La Couleur de l'argent
Note moyenne
3,5
2622 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

166 critiques spectateurs

5
7 critiques
4
55 critiques
3
58 critiques
2
33 critiques
1
10 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
vive-le-cine123654789
vive-le-cine123654789

109 abonnés 621 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2014
Un bon petit film signé Scorsese. Bon, j’avoue ne pas avoir vu le premier épisode (chavais même pas que c’était une suite), donc on va pas s’attarder sur « suite vs. Original ». Du coup, le film lui-même est vraiment chouette. L’histoire est bien montée, du début à la fin, en suivant l’ascension de ce jeunot sous la houlette de ce vieux briscard du billard. L’ambiance est rapidement posée, le ton également. L’évolution des personnages est vraiment bien maîtrisée, au travers de plusieurs scènes phares. Certains passages sont purement jouissifs. Bon, dans l’ensemble ça reste globalement prévisible, mais comme je le disais, c’est très bien mené et l’ambiance créée n’est pas mal du tout. Et puis, on a un Paul Newman impérial pour mener ce film. Incontestablement le meilleur du casting, même si Cruise et consort ne s’en sortent pas trop mal (Cruise est même bluffant). Mais Paul est vraiment au-dessus du lot : largement plus classe que tous les autres, largement plus charismatique…un immense acteur dans un immense rôle. Sur le plan technique, peu de chose à reprocher. La musique participe efficacement à l’ambiance, les décors sont superbes, et la mise en scène de Scorsese est encore une fois incroyable, géniale, magnifique. Un véritable régal à regarder. Un film que je conseille vivement !
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

85 abonnés 1 510 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 novembre 2020
Ce film réalisé par une pointure, qui s'entoure d'une star et d'une star montante, de jeunes actrices talentueuses à tout pour plaire sur le papier. Mais le thème du film est assez restrictif, on ne montre pas ici une arnaque de folie, on se cantonne à nous montrer des parties de billard, certes très bien filmées, avec une certaine dynamique, mais ce n'est que du billard. Il faudrait aller au delà, et il faut l'avouer on reste sur sa fin. Cruise est encore jeunot, avec sa coupe de Rock à Billy, il est loin de son potentiel et passe un peu à côté de son rôle, est-ce parce que Newman tire la couverture à lui, et décrochera l'oscar du meilleur acteur. Loin d'être un chef d'œuvre, le film vaut pour son ancrage dans son époque, sa bande son et pour le plaisir de revoir ses acteurs, en devenir, et au sommet. Film assez mineur pour Scorsese.
Clint B
Clint B

66 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juin 2022
Scénario qui tient sur un post-it, mais grand film ! Casting 4* avec en tête de gondole la légende monsieur Paul Newman et Tom Cruise dans un de ses 1ers grands rôles, réalisation carrée... Un classique du cinéma américain signé monsieur Martin Scorsese.
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 804 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2025
Qui est le film ?
Quand Scorsese accepte de réaliser La Couleur de l’argent, il vient de tourner After Hours et s’apprête à enchaîner avec La Dernière Tentation du Christ. Le film arrive donc dans une période de transition, où il cherche à sortir du piège d’être enfermé dans ses récits de gangsters. C’est aussi une commande particulière : reprendre, vingt-cinq ans après, le personnage d’Eddie Felson, héros de The Hustler (Robert Rossen, 1961), interprété à nouveau par Paul Newman. Mais plutôt que de refaire un drame sportif, Scorsese inscrit ce personnage dans l’Amérique des années 80. En surface, l’histoire est simple : Eddie, ancien joueur de billard, rencontre Vincent (Tom Cruise), prodige arrogant qu’il entreprend de former. Mais le film promet davantage qu’une rivalité sportive : il interroge ce que signifie « gagner » dans un monde où le succès est devenu spectacle.

Que cherche-t-il à dire ?
Le projet de Scorsese est clair : mettre en tension deux conceptions de la performance. D’un côté, l’expérience maîtrisée d’Eddie, qui a appris la retenue et la discipline ; de l’autre, l’exubérance tapageuse de Vincent, incarnation d’une jeunesse qui se vit comme produit à vendre. Derrière cette confrontation, c’est toute une réflexion sur l’identité masculine, sur la marchandisation du talent et sur la valeur morale de la victoire qui s’esquisse. Ce que le film cherche à montrer, c’est que le billard n’est pas seulement un jeu d’adresse où l'ambition est d’ausculter une époque : comment un art ou un savoir-faire devient marchandise, et que reste-t-il d’un homme quand son talent est absorbé par l’économie du spectacle.

