Huit et demi
Note moyenne
4,0
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123 critiques spectateurs

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zinjero
zinjero

28 abonnés 193 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 mars 2011
Avec Fellini, c'est très personnel. On rentre ou pas dans son univers, il faut s'y livrer corps et âme. Moi, je n'accroche pas. Du cirque, de la cacophonie, du bruit bien trop souvent. A part les scènes avec Anouk Aimée qui apporte un certain calme, notamment par un jeu plus gestuel que verbal. Pour la forme, il y a d'évidentes qualités qu'on a tendance à porter seules aux nues en oubliant que l'histoire est très ennuyeuse. 8½ c'est matière de cinéphile compulsif, pas de spectateur avisé. Ni une ni deux, ça mérite 1½.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 août 2012
C’est un voyage dans son cerveau de metteur en scène que nous propose Frederico Fellini. Ce voyage nous est proposé dans son style bien particulier où se mélangent réalité et onirisme. Tout à la fois démiurge et marionnette Fellini nous livre les tourments qui l’envahissent quand il doit faire face à toutes ses obligations alors que l’inspiration lui fait défaut. Son univers déstructuré fait appel à l’imaginaire du spectateur qui doit être un minimum en phase avec le sien pour être agréable. Tout le décorum du cinéma italien est convoqué , du producteur éternellement insatisfait jusqu’aux starlettes en quête de rôle en passant par le critique intellectuel démoralisant un Frederico qui n’en a pas besoin. Face à tous ses problèmes liés aux affres de la création, Fellini fait appel à ses parents morts ou à l’édredon douillet de son enfance quand il était encore le centre de l’attention des femmes chargées de son éducation. Double de Fellini, Mastroianni apporte à ce rôle très lourd sa candeur teintée d’une sensualité nonchalante. Le procédé de narration est un peu difficile à suivre sur deux heures ce qui n’enlève rien au génie de l’auteur qui entend aller jusqu’au bout de ses fantasmes.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 avril 2008
Il y a des grands films, des chefs d'oeuvres, et enfin une catégorie à part, des exceptions qui ont parsemé l'histoire du cinéma, des miracles de créativité Huit et Demi fait partie de ces films dont qui laissent pantois parce que supérieur à ce que l'on pouvait attendre de mieux. Comment entrer de plus belle manière dans l'onirisme caractéristique de la période qui suivra ce film que de cette manière? Une telle entrée place la barre très haut pour la suite, et si beaucoup fleurtent avec cette qualité, aucun ne l'atteindra véritablement! Je ne connais pas les rapport que Tarkovski entretenais avec le cinéma de Fellini, mais il est un des seul réalisateur post-Felliniens à avoir maintenu la barre aussi haute (lui, dans tous ses films) que Fellini avec Huit et demi et La Dolce Vita. N'oublions pas Antonioni, Bergman, Bresson et peut-être Orson Welles. Pour les contemporains, Lars Von Trier plane une croche au dessus de ses pairs. Simple échelle de valeur au dépend d'une véritable analyse
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 21 mai 2011
"Je n'ai vraiment rien à dire, mais j'ai envie de le dire". Fellini donne dans le grandiloquent (le rêve et les fantasmes) et la caricature (ou pas) des personnages qui entourent Guido. Entre intellectualisme, superficialité et marginalité maladive mais vivante (le personnage de Gloria est pour moi le plus riche) dans les mots et dans les attitudes de cette fourmilière qui gravite autour notre cinéaste, Fellini nous dresse un portrait peu flatteur de l'univers du spectacle, et de lui-même, "Est-ce la fin d'un menteur sans génie?". Univers du spectacle, dont l'absurde est représenté par ce décor gigantesque et une improbable trame de science fiction, oui notre Guido perd substance et tombe, sous l'oppression des projets basés sur le rien de sa créativité, dans une autre dimension. "Huit et demi" part dans tous les sens (les portraits, le réel et le fictif...), c'est la fatale loi du retour aux fantasmes les plus primaires, du cowboy fantasque maître du harem (fantasme enfantin de toute puissance) aux doutes sombres qui l'accablent. Fellini a voulu mettre tout et tous dans un même sac (ses femmes, ses curés, ses parents ses gens du cinéma), et du coup signe un témoignage lourd à digérer. Passer de l'état de paradis, de l'omnipotence, à du néant existentiel... ça n'est pas passé facilement pour moi. Une boulimie, une voracité qui s'accorde parfois assez mal au tragique. Je suis également déçue que le pessimisme l'emporte... même si les clowns sont là.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 mars 2017
Fresque transalpine pour le-dit, chef d'oeuvre du cinéaste italien. Si on confronte Federico Fellini à l'épreuve du temps, il obtient une appréciation dite "passable". Dans un brouillon organisé, mais brouillon quand même, on est d'abord piqué par le moustique de la féérie et de l'enchantement pour... pas grand chose. Total respect pour l'oeuvre, mais Huit et Demi sonne parfois le glas du "m'as-tu vu". Bavard, exubérant, fastueux et...fastidieux. On se rend vite compte que l'essentiel qui nous est montré est un caprice de cinéaste, qui tape sur la profession en la caressant. Donné comme fondamental dans un parcours cinéphilique, l'emballement n'est pas au rendez-vous.
soliloo
soliloo

