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Mephiless s.
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4,0
Publiée le 28 février 2016
Même si je me suis un peu ennuyé, j'ai beaucoup apprécié ce film. Celui-ci est souvent mis sur le même niveau que "Citizen Kane" d'Orson Welles. La mise en abîme de son cinéma est très bien faite et donne lieu à de scènes très bien conçues. Il sait composer les plans de ses films, certains sont d'ailleurs très travaillés. Les acteurs et le casting sont également superbes, Mastroiani en tête! Film vraiment intéressant
Dans ce film semi-autobiographique, Fellini expose les déboires d'un réalisateur à succès, en panne d'inspiration alors qu'il prépare le tournage de sa prochaine œuvre. Se contentant de suivre son personnage principal sans réelle intrigue, "8 1/2" risque de dérouter de nombreux spectateurs, et contient quelques longueurs. Néanmoins, la mise en scène élégante vaut amplement le coup d’œil. Fellini utilise un noir et blanc éclatant, il nous livre des plans très inspirés, et surtout des séquences surréalistes du plus bel effet, pour certaines très réjouissantes (l'introduction, la scène du harem...). Par ailleurs, outre le casting féminin charismatique, Marcello Mastroianni est impérial dans le rôle du réalisateur fatigué, qui se retrouve aux prises avec ses conquêtes et ses souvenirs d'enfance. Un classique du cinéma italien.
Film destiné aux critique de cinéma et non au public car ne correspondant pas à un spectacle de distraction. Par défaut, film destiné aux amoureux qui cherchent à s'embrasser dans une salle obscure.
On m'avait vendu Huit et demi comme étant l'équivalent italien du Mépris, qualitativement parlant. S'il possède des qualités de réalisation indéniables, il reste pourtant plus difficile d'accès.
On suit Guido, un réalisateur italien, magnifiquement interprété par Marcello Mastroianni, qui souffre du syndrome de la page blanche alors qu'il doit terminer son prochain film. Face à une déprime grandissante, il se réfugie dans ses souvenirs et ses fantasmes pour remédier à sa perte d'inspiration.
L'oeuvre retransmet bien l'état de fatigue constant du héros, qui est constamment harcelé par le producteur, le scénariste, les acteurs et ses proches. Les questions fusent dans tous les sens et Guido ne sait plus où donner de la tête. On ressent parfaitement la confusion qui règne dans son esprit.
Cette confusion se retrouve dans les scènes qui se passent dans la tête du réalisateur. Au départ cohérentes et plausibles, elles vont se faire de plus en plus farfelues à mesure que l'histoire avance, le sommet étant atteint avec le fameux harem. Fellini use de beaucoup d'imagination pour ces séquences, avec beaucoup de trouvailles visuelles. Toutefois, l'entrée dans l'imaginaire se fait de manière abrupte, et la sortie l'est tout autant. A chaque début de scène, il nous faut quelques instants pour comprendre où nous sommes et Fellini ne nous prend pas par la main. C'est dommage, parce que cela nuit à la compréhension, bien qu'on s'y fasse vite.
Un cran en dessous du Mépris, Huit et Demi possède néanmoins de nombreuses qualités, il serait bête de passer à côté. Ce premier Fellini était une expérience intéressante.
Fellini disait de lui même qu'il était un escroc. Ce film le prouve. Très beau visuellement et doté d'un casting parfait, le fond n'est en fait que ses doutes de réalisateurs jetés sur la pellicule au milieu de personnages fantasmagoriques sortis de son imagination, certes féconde. A réserver aux cinéphiles avertis.
une photographie brillante et un Maestroianni grande classe, ça fait une formidable affiche pour le festival de Cannes. Cependant il est difficile de suivre le réalisateur dans cette histoire, ou son double filmographique se retrouve dans une impasse scénaristique, même si son ironie mordante reste bien présente. Alors que le héros décide finalement de laisser tomber son projet baroque Fellini va qu'en à lui en faire son pain habituel, pas toujours digeste.
