Pour moi ce film est un chef d'oeuvre de la science-fiction.Tout amateur de littérature de science-fiction qui se respecte doit voir ce film. Le coup de théâtre de la fin est incroyable et est d'une richesse sans pareille. Lucy Liu tient, dans ce film, le seul rôle qui lui va à la perfection et qu'elle interprète avec brillo.
Bien que la forme du film soit totalement inappropriée (ambiance sombre sans but, tout en demi teinte, des mouvements de caméra inutile pour masquer des scènes d'action absentes ou mal faites) le scénario est développe une idée vraiment intéressante. On ne s'ennuie pas vraiment, mais dès le début on sens que le protagoniste vas générer des retournements de situation (sans suspens) et le floue de son identité n'est que l'expression d'un manque de vision de la part des auteurs (Vincenzo Natali nous avait habitué à mieux). Heureusement les deux acteurs principaux interprètent à merveille leurs personnages et détournent l'attention du spectateur sur des détails aux goût de raté.
Cypher fait partie de mes films culte. Il dépeint une société post-moderne, où la machination et la manipulation ont pris d'incroyables proportions. La première fois que je l'ai vu, j'ai été frappé par la densité de l'intrique. Et en même temps, j'avais l'intuition que le scénario était totalement bouclé, qu'il n'y avait pas de faille dans sa propre logique. Et c'est en le revoyant d'autres fois que j'en suis à présent persuadé; Bref, il faut faire un effort pour "rentrer dedans", mais la récompense grande;
Ah, voila de la SF qu'elle est bonne ! D'ailleurs ce film a été repris en français avec "Anthony ZIMMER" qui est moins bon que l'original.Elle est bonne car même le personnage principal ignore tout de lui-même, alors forcément on a envie de connaitre la fin de cette mystérieuse intrigue.
Cypher s'inscrit dans la veine des thrillers technologiques, qui sont de plus en plus en vogue ces derniers temps. Mais celui-là jouit d'un scénario complexe et d'une réalisation rythmée, qui le rend particulièrement prenant. Surtout si l'on ajoute à cela une atmosphère très travaillée, à l'image de Cube, où les couleurs, les décors et les jeux de caméras aident à nous mettrent mal à l'aise.
Une histoire qu'aurait pu écrire Philip K.DICK. Un scénario tortueux entre vérité, mensonge, réalité et faux-semblants. Nous sommes happés tout au long du film dans cette perte et quête de l'identité où le héros principal se trouve englué dans une machination diabolique dans laquelle il n'a plus prise. Où tout est supsect, où l'on ne peut se fier à personne, où l'ennemi devient l'ami, et vice et versa. Cypher est un beau film d'anticipation où la psychologie est plus importante que l'action (c'est tellement rare). Meme s'il est parfois volontairement brouillon dans la narration, ce film est un petit bonheur sur pellicule. La photo est superbe, les couleurs flirtent souvent avec le noir et blanc, les plans sont magnifiques, les acteurs sont parfaitement crédibles et jouent à la perfection, et les effets spéciaux sont limités ce qui en fait toute la force. Dommage que ce film soit un peu passé inaperçu, car il demande vraiment à etre découvert. Un film qui fait se poser des questions sur le Moi et tout ce qui nous entoure. Qui suis-je? Ou vais-je? Et si tout était faux. Si ça se trouve, cette critique n'existe meme pas...
Je n'avais pas vu Cube, par conséquent je n'attendais rien de particulier en voyant ce film qui au final s'est avéré un vrai petit bijou!! Quand on voit des films de cette qualité on en redemande.
Du bon , du tres bon Natali. Scénario passionnant, acteurs accrocheurs, realisation impeccable, hormis les effets spéciaux limites à cause d'un budget limité, mais là n'est pas l'essentiel! Certains lui reprocheront que c'est du "deéjà vu", ce qui n'est pas totalement faux, mais ça reste quand même une excellente oeuvre que je ne saurais trop vous conseiller.
Au début du film, l'ennui commence à nous envahir, tellement le scénario est lent et semble sans intérêt, sans goût, light, "sans matière grasse ni matière grise". Pourtant, on est loin d'imaginer à quel point la trame du film est difficile à cerner. En effet, alors qu'on vient de faire connaissance avec l'acteur, on a l'impression de tout savoir sur lui : certes, il mène un train de vie agréable et irréprochable, mais les rebondissements commencent à apparaître, pour détruire toutes nos certitudes : par exemple, on finit par se demander pourquoi il fume et boit, alors que sa femme en est toute étonnée ... employé en tant qu'espion qui doir s'infiltrer dans des conférences marketing, l'acteur principal se rend compte qu'il est manipulé, et c'est grâce à la belle Lucy Liu qu'il va essayer de retourner la situation. Comme il change de rôle et de personnalité, on essaie de s'adapter aussi; mais le film va tellement vite qu'on ne comprend plus rien et il faut attendre les deux tiers du film pour cerner le personnage à nouveau. Pour autant, la fin est surprenante et incompréhensible, ce qui détruit toutes nos convictions jusqu'ici sur, non pas du personnage principal, mais sur tous les personnages principaux, tous ayant ainsi un statut caché. Espionnage, schizophrénie et surprises garantis, alors allez-y !
Je vous confie que je suis allée voir ce film par défaut, je me suis dit "allez pourquoi pas!". Qu'elle fut ma surprise en sortant de la salle. Ce film d'espionnage n'a pas eu la promotion qu'il mérite. Le scénario plein de suspense est très bien ficelé, chaque instant a sa surprise. On est pris par ce film, on est attentif aux moindres détails. Tout d'un coup, on arrive enfin à comprendre ce qui arrive à l'acteur et... patatra ! Tout s'écroule, on apprend de nouvelles informations dans la seconde qui suit qui remettent en cause tout ce qu'on avait compris ! On est perdu au sens mélioratif du terme et on aime cela, surtout quand c'est si bien fait ! A voir, sincèrement.
Après Cube, Cypher confirme le talent de Vincenzo Natali qui installe d'entrée de jeu une ambiance qui rappelera Gattaca par sa froideur mécanique ou Twins par son côté pré-psychotique. Bien que le scénario manque un peu d'originalité, ceux qui ont apprécié les problématiques Dickiennes ne seront pas déçu, d'autant que l'évolution de la photographie avec le déroulement de l'intigue ajoute une dynamique de fond qui compense largment quelques moments de faiblesse.
Agréable surprise que ce film. Un scénario à la "Rod Sterling" qui nous rappelle étrangement un épisode de la "4ème dimension" adapté à la sauce du cinéma moderne. Esthétique glacée et paranoïaque d'un jeu vidéo comme peut l'être un "Matrix", ou anti-conformiste tel un "Brazil" : des entreprises super puissantes, sorte de "big brother", dominent l'homme et le monde. Pour survivre, s'inflitrer aux coeurs des machines pour les détruire de l'intérieur au risque de perdre son identité. La perte de l'identité, un sujet devenu très à la mode (cf "La mémoire dans la peau") et qui fait recette.
Un fim plus "classique" que Cube ou Nothing mais néanmoins efficace, le jeu des couleurs durant les 20 premieres minutes est agréable et assez bien vu, les révélations sur Sulivan sont prévisibles mais bien amenées. Sinon on retrouve la touche décalée de Natali, des bizareries et des mystères en tout genre qui nous captive toujours autant