Huit et demi
Note moyenne
4,0
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123 critiques spectateurs

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CrystalEagle
CrystalEagle

4 abonnés 89 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mai 2026
Federico Fellini transforme sa panne d'inspiration en film, et c'est à la fois son coup de génie et sa limite. Cette angoisse de devoir créer quand tout se dérobe. Visuellement, c'est fort : le noir et blanc est superbe, la caméra ne s'arrête jamais, les scènes de foule sont merveilleusement chorégraphiées. Mais le mélange constant entre souvenirs, fantasmes et réalité, sans aucune transition claire, a fini par créer une vraie confusion. Sans intrigue, sans fil conducteur, on erre dans la tête de Guido sans véritable moteur pour avancer, et c'est là que le film m'a perdu. La dimension psychanalytique est omniprésente, le rapport aux femmes, la culpabilité catholique, le désir de toute-puissance. Fellini expose tout sans chercher à résoudre quoi que ce soit. Mastroianni porte le film avec une nonchalance magnétique qui rend Guido attachant jusque dans ses lâchetés. Un objet fascinant par sa maîtrise, mais dont la narration débridée m'a tenu à distance.
Mia-Zoé
Mia-Zoé

6 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 avril 2026
Huit et demi a des qualités admirables. Même achromes, les images sont riches et singulières, la musique nous emporte sans broyer ou porter le film. Audiovisuellement c'est très réussi, on comprend les maux, les dilemmes, les fantasmes qui occupent l'esprit de l'alter ego de Felloni.
Cependant, c'est sur le message global du film qu'il m'a été compliqué d'accrocher. Pauvre Felloni, qu'il est difficile d'être un homme, blanc, hétéro, cisgenre, réalisateur, fortuné, entouré de femmes, accablé d'espoirs en lui... Le tout dans les années 60... On ne peut ni adorer ni plaindre un tel portrait.
Sous un point de vue contemporain on pourrait rajouter que toute cette vision est banale car le cinéma est, depuis sa naissance, saturé de contenu pronant un point de vue masculin tel que celui-ci. C'est donc pour cela que j'ai trouvé, très personnellement, que ce film contribue à la féchitisation de la femme comme objet et aux stéréotypes de l'homme comme moteur d'action.
Zootrope
Zootrope

13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 avril 2026
8½ est une œuvre profondément introspective où Federico Fellini explore la crise créative avec une grande inventivité.
Le film mélange réalité, souvenirs et fantasmes dans une mise en scène fluide et poétique.
Marcello Mastroianni incarne un personnage à la fois charismatique et perdu, auquel tu peux facilement t’identifier.
Cependant, sa structure non linéaire peut parfois sembler déroutante.
C’est un classique riche et personnel, idéal si tu apprécies le cinéma artistique et introspectif.
Sarah Choueifati
Sarah Choueifati

45 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 janvier 2026
Un film d’une virtuosité technique remarquable pour l’époque. Malheureusement, je n’aime et n’aimerai sans doutes jamais l’absurde
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 736 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2025
Si La Dolce Vita m'avait laissé un goût amer, Huit et demi m'avait beaucoup plus transcendé !

Pourtant, tout partez mal : le début est tellement confus que j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire. Mais, plus le film avancé, plus cela se concordait.

Sans tout comprendre, on comprend où Fellini veut nous emmener : Un réalisateur confus jumelé entre la réalité d'un film et d'un statut qui le déplaît, au profit de ses souvenirs passés ou de ses rêves qui le fantasment comme jamais, à tel point qui se rend malade.

La proposition est folle ! Même si le cinéma de Fellini ne me touche pas davantage, sa mise en scène et la manière dont il dirige les acteurs et actrices, donnent une impression de liberté créative enrichissante et totalement déroutante

Le travail du cadre est tout bonnement magnifique pour un film de 1963.

Extraordinaire sur le plan technique, même si sur l'histoire je reste légèrement sur ma fin.
Vegas8
Vegas8

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 décembre 2025
Un noir et blanc envoûtant, graphique, contraste dur, dualité' chromatique, Fellini joue avec nous comme l'ombre et la lumière...
ben ben94
ben ben94

6 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 novembre 2025
certainement le plus mauvais film de Frédérico Fellini, d un ennui abyssal... film surcôté. je n arrive pas à comprendre pourquoi les gens en font des caisses pour ça.
La Poule au Pot
La Poule au Pot