Abandonnant le néo-réalisme italien pour des films un poil plus onirique, Federico Fellini signe avec "Huit et demi" une sorte d'autobiographie dans laquelle il traite à la fois de son métier de cinéaste en mettant en rapport des événements de son enfance. Ainsi, en plus de séquences nostalgiques quant au temps qui passe, on a le droit à une vive critique de la société cinématographique italienne, un peu à contre courant de la critique des soirées mondaines de "La Dolce Vita". Quoi que la véritable puissance du film réside surtout dans son ambiance nostalgique, dans laquelle le personnage de Guido, interprété par Marcello Mastroianni et alter-ego de Fellini, erre sur les plateau de tournage, dans l'hôtel de la station balnéaire ou il est censé travailler sur son film, entouré de ses producteurs, acteurs, de sa femme, sans but précis. "Huit et demi" est un film sur la dépression. La dépression d'un cinéaste las et fatigué de remplir les mêmes conditions pour réaliser ses films, en côtoyant des êtres pingres, soucieux de leur popularité au sein du business. C'est un véritable coup de gueule que lance Fellini avec ce "Huit et demi", dans lequel il clame son dégoût concernant les liens sociaux effectués dans l'industrie cinématographique, et la capacité d'autodestruction qu'il procure. Toutefois, les plus belles scènes sont celles des souvenirs de Guido, qui possèdent une véritable âme et un grand sentiment nostalgique qui touche directement le spectateur. Du moins, c'est à ces scènes que j'ai été le plus sensible, dans lesquelles la réalité côtoie le rêve. Car "Huit et demi" fonctionne comme un rêve éveillé, dans lequel le spectateur se promène et suit les états d'âme du personnage principal, tandis que la comédie humaine bat son plein aux alentours. "Huit et demi" est une oeuvre majeure de Fellini, sorte d'oeuvre testamentaire, de plaidoyer, et de coffre à souvenirs. Un film poétique et nostalgique réalisé par une main de maître.
"Huit et demi" est un bijou d'inventivité, de créativité, de magie, de mise en scène, de rêves, de fantastique, de tout... Il fait partie du top 3 des films de Fellini. La performance de Mastroianni est inoubliable, le Noir et Blanc est magnifique. Génial.
Voici un classique qui n'a rien de classique. Avec ce film, Fellini rompt définitivement avec le néoréalisme de ses débuts et laisse libre cours à une imagination plus baroque, plus fantasmatique. Il met ici en images la confusion qui règne dans la tête d'un cinéaste impuissant, son double. Trois ans après La Dolce Vita, le réalisateur traversait effectivement un désert créatif. Son talent, paradoxal, a été de trouver l'inspiration dans ce manque d'inspiration, de faire un film sur l'incapacité à faire un film... Mise en abyme et autobiographie. Fellini zappe entre réalité et imaginaire. La présence, soûlante et parasite, de son entourage proche se mêle aux cauchemars et hallucinations. Les visions du passé, les problèmes de couple, les vérités et mensonges, les grandes questions sur l'art, la politique, la religion se fondent en un maelström d'angoisse, de culpabilité, de lassitude. Il y a là une virtuosité tournoyante, bien servie par un superbe noir et blanc, et bien accompagnée par la célèbre musique de Nino Rota. Mais le principe même de narration, débridé, est aussi particulièrement déroutant. Si l'on est saisi par les cauchemars du début, admiratif devant la scène du harem, amusé par la représentation du désir sexuel (femme-monstre, plus que plantureuse), il n'en est pas moins difficile de ne pas se perdre et de ne pas lâcher prise, parfois, sur la longueur.
Un film radical et diablement intelligent, qui se distingue par une mise en scène éclatante lors de la représentation des fantasmes de Guido, les meilleurs moments, aussi drôles que créatifs, avec une réflexion poussée sur le métier de réalisateur. Le héros est aussi sympathique qu'énervant, dans sa semi-immaturité assumée, et invite le spectateur à le suivre avec allégresse. Dommage que la post-synchronisation soit aussi approximative, mais la technique de l'image rattrape les ratés du son, avec des contrastes de noirs et de blancs absolument magnifiques.
