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Un visiteur
2,0
Publiée le 7 mai 2026
Le visionnage de "Freaks" m'intéressait beaucoup. D'une part, du fait des excellents retours qu'il y a sur ce film au sein du forum et d'autre part, car j'ai vu quelques films qui traitaient brièvement de la question de ces humains qui étaient qualifiés de monstres et réduits à une condition de bêtes de foire dans les cirques (notamment "La jeune femme à l'aiguille" sorti l'année dernière en France et "Le Tambour" de Volker Schlondorff) et cela m'intéressait de voir un film où c'était le thème principal.
Le film a le mérite de montrer la marginalisation que ces "monstres" subisse et le mépris que leur voue les humains valides. Le film met en évidence que mise à part leurs différences physiques ils restent des personnes parfaitement doués de conscience et capable d'interagir normalement. Hélas, c'est la manière avec laquelle le film veut développer son idée principale qui me dérange. Je trouve qu'il dépeint une opposition profondément manichéenne et essentialisante entre d'une part les "monstres" qui sont des personnes toutes gentilles et les valides (hormis Madame Tetrallini) qui à chaque prise de parole, à chaque regard ne peuvent s'empêcher d'être méprisants. Surtout, lors des interactions entre Cléopâtre et Hans où la mise en scène grossit excessivement le trait sur chaque scène sur la moquerie de Cléopâtre envers Hans.
Le film avance l'idée que les moqueurs font en vérité face au miroir de leur propre monstruosité sur le plan humain. L'idée est évidemment louable mais la manière de mettre en scène cette idée manque terriblement de subtilité.
Je serais également critique envers l'avant-dernière scène où l'on voit les "monstres" mettre à exécution leur vengeance sur Cléopâtre. Ce qui aurait dû être une scène de vengeance jouissive ne m'a que très moyennement convaincu du fait la manière avec laquelle les amis de Hans sont représentés (comme des monstres assoiffés de violence). Ce qui va à l'encontre du propos du film qui tendait à montrer toute leur humanité.
Objet filmique profondément dérangeant, Freaks renverse le regard en faisant de la monstruosité un miroir cruel de la normalité. Avec une frontalité presque documentaire, Tod Browning filme ses “freaks” sans fard, révélant une humanité bouleversante là où le spectateur attendait le spectacle. Le malaise naît précisément de cette inversion : les véritables monstres ne sont plus ceux que l’on exhibe, mais ceux qui exploitent et méprisent. La célèbre séquence du banquet, à la fois grotesque et tragique, condense toute l’ambiguïté émotionnelle du film. De cette tension entre compassion et horreur émerge une œuvre radicale, dont la puissance subversive continue de troubler profondément.
Ce film de Tod Browning jadis perdu nous montre une triste réalité avec les cirques humains (Freaks) qui ont heureusement fermé
Freaks La Parade Des Monstres est une beauté incroyable et remplie d’humanité et d’une certaine solidarité, ce qui nous montres que la beauté ne vient pas toujours d’où on peu penser
Un super film avec un synopsis original sur les personne dites de "monstres" qui dénonce bien comment les autres gens peuvent s'en moquer et comment sont-ils unis . le film mérite 5 étoile mais la "femme poule" de la fin fait virer vers le fantastique foireux et est extremement différent du réalisme du reste du film .
Freaks est un film qui surprend encore aujourd’hui par sa façon de montrer les « phénomènes de foire ». Là où l’on pourrait s’attendre à un film exploitant leurs différences, il fait en réalité l’inverse : il humanise les « freaks » et montre que les vrais monstres sont ceux qui les maltraitent. Le début installe très bien la vie de cette communauté soudée, drôle et touchante. Les personnages “normaux”, eux, se révèlent cruels, manipulateurs et obsédés par l’argent, ce qui rend la vengeance finale à la fois glaçante et compréhensible. Même si le film peut dérouter, il reste fascinant pour son message et pour la place unique qu’il occupe dans l’histoire du cinéma.