16 abonnés 588 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 juillet 2010
Un film un peu trop long, mais néanmoins intéressant et tout à fait accessible bien que plein de folie fellinienne. L'univers onirique de ce réalisateur un peu perdu est un peu lassant à la longue, mais passionnant dans sa valeur de témoignage : ce monde, c'est celui de Fellini lui-même. Ce film montre ce qui bouillonne dans la tête du réalisateur, et en cela il est très riche. On a parfois un peu de mal à s'y retrouver entre les multiples personnages féminins, mais cela fait partie du film, d'une certaine façon. Un grand classique à voir, c'est certain.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 février 2017
Huit et demi, c'est typiquement le genre de films que je n'aime pas du tout : long, prétentieux et ennuyeux.
Certes, les acteurs sont bons, Marcello Mastroianni n'a pas à se forcer pour porter le film. Anouk Aimée et Claudia Cardinale sont de sublimes femmes fatales. Et les décors arrivent à être beaux malgré le caractère noir et blanc du film.
Mais en dehors de ça, le film est extrêmement masturbatoire. Encore un film dont le thème est le cinéma, pour nous expliquer à quel point c'est difficile de faire un film et à quel point le vie d'un cinéaste est compliqué.
Les dialogues sont prétentieux au possible, du genre à balancer un point de vue pseudo-philosophique sur la vie ou l'art et ce, de façon totalement péremptoire sans justification ni raisonnement, juste pour bien appuyer le fait que le réalisateur (ou le scénariste) a de la culture (inutile de préciser que ces lignes de dialogue ne sont pas pertinentes pour la suite de l'histoire, ce qui leur aurait au moins donné une utilité scénaristique).
Le film dure franchement longtemps, surtout dans la mesure où il n'y a pas vraiment d'histoire (les hésitations d'un réalisateur à accepter ou non un projet cinématographique ne mérite pas ces deux heures et quart de film). Il ne se passe quasiment rien dans ce film.
Film qu'il est de bon ton d'aimer parce que c'est signé Fellini, mais pour moi, c'est la quintessence de l'onanisme au cinéma.
MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 février 2015
On m'avait vendu Huit et demi comme étant l'équivalent italien du Mépris, qualitativement parlant. S'il possède des qualités de réalisation indéniables, il reste pourtant plus difficile d'accès.

On suit Guido, un réalisateur italien, magnifiquement interprété par Marcello Mastroianni, qui souffre du syndrome de la page blanche alors qu'il doit terminer son prochain film. Face à une déprime grandissante, il se réfugie dans ses souvenirs et ses fantasmes pour remédier à sa perte d'inspiration.

