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Bertie Quincampoix
142 abonnés
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3,5
Publiée le 9 mars 2026
Réalisé en 2000 par le cinéaste espagnol Álex de la Iglesia, Mes chers voisins (La comunidad) est une comédie horrifique qui assume un esprit de série B et son côté théâtral qui va avec. Porté par la comédienne Carmen Maura, le film raconte l'histoire d'une squatteuse d'appartement qui débarque dans un immeuble madrilène dont l'un des propriétaires cache une forte somme d'argent gagnée au loto. Elle va rapidement se rendre compte que l'ensemble des résidents de l'immeuble sont plus dingues les uns que les autres. Obsédés par ce butin et la promesse de la richesse, ils vont devenir de plus en plus violents. Cette comédie acerbe sur la passion de l'argent facile qui mène à la folie se laisse suivre avec un plaisir certain.
En 2000, le réalisateur espagnol Álex de la Iglesia signe une petite comédie grinçante. Même si le scénario reste un peu étroit, le film bénéficie de la présence radieuse de l’actrice Carmen Maura. Lorsqu’une femme peu scrupuleuse découvre par hasard une coquette somme d’argent dans un appartement, elle est loin de se douter que les voisins de l’immeuble sont également sur le coup. Même si la galerie de personnages offre plusieurs situations comiques, le ton manque de cynisme et la critique de la cupidité devient vite vaine. On reste dans le burlesque tapageur truffé d’une pointe d’horreur couleur sauce ketchup. Bref, une gentille farce sauvée par son rythme et son ton décalé.
Une comédie grinçante et macabre avec un beau générique, du rythme, de bons moments d’humour, une mise scène de qualité, une galerie de personnages étranges et typés, et dont le moteur central est une question fondamentale, abordée sans prétention, dans notre société actuelle : à quels comportements humains peut bien conduire la fascination de l’argent ? Au final, au terme de ce festival de la cupidité, avec un dernier quart d’heure au spectaculaire démonstratif qui lorgne vers Hitchcock, le visionnement du film de Alex de la Iglesia restera comme le souvenir d’un moment très agréable, incitant, en cas d’envie d’un cinéma de divertissement, à découvrir d’autres réalisations de ce cinéaste.
Avec ce film on n'est pas dans le léger... Pourtant au début, ça partait plutôt bien, laissant présager des situations burlesques certes mais un peu contenues tout de même. Et plus le film avance, plus on tombe dans le grotesque, jusqu'à l'écœurement. Je ne sais pas ce qui a pris au réalisateur entre les deux.
De Álex de la Iglesia (2000) . Titre original La Comunidad Une comédie horrifique délirante avec une galerie de personnages incroyable . Filmé presque en huis clos dans un immeuble qui en est le décor principal . Le réalisateur s'amuse de la cupidité des personnages et comment celle ci va transformer de simples personnages en monstres de bêtises . Le film est nerveux, efficace e souvent drôle presque loufoque . Carmen Maura comme à son habitude jouant Julia habite son personnage avec fougue et drôlerie . Avec aussi Eduardo Antuña, Maria Asquerino .
Le film commence dans un hall d immeuble complètement délabré où une agente immobilière doit faire visiter l un des appartements. Et là le délire commence à toute allure. Pas une minute pour respirer, les situations plus rocambolesques les unes que les autres vont s enchaîner à toute vitesse. Carmen Maura, dans le rôle de Julia qui est prête à tout pour obtenir ce qu'elle veut est simplement grandiose et on sent le plaisir qu elle a à interpréter toutes ces situations plus folles les une que les autres. Les autres actrices et acteurs sont tous époustouflants, et l' on découvre aussi les débuts de Luis Tosar et du tout jeune Antonio de la Torre qui vont devenir les grands acteurs que l'on connaît actuellement. La folie et l humour noir de ce film sont tout simplement jouissifs et je n avais pas autant rit depuis très longtemps. A noter aussi les scènes d action spectaculaires sur les toits des monuments de Madrid qui sont à couper le souffle, d ailleurs "La Comunidad" a obtenu plein de prix au moments de sa sortie. A noter la créativité, l'inventivité et le dynamisme du cinéma espagnol qui ne semble pas avoir de limites. Bref ce film est un vrai régal. A voir absolument.