Par quels moyens ?
Scorsese ne se contente pas d’ajouter un chapitre à The Hustler. Eddie n’est plus le jeune chien fou de Rossen, mais un mentor qui cherche à se définir dans une Amérique transformée. La relation entre Eddie et Vincent a la structure du lien père-fils, mais perverti. Eddie façonne Vincent à la fois pour transmettre un savoir et pour retrouver une image de sa propre jeunesse. Former, ici, c’est manipuler : Eddie ne vend pas seulement une technique, il fabrique un produit. Cette ambiguïté nourrit le cœur du film : dans un contexte similaire, peut-on enseigner sans exploiter ?

Le film déploie une galerie de masculinités : l’homme d’expérience, le jeune prodige, le commerçant rusé. Mais toutes ont en commun la nécessité d’être vues, reconnues, monnayés. La virilité se mesure à la visibilité, au bruit qu’on fait. Scorsese montre comment la reconnaissance publique a remplacé l’accomplissement intime, et comment l’ego devient une marchandise parmi d’autres.

Chaque partie est filmée brillamment. Les travellings circulaires de Michael Ballhaus épousent la trajectoire des boules, transformant la table en scène, la poche en destin. Les sons (craie frottée, bille frappée, cliquetis) deviennent ponctuation dramatique.

Paul Newman incarne un homme dont le visage porte la mémoire de ses victoires passées. Son jeu, retenu et silencieux, est cadré de manière à laisser affleurer l’usure du temps. Tom Cruise, au contraire, est pur mouvement, sourire éclatant, appétit immédiat : incarnation de la célébrité naissante comme produit. Mary Elizabeth Mastrantonio apporte une contrepartie fragile mais essentielle : Carmen, personnage qui observe et révèle l’ambiguïté morale des deux hommes.

Où me situer ?
Je suis profondément admiratif de la rigueur avec laquelle Scorsese a fait de ce « film de commande » un miroir de son époque. Ce que j’admire le plus, c’est la manière dont il fait du billard un théâtre de chair et de craie, et non un simple sport filmé. Ma réserve tiendrait peut-être à la froideur relative du récit : à force d’être construit comme un dispositif moral et esthétique, le film tient parfois le spectateur à distance.

Quelle lecture en tirer ?
La Couleur de l’argent ne nous dit pas simplement comment on devient un champion. Il montre comment une société fabrique ses vainqueurs, les façonne comme des produits, les vend comme des images. Eddie et Vincent ne sont pas seulement maître et élève, ils incarnent deux âges d’une même logique : l’artisan qui cherche encore la vérité d’un geste, et le performer qui ne conçoit le jeu que comme spectacle. De cette confrontation naît une question qui dépasse le billard : qu’est-ce que cela signifie, « réussir » ? Le film invite à regarder autrement nos propres victoires à nous demander si elles nous définissent vraiment, ou si elles ne sont que le reflet marchand d’un monde qui transforme tout en marchandise.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 918 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 février 2025
J'ai trouvé que L'Arnaqueur était un bien meilleur film que celui-ci.
Peut-être est-ce du à un vieillissant Newman, et un trop jeune Cruise, mais je ne crois pas.
C'est simplement que le scénario n'est pas tout à fait à la hauteur et la mayonnaise ne prend pas, on ne sent pas la patte de Scorsese malheureusement. C'est dommage car on est pas loin d'avoir un bon, voire un très bon film. La musique est bonne et les seconds rôles sont sympas, avec Turturro et Whitaker par exemple.
Rodrigue B
Rodrigue B

