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Shékiinä .
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5,0
Publiée le 13 octobre 2012
Il y a de ces films qui deviennent tout de suite cultes, et d'autres comme La monstrueuse parade à qui il faut du temps pour le devenir, pour se faire une place, et c'est bien dommage ! Le film a été beaucoup critiqué et rejeté à l'époque (vu les mœurs aussi...). Pourtant Freaks est un très beau film en noir et blanc, contenant une ambiance spéciale, de belles images et une belle moralité : être tolérant envers son prochain, accepter la différence ( spoiler: Cléopâtre en payera les frais justement parce qu'elle fit tout le contraire ). J'ai tout simplement adoré, c'est un pur moment (malheureusement court) de bonheur et d'humour. Un chef-d’œuvre des années 30 qui n'a pas vieilli d'un poil (et dire qu'il a 80 ans . Ça calme direct). Dans ce cirque unique s'y trouve une galerie de personnages tous plus effrayants (malgré eux ) et attachants les uns que les autres (mention spéciale à Hans et Frieda). Et moi qui pensais qu'il y avait des trucages, que les acteurs et figurants n'étaient pas en vrai comme ça, et bien si (ce qui rend le film encore plus touchant et humaniste).
Je ne vais pas vous écrire que "Freaks" n'a pas pris une ride car comment serait-ce possible pour un film de 1932 !! Mais ce film reste toujours aussi dérangeant et fascinant malgré les années.
Si ce film a pu "épouvanter" au début du siècle passé (normal vu les mœurs d'alors) il n'en reste pas moins un formidable documentaires sur "l'utilisation" des monstres à cette époque. Et comme le soulevait un critique, plus jamais ce type de film risque de voir le jour....
Que dire de Freaks ? Ce film est un chef-d'oeuvre pur ! A cette époque le cinéma débutait et ils avaient déjà en tête de toucher le point nerveux du cerveau humain. Ces personnages ont quelque chose de mystérieux, d'attachant, qui vous laisseront une image profondément. Freaks est à voir, un incontournable du cinéma n&b.
Un classique étonnant, passionnant et réellement dérangeant, mais qui n'exploite qu'à moitié son thème et son scénario à cause de sa durée excessivement courte.
Sorti en 1932 et réalisé par Tod Browning, le film raconte la vie d'un cirque remplis de monstre, de Freaks. Utilisant avant l'heure le code du cinéma d'horreur notamment par l'utilisation d'acteur au physique atypique. La réalisation reste assez simple tout au long du film pour se conclure par une scène de nuit superbe dans laquelle l'action est rythmé par la pluie et l'orage. Un retour à la base du cinéma d'horreur parlant !
Le film le plus dérangeant que j'ai vu, in-tournable de nos jours pour des raisons éthiques et commerciales. Je pense que le public des années 30 était davantage habitué à voir des personnes lourdement handicapées. Maintenant, dans nos sociétés occidentales, avec les échographies durant la grossesse, un bébé sans jambes ou sans bras n'est quasiment jamais mis au monde. Donc, ce film est un véritable choc, nous montrant sans fard la vie quotidienne de personnes difformes. Bien sûr, le scénario est très simple, mais la mise en scène est excellente : la poursuite et l'attaque sous l'orage sont un grand moment de cinéma, la danse dans le parc est très émouvante, le repas de noces est bouleversant. Un film à voir impérativement.
Etant considere comme un classique du cinema americain, je dois dire que je suis assez decue. La principale raison de cette deception est le scenario, pas assez etaye a mon gout. L'histoire se passe dans un cirque et pourtant on ne voit jamais de scenes de cirque. De plus, l'histoire focalise sur un homme de petite taille et sa maitresse qui ne l'epouse que pour son argent. Quid des autres personnages? On les voit deambuler dans le cirque mais ils n'ont aucune consistence et ne font pas avancer l'histoire. Ceci m'a procure un certain malaise. Etant donne que Browning ne leur donne que peu d'importance je me suis demandee s'ils n'etaient pas la que pour le cote voyeur. Cela m'a derange. La deuxieme deception vient du jeu des acteurs qui est tres mauvais. En ce qui concerne les freaks, ils sont pardonnes n'etant pas des acteurs professionnels. Mais pour les valides, qui eux sont des acteurs pro, c'est impardonnable. Je pense que ce film est overrated et ne merite pas 5 etoiles, 2 tout au plus.
Pour moi,l'histoire passe au second plan.Mais ce film qui à 80 ans à présent,marque surtout les esprits par son casting d'authentiques monstres de foires.
Des personnages si étranges physiquement qu'ils nous mettent mal à l'aise. Film possédant un histoire simple mais accrocheuse un minimum. Un succès qui n'est surement pas du au scénario...
