25 ans après "L'Arnaqueur", Paul Newman reprend le rôle d'Eddie Felson sous la houlette de Martin Scorsese face à une jeune tête brûlée incarnée par un Tom Cruise à ses débuts, plutôt bon mais pas assez convaincant et Eddie se replonge dans la passion du billard. Cette "suite" bénéficie de la mise en scène fluide de Scorsese qui filme les parties de billards sous des angles intéressants mais le scénario n'est pas plus original que ça, reprenant le concept du vieux mentor et de son apprenti têtu. Mais Paul Newman est décidément impeccable.
Que ce soit la proposition du personnage incarné par Paul Newman, la décision de celui de Tom Cruise, ou encore les nombreux dialogues qui débarquent n’importe comment...tout sera très mal amené, au point de flirter avec le degré zéro en terme de crédibilité. Ça en deviendra donc extrêmement facile, et indigne du travail de Scorsese. Même la mise en scène du cinéaste (pourtant génie en la matière) ne trouvera aucun charme. On ne reconnaît donc pas son style (si ce n'est la scène de la boule de billard filmée à la première personne qui dure 3 secondes), le couple Cruise/Mastrantonio ne fonctionne pas d'un poil (on est proche de deux inconnus l'un pour l'autre), et concernant le sujet principal, à savoir le billard, le niveau de jeu est plutôt ridicule...le mec soi-disant talentueux joue aussi bien que ma grand-mère (tu m'étonnes, toutes les boules sont parfaitement placées en amont). Il faudra attendre la toute fin du film pour apercevoir un jeu un peu plus "spectaculaire". Ce scénario n’a clairement pas été écrit de façon à le rendre un minimum intéressant ; l’ennui royal sera rapidement prononcé. "La couleur de l’argent" est un passage à vide dans la carrière du grand Scorsese (dont je suis pourtant un immense fan).
Pas pour tout le monde mais pour les amateurs purs et durs de billard, peut-être bien que oui. Mais pour les autres, l'intérêt du film se détériore, s'identifier aux personnages ne discutant de rien d'autre à part de ce loisir est un peu déroutant pour un sujet très fermé. Même mis en scène par Martin Scorsese et interprété par Paul Newman qui a remporté un Oscar pour ce rôle mais au bout du compte il n'est pas si bluffant que ça, il incarne un homme apprenant à Tom Cruise ( un pitre qui en fait trop ) à devenir un champion de billard. Ce n'est pas dans cette situation que la tension psychologique risque d'être élévée ! Une histoire d'amour gnangnan, avec Mary Elisabeth Mastrantonio , actrice d'habitude insupportable mais qui est posée cette fois-ci. Et l'apparition trop brève de Forest Whitaker n'a rien de plaisant, on aurait plus donné de temps à un acteur talentueux comme lui. Soporifique et réservé, la Couleur de l'Argent ne joint pas la liste du meilleur de Scorsese, mais dans la catégorie très moyen il a son billet d'entrée.
Suite à deux échecs commerciaux successifs (King of Comedy et After Hours), Martin Scorsese tente de retrouver la confiance des studios avec cette suite du célèbre Arnaqueur de Robert Rossen. Pour assurer ses arrières, le réalisateur s’appuie sur deux valeurs sûres du 7eme art: une star montante (le jeune Tom Cruise), et une vedette confirmée (le grand Paul Newman) dans un duo mentor/élève assez marquant. Si Paul Newman livre une prestation impeccable, comme à son habitude, je suis un peu plus réservé sur le jeu de Tom Cruise, un poil excessif à mon goût. La mise en scène est magistrale, surtout pendant les parties de billard totalement jouissives. La Couleur de L’Argent n’est certes pas une des œuvres les plus marquantes de Scorsese, mais il reste un film agréable à regarder et portant sur un thème relativement peu traité au cinéma avec en sus une belle réflexion sur le conflit passion/argent.
De bons acteurs, un scénario moyennement crédible et tellement évident. Quelques belles parties de billards. Rien de transcendant mais regardable pour le jeu d'acteurs.
Avec The Color of Money, Scorsese nous livre une suite au film L'Arnaqueur avec toujours Paul Newman en Fast Eddie. À celui-ci s'ajoute Tom Cruise dans un de ses rôles typiques des années 80 : le branleur vantard qui gagne toujours à la fin. Bien que le film soit très bien écrit et interprété, certain détails font de ce film une petite déception : la musique rock manque (même si la bande son reste honnête), l'abus de montage typique des 80's est vraiment moyen et la photographie manque d'originalité. Néanmoins, ce film reste très sympa et un bon divertissement qui mérite le détour ne serait ce que pour le personnage de Fast Eddie et ses répliques fabuleuses.
C’est un grand plaisir que de retrouver Eddie « le fortiche » vingt cinq ans après son histoire racontée dans « L’arnaqueur », formidablement interprété par le même Paul Newman, avec à la fois charisme et subtilité. Ce « come-back » du champion de billard est superbement mis en scène par Scorsese, avec des plans très expressifs, et une caméra virevoltante (la « démonstration » de Vincent lors d’une partie est mémorable). Il capte, et fait ressentir, l’ambiance et l’esprit des salles de billard de seconde zone, et parvient à créer une sorte de fascination pour les personnages (à noter aussi l’intérêt des portraits des personnages « secondaires »). C’est un vrai régal, jusqu’à ce que les évènements prennent un tour plus « spectaculaire », et que se perde un peu la cohérence des comportements. C’est dommage, mais il en reste un excellent souvenir de cinéma.
Le film s’ouvre sur un long dialogue bavard et ésotérique sur le billard introduisant les personnages à tempéraments opposés. La suite est plus animée, avec une mise en scène de caractère et une BO soignée. Au final un petit Scorcese.
