dans les conditions de l'époque. Soderbergh a toujours aimer faire des experiences mais avec plus ou moins de réussite. Certes exercice de style évident, The good german est réussi techniquement et devrait ravir les nostalgiques de l'âge d'or d'Hollywood. La réalisation est trés bien, il n'y a rien à redire là dessus mais le problème vient du scénario complexe et alambiqué à souhait. Le noir et blanc est evidemment léché comme dans tous les films des années 40 et 50. Le réalisateur a eu la bonne idée d'inclure quelques images d'archives toujours bien placées.L'intrigue peine à se mettre en place, la première heure du film est longue. Mais la fin est beaucoup plus prenante ce qui rééquilibre l'ensemble. Mais il manque ce petit quelque chose qui faisait la qualité des films des années 40. Les acteurs, Clooney, Blanchett et Maguire ont tous tentés de faire un jeu le plus proche possible de celui des acteurs des années 40. George Clooney toujours charismatique s'en sort trés bien dans le rôle de Jack même si son jeu rapelle parfois celui d'Humphrey Bogard. Mais ce n'est pas une mauvaise chose car Clooney garde tout de même toute son authenticité. Le film en lui même n'est peut être pas exceptionnel mais l'idée est trés bonne. Faire du vieux cinéma avec des moyens récents, pourquoi pas. Mais bon il faut au moins travailler le scénario. Car dans le cas de The Good german, on a l'impression d'assister à un simple exercice de style mais il faut reconnaitre qu'esthétiquement c'est parfait. Mais on ne peut pas repprocher à Soderbergh de tenter de nouvelles choses. Il n'a pas peur d'innover et on ne peut que le saluer pour ca.
Crimes, mensonges et trahisons ne cessent de faire se retourner une intrigue un brin perverse où l'on ne sait à qui faire confiance quand même les morts peuvent nuire... Ce maniaque de l'image de Soderbergh s'est amusé à tourner en studio et en contrastes noir et blanc, un hommage au cinéma des années 40. On a beau trouver qu'il en fait trop, on se laisse convaincre par les acteurs. A prendre ou à laisser !
Réalisé par Steven Soderbergh, inspiré du roman de Joseph Kanon. Avec George Clooney, Cate Blanchett, Tobey Maguire. Alors que la guerre vient de s'achever en Europe, Truman Staline et Churchill se réunissent à Potsdam en Juillet 1945 pour décider du sort des pays vaincus. Potsdam JUillet 1945, voila le cadre spatio-temporel du film...et on s'y croirait vraiment! Car Soderbergh a tourné dans les memes conditions de l'époque en noir et blanc. Cela donne vraiment de la crédibilité au film! Et c'est le but recherché par le réalisateur. En effet, au-dela de l'histoire qu'il raconte, Soderbergh s'est attaché à nous montrer qu'au lendemain d'une conférence de paix une autre guerre commence: la guerre froide. Ce film nous conforte dans l'idée que "la paix" est un mot idéal qui ne faisait pas parti de la réalité en 1945...les grandes puissances victorieuses privilégient à n'importe quel prix leur suprématie et n'hésitent pas à avoir recours au mensonge et à l'hypocrisie. Par extension, le mot "paix" ne fait toujours pas parti de la réalité en 2007...
Après un premier film couronné d'une palme d'or,Soderbergh à cru pouvoir tout faire.A chaque nouveau projet,il s'attelle à un style inconnu pour lui.Sans bases et conaissances de cinéma,on ne va pas très loin.Ca peut faire un premier film touchant et convaincant de par sa sincérité,mais pas plus.En tout cas,pas pour "The good german".Le projet était plus qu'ambitieux:rescussiter les films de l'époque avec machination,guerre,romance,flammes et sang,le tout en N&B.Déjà,c'est insondablement chiant.Joli défaut.Alors que Soderbergh est censé mettre en scène une machination,donc un suspens inévitablement,il préfère traverser des tunnels de bavardages puériles et très simples,qui font vite sombrer le film dans des cimes de longueur.Pour le spectateur,la machination,c'est plutôt la bande-annonce et l'affiche,qui donnaient franchement envie.Ou le film tout court.De plus,George Clooney,qui est censé porté le film grâce à son charme et sa virilité,ne tire même pas profit de son rôle (très plat il faut dire) et ne s'amuse qu'à jouer le charmeur bas de gamme comme dans la pub Nespresso.Tobey Maguire,lui,à l'air franchement bête et gamin avec son costume de chauffeur Toy's Rus,et dont le rôle,et,là encore,très plat (pour tout dire,il ne sert strictement à rien dans le film).Par contre,Cate Blanchett tire sa carte du jeu et offre une jolie prestation,sensuelle comme il faut et surtout très floue (puisque son rôle l'est aussi,tant mieux).Entre désir et manipulation,on ne sait pas trop ce qu'elle veut,se qu'elle cache (vous le saurez dans la fin la plus nulle de l'histoire du cinéma).Donc à part Cate Blanchett (et quelques acteurs de seconds rôles honnêtes),rien à sauver de ce film pitoyable et parfois abscons,dont l'esthétique (nous y voilà enfin!) est le pire de tout: l'image est sur-stylisée et contemporaine (tout l'inverse de la période ou se situe le film),baveuse lors d'un rayon de soleil (on a l'impression que l'écran est en train de fondre) et immonde dans ses clairs-obscurs