L'oeuvre retransmet bien l'état de fatigue constant du héros, qui est constamment harcelé par le producteur, le scénariste, les acteurs et ses proches. Les questions fusent dans tous les sens et Guido ne sait plus où donner de la tête. On ressent parfaitement la confusion qui règne dans son esprit.

Cette confusion se retrouve dans les scènes qui se passent dans la tête du réalisateur. Au départ cohérentes et plausibles, elles vont se faire de plus en plus farfelues à mesure que l'histoire avance, le sommet étant atteint avec le fameux harem. Fellini use de beaucoup d'imagination pour ces séquences, avec beaucoup de trouvailles visuelles. Toutefois, l'entrée dans l'imaginaire se fait de manière abrupte, et la sortie l'est tout autant. A chaque début de scène, il nous faut quelques instants pour comprendre où nous sommes et Fellini ne nous prend pas par la main. C'est dommage, parce que cela nuit à la compréhension, bien qu'on s'y fasse vite.

Un cran en dessous du Mépris, Huit et Demi possède néanmoins de nombreuses qualités, il serait bête de passer à côté. Ce premier Fellini était une expérience intéressante.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 13 août 2010
Bon. 8 1/2. D'abord, le b.a.-ba du parfait cinéphile obéissant: film introspectif sur la création et sur le cinéma, etc, magistralement mis en image, un scénario d'une richesse flamboyante, etc, oeuvre unique et intemporelle, etc, etc. Peut-être que l'Italien est une langue fatigante, sans doute en fait, surtout quand on ne la parle pas. Mais 8 1/2, si Fellini couche de belles images pleines de gens riches et de décors luxueux, c'est aussi des considérations philosophiques qui ont vieilli. Non pas que de telles considérations seraient vieillottes, c'est inconcevable d'ailleurs, mais de telles préoccupations revêtent actuellement un caractère quasiment nombriliste et bourgeois. Je ne prétexte pas qu'elles n'ont de légitimité, à l'évidence, mais que cela intéressera davantage le chaland ayant un attrait pour l'histoire du cinéma et du cinéaste en question. C'est beau, c'est visuellement beau et cohérent. J'affirme aussi qu'il est plus aisé de filmer la beauté que la laideur. Et parler de soi que de saisir un concept étranger.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 décembre 2007
On peut reprocher tout ce qu'on veut à Fellini: lourdeur, égocentrisme, clichés... Mais ce film reste un film unique, une aventure orinique dure et fantastique dès la première, claustrophobique, saississante séquence. La perfection (tout en restant dans un style absolument surfait, il est clair) n'est pas loin... L'univers de Fellini, de clin d'oeil à la mechanceté inarrivables aux folies, aux fantasmes d'une époque particulière, éblouit. Un film à voir cent million de fois pour saisir toutes ces nuances grisonnantes, tous ces demis-tons, ces chefs-d'oeuvre filmiques et de sens.
La forme sans le fond n'est rien, le fond sans la forme encore moins... Mais quand on trouve les deux maniés avec tant de perfection, on ne peut que s'incliner... un film mythique qui mérite toute reconnaissance.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 septembre 2013
Voici un classique qui n'a rien de classique. Avec ce film, Fellini rompt définitivement avec le néoréalisme de ses débuts et laisse libre cours à une imagination plus baroque, plus fantasmatique. Il met ici en images la confusion qui règne dans la tête d'un cinéaste impuissant, son double. Trois ans après La Dolce Vita, le réalisateur traversait effectivement un désert créatif. Son talent, paradoxal, a été de trouver l'inspiration dans ce manque d'inspiration, de faire un film sur l'incapacité à faire un film... Mise en abyme et autobiographie. Fellini zappe entre réalité et imaginaire. La présence, soûlante et parasite, de son entourage proche se mêle aux cauchemars et hallucinations. Les visions du passé, les problèmes de couple, les vérités et mensonges, les grandes questions sur l'art, la politique, la religion se fondent en un maelström d'angoisse, de culpabilité, de lassitude. Il y a là une virtuosité tournoyante, bien servie par un superbe noir et blanc, et bien accompagnée par la célèbre musique de Nino Rota. Mais le principe même de narration, débridé, est aussi particulièrement déroutant. Si l'on est saisi par les cauchemars du début, admiratif devant la scène du harem, amusé par la représentation du désir sexuel (femme-monstre, plus que plantureuse), il n'en est pas moins difficile de ne pas se perdre et de ne pas lâcher prise, parfois, sur la longueur.
ElAurens
ElAurens