La Couleur de l'argent est un film fade et soporifique qui n'offre pas grand chose de bien captivant. Néanmoins l'écriture est intelligente et Scorsese, bien qu'un peu timide, réussi à instiller des plans rondement inspirés... Mais le tout manque quand même sévèrement de panache!
Suite du surprenant chef d'oeuvre de Robert Rossen "L'Arnaqueur", "La Couleur de l'argent" est une déception d'autant plus qu'elle venait a-priori d'une très belle combinaison de talents. L'histoire, tout d'abord, n'est guère passionnante n'arrivant jamais à mettre bien en relief l'opposition entre le vieux briscard, interprété par Paul Newman, et le jeune con fou, interprété par Tom Cruise. Martin Scorsese apparaît en très petite forme car la seule véritable contribution qu'il apporte au film sont uniquement des jolis zooms avant sur ses comédiens. On ne le sent pas du tout à l'aise avec le sujet du film. Quand à Tom Cruise, il tombe souvent dans un cabotinage très vite agaçant qui contraste trop singulièrement avec la sobriété de Paul Newman. Ce dernier est sans conteste le point fort du film, jouant admirablement de son charisme et de son élégance. Même s'il n'est pas difficile de penser qu'il a eu un Oscar pour ce rôle plus pour faire oublier qu'il avait été nommé un grand nombre de fois auparavant sans l'avoir remporté que pour son interprétation en elle-même. Une oeuvre à oublier dans la prestigieuse carrière de son grand cinéaste.
La Couleur de l'argent est un très bon film de Martin Scorsese. Le scénario est travaillé, le film est intéressant, la mise en scène du réalisateur est irréprochable, le rythme fonctionne parfaitement et on reste scotché au film du début à la fin. De plus, les acteurs comme Paul Newman et Tom Cruise sont excellents dans leurs rôles. Bref, c’est un sans-faute.
2 étoiles pour la prestation de Newman qui mérite amplement son oscar et qui éclipse sans mal l'interprétation irritante de Tom Cruise dans un type de personnage qu'il joue environ dans tous ses films. On ne va pas crier au génie comme certains fans, il ne faut pas être un expert pour reconnaître ici un film commercial de la part de Scorcese pour retrouver la confiance de ses financiers (époque difficile pour Martin restant sur 2 gros échecs commerciaux). La mise en scène est simplette et le scénario tombe souvent dans les grosses ficelles visibles à 3 kilomètres que l'on se tape dans tous les mauvais films qui veulent faire genre (exemple: quand P. Newman déclare forfait du tournoi, c'est tellement convenu et peu crédible...). Heureusement que la qualité du personnage d'Eddy (qui est le même personnage que dans "l'arnaqueur" (the hustler) et non "l'arnaque" (the sting)) et son interprète (Newman) sauvent les meubles. Un film très inférieur à "l'arnaque", voire dans un registre plus comique à "les blancs ne savent pas sauter". Un Scorcese qui n'en a que le nom, mais on commence a en avoir l'habitude.
La Couleur de l’Argent doit probablement être le film de chevet de tout les joueurs de billards tellement celui-ci a une part importante dans le film. A tel point que pour les non-amateurs le film arrive moins à intéresser car il n’y pas vraiment d’éléments qui permettent à n’importe qui de s’identifier aux personnages, or cela me semble nécessaire pour un film ayant un sujet si précis. Paul Newman est bon comme à son habitude et Tom Cruise surprend particulièrement, interprétant admirablement son rôle. La bande-sonore est constitué principalement de tubes des années 80 mais contient également 2 ou 3 morceaux de jazz par-ci par-là, elle rajoute au ton très léger du film. Ce film serait rapidement tombé dans l’oubli si Scorsese n’était pas derrière la caméra car effet c’est la mise en scène du film qui rend le film intéressant. Scorsese zoom, fait des travellings rapides, des panoramiques qui ne le sont pas moins et intègre de jolies effets de cadrage et de montage, apportant à ces parties de billard tout ce qu’il faut de rythme. Avec La Couleur de l’Argent Scorsese réalise probablement son film le plus « superficiel » qui n’en reste pas moins sympathique à regarder.
Un scorcese c'est un scorcese. Newman envoute la camera , cruise joue comme personne, le tout sous la camera de scorcese le maitre, les partie de billard sont forte. CULTE
Au cours de la vision de ce film de commande pour M. Scorsese, j'ai pris une claque au niveau de la mise en scène. En effet, sur une histoire au premier abord assez basique, ce maestro sublime la plupart des scènes de billard (et elles sont nombreuses) en faisant étalage de toute sa science de cet art en multipliant les raccords de mouvement de folie, les travelling à 360° d'une époustouflante maîtrise, les ralentis exquis (comme celui avec la petite poussière bleue qui gicle au contact de la queue avec la boule) ou encore les entrées et sorties de champ des boules. Entre-temps, il dirige un P. Newman en état de grâce (un oscar mérité et pas seulement pour l'ensemble de sa carrière, injustement vierge de statuettes jusque là), époustouflant en vieil arnaqueur fatigué mais encore vigoureux, associé à un T. Cruise encore trop fougueux et qui en fait des caisses mais aussi une M. E. Mastrantonio impeccable. Le scénario se révèle très intéressant, y compris pour les non-initiés, et peu prévisible. D'une incroyable maîtrise technique, éclairé et monté à la perfection, avec des scènes de haute volée, un film de commande comme on aimerai en voir plus. Le seul bémol qui fait que l'on voit que c'est une commande, c'est l'absence des thèmes chers à Scorsese ainsi que certains de ses effets de style favoris (comme la giclée de sang, référence biblique de l'expiation). D'autres critiques sur