Un petite garnison anglaise du Natal s'apprête au siège de milliers de zoulous en révolte. La bataille pourrait être longue et meurtrière, et le rapport de force inégal crée les conditions d'un exploit héroïque de la part des soldats de sa Gracieuse Majesté. D'autant plus héroïque que le combat qui s'engage n'est pas très réaliste. La tactique déployée dans les deux camps laisse songeur. Ce caractère d'invraisemblance nuit quelque peu à la crédibilité de l'action, laquelle constitue l'intérêt essentiel du film.
Au-delà, l'unité de lieu oblige le réalisateur Cyril Endfield à meubler, parfois artificiellement, un film déjà trop long. Ainsi, la présence côté anglais d'un pasteur illuminé et de sa fille, forcément bien mignonne, n'a qu'une utilité très relative. Pour leur part, les Zoulous sont maintenus dans le rôle réducteur et quasi abstrait de guerriers chantant en attendant le sacrifice et la mort. Enfin, le cinéaste explore, à l'orée ou au coeur de la bataille, la cas de quelques tuniques rouges dans leur appréhension de la guerre, de l'honneur, du courage, etc, etc...Plus conventionnelle que sincère, la réflexion ne porte pas bien loin.
Restent une action plutôt spectaculaire,
constituée dans la seconde partie du film, des assauts successifs des assiégeants,
et le charisme certain des combattants, tuniques rouges et guerriers africains confondus.