27 abonnés 220 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 mai 2014
Période un peu plus sombre dans la carrière du Grand Scorsese. Il fait des films intéressants mais qui s'avèrent être des échecs commerciaux (« after hours » en est un exemple). Il est indéniable que son souhait, en réalisant la suite d'un grand classique, est de retrouver l'enthousiasme de son public. C'est encore une fois un échec. Ici, je suis assez d'accord avec les critiques négatives en général. On n'assiste pas à un « vrai » Scorsese et si l'on aperçoit sa patte au travers de certaines scènes ou rapports d'homme à homme, on retrouve surtout le style de Robert Rossen transposé quelques années plus tard. Tout à fait personnellement, je n'ai pas vraiment aimé l'original: « L'arnaqueur », je trouvais qu'il présentait des choses intéressantes mais qu'il restait très lent. Tout ce que Rossen avait à dire pouvait se résumé en (même pas) 20 minutes de film et il en a fait un très (très très) long métrage. Dans "L'arnaqueur", la scène d'introduction était sympa, celle de fin aussi, quelques autres petites scènes nécessaires pour comprendre la psychologie du personnage de Newman et le choix qu'il sera amené à faire, mais tout le reste était du bourrage de film. Sans compter que des scènes paraissaient interminables. L'idée était pourtant sympa, et l'on pouvait voir facilement ce qui a plu à Martin Scorsese. C'est dommage mais, même dans « la couleur de l'argent », on s'ennuie pendant plus d'une heure. Les trois derniers quarts d'heure deviennent plus prenants, le tournoi fascine un peu si le spectateur n'est pas endormi ... Et j'ai pas mal apprécié la scène de Forest Whitaker. Il y a quand même de bonnes choses mais au final, on s'est plus souvent ennuyé qu'autre chose. Le meilleur de Scorsese reste à venir !!!
Sébastien B.
Sébastien B.

23 abonnés 146 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2023
Scorsese mineur mais Scorsese quand même. Inégal selon les séquences mais parfois gagné par des moments superbement filmés à l’aide de mouvements de caméra gracieux autour des tapis verts. L’histoire se suit avec plaisir, Tom Cruise (encore débutant ici) surjoue un poil, Paul Newman (reprenant son personnage de « l’Arnaqueur » près de 25 ans + tard) cabotine un tantinet et finalement c’est M.E Mastrantonio (déjà très inspirée dans « Scarface » puis ensuite dans « Abyss ») qui livre la plus belle composition. A noter des seconds rôles appelés à de beaux destins : John Turturro et Forest Whitaker. Pas incontournable dans l’œuvre du grand Martin (qu’on avait connu et que l’on reverra nettement plus « en cannes ») mais restant sympathique plus de 25 ans après.
liamsi
liamsi

26 abonnés 475 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 septembre 2019
C'est plaisant de retrouver l'ambiance et les musiques des années 80, cependant l'intrigue est trop légère par rapports aux standards d'aujourd'hui.
Julien D

1 340 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2012
25 ans après L’ARNACOEUR de Robert Rossein, Paul Newman reprend son rôle d’Eddie Felton devant l’habile caméra de Martin Scorsese. Si le fil conducteur du film n’est plus la psychologie tourmentée de l’ancien pro du billard reconverti dans le commerce de l’alcool, le scénario se basant sur l’apprentissage de l’art du bluff à un jeune disciple est une excellente opportunité pour le réalisateur de revenir à ses thèmes de prédilection, les magouilles et le pouvoir de l’argent. Dans le rôle du novice prometteur, Tom Cruise semble en faire trop pour équilibrer la froideur du vieux Newman mais leur talent donne un énorme charisme à leur duo. La qualité des scènes de billard est splendide et le rythme des défis les rendent passionnants. Ce que nous offre là Scorsese n’est donc réservé ni aux joueurs de billards ni aux fans du premier film.
GéDéon
GéDéon