Drame horrifique culte de 1930, "Freaks" est remarquable par sa modernité aussi bien sur la forme (la mise en scène et le montage de la séquence sous l'orage sont magnifiques) que sur le fond : une cinquantaine d'années avant le "Elephant Man" de David Lynch, Tod Browning (également connu pour son "Dracula" avec Bela Lugosi, au demeurant pas terrible) signe un film humaniste en l'honneur de ces hommes et femmes qualifiés de "monstres". "Freaks" est antérieur au code Hays, et bien que remonté plusieurs fois, on ressent toujours une certaine liberté accordée à Browning : il n'hésite pas à montrer les corps de ces "freaks", qui paraissent bien moins horribles que la cruauté du couple d'antagonistes qui rient à leurs dépens. Un beau film, parfaitement maîtrisé.
Inoubliable! «Freaks» est de ces longs métrages qui marquent à jamais le spectateur, tant le contraste entre horreur et beauté qui s'en dégage s'avère saisissant! Véritable film maudit, à la carrière commerciale prématurément écourtée, remonté de nombreuses fois et ayant coûté sa crédibilité auprès des producteurs à Tod Browning, «Freaks» constitue pourtant l'un des plus grands chefs-d'oeuvre du cinéma hollywoodien des années 30. Il faut dire que jamais plus la MGM ou ses rivaux n'oseront sortir un film de cette envergure, aussi cynique et dérangeant, et il paraît encore plus improbable qu'aujourd'hui, époque du conformisme-roi, l'on puisse produire un tel film. Pourtant «Freaks» regorge de qualités admirables, et c'est peu dire. Sans parler de la réalisation exemplaire ou de la sublime photographie, il faut mettre au crédit de Browning une justesse de ton peu commune, loin de toute complaisance ou politiquement correct : si l'on excepte l'happy-end peu crédible rajoutée à la toute fin, «Freaks» donne à voir des protagonistes « monstrueux », que l'on parle des fameux handicapés physiques ou de personnages apparemment sains. Cupidité, jalousie, vengeance, crime, les instincts les plus noirs et les plus bas des êtres humains sont portés à l'écran, à travers une esthétique d'une beauté sans pareille. A un scénario fascinant, beaucoup plus équivoque qu'il n'y paraît, et une beauté formelle remarquable, s'ajoute un casting exceptionnel. Porté par la détestable Olga Baclanova, la jolie et talentueuse Leila Hyams, et la plupart de ces êtres handicapés dont les nains Harry et Daisy Earles, «Freaks» dispose d'une interprétation d'une modernité insolente, et ce malgré les difficultés de Tod Browning à s'adapter au cinéma parlant. Parfaitement maîtrisé, formellement magnifique, choquant et intelligent, «Freaks» est une réussite totale, un film à voir absolument! [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Ce film de 1932 réalisé par Tod Browning a fait scandale lors de sa sortie aux États-Unis. Même après avoir supprimé certaines scènes jugées trop choquantes (pas moins de trente minutes du film initial), rajouté un prologue bien explicatif et tourné une fin alternative plus optimiste, l'œuvre est restée interdite à la diffusion dans plusieurs pays... Hors-norme mais moralisateur, dérangeant mais à la fois rassurant, Freaks détourne les certitudes figées des mentalités de l'époque, quant à la différence physique de l'autre, et joue à humaniser le monstrueux et démunir la beauté parfaite de toutes valeurs morales. La particularité sensible du film, ayant en partie causé son succès moindre, réside dans l'exhibition des corps anormaux ; genre de divertissement de l'époque se rapportant au monde du cirque. Bien que l'action se déroule dans un cirque, lieu déjà propice à l'étonnement, ce n'est pas le spectacle sur la piste qui formule notre intérêt, il est d'ailleurs à peine représenté. Le cinéma a la faculté de créer le spectacle ailleurs, au dehors de la scène, et cela permet d'explorer des lieux inédits auxquels le spectateur de cirque n'a pas accès. En effet, c'est au sein de leur lieu de vie, aux alentours des roulottes ambulantes qu'on découvre ces artistes si peu communs. Dénaturés de leur fonction scénique et loin du regard friand du public, ils sont mis à nu dans leur quotidien, perdent de leur saveur merveilleuse (ou mystérieuse) qui nous captive tant pour laisser transparaitre leur part d'humanité qui, avec grande surprise, apparaît là où on ne l'attendait pas. Comment vivent ces hommes itinérants ? Mais surtout, qui sont ces « êtres » qui les accompagnent ? Sont-ils aussi effrayant qu'on ne le laisse paraître ? En tout les cas, toute l'ingéniosité est amenée subtilement par une palette de comédiens tenaces et des scènes poignantes où la véritable personnalité de chacun fait surface. Cléopâtre, la trapéziste au corps sublimé et magnifique, est le pilier de l'action. En effet, tout le monde ne parle que d'elle et de sa relation de plus en plus concrète avec Hans, un nain du cirque qu'elle a séduit. Par la suite, on apprend que ce dernier est un riche héritier et Cléo, motivée par sa relation langoureuse avec Hercule (l'homme muscle, qu'on