Freaks
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236 critiques spectateurs

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Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mars 2018
Terrifiant récit d’humiliation et de vengeance que propose Freaks où l’horreur se pose avant tout à échelle d’homme. Contrairement à ce qu’il peut laisser penser, le film ne se livre pas tant à l’apologie de la différence qu’à une peinture acerbe des motivations humaines et de la corruption générale qu’elles engendrent. Le cynisme de la normalité contre la brutalité de la marge. Ou comment la violence diffère selon le milieu et le mode opératoire adopté : à petit feu pour le verbal qui est quotidiennement entretenu par la moquerie et l’insulte ; de manière soudaine et révolutionnaire pour le frontal qui, seul, peut rétablir un semblant d’équilibre. On pourra reprocher au métrage une tendance à la complaisance, cristallisant ses personnages marginaux dans une curiosité parfois malsaine voire carrément grossière dans le but de les élever au rang de monstres hollywoodiens – à l’instar de Frankenstein ou Dracula, alors en vogue. Il n’empêche que Freaks ne tombe jamais dans la fausse compassion, ne tient pas de discours moralisateur prônant la tolérance ; il préfère rétablir l’humanité trop souvent déniée de ces personnes sous le commun recours à la vengeance et à la dignité que cette dernière permet de laver. A l’image de ce couple marginal référentiel qui encadre l’histoire, ayant entre-temps subi la tentation de l’apparente normalité qu’il aura fallu combattre. C’est moralement contestable, certes, mais audacieux et terriblement sombre.
Antoine D.
Antoine D.

47 abonnés 343 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 février 2018
Freaks fait incontestablement partie des chef d’œuvres du cinéma. Tod Browning, en 1932, livre un film profondément humaniste et en avance sur son temps.

Dès la scène d’ouverture, il critique l’Homme en le faisant accourir quand on lui fait entendre qu’il va pouvoir des « freaks ». A partir de là, en flash-back nous sommes transportés dans un cirque et suivons l’histoire du lilliputien Hans fiancé à Frieda mais amoureux d’une personne « normal », Cléopâtre.

Le casting n’est pas ordinaire puisque tous les « freaks » sont véritables et proviennent pour la plupart du cirque Barnum qu’on retrouve dans la première comédie musicale de l’année 2018: « Thé Greatest Showman.

Malheureusement ce film n’a pas eu la considération qu’il méritait, sa seule distinction honorifique reste celui du NFPB 60 ans après ou plutôt celle d’Elephant Man de Lynch.
Mel A
Mel A

26 abonnés 55 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 février 2018
Comment ne pas considérer ce film comme un chef d'oeuvre? Décrié par la critique et les spectateurs à sa sortie, il est aujourd'hui un incontournable de l'histoire du cinéma.
Dans ce film on ne nous montre pas des monstres montés de toutes pièces mais bien de réel personnes, travaillant dans des cirques dans la vraie vie et qui pour ce film deviennent des héros du cinéma.
A l'époque ou les monstres de foires sont encore prisés par le communs des mortels mais juste si ils restent bien à leur place, le but de ce film est de montrer que les monstres ne sont pas ceux que l'ont crois et même de les montrer comme des êtres exceptionnels qui font fasse à l'adversité avec plus d'adresse que le commun des mortels.
J'ai adoré ce film la première fois que je l'ai vu et ne m'en lasserai jamais.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 7 décembre 2017
nul mais tres triste sa ma fait pleurer sais un film des annes 30 vous vous imaginez qui va pas etre terible non?
Critik D
Critik D