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2025
L’œuvre de Fellini est indiscutablement un chef d’œuvre d’introspection. Malgré quelques longueurs qui peuvent perdre le spectateur, on se dit à la fin du film que l’on vient de regarder un grand morceau de cinéma. Les performances de Mastroianni, Aimé et Cardinale sont particulièrement savoureuses. La fin en bal improvisé sur une musique de Nino Rota achève le film de la meilleure des manières.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 octobre 2025
Suite à son court-métrage Les Tentations du docteur Antoine provenant du film à sketch Boccace 70, Federico Fellini doit réaliser un film mais se retrouve confronté face au syndrome de la page blanche. Lui vient alors l’idée de faire un film racontant cette situation. Fellini choisit donc de retranscrire la confusion créatrice de son personnage en faisant un film volontairement un film confus. 8 ½ (titre venait du fait que Fellini le considérait comme son huitième film et demi, ayant réalisé seul six longs-métrages, un en coréalisation qu’il considérait donc comme un demi-film et deux courts-métrages qu’il considérait également comme étant chacun un demi-film) est donc un gigantesque bazar où les fantasmes prennent le pas sur la réalité. Fellini délaisse son récit pour faire s’enchainer des séquences assez oniriques et laisser libre court à ses délires. Si on est un admirateur de l’univers du cinéaste, on pourra le considérer comme un représentant total de son style mais si on est plus hermétique à celui-ci, on pourra s’ennuyer bien qu’on puisse trouver un sursaut d’intérêt dans une fin un peu plus narrative. Il sera toutefois difficile de ne pas apprécier la sublime bande-originale signée Nino Rota (le thème principal est juste une des musiques de films les plus célèbres), associée à des morceaux classiques préexistants, et la présence de grands noms du cinéma (Marcello Mastroianni, Anouk Aimée, Claudia Cardinale ou Barbara Steele). Cependant, ces aspects plus que positifs n’amèneront pas pour autant à aimer réellement le film si on ne goûte pas véritablement au cinéma de Federico Fellini.
Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 juillet 2025
Il y a les cinéphiles passionnés, et puis il y a ceux, comme moi, qui regardent un film avant tout pour se divertir. Et parfois, la différence entre ces deux approches saute aux yeux; c’est justement le cas avec ce film.
On est ici en plein dans l’univers de Fellini : on suit un scénariste en panne d’inspiration, perdu entre sa réalité, ses souvenirs et ses fantasmes. Le résultat est un film qui part dans tous les sens, avec un scénario difficile à suivre, noyé sous des réflexions pseudo-philosophiques et une imagerie fantasmagorique omniprésente. Le problème, c’est qu’on finit par s’ennuyer. Malgré la beauté de certaines images, l’absence de véritable fil conducteur rend l’ensemble creux. Sans histoire à suivre, l’expérience devient vite lassante.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 229 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 janvier 2025
Fellini évoque les états d'âme et les incertitudes d'un célèbre cinéaste en panne d'inspiration, son cheminement erratique à l'heure où il peine à entamer son prochain film.
Les souvenirs et les fantasmes de Guido Anselmi se télescopent dans son esprit fatigué, comme les éléments d'une thérapie ou, peut-être, comme la matière de laquelle naitra la lumière, la vérité. A travers la difficulté qu'éprouve Guido à créer, Fellini semble signifier que l'artiste, l'intellectuel, n'a pas réponse à tout, comme le croit, le voudrait, son entourage et qu'il a déjà bien du mal à gérer ses turpitudes intimes.
Le film est décousu, comme toutes les divagations ou déambulations felliniennes. Entre gravité et fantaisie, Fellini mêle la réalité, sous la forme des relations que Guido entretient avec son art, avec les gens du cinéma, et l'imaginaire. Cependant, ces figures que l'on croise et qui partagent l'existence de Guido, qu'elles soient réelles, passées ou rêvées, m'ont laissé le plus souvent indifférent. Je n'ai pas été sensible à leur poésie ou à leur extravagance, peu intéressé par leur fonction, abstraite ou non. Pour qui n'entre pas dans l'univers fantasmagorique et stylistique de Fellini, "Huit et demi" défile sans émouvoir ni amuser.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 octobre 2024
Dans l'un de ses fameux traits d'esprit dont il avait le secret, Winston Churchill avait dit ceci : "de toutes les croix que j'ai eues à porter, celle de Lorraine fut la plus lourde". Pour ma part, l'une des plus lourdes que j'ai eues à porter fut celle de Fellini et de "Huit et demi". Le plus dur avec ce film n'est pas de comprendre où le père Federico veut en venir, mais bel et bien d'arriver au bout de son machin. Et j'insiste bien sur le terme parce que, ce que vous avez là, ce ne sont ni plus, ni moins que 130 minutes (oui oui) de bavardages, de cacophonie, de masturbation intellectuelle, de jérémiades (ouin ouin, qu'il est dur d'être cinéaste et tutti quanti), le tout frappé d'une prétention et d'un nombrilisme exaspérants. Fellini filme bien, c'est entendu, et son noir et blanc est superbe, mais fait un film pour lui et pour la critique et envoie somptueusement le spectateur sous les roses. Au milieu de tout ça, le grand Marcello qui s'ennuie à mourir, qui n'y croit pas une minute, sa perplexité se voit comme le pif au milieu de la figure. Quant à ces dames, c'est encore pire. On passera sur Claudia Cardinale que l'on voit très peu, Sandra Milo est aussi mauvaise qu'à l'accoutumée, quant à Anouk Aimée, ma foi... fantomatique. Ce fut une belle femme, mais c'est bien tout ce qu'elle avait à faire valoir. Elle n'a jamais eu le centième du talent, de l'allure, de la classe et de la prestance d'une... Claudia Cardinale, par exemple ou d'une Jeanne Moreau ou d'une Françoise Fabian, pour ne citer que celles-ci. Si vous voulez vous attaquer à ce film, libre à vous, mais sachez bien une chose : pendant le visionnage, votre meilleure amie ne s'appellera pas Camille, Chloé, Mégane, Margaux ou que sais-je, mais bel et bien Aspirine, vous en aurez grandement besoin.
O.M.A.
O.M.A.

10 abonnés 134 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 juillet 2024
Un film à la fois flamboyant et rêveur sur le désir de créer.
J'ai beaucoup aimé les plans caméra à l'épaule.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 août 2023
On comprend bien le côté audacieux pour l'époque : mêler les rêves, souvenirs et la réalité, mettre en abyme la construction d'un film. On apprécie également les acteurs. Mais l'eensemble reste trop confus. De plus le film nombriliste racontant les états d'âme d'un réalisateur a été depuis de nombreuses fois refait et finit par agacer.
SociN
SociN

13 abonnés 636 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 février 2023
On comprend bien où Fellini veut en venir en montrant un monde onirique, rempli des fantasmes et des réminiscences de son personnage principal (double de lui-même ?). Mais le résultat est proprement ennuyeux au possible. Les scènes sans-dessus-dessous se succèdent, mais le manque de lien rend le tout très pénible.
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