Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia
Note moyenne
3,8
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86 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 juillet 2009
Quand El Jefe, un patriarche mexicain, apprend que sa fille est tombée enceinte d'Alfredo Garcia, il offre un million de pesos à celui qui lui apportera la tête du séducteur. Rapidement la nouvelle se propage dans le pays et une meute de chasseurs de primes se met en quête de l'homme. Bennie, interrogé à son sujet cède à la curiosité et essaie de savoir de quoi il en retourne. Alfredo est une vieille connaissance, un ancien amant de sa fiancée Elita qui lui apprend la mort de ce dernier dans un accident. Bennie décide alors d'aller déterrer son cadavre pour récupérer les dix mille dollars qu'on lui en offre. Bennie rêve d'offrir une vie meilleure à Elita et espère pouvoir lui offrir malgré le sacrilège qu'il se prépare à commettre, mais au réveil il se retrouvera plongé dans un véritable cauchemar.

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Président Bird
Président Bird

6 abonnés 181 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 mars 2025
Soleil, poussière, pourriture, alcool, voitures, armes… Film sublime. Le montage est colossal, complexe. C’est une symphonie de plans qui viennent s’intercaler là où on ne les attend pas et qui ouvrent sans cesse de nouvelles perspectives. Le rythme est également complexe, plutôt brumeux et comme à moitié ivre, parsemé de rapides éclats de violence. Un film qui se regarde comme ça, indéfiniment, pour le plaisir, pour l'ambiance et l'esthétique.
La musique de Jerry Fielding est également excellente. J'ai l'impression que Fielding a parfois été discuté ou contesté, mais je trouve que sa musique est un élément clé des 5 films qu'il a faits avec Peckinpah de 1969 à 1975. Parce que ces compositions ne sont pas exactement ce à quoi on pourrait s'attendre dans de tels films. Il y a en elles une douceur qui contraste de façon passionnante et féconde avec la violence brutale de l'action.
Il y a un sentiment général d’échec qui traverse le film, comme toujours avec Peckinpah, mais ce n’est pas désagréable, c’est presque doux dans ce rythme particulier et enivrant.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 24 novembre 2018
Très mauvais. Mauvais scénario, mauvais dialogues, très mauvais jeu d'acteurs.
Shame on you for this movie Sam Peckinpah !
You even succeeded in making Warren Oates look and sound very bad, like a total fool in fact...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Ce film incompris et mal aimé est l'un des sommets de l'oeuvre de Sam Peckinpah, l'un de ses films les plus originaux surtout. On avait rarement vu, avant ce film, des détails aussi sordides, dévoilés avec une telle crudité. Les scènes de violence, magistralement filmées, s'enchaînent avec une intensité croissante, jusqu'à un final paroxystique et inoubliable.
babidi
babidi

5 abonnés 275 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 janvier 2018
un film sur lequel j ai du passer a cote

joker pour ce film car je n ai pas accrocher ni sur le scenario ni sur le traitement du sujet

a recoir peut etre pour me forger un avis
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 février 2008
Une descente aux enfers et une montée au ciel pour Warren Oates, et le plus grand rôle de sa carrière.
Incontestablement le meilleur film de grand Peckinpah, puisqu'il contient un dimension spirituelle et religieuse supérieur à ses autres films.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
L' un des meilleurs films de Samuel Peckinpah. Une longue déscente aux enfers d' un barman dans un mexique crasseux, noir, violent et sans aucun espoir. Les scènes d' action sont magnifiques et je pense qu' il a pu inspirer de nombreux films d' aujourd hui surtout au niveau du montage. Warren Oates est superbe dans le rôle titre, Il cache une complexité derrière ses lunettes, on ne voit que très peu de fois son regard à l' écran mais à chaque fois on y sent un homme désabusé et profondément lyrique, certainement rongé par un vécu douloureux. Un grand film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un grand Peckinpah. Warren Oates est excellent en anti-héros looser, désenchanté, tout le long du film. On suit donc sa longue descente aux enfers en parrallèle à sa folie meurtrière grandissante (envers ceux qu'il estime responsables de la mort de sa fiancée), agrémentées de picoles, du viol de sa fiancée et de gunfights de plus en plus violents, thématiques que l'on retrouve souvent dans les films de Peckinpah. La grandeur de ce film tient également à son côté réaliste et crépusculaire : ici, les cadavres attirent les mouches et le héros et sa fiancée semblent avoir déjà la prémonition d'une fin tragique malgré leurs tentatives de trouver le bonheur ensemble. Un film injustement méconnu.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 décembre 2010
Un des meilleurs films de Sam Peckinpah pourtant il reste assez méconnu. Un polar très sombre sous le soleil du Mexique. Kris krostofferson et warren oates en tête interpretent magnifiquement leurs rôles. Le film est crû dans son ensemble mais il faut bien avouer que le final est d'une violence inouie.
amaug
amaug