175 abonnés 1 103 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mai 2017
Connaissant l'univers des Freaks, notamment porté à l'écran par la saison 4 de "American Horror Story". Je cite la série, car elle s'est fortement inspirée du film de Tod Browning et m'a personnellement permis d'en apprécier les personnages. C'est en visionnant des grands classique que l'on constate que le monde de l'épouvante a bien évolué. Film longtemps décrié par les critiques, rapportant l'horreur de porté ses personnes à l'écran, aujourd'hui on y voit qu'un film à suspens non loin du thriller. Je me suis fortement attachée aux personnages de ce film, à l'esprit de ce cirque, ce qui fait que j'ai détester Cléopâtre dès les premières minutes. L'histoire semble banale, mais elle est parfaitement portée à l'écran. Le film n'a pas pris une ride, un bonheur ! Le tout nous fait passer un très bon moment et attise notre curiosité quant à l'histoire de ce film. Je vous invite à le découvrir !
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mai 2017
"One of us, one of us", chantent les monstres au banquet qui célèbre l'union entre le nain Hans et la trapéziste Cléopâtre. Mais la diabolique reine veut se marier avec Hans seulement dans un but intéressé puisqu'elle tente de l'empoisonner au plus vite afin de récupérer sa fortune. Les monstres ne sont donc pas ceux que l'on croit, ou plutôt ils ne sont pas les seuls : il y a, d'une part, la monstruosité physique; de l'autre, la monstruosité morale. L'intelligence de Browning, après deux premiers tiers laborieux qui décrivent sans relief la présentation et la vie des personnages en dehors de leurs performances au cirque, est de joindre ces deux types de monstruosité dans un final qui donne enfin du souffle au film grâce à la mécanique du suspense. Si les amis de Hans veulent le venger, ils doivent alors allier à leur difformité physique un choix moral d'une grande violence; quant à Cléopâtre, pourchassée par ceux qu'elle a méprisés, elle est conduite à devenir elle aussi un monstre physique, comme le suggère le prologue où la foule se penche vers un couffin dans lequel vit ce qui fut jadis une superbe femme. On peut tout de même regretter une mise en place longue et poussive où ni les tentatives comiques ni les quelques moments suscitant l'intolérance ne parviennent à faire émerger une émotion, preuve que Browning est nettement moins à l'aise dans la chronique et la dénonciation que dans la mise en scène d'un déplacement passionnant des frontières physiques et morales.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 avril 2017
Chef d'oeuvre absolu. Quel courage à l'époque d'avoir fait ce film, où le moindre mot déplacé ou la moindre image choc faisait parler et se faisait censurer. Interprétations de folies. Ce film restera dans les mémoires.
Mr. Renton
Mr. Renton

151 abonnés 95 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 février 2018
Un pur et authentique Chef d'Oeuvre qui continue de frapper les esprits aujourd'hui. Un an avant King Kong et 80 ans avant The Shape of Water ou Le Labyrinthe de Pan, Tod Browning inversait les valeurs d'une société puritaine pourrie de l'intérieure, tout en gardant une limite extrêmement trouble entre l'humain et le monstre, nous questionnant sans cesse sur la nature de l’être humain et le sort de ses personnages. Un très grand film.
Sebastien B.
Sebastien B.

1 abonné 27 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 avril 2017
attention, chef d'oeuvre. Auncunes rides malgre les annees. Pas d'effets speciaux pour realiser un grand spectacle, la preuve avec ce monument du 7eme art.
Gfa Cro
Gfa Cro

59 abonnés 576 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mars 2017
Vu et avis le 20170330

Fascinant

C est peut être la troisième fois que je le vois, la dernière il y a peut être une dizaine d année, Freaks reste un film exceptionnel.

Le film est centré sur le cirque et ne parle quasiment que exclusivement des phénomènes de foire du cirque. Même s il y a quelques personnes autres, elles ne sont la que par rapport aux phénomènes de foire, peut être même en rappel de la normalité pour rappeler la différence. C est un film très moral, le monstre le plus monstrueux n est bien sûr pas qui ont croit ; les êtres les plus inattendus peuvent avoir une grande noblesse d âme ; tel est puni par la ou il a pêché.

Bien sûr, il y a un côté bureau des curiosités - galerie de personnage, mais vu que de telles personnes sont de moins en moins susceptibles d exister (séparation des siamois, amniocentèse, lois sur la dignité humaine ; normalisation de la société et exclusion en dehors des villes / hors du regard en centres des marges). Tout cela fait de ce film un document inestimable.

A cela s ajoute une histoire bien menée et bien racontée. Pas toujours bien jouée, tod browning a fait appel à de vrais artistes de cirque de son époque qui n étaient donc pas habitués à jouer. Par ses autres films, on sait qu il sait diriger des acteurs, les choisir pour leur jeu. S il a permis dans freaks ces faiblesses, c est qu elles étaient compensées par l authenticité de ses acteurs.