Artistiquement parlant, le film est difficilement égalable. En effet, le metteur en scène ensuit des scènes expérimentales, en jouant sur l'enfance, la religion et les femmes de manière très (voire trop) précise, ce qui donne une impression de ralenti sur chacune des séquences. Heureusement que cette lenteur insert un jeu d'acteur excellent et d'une rare beauté, que ce soit par les dialogues, les silences ou les regards; car le film paraît tout de même un peu longuet. La deuxième partie de 8 1/2 est bien plus puissante par l'affluence de différents thèmes centraux, de sous thèmes, de personnages primaires, secondaires et tertiaires (Harem) et de décors extrêmes : on ne sait plus quoi regarder, c'est impressionnant. Les 30 premières minutes sont introductives et ne laissent pas la place à l'émerveillement, qui surgit par contre vers le milieu du film, et qui n'arrive plus à partir.
Puisqu'il est si difficile de définir ce que sont les choses, on ne peut que commencer à les définir par ce qu'elles ne sont pas. 8 1/2 n'est pas un film du parfait cinéphile, ni un film hermétique sur le cinéma, ni un film bourgeois. 8 1/2 n'est rien d'autre qu'un film sur un homme à la plus simple des quêtes, mais aussi la plus difficile, celle de redevenir familier à lui même. Éloge de la fuite, des désirs en devenir, 8 1/2 est aussi une digression mélancolique sur le passage de l'enfance au monde des adultes, montrant ô combien il est difficile dans ce monde de lutter contre la superficialité, le sérieux de la norme, et pouvoir exprimer sa personnalité sans avoir le sentiment de se trahir soi même et de trahir les autres. On ne peut enfermer le propos du film dans la création. Bien plus que cela, 8 1/2 est un acte de sincérité mis en mouvement par le silence, bien avant les films de Kubrick (2001, Barry Lyndon, Shining, Eyes Wide Shut) qui consacreront ce silence en un maître à penser du spectateur, objectivant ainsi le questionnement intérieur de Guido en une véritable expérimentation sur le langage cinématographique. Pour finir, 8 1/2 n'est pas un film de la caricature mais de la nuance, pas un film sur la dépression mais sur l'amusement, pas un film sur l'inspiration mais sur la respiration, pas un film sur le silence mais sur la musique. Un film qui parait complexe car il est sur la simplicité. La grâce avec laquelle Fellini introduit le rêve dans son art n'a pas son pareil dans le petit univers du grand écran. Le mystère avec lequel il filme la beauté est envoûtant; l'originalité et malice avec lesquelles il raconte, essentielles.
Pfff....J'vois bien le délire de la mise en abyme du cinéma de Fellini,j'vois bien qu'il sait très bien filmer avec une élégance qu'il le caractérise tant et créer de belles scènes oniriques.Mais dés qu'il sort des rêves/fantasmes de Mastroianni et qu'on se retrouve dans les petits soucis du héros,on nage dans l'ennui.Jusqu'à s'y noyer...
Je suis complètement passé à côté de ce film, je dirais que je ne l'ai pas compris, ou encore que je n'ai pas adhéré à son univers. J'avoue que ça m'agace un peu quand je regarde des films trop personnels, la vie du cinéaste, sa vision des femmes, de l'amour ou de son métier, ça ne m'intéresse pas... Il manque une histoire, tout simplement...
Chef d'oeuvre de Fellini. C'est tout. Alors c'est vrai il faut se plonger dans le bain ( et reconnaitre la realite du fantasme - ca reste faisable ), mais si on arriver a se plonger dans le monde personnel du realisateur, le film est tres jouissif. On arrive vraiment a se passioner pour les hauts et les bas de ce pauvre avatar de Fellini. Un film qui sonne tristement vrai, malgre ces nombreux passages oniriques.