22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un très bon film de Sam Peckinpah qui a sûrement influencé le cinéma de Tarantino. On retrouve dans ce film une tendre affection pour les losers, des dialogues et des sentiments décalès (en tout cas hors des canons hollywoodiens) et surtout un goût prononcé pour la violence qui explose toujours au moment où l'on s'y attend le moins. En Bref, un film a découvrir car malheureusement moins connu que les autres films de ce grand réalisateur qu'était Sam Peckinpah !
p0lisson
p0lisson

27 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 avril 2022
Le film s'ouvre sur les images d'une ravissante jeune femme se prélassant au bord d'un lac, les pieds baignant dans une eau illuminée par les rayons du soleil, toute vêtue de blanc et enveloppée d'un drap de quiétude édénique. Ce n'est pas le seul moment où le film s'égare dans ce genre d'embellies. On a ainsi droit à quelques séquences où deux amants jouissent du simple bonheur d'être ensembles ; des scènes qui puisent leur beauté dans leur existence propre, sans sujétion à des contraintes narratives particulières. Tous ces moments qui n'existent que pour nous montrer qu'un espoir de bonheur subsiste. Et pourtant...

Et pourtant, tous se consument comme brindilles en flammes, éteints avant même d'avoir pu pleinement s'accomplir. Dans l'univers de Peckinpah, la violence est la règle ; la rare tendresse qui constitue son exception ne peut donc que s'effacer devant cet empire implacable. Un monde où les chasseurs de prime se battent pour tuer un cadavre, comme des mouches à l'affût d'une charogne fraîche, est un monde forcément boueux, poussiéreux, aux odeurs pestilentielles.

Genre initiatique par excellence, le road-movie n'a ici pour seule vertu que d'ouvrir les yeux de son héros sur sa nature de mouche à merde. Qu'est ce qu'il a été con d'avoir accepté de se vendre, et tout ça pour si peu, un fragment infime de ce que gagneront ses employeurs, les mouches à merde n+1, sans avoir à décoller une seule seconde leurs mains savonnées des rebords de leurs sièges en velours. Et quand il s'en rend compte, c'est déjà trop tard. Il n'a plus qu'à rebrousser chemin, sa culpabilité bien rangée dans un infect sac de toile, en déchargeant littéralement en cours d'errance le poids de ses fautes sur ses supérieurs en fumure. Une vengeance cathartique, libératrice, mais seulement dans la symbolique, puisque le mal est fait, sans retour en arrière possible.

Et pourtant, quelques onces d'humanité parviennent encore à jaillir de l'ordure, toujours aux pires moments. Le sourire sincère du terrible patriarche nouvellement grand-père qui ne faiblit pas d'un trait à la vue du panier dans lequel gît une tête décapitée. L'émouvant chagrin du porte-flingue pleurant son compagnon juste après avoir massacré à la mitraillette une famille de mexicains. La tendresse qui illumine un moment le visage du violeur en plein acte. C'est cette ambiguïté profonde, inextricable même, qui fait la force du long-métrage, son audace, sa liberté.
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