139 abonnés 727 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 septembre 2024
Pour son dixième long-métrage, Martin Scorsese réalise une suite à « L'arnaqueur » de Robert Rossen. On y retrouve Paul Newman qui reprend son rôle tenu 25 ans auparavant et pour lequel il obtient l’Oscar du meilleur acteur en 1987. Dans cette histoire à base de petites arnaques et de paris financiers truqués, il vaut mieux apprécier le billard américain. En effet, c’est ce jeu d’adresse qui se retrouve au cœur de la mise en scène. Tom Cruise cabotine tout en offrant la répartie dans ce qui s’apparente à un conflit de génération et d’égo. Le scénario ne présente rien d’exceptionnel, mais cela reste plaisant à regarder. Bref, sans parler d’échec, il s’agit d’une œuvre secondaire dans la carrière du grand cinéaste.
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2016
En arrivant petit à petit au bout de la filmographie de Scorsese, je me rends compte que ce type pourrait faire un documentaire sur la reproduction des Lamas en Mongolie que ce serait classe et accrocheur. Ces deux adjectifs résument parfaitement le film La Couleur de l'Argent : classe et accrocheur. Classe de par la mise en scène, comme toujours virtuose, aux mouvements de caméras ultra maîtrisés, au montage vif et violent, mais également à travers son trio principal. Composé d'un Tom Cruise jeunot mais déjà talentueux, d'une Mary Elizabeth Mastrantonio toute en subtilités et d'un Paul Newman électrique. Ce fameux trio reste l'élément clef du film, dont les relations varient et intriguent de par leur cynisme et leur imprévisibilité. La Couleur de l'Argent est avant tout une histoire d'égo, qui ronge chacun des personnages et représente le principal obstacle à leur réussite, dans la pure tradition Scorsesienne. Le film se révèle léger et agréable à regarder de par un traitement visuel et sonore typique du cinéaste italo-américain lui conférant une ambiance planante, soutenue par une bande son comme toujours aux petits oignons.

Inutile donc d'aimer le billard pour rentrer dans le film, il suffit simplement de se laisser porter.

A voir !
matt240490
matt240490

98 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 janvier 2014
Signé Martin Scorsese, La Couleur de l'Argent est au billard ce que Goal est au football, mais caractérisé par une mise en scène plus sérieuse et un jeu d'acteur nettement supérieur. En effet, l'excellente prestation de Paul Newman, couplée à une jolie performance de son jeune acolyte Tom Cruise, contribue à faire du métrage une valeur sûre. Car, bien que l'on puisse regretter les nombreuses fois où les plans ne vont pas au bout des choses, le métrage se complaît dans sa dynamique de compétition, alliant forces et faiblesses d'un tournoi à la Karaté Kid.
cris11
cris11

75 abonnés 970 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 septembre 2012
Un excellent film sur un thème que l'on ne voit que très rarement au cinéma: le billard. Le film tient en haleine jusqu'au bout et on sent que Scorsese prend un malin plaisir à manipuler le spectateur en laissant constamment planer le doute sur le personnage de Paul Newman, pour savoir s'il est sérieux ou non. A ce titre, ce rôle lui va comme un gant. Tom Cruise est lui aussi très bon et les deux ensemble forment un excellent duo. Un grand film à voir.
Vincenzo M.
Vincenzo M.

47 abonnés 271 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2020
Je dirais juste qu'on retrouve la patte de Scorcese ici (Les affranchis - Casino - Gang of New York - ...) et des acteurs au début de leur carrière (T.Cruise, E.Mastrantonio) et d'autres à leur crépuscule (P.Newman) Ici, Scorsese dresse les rapports amicaux, fraternels ou scolaires (comme vous voudrez) entre un jeune joueur plein d'espoir, Vincent (joué par notre cher Tom Cruise), et Eddie Felson, dont la carrière, au contraire de son talent, n'existe plus.
selenie

7 460 abonnés 6 689 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 juillet 2010
Etant joueur de billard ce film a un certain charme mais en tant que cinéphile (aussi) il faut avouer que ce film reste surestimé. Beaucoup trop de gens se laisse aller à une démagogie pro-Scorcese et/ou pro-Cruise... Ce pseudo-"Arnaqueur2" n'a strictement rien à voir avec le premier, chef d'oeuvre de 1961 où la psychologie de Eddie Felton était le fil conducteur du film. Dans cette pseudo-suite Eddie Felton n'a rien à voir avec son passé, Paul Newman s'amuse juste genre guest star de luxe. Le scénario est un classique du passage de témoin générationnel. Scorcese s'est même laissé aller à filmé des billes qui s'entrechoquent pour parsemés sont films d'intermèdes peu inventifs. Tom Cruise est trop cabotin, il en fait des tonnes. Mary Elizabeth Mastrantonio est splendide et on déplore une apparition de Forest Withaker trop courte. UN petit film, sans être râté reste tout de même dans le Flop 3 de Scorcese.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse