Un suspense ahurissant, un scénario en béton, des fx gluants et saisissants, aucun temps mort... voici à quoi devrait ressembler tout film d'action. Cette petite série B est magistrale de bout en bout, et ce, dès la scène d'ouverture après l'attaque de la banque et la poursuite démentielle en Ferrari sur un rock freeway de bande FM typique de l'époque. Un pur produit des années 80, avec une galerie de personnages pittoresques (excellents Ed O'Ross en flic vraiment atteint, et Claudia Christian en strip-teaseuse), et avec des fx sans gros effets, juste assez bien foutus pour impressionner. Une réussite totale.
Deux Tiques à Miami. On est vendu à Jack Sholder (pas grand monde aime le deuxième Freddy, et encore moins le nanar Arachnid : on existe quelque part dans l'autre camp), et ce très sympathique Hidden est certainement plus accessible, avec un Kyle MacLachlan toujours aussi investi (ajouté à sa bonne bouille irrésistible, et son brushing qui résiste aux roulés-boulés), mêlant à la fois intrigue de science-fiction (le Good Cop et Bad Guy qui se pourchassent, version aliens), Mal qui se transfère à n'importe qui ("Tout le monde est suspect !"), pas d'abus de sursauts (on a juste bondi pour le chien qui traverse la porte vitrée), et surtout une fin très généreuse. Généreuse en gars qui se tirent dessus dans des positions improbables, en échanges de corps en série ("Mais c'est lequel, le vilain ?!"), en spoiler: créature "cafard gluant" dégueu qui sort de la bouche du candidat aux Présidentielles (les élections qu'on veut tous voir à la télé, on ne s'endormirait pas, au moins), et se conclue par une petite scène "gentille" (le bon alien Altarien qui se sacrifie pour sauver le bon flic humain... C'est certes niais, mais on a accroché à fond). Avant cette dernière demi-heure qui met le paquet, Hidden lambine un peu, met un certain temps à vraiment assumer son côté SF policier, un mélange original qu'on aime vraiment bien, et (allez, on ose, de toute façon on aime Arachnid, on n'est plus à ça près) : on préfère largement Hidden à un Men In Black. On nous met Kyle MacLachlan, une version "bodysnatchers" (possessions de corps) de Deux Flics à Miami, un chien fou qui traverse des vitres, un suspens pour savoir qui est l'Infecté, un politicard qui vomit autre chose que des belles promesses, on est content.
Comme certains l'ont dit avant moi, ce n'est pas franchement mauvais, mais ça a tellement vieilli qu'on ne peut pas prendre le film très au sérieux. Pour l'époque, ce n'est pas ridicule, loin de là, mais ce n'est pas un chef d'oeuvre ni même un film culte. C'est kitch et ça se regarde si on a rien d'autre... notamment pour les vieilles Ferrari, les vieilles Porsche, et les vieux broshings. Sabs oublier le fond sonore !
Deux décennies après, "The Hidden" fait dabord sourire. En effet cest quand même un peu con sur les bords ! Un extraterrestre parasite des corps humains successifs et laisse libre cours à ses pulsions On pourrait croire quun alien de type gastéropode aurait des envies bien spécifiques. Que nenni, il aime conduire des Ferrari, écouter du hard rock et se retourner sur les bombasses dans la rue ! Rhalala, sont forts ces scénaristes pour sadapter aux goûts du public visé :D. En même temps, ceux qui ont connu les années quatre-vingts savent quon nétait pas à ça près et que ces produits faisaient dhonorables carrières en vidéoclubs. Unis par un même sentiment de vengeance, Thomas Beck et Lloyd Gallagher, respectivement policier et agent du FBI, se chargent de traquer cet ennemi public numéro un polymorphe. Interprété par un Michael Nouri déterminé, Beck joue le sceptique face à cette étrange affaire avant de se rallier au combat de Gallagher. Dans un premier temps le jeu tout en absence de prestance de Kyle MacLachlan inspire de la pitié, cependant il sexplique fort logiquement. Les effets spéciaux moyens suffisent. Au final nous sommes en présence dun très sympathique film de série B, jamais ennuyeux bien que démodé. Le Grand Prix obtenu à Avoriaz peut surprendre un peu, mais force est de constater que "The Hidden" laisse sur une bonne impression densemble. On peut noter quune suite assez curieuse en a été tournée en 1993. Celle-ci reprend lintégralité de la fin du film de Jack Sholder (il faut attendre dix minutes pour avoir des plans inédits !) et bricole une histoire dont lhéroïne sera la fille de Thomas Beck, Juliet, devenue une ravissante adulte. Elle aidera un gentil extraterrestre nommé MacLachlan (quel clin dil !) à détruire une nouvelle génération de monstres. Le second long-métrage séloigne longtemps de lesprit de loriginal pour y revenir maladroitement. Ceci dit les deux mont fait passer un bon moment alors on ne va pas chipoter ce coup-ci.