film vraiment excellent mais en VOSTF sublime de nombreux personnages étranges vieux film comme on en fait plus j ai adoré car le film est court aussi je mettrai la même note que allô ciné
Film d’horreur, certes. La première fois, on est horrifié par la vision de ces personnes affligées de si terribles handicaps. Celui qui m’avait le plus impressionné était « l’’homme-tronc » qui parvenait à allumer une cigarette sans l’aide de personne. Le génie de Browning est de les humaniser au point de les rendre plus humains que les voyeurs qui viennent les voir au cirque. Mais la méchanceté et l’hypocrisie s’incarnent dans la belle Cléopâtre qui révèle son vrai visage au moment où les ‘freaks’ l’accueillent parmi eux. Bien avant ‘Elephant man’ de Lynch et ‘Un p’tit truc en plus’ d’Artus, ce film parle de tolérance et d’empathie. Chef d’œuvre.
Très bon film ! La mise en scène est superbe et les dialogues sont particulièrement percutants, avec tout de même quelques longueurs. On s’attache rapidement aux personnages, notamment aux amis de Hans et Frieda.
Le film dépeint un thème fort contre l’intolérance, et le fait avec justesse et émotion. C’est un très beau film, qui aborde un sujet difficile avec respect pour les personnages et leurs singularités.
J’aurai plaisir à le revoir une seconde fois. Même si l’histoire reste très simple, les acteurs sont excellents, c’est une petite pépite de 1932 !
Le film est globalement très bon. Malheureusement le final est ridicule et aucun acteur ne sait un tant soit peu jouer. Mais bon pour les années 30 c'est déjà prodigieux ce qu'ils ont réussi à faire.
Des personnages atypiques et fascinants, Freaks c'est juste la vie, la vraie, il n'y a pas d'effets spéciaux ni de maquillages, juste des êtres humains. Déroutant, extraordinaire, dérangeant... les adjectifs ne manquent pas pour décrire ce film, c'est un chef d'œuvre incroyable, une fois que l'on a vu Freaks on ne l'oublie jamais, il nous marque pour toujours
Audace brute, choc cinématographique d'antan, fascinant dans sa quête de vérité humaine. Sous le chapiteau d’un cirque, Browning dissèque la normalité et interroge la véritable monstruosité en mettant en lumière une galerie de personnages souvent marginalisés : nains, siamois, homme-tronc, femme à barbe. La troupe, loin d’être réduite à des caricatures, forme une communauté où leurs singularités unient.
Ici, la caméra se centre sur la relation entre Hans, le nain sincèrement épris, et une acrobate séduite par sa fortune. À travers cette trahison, l'idéal incarne la vraie laideur, tandis que les "freaks" deviennent des figures de solidarité et d’humanité.
Filmés dans des plans serrés, ils dévoilent leur humour, leurs peurs et leur camaraderie, au-delà de toute fascination malsaine.
Véritable tournant dans le cinéma, il est à la fois un hommage aux origines foraines du septième art et une révolution esthétique et morale.
Film captivant, avec des personnages originaux et de supers acteurs. Le film n'a pas pris une ride et reste meilleur que beaucoup d'oeuvres 90 ans plus âgées. On se rend compte que les thématiques sociétales à cette époque étaient déjà les mêmes qu'actuellement et que le temps qui passe n'améliore pas forcément la qualité des productions cinématographiques. Un bon film n'a en fait rien à voir avec le progrès. Film produit par la MGM.
Immense chef d'œuvre avant-gardiste des années 1930! Ce film met en exergue la souffrance humaine devant l'intolérance des différences entre individus dans la société.
Dénuée de manichéisme, cette fable cruelle manifeste l'étendue de la monstruosité humaine, tant physiquement que moralement alors que les personnages sont menés par leur ambition, leur aveuglement ou leur besoin d'amour. Baigné de cynisme et d'ironie, le récit ne laisse flotter qu'une légère brise d'espoir dans l'absolution d'une tendresse pure et une entraide pacifique (lors d'une ultime séquence ajoutée à la demande du studio). Violent, éprouvant, terrible.
Voilà un film culte, un vrai... Ce chef d'oeuvre signé Tod Browning il y a plus de 90 ans est un bijou de tolérance et d'intelligence. Tourné par de réelles personnes handicapées, sa force est inégalée. Un joyau.