91 abonnés 585 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 juillet 2011
Je suis partagé entre consternation et indignation. La consternation colossale que je ressens par rapport à cette aberration sur pellicule, je me suis ennuyé mais violemment, je me suis endormi, j'ai trouvé ça sans aucun intérêt. L'indignation parce que tout le monde encense ce film, pourquoi ce film est-il tant aimé ? Parce que les ( pseudo ? ) intellectuels y trouvent leur bonheur, parce que les cinéphiles n'osent pas critiquer un intouchable, je ne sais pas, parce qu'ils n'ont pas vu des films comme Belle de jour ou Mulholland Dr, films mêlant réel et irréel avec un VRAI scénario. Je trouve ce film horrible je suis soulagé d'en avoir fini, quand j'aurai du mal à m'endormir à l'avenir, je n'aurai pas besoin de compter des moutons, il me suffira de penser à Huit et demi et là comme par magie il se passera la même chose qu'il m'est arrivé après environ une demi-heure du film, zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mars 2015
Dans ce film semi-autobiographique, Fellini expose les déboires d'un réalisateur à succès, en panne d'inspiration alors qu'il prépare le tournage de sa prochaine œuvre. Se contentant de suivre son personnage principal sans réelle intrigue, "8 1/2" risque de dérouter de nombreux spectateurs, et contient quelques longueurs. Néanmoins, la mise en scène élégante vaut amplement le coup d’œil. Fellini utilise un noir et blanc éclatant, il nous livre des plans très inspirés, et surtout des séquences surréalistes du plus bel effet, pour certaines très réjouissantes (l'introduction, la scène du harem...). Par ailleurs, outre le casting féminin charismatique, Marcello Mastroianni est impérial dans le rôle du réalisateur fatigué, qui se retrouve aux prises avec ses conquêtes et ses souvenirs d'enfance. Un classique du cinéma italien.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 août 2012
Même s'il faut un certain temps pour s'adapter au style de Fellini qui mélange habilement réalité et fantasme, "Huit et demi" est sans aucun doute son film le plus abouti, un classique du cinéma qu'il faut avoir voir et revoir. Le cinéaste nous plonge dans les affres de la création et donne son plus grand rôle à son alter-ego, Marcello Mastroianni, excellent dans la peau du cinéaste en panne d'inspiration, sans cesse harcelé par les gens qui l'entourent (du producteur au critique intellectuel en passant par les starlettes, personne n'est épargné) et qui préfère se replonger dans son enfance ou dans un univers onirique où toutes les femmes de sa vie se retrouvent pour l'y harceler. Fellini sait visiblement de quoi il parle et sait appuyer son propos par une mise en scène solide qui convient parfaitement au style du film, à mi-chemin entre deux mondes. Superbe réflexion sur le travail du cinéaste et métaphore sur le cinéma, "Huit et demi" est un chef-d’œuvre qui peut ennuyer aussi bien que fasciner mais qui n'est certainement près d'arrêter de nous fasciner.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 août 2010
C’est à travers la fuite de ce réalisateur en manque d'inspiration vers un univers onirique où l'on reconnaît aisément l'alter égo de Fellini qui se ferme à ses soucis pour retrouver dans ses songes les femmes qui influencèrent, en bien ou en mal, sa vie jusqu'à ce point de non-retour. Bien qu’il soit difficile de rentrer dans ce délire introspectif atypique, son surréalisme plein de symboles et de poésie est rendu splendide par sa photographie, ses interprètes et sa bande originale. La grande question étant de savoir jusqu'à quel point Fellini s'est projeté, et a donc dévoilé ses perturbations, dans le personnage de Guido et la mise en abyme de son travail de réalisateur.
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