peut considérer aussi comme un monstre par sa puissance et sa carrure), va mettre en œuvre un plan pour l'amadouer afin d'hériter de cette fortune. Contrairement à Phroso et Vénus, deux personnages bienveillants qui acceptent totalement de vivre en communauté avec les monstres, Cléo s'en répugne et dévoile sa vraie nature lors de son repas de noce arrosé avec Hans. Tod Browning établit ici un frein à nos propres impressions. Il déconstruit notre première image de Cléopâtre ; assise sur son trapèze, lumineuse et gracieuse, mais rapidement ravagée par la cruauté et la haine. L'objet de beauté pourrit de l'intérieur. À l'opposé, l'apparition des freaks est surprenante car elle rentre en totale contradiction avec la réticence que l'on imagine face à leur monstruosité, terme faisant écho à la peur et au désordre. La ronde joyeuse dans la clairière installe un climat serein et Mme. Tetrallini les présente comme ses enfants, mais aussi les enfants de Dieu. Les autres apparaissent progressivement, leur différence physique est assumée et ils se distinguent par leur déambulation mais on s'aperçoit vite qu'ils sont dotés de sentiments, d'intelligence voire même d'humour. La question du corps est primordiale car première ; est monstrueux ce qui n'est pas en adéquation avec les normes. Ils sont authentiques, sincères et ne se cachent pas. C'est un renversement pour le moins choquant de la croyance des valeurs communes : le beau devient monstrueux et l'affreux aimable. Personnellement, je crois que l'époque de la réalisation du film participe à la puissance de sa sincérité car il n'y a pas d'effets spéciaux, les acteurs monstres jouent pour ainsi dire leur propre rôle. Toute l'horreur est reflétée dans un final où règne la vengeance des freaks sur l'indéniable inhumanité des personnages de Cléopâtre et Hercule. Une image inattendue, en parfait accord avec la première apparition du personnage, tel un oiseau spectaculaire... C'est déstabilisant car on est amené à se repositionner face à notre propre regard (de dégout, de moquerie ou de peur ?), et d'en tirer les conclusions. Comme l'annonce le prologue : « Jamais plus une telle histoire ne pourra être filmée ». Freaks est une exception, un bijoux du septième art qu'il faut préserver à sa juste valeur. Il retrace également un temps fort mais éphémère du cirque, celui de l'exposition de ces « curiosités », divertissement qui préservera toute son horreur et son mystère, symbole d'une époque et de sa mentalité. Mais ne serait-ce pas pour l'Homme amené à en montrer d'autres en spectacle que l'on a pitié ? N'est-ce pas lui qui nous fait peur ? Tout comme le personnage de Cléo à l'égard des freaks ?
J'étais vraiment heureux de pouvoir découvrir ce film culte au cinéma, puisque j'avais pas eu l'occasion de le voir autrement (encore une fois : merci le Lux de Caen). Résultat, en voilà un film très étrange ! Dès le départ, Freaks met mal à l'aise et le propos du film est vraimet beau et humain, évidemment. Le film a 80 ans mais reste d'actualité, dans un monde où la laideur est de plus en plus montrée du doigt (c'est alarmant je trouve). Le film n'est pas aussi frappant qu'un Elephant Man qui reste le must (la scène avec toutes les personnes difformes criant dans les cages me reste gravée à jamais), mais il fait réagir c'est clair. Pour un film de 1932, le propos n'a pas perdu de sa force et la morale est évidemment remarquable : "ne sont pas les monstres ceux qu'on croyait l'être". Car les monstres, dans ce film, sont des personnes "normales" si j'ose dire, tandis que les beaux rôles, les rôles pleins d'humanité, sont offerts aux êtres difformes qui peuplent cette communauté. J'ai été moyennement pris par le début du film qui nous présente toute cette petite communauté assez longuement. J'ai eu un étrange sentiment de voyeurisme qui m'a mis mal à l'aise et je me suis même demandé si le réalisateur allait creuser un peu plus loin dans son récit. Finalement oui, et le film prend une tournure effroyable, on nous montre comment ces personnes exclues de la société vont s'allier pour aider l'un des leurs, la scène de l'attaque étant absolument mémorable. Faute de pouvoir s'inclure dans la société, le film nous montre qu'ils ont créé leur propre société avec leurs propres codes, et tous les personnages sont extrêmement émouvants (Hans et Frida en tête, bien sûr). La conclusion du film est brillante et Freaks s'avère effectivmeent l'un des drames les plus marquants du cinéma.
Très belle histoire sur la situation triste de ces "freaks" rejetté par la population et utilisé à des fins lucratifs. Je trouve le jeu des acteurs incroyable (surtout celui des enfants). Les effets spéciaux sont hallucinants (il y en a pas beaucoup car la plupart des "monstres" sont des vrais personnes). Je trouve ça horrible qu'on aille voir des êtres humains comme dans un zoo et c'est une chose que le réalisateur dénonce avec brio. L'histoire est belle, magnifique film à voir de toute urgence!