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Un visiteur
4,0
Publiée le 15 mai 2010
Difficile de critiquer, difficile de noter de film tant il sort de l'ordinaire. La séquence d'ouverture donne le ton, avec cet homme se sentant oprimé, s'évadant de sa condition, tout en étant retenu. Belle allégorie de la condition du réalisateur sans cesse obliger de répondre de ses actes aux producteurs. Producteurs qui pourtant ne savent rien ("Je suis producteur, je ne sais rien"). Allégorie qui trouvera sa réponse qu'en fin de film, lorsque notre protagoniste principal va comprendre que le rôle du producteur est également de perdre de l'argent, de prendre un risque... Mais 8 1/2, c'est plus que cela. Federico Fellini nous livre avec ce véritable méta film (film dans le film, film qui parle du cinéma, à l'instar de Singin' in the rain, Living Oblivion ou encore Epidemic), une oeuvre multiple, quelque chose de tout à fait artistique qui ne doit pas se regarder comme nous regarderions une superproduction. L'histoire n'est pas aisée à saisir. La constante alternance entre rêve et temps présent, entre fantasme et réalité, vient perturber le spectateur qui doit alors rester particulièrement concentrer pour tout saisir, et surout pour tout apprécier. Mais où ce film nous porte t-il ? Il nous plonge dans l'esprit de ce réalisateur. Fellini ne prend pas position par rapport à lui, il ne nous le décrit pas comme un ange de lumière, bien au contraire. Il s'agit d'un homme avec ses qualités, certes, mais aussi ses défauts, entre autres celui d'être un véritable coureur de jupons, profitant de sa stature de réalisateur pour assouvir ses désirs. Mais il est également un homme rongé par ses fantasmes et ses souvenirs. La femme y est omniprésente, que ce soit sous les traits de sa mère, que ce soit sous les traits de cette prostitué lui faisant découvrir les charmes féminins lors de son passage en penssinat, que ce soit sa femme ou ses maitresses. Il y a bien des choses à dire sur ce film, et une critique ici est bien trop courte. 8 1/2 est un film à voir pour tous cinéphiles
"Un film ou on mélange rêve et réalité". L'idée est plutôt originale et séduisante. fellini est un réalisateur assez étrange. Ses oeuvres sont assez loufoques et bizzares. "Huit et demi" est une réalisation assez inatendue et amusante mais on n'y passerai pas plus de deux heures et au bout d'un certain moment du film on ne sait plus si on n'est dans la réalité ou le rêve.
Bon. 8 1/2. D'abord, le b.a.-ba du parfait cinéphile obéissant: film introspectif sur la création et sur le cinéma, etc, magistralement mis en image, un scénario d'une richesse flamboyante, etc, oeuvre unique et intemporelle, etc, etc. Peut-être que l'Italien est une langue fatigante, sans doute en fait, surtout quand on ne la parle pas. Mais 8 1/2, si Fellini couche de belles images pleines de gens riches et de décors luxueux, c'est aussi des considérations philosophiques qui ont vieilli. Non pas que de telles considérations seraient vieillottes, c'est inconcevable d'ailleurs, mais de telles préoccupations revêtent actuellement un caractère quasiment nombriliste et bourgeois. Je ne prétexte pas qu'elles n'ont de légitimité, à l'évidence, mais que cela intéressera davantage le chaland ayant un attrait pour l'histoire du cinéma et du cinéaste en question. C'est beau, c'est visuellement beau et cohérent. J'affirme aussi qu'il est plus aisé de filmer la beauté que la laideur. Et parler de soi que de saisir un concept étranger.
Difficile d'écrire une critique sur "Huit et demi", tellement ce film est hors-normes. Pour être honnête, j'ai eu du mal à rester concentré et je n'ai pas pu rester tranquillement dans mon fauteuil à regarder ce film religieusement. Et pourtant, à la fin, j'ai eu l'impression d'avoir passé un bon moment, et d'être complétement rentrer dans la tête de ce réalisateur tourmenté. "Huit et demi" tient plus de l'oeuvre d'art (dans laquelle chacun piocherait ce qui l'intéresse, verrait ce qu'il veut voir...) que du film de cinéma. Fellini nous offre quelque chose d'unique, et rien que pour ça le film mérite son statut de chef d'oeuvre (même si personellement je préfère les films qui raconte quelque chose...)
Le chef-d'oeuvre des chefs-d'oeuvres : la perfection ! Le cinéma c'est avant tout de l'art, en voici un bel exemple. Fellini signe ici son meilleur film et, pour moi, le meilleur film de tout les temps.
Une oeuvre à ne surtout pas manquer pour les amoureux du cinéma
Ce film résume le cinéma dans ce qu'il a de plus beau! Extraordinaire !
Superbement bien filmé avec de vrais beaux plans et de bons cadrages. La musique est superbe. Mais honnêtement, le spectateur à du mal à entrer dans cette histoire pour le moins étrange. Mêlant à la fois la vie de Guido et ses fantasmes. Il n’est pas facile de savoir quand est ce que la vie se déroule devant nous, la vie et les fantasmes se mélangent. Les dialogues sont bons, il n’y a pas à dire. Mais on regrette un rythme très lent et une histoire très compliquée. La beauté de la réalisation permet d’apprécier un peu ce film culte de Fellini.