Un film qui commence comme un petit policier, à la Cluedo, mais qui monte en puissance et devient de plus en plus déjanté. Un trésor caché par un ancien propriétaire mort dans son logement, et une assemblée de copropriétaires inquiétants et dangereux sont les deux ingrédients du mystère. Carmen Maura arrive par hasard dans cet immeuble du centre ville de Madrid et squatte un de ses appartements, elle va être prise dans un engrenage infernal, après avoir mis la main sur le magot. Poursuites folles, voisins menaçants, traquenard, voisin autiste lunaire qui se déguise en Dark Vador, pour finir par une fuite dantesque sur les toits des grands immeubles de Madrid avec ses statues phénoménales des ornements de Gran Via .En toile de fond Carmen qui saute come un cabri de toit en toit, de statues en statues. Le film doit beaucoup à Carmen Maura qui est exceptionnelle dans un rôle principal intense. C’est assez dingue, mais le film nous perd un peu : policier, farce burlesque, comédia del arte, surréalisme, on sait plus vraiment. La mise en scène de Alex de la Iglesia est brillante, très relevée.
Une comédie macabre à l’humour noir cinglant dans laquelle les voisins d’un immeuble sont prêt à tout pour récupérer l’argent gagné au loto par l’un deux. Le film d’Alex de la Iglesia est une farce cinglante sur l’avidité au ton totalement décalé mais absolument savoureuse à délecter.
C'est un peu long à démarrer mais quand c'est parti, c'est parti et ça n'arrête plus, la violence et le délire allant crescendo, le tout soutenue par une Carmen Maura très classe et très talentueuse. C'est bien filmé, bien dirigé, bien photographié, (la dernière partie sur les toits est une véritable prouesse) les surprises abondent, un petit bijou d'humour noir et d'amoralité assumée.
Cet immeuble est aussi glauque que celui de Delicatessen de Jean-Pierre Jeunet. Il y a une valise pleine d'argent et tous les habitants veulent se l'accaparer. Ça m'a fait l'effet de zombies. Ce ne sont plus des êtres humains. Mais de les voir vouloir de force s'introduire dans cet appartement, on dirait des zombies. Bien sûr, de la Iglesia dénonce la cupidité de ces gens même si, apparemment, ils ont de bonnes raisons de vouloir cet argent. Il n'empêche. Ce sont de grands malades quand on voit les méthodes employées. de la Iglesia rajoute une bonne couche d'humour absurde (le gosse déguisé en Power Rangers, le benêt en Dark Vador, le lit à eau) et ça les rend tous et toutes aussi grotesques que dangereux. Comme il y a énormément de dialogues, que c'est très bavard, la lassitude a pu m'envahir. Chez de la Iglesia, ça part souvent dans tous les sens. Cela dit, ce tas de billets et Julia, tu as quand même envie de savoir ce qui va leur arriver. Quant aux autres, ils sont bons pour l'asile.
Ma rétrospective Álex de la Iglesia continue, que dire de plus tout a déjà été dit par d'autres internautes. Alors: le pied, un vrai délire et une Carmen Maura démente ! Un genre de films (rares) que j'aimerais voir beaucoup plus.
Ça nous est tous arrivé un bon nombre de fois : vivre un cauchemar devant un film. Un cauchemar provoqué par la nullité. Je dis ça parce que c'est pile poil ce qui m'est arrivé avec "Mes chers voisins". La première demi heure est déjà très peu encourageante et on croise les doigts pour que de la Iglesia se réveille et nous propose un truc. Il n'en n'est rien. Et c'est encore pire après. On s'ennuie, il ne se passe rien et ça avance à un train de sénateur. Et, quand le film tourne mal, c'est-à-dire quand ça commence à saigner, c'est tellement mal torché que l'on se croirait presque revenu dans les nanars d'horreur italiens qui ont bien squatté les écrans de cinoche pendant les années 80. Ce bon vieux Alex se plante sur tous les tableaux, que ce soit sur le macabre ou que ce soit sur le comique avec un enchaînement de gags minables. Alors, le mélange des deux... bonjour les dégâts. Je me demande bien ce que Carmen Maura est venu faire dans un tel ratage.
Une comédie entièrement tournée pour Carmen Maura qui mène la danse avec sa valise, du début à la fin. C'est bien enlevé, humoristique, déjanté et plein de suspense, avec un poil de morale moderne.Une espèce de fable ou de conte drôlatique à la manière espagnole.