Deux Tiques à Miami. On est vendu à Jack Sholder (pas grand monde aime le deuxième Freddy, et encore moins le nanar Arachnid : on existe quelque part dans l'autre camp), et ce très sympathique Hidden est certainement plus accessible, avec un Kyle MacLachlan toujours aussi investi (ajouté à sa bonne bouille irrésistible, et son brushing qui résiste aux roulés-boulés), mêlant à la fois intrigue de science-fiction (le Good Cop et Bad Guy qui se pourchassent, version aliens), Mal qui se transfère à n'importe qui ("Tout le monde est suspect !"), pas d'abus de sursauts (on a juste bondi pour le chien qui traverse la porte vitrée), et surtout une fin très généreuse. Généreuse en gars qui se tirent dessus dans des positions improbables, en échanges de corps en série ("Mais c'est lequel, le vilain ?!"), en
créature "cafard gluant" dégueu qui sort de la bouche du candidat aux Présidentielles (les élections qu'on veut tous voir à la télé, on ne s'endormirait pas, au moins), et se conclue par une petite scène "gentille" (le bon alien Altarien qui se sacrifie pour sauver le bon flic humain... C'est certes niais, mais on a accroché à fond).
Avant cette dernière demi-heure qui met le paquet, Hidden lambine un peu, met un certain temps à vraiment assumer son côté SF policier, un mélange original qu'on aime vraiment bien, et (allez, on ose, de toute façon on aime Arachnid, on n'est plus à ça près) : on préfère largement Hidden à un Men In Black. On nous met Kyle MacLachlan, une version "bodysnatchers" (possessions de corps) de Deux Flics à Miami, un chien fou qui traverse des vitres, un suspens pour savoir qui est l'Infecté, un politicard qui vomit autre chose que des belles promesses, on est content.