1963 : Fellini présente 8 1/2. Le tournage lui offre une grande liberté grâce au succès critique de La Dolce Vita. Fellini peut donc laisser libre court à cette imagination débridée et baroque qui fit la patte de son cinéma post-néoréaliste. Résultat : Huit et Demi laissa beaucoup de monde sur le carreau, peu à l'aise avec un film si radical que cette oeuvre. On en a souvent parlé comme une sorte d'Art Poétique fellinien, de mise en oeuvre théorique des moyens immenses de ce génie qu'était Fellini. C'est en quelque sorte vrai, mais le film ne doit pas être réduit à cela. Huit et Demi est une expérience incroyable, proche d'une sorte de cinéma total. Il convoie dans ses projections, ses fantasmes un sens plastique, une harmonie musicale, un sens du rythme, de la poésie, de l'emphase lyrique. Déclaration d'amour au cinéma, à la création, à l'art, aux femmes (il dirige ici l'un des plus beaux castings féminins qu'on ait pu voir), 8 1/2 est un chef-d'oeuvre intemporel malgré ses 46 ans, et l'une des expériences cinématographiques les plus marquantes qui aient jamais été offertes.
Un véritable chef d'oeuvre de subtilité, mélange d'harmonie et d'impureté réalisé par le maestro... 8 1/2 fait partie de ces films incontournables qu'il faut absolument avoir vu pour ne pas mourir idiot. Marcello Mastroianni est impeccable dans le rôle de l'alter ego fellinien, Nino Rota est parfait dans celui du compositeur fidèle aux exubérances sonores de son maître. Après avoir été le premier à dépeindre le monde des médias dans La Dolce Vita, Federico Fellini parvient - avec une poésie sans égale - à pénétrer ses propres tourments intérieurs, tourments liés au processus de création artistique. 8 1/2 est un tourbillon d'images stimulantes et de musiques chaleureuses ( même si Wagner n'est pas loin, le cirque n'en est que plus proche...), un film sur un film en train de vivre ou de mourir, un essai sur le syndrôme de la page blanche que les affres des sentiments peuvent tenter d'élucider. Entre réalisme et séquences oniriques, cette mise en abîme figure parmi les réussites majeures du cinéaste. 8 1/2 : le film d'un entre-deux...
C’est un voyage dans son cerveau de metteur en scène que nous propose Frederico Fellini. Ce voyage nous est proposé dans son style bien particulier où se mélangent réalité et onirisme. Tout à la fois démiurge et marionnette Fellini nous livre les tourments qui l’envahissent quand il doit faire face à toutes ses obligations alors que l’inspiration lui fait défaut. Son univers déstructuré fait appel à l’imaginaire du spectateur qui doit être un minimum en phase avec le sien pour être agréable. Tout le décorum du cinéma italien est convoqué , du producteur éternellement insatisfait jusqu’aux starlettes en quête de rôle en passant par le critique intellectuel démoralisant un Frederico qui n’en a pas besoin. Face à tous ses problèmes liés aux affres de la création, Fellini fait appel à ses parents morts ou à l’édredon douillet de son enfance quand il était encore le centre de l’attention des femmes chargées de son éducation. Double de Fellini, Mastroianni apporte à ce rôle très lourd sa candeur teintée d’une sensualité nonchalante. Le procédé de narration est un peu difficile à suivre sur deux heures ce qui n’enlève rien au génie de l’auteur qui entend aller jusqu’au bout de ses fantasmes.
Un des fellini les plus fous et les plus inventifs visuellement. Un vrai tour de force d'évoquer le vide de la création avec un film aussi riche en trouvailles visuelles. Comme dans tout bon Fellini qui se respecte, la musique de Nino Rota est géniale et les comédiens inspirés. Revoir ce film et surtout le découvrir est indispensable à tout cinéphile. A noter qu'un autre chef d'oeuvre de Fellini ressort aussi sur les écrans ce 03/04/2013 "La dolce vita" tout aussi formidable.
8 ½ (1963) est-il le chef d’œuvre dont tout le monde parle ? Pour ma part, je dois avouer que je n’ai pas accroché au film, sa mise en scène étant trop « space » que pour je puisse réellement entrer au cœur du film et en comprendre son sens. Une œuvre où le surplus d’onirisme et de fantasmagorie sont légion à tel point que l’on ne s’y retrouve plus et où l’on peine à comprendre où veut en venir le réalisateur. Certes, l’œuvre de Federico Fellini n’est pas imparfaite totalement puisque l’on pourra toujours féliciter la qualité photo du film, ses dialogues et ses acteurs. Ceci dit, l’Oscar pour le Meilleur Film Etranger était-il légitime ?
Une oeuvre énorme ! A mesure que le personnage du réalisateur interprété par Mastroianni se demande comment faire son film, exprimer ses doutes, ses idées, dire l'ineffable, nous voyons le film voulu se construire ou se désagréger devant nous. Comme si, à la manière de Gide avec son roman Les Faux-monnayeurs, Fellini nous livrait son brouillon et ses notes de tournage en même temps que le film...
On s'aperçoit finalement de l'impossibilité pour le réalisateur de formuler clairement ce qu'il pense. Ceci semble aussi annoncer la suite de la carrière de Fellini (plus baroque et onirique). Suite à ce constat d'échec, il laisse finalement la place au rêve, déjà présent tout au long du film, peut-être seul moyen de faire ressentir ses émotions, à défaut de les expliciter.
Enfin bon, tout ça pour dire que ça me parait être au moins un des trente meilleurs films de l'humanité.
Une oeuvre à l'inspiration audacieuse,une mythique illustration du génie créatif,une ode à l'improvisation permanente,retranscrite avec fulgurance par des acteurs hors normes,et à la fantasmagorie.Tout le bonheur de se laisser porter dans la "sphère" Fellinienne,au son d'une musique prestigieuse.Un régal cinéphilique,et un film qui marque indubitablement l'univers du Cinéma...
Un film qui a de multiples qualités, dont sa réalisation, ses interprètes, son histoire très bien rendue… mais je sais pas le film n'a pas su me capter comme je l'attendais. Il n'en reste pas moins que c'est un très bon film et que j'en attendais peut-être trop.