Une honnête petite série B cheap de gros studio, qui a prit un sacré coup de pelle avec le temps qui passe. Une œuvre vintage et pittoresque des années 80, qui ravira les amateurs de kitch californien vieux de plus de 30 ans... L'histoire est jubilatoire et violente. Mais très simpliste, pleine de facilité scénaristique, et sans surprise. Tandis que la soi-disant SF est finalement aux abonnés absents. Les dialogues ne volent vraiment pas haut, et sont régulièrement stupide. Les faux raccord sont nombreux. Et pas mal de situations sont artificiel et aussi peu crédible, que bête a bouffer du foin... Pourtant l’ensemble est vraiment sympathique, correctement rythmé, et remplie de passage amusant. Le démarrage est génial, et se fait littéralement sur les chapeaux de roue. D'ailleurs, le film est plein d'action à l'ancienne, et de chouette poursuite en bagnole. Le cadre est plutôt cool, décontracté, et bourré d'humour grinçant et sarcastique. L'OST est une petite compilation indé', d'un charme désuet et très rafraichissant à notre époque. Et surtout, bien qu'inégale, la réalisation est vraiment efficace et recherché, travaillé avec soin, et souvent élégante... Mais bon, cela dit, ce n'est pas non plus un film très passionnant ou transcendant. à voir une fois pour le fun. Et déjà à sa sortie en salle, il n'avait rien de réellement original ou glorieux. Alors, le fait que ce film est obtenu le grand prix du festival d'Avoriaz de 1988, demeurera à jamais un grand mystère pour moi. Surtout quand dans la même sélection, il y avait aussi Robocop, Le Prince Des Ténèbres, Aux Frontières De L'aube, Hellraiser, et Histoire De Fantôme Chinois... De qui se moque-t-on ?...
Je suis retombé dessus sans savoir que je l'avais déjà vu il y 10 ans ou plus.On a là de la vraie SF sous forme de thriller ! Captivant.Je ne dis rien de plus, vous pouvez y aller.
Petite série B fantastique célébrée par un grand prix à Avoriaz en 1988, Hidden est un pur produit du cinéma des années 80 réussissant à donner du rythme et du suspense à un pitch simpliste et tiré par les cheveux sans excès d’effets spéciaux. Dès la course-poursuite d’ouverture, le film se révèle être un film d’action prenant, que l’enquête menée par Kyle MacLachlan au côté de Michael Nouri transforme en un amusant buddy-movie (d’ailleurs signé par le même scénariste que Rush hour) fait de non-dits et de quiproquos. Sans être réellement effrayant, le concept de l’extraterrestre-parasite qui change de peau est bien exploité pour présenter toutes une série de personnages intéressants à découvrir. L’autre élément qui fait du film un divertissement aussi kitch que jouissif est sa bande originale rock’n roll. On peut regretter que Jack Sholder n’est par la suite pas eu l’occasion de réaliser de films tout aussi remarquables.
Un navet qui nous apprend deux nouvelles choses sur les mœurs des aliens : ils adorent le rock et les ferrari. Ils sont un peu comme nous finalement, sauf qu'ils manquent légèrement de politesse. En dehors de cela, aucun intérêt.