Au moment où il a été fait, on pouvait voir ces personnages dans les cirques, les foires, Freaks est bel et bien un film de cinéma, l aspect document historique n' est qu un heureux hasard qui le rend d autant plus précieux.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2017
Des handicapés, considérés comme des monstres, sont exposés comme des bêtes de foire. L’un d’eux va croire à une relation possible avec une magnifique blonde valide. Mais la monstruosité n’est pas apparence et se situe ailleurs.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 janvier 2017
Depuis le temps que j’en entendais parler, la sortie d’une version rénovée me donne enfin l’occasion de voir cet objet iconique. L’image est d’une très belle qualité sauf la dernière scène : pourquoi ? Une impossibilité technique ?
Mon commentaire sera bref comme la durée de ces « monstres ». Il s’agit d’un objet unique, et probablement irréalisable aujourd’hui. Non pas que les monstres aient disparu, mais le politiquement correct a jeté son dévolu sur tout ce qui sort du normal standardisé.
Or Browning traite avec le plus grand respect ces « ratés » de la race humaine et leur participation au tournage ne semble pas feinte ni contrainte, bien au contraire.
L’amour, la cupidité, la vengeance sont des sentiments normaux chez bien des hommes. Qui est le monstre ? Qui n’est pas normal et doit être caché ou rejeté ? Formidable fable, intemporelle et troublante. « J’ai un comportement monstrueux, mais je ne veux en aucun cas être assimilé à ceux que l’on qualifie de monstres ». On regarde avec effarement la violence surgir au milieu d’éléments naturels déchainés, et les visiteurs (aujourd’hui on dirait les médias) venir se délecter ou se faire peur à la vue du résultat. Ça dure une heure, c’est d’une modernité absolue. A connaitre absolument.
Ciné vo janvier 17
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2016
Des monstres sont exhibés dans un cirque : lilliputien, microcéphale, sœurs siamoises, femme à barbe… Hans, le nain, est amoureux de Cléopâtre, la belle trapéziste qui, apprenant qu’il va hériter, décide de l’épouser puis de l’empoisonner. La communauté des monstres prend la défense de l’un des siens et se venge de la plus atroce des manières.

« Freaks » est un film de 1932 qui ressort en version restaurée au Grand Action. Il fait partie des « 1001 films à voir avant de mourir ». « Freaks » mérite cette célébrité à plusieurs titres. Il s’agit en premier lieu d’un documentaire étonnant sur le cirque et ses « curiosités » – ainsi qu’on les appelait à l’époque. On y voit des monstres. Des vrais (la MGM avait rassemblé tous les monstres des cirques américains). Comme il n’en existe plus. Ou comme, du moins, on ne les montre plus. Et on ne peut s’empêcher de ressentir une curiosité malsaine et voyeuriste à les découvrir.

Il s’agit en deuxième lieu d’une histoire profondément morale. Le plus monstrueux des personnages est la belle Cléopâtre qui, avec la complicité du fier Hercule, dupe l’innocent Hans et manque de l’assassiner. Au contraire, les monstres manifestent les plus hautes qualités : la solidarité autour de leur compagnon menacé, l’ingéniosité pour piéger la meurtrière….

Mais il s’agit en troisième et dernier lieu d’un film à la morale ambiguë. Car les monstres infligent à leur assaillant une punition d’une monstruosité inouïe, presque fantastique, jetant du coup un doute sur leurs qualités morales que je viens de vanter.
Cyril J.
Cyril J.

33 abonnés 625 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 novembre 2016
Fresque jouée en 1932 par d’authentiques nains, lilliputiens, gnomes, femme à barbe, androgyne, hommes-troncs, sœurs siamoises, géant, amputés et malformations diverses, pour une époque trop scandalisée par le manque d’éthique et la violence. Amputé donc par deux fois par la censure, et malgré les jeux et rythme d’il y a 85 ans, ce classique du cinéma conserve encore son pouvoir de malaise et de dénonciation d’une forme de racisme injuste et tragique.
Dans la communauté de bêtes de foire d’un cirque, incluant aussi des gens valides et même des beautés, le nain illusionniste, quoique très friqué, a parfaitement conscience de son aspect grotesque et tombe amoureux de la vénus du groupe, allant jusqu’à trahir son amie naine et ses idéaux, tandis que ladite dulcinée, maitresse du colosse, n’y voit qu’une occasion de piège funeste et intéressé. Malgré leurs différends, la « monstrueuse » communauté saura faire preuve d’une confraternité de l’extrême pour réparer la malveillance.
Au travers d’une simple affaire d’amour perverti et de justice particulière, le film montre d’abord l’adaptation gestuelle spectaculaire de certains handicaps. Y éclate aussi la hiérarchie sociale, professionnelle et affective, entre eux, par des plaisanteries, légères ou humiliantes, spécifiques à leurs conditions et douleurs respectives. Et surtout il ne peut que rappeler un prélude au futur excellent Elephant man, par une cruelle démonstration discontinue de leur ségrégation par les personnes normales, qu’elle soit involontaire ou malveillante, et ici spécifiquement par ceux qui s’avéreront les plus monstrueux de l’histoire.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 septembre 2016
Film très bizarre, qui m'a mis un peu mal à l'aise.
Les acteurs ne sont pas mauvais. Mais on n'arrive pas à s'attacher aux personnages, même les plus sympathiques.
J'ai trouvé l'histoire un peu trop manichéenne. Les gens qui sont beaux sont laids intérieurement et les fameux monstres sont des gentils. J'ai trouvé que le message manquaient un peu de subtilité.
Certaines scènes ont le mérite d'être inquiétantes et certaines « bêtes de foire » arrivent à nous faire peur.
Je suis un peu passé à côté du film.
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