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Un visiteur
2,0
Publiée le 23 novembre 2012
Malgré la beauté visuel de l’œuvre (photographie, décors, costumes) et l’interprétation juste des acteurs, je me suis vraiment ennuyé devant ce film, très mou !!
Le film fut éreinté par la critique après sa présentation au Festival de Cannes en 1974 à un tel point que Jean-Paul Belmondo (également producteur) en fut durablement marqué. Mal inspirée, bavarde, confuse, molle, ennuyeuse, l’affaire Staviski méritait un autre traitement que celui dirigé par Alain Renais
Belmondo s'offre un sacré contre emploi dans ce film d'Alain Resnais, dans Stavisky il joue un truand en col blanc, un escroc qui aime le tape à l'œil, qui rejette cette position d'escroc refusant de se voir tel qu'il est. J'ai beaucoup aimé le duo qu'il forme avec son "employé de confiance" joué par Francois Perier que j'ai peu vu dans d'autres films mais que j'ai trouvé excellent comme Claude Rich d'ailleurs. Si l'interprétation est solide c'est moins le cas de l'impression d'ensemble que donne le film, trop académique à mon goût et manquant de surprise.
Sans conteste l'un des tous meilleurs films d'Alain Resnais qui profite de la flamboyance du jeu d'un Belmondo qui magnifie tout à chacune de ses apparitions à l'écran. L'intelligence de Resnais est d'entourer Belmondo d'une pléiade de seconds rôles tous plus réussis les uns que les autres. A souligner aussi l'intelligence du scénario imprimant une voie parallèle nécessaire à la compréhension de l'histoire..., la grande ! Un très beau film.
L'histoire d'un escroc de la haute société avec des éléments véridique et d'autres de pure fiction. Resnais retrace le parcours de cet homme mais arrive difficilement à le rendre passionnant pourtant le matériel était présent et en plus un casting de haut vol. Le récit se perd par moments mais la mise en scène est réussie.
Un film captivant pour la forme. La construction loin d’une vision temporelle qui met en avant les actions du personnage et les interactions avec son entourage davantage que sur les événements de sa vie privée. Une raideur peut-être qu’on pourrait lui reprocher mais Belmondo prend le personnage à bras le corps. Et quel plaisir de voir Charles Boyer.
En 1934, l'affaire Stavisky éclate, dévoilant au grand jour de faux bonds au porteur, éclaboussant les politiques et provoquant des émeutes. Retranscrire ces événements au cinéma est pour le moins séduisant, surtout quand c'est Jean-Paul Belmondo qui incarne cet escroc séducteur et embobineur. Mais voilà, la sauce ne prend jamais vraiment, en grande partie car tout est confus dans le film. Entre des tournages en studio qui perdent le spectateur sur là où se déroule l'action (malgré les écriteaux intégrés au montage !), le parallèle maladroit avec l'arrivée de Trotski en France, des personnages très froids dans l'ensemble, et un scénario qui se centre sur son protagoniste en développant à peine ses combines et leurs conséquences, le film est longuet. Par ailleurs, un spectateur ignorant les tenants et aboutissants de l'affaire, risque d'être complètement paumé ! On repère toutefois quelques effets de mise en scène intéressants, et une galerie sympathique de seconds rôle (dont de tous jeunes Gérard Depardieu et Niels Arestrup !). Mais c'est trop peu pour en faire un bon film.
Un film plus commercial pour Alain Resnais , sur un sujet célèbre qui avait défrayée la chronique dans les années 30. mais le scénario manque un peu d'innovation, et la réalisation est souvent lente et un peu insipide .Belmondo fait un bon numéro , mais sans plus.
Très bon film d’Alain Resnais, irréprochable, mais qui fut mal accueilli par la critique cannoise – on ne saura jamais pourquoi –. Il fit tout de même son million d’entrées. Belmondo, ça paye toujours ! On retrouve la suprême élégance d’Alain Resnais mais ce n’est pas un biopic, de qui déplut peut-être, mais une sorte de puzzle qui va et vient dans le temps et s’attarde surtout sur l’escroc charmeur et l’inconséquence du monde d’alors… qui n’a rien à envier à notre monde contemporain. C’est bien interprété, très classique, si l’on exclut hélas Anny Duperey qui fait vraiment potiche. C’est bien dommage pour une telle actrice. L’ambiance art-déco et les miasmes de la politique sont bien transcrits, le montage est très dynamique mais confus, volontairement probablement. Un film qui a bien vieilli.
Je comprends mieux les réactions négatives suscitées par ce film après l’avoir visionné. Non pas qu’il soit mauvais, c’est tout de même Alain Resnais à la manœuvre, mais il y a vraiment trop de défauts. D’abord le scénario, qui survole complètement les magouilles de cet escroc et ne donne quasiment aucune explication, si bien que l’immense majorité des spectateurs ne comprend pas. Ensuite, le choix de Jean-Paul Belmondo, qui n’a pas du tout le physique approprié pour cet emploi, son talent d’acteur n’étant évidemment pas mis en cause. Enfin, la bande sonore, agaçante au plus haut point. Ça fait tout de même beaucoup. Reste une bonne reconstitution d’époque , des prises de vue de qualité, et une équipe d’acteurs-actrices de haut niveau. Hélas, pour le côté historique, je suis vraiment resté sur ma faim et j’aimerais qu’un réalisateur d’aujourd’hui reprenne cette histoire en se concentrant sur les tenants et les aboutissants…
Une projection agréable, un rôle prépondérant confié à Belmondo, flamboyant comme devait l'être le dénommé Stavisky, dont la fêlure originelle n'arrive que très tardivement. Entouré d'une pléiade de grands acteurs des années 70. Un récit de forme d'apparence assez banale, voire inhabituelle chez Resnais. Certes quelques flashbacks déroutants viennent ponctuer le montage. Resnais s'attache à suivre l'homme, pure illusion, reflet grossissant des dérives des années trente, un peti Madoff avant l'heure, et laisse de coté les répercussions politiques de l'affaire. Il reprend pourtant les inserts relatifs à l'arrivée de Trotsky en France, issus probablement du bouquin de Semprun, qui se juxtaposent de façon hétérogène dans le thème principal. Périer est mutique et parfait en homme de confiance. Annie Duperrey en oie blanche couverte de fleurs manque de relief. Car Belmondo attire trop la lumière, et Resnais aime saisir ces moments suspendus quand l'homme fend la carapace. TV1 -septembre 22
L'affaire "Stavisky" qui ébranla fortement la 3ème République a de quoi être passionnante sur le papier. Avec un casting 4 étoiles Alain Resnais avait de quoi faire un très grand film mais il se perd malheureusement lui-même dans les magouilles du héros. La profusion de protagonistes et d'intrigues en tout genre rendent le scénario un peu confus et finalement aucun personnage, pas même le héros, n'est traité en profondeur. L'enjeu, pourtant énorme, ne prend jamais véritablement aux tripes. Formellement par contre le film est très réussi, les costumes, les décors et la photographie rattrape un peu la mollesse du scénario. Ce bide critiques sera très important dans la carrière de Belmondo qui se penchera essentiellement vers des rôles plus populaires, accessibles au plus grand nombre.
Malgrés la présence forte de Belmondo, ce film n'est pas l'un de ses meilleurs, qui relate trop politiquement la vie du gangster du rôle titre. Il ne succite guère d'intérêt. On peut s'attarder tout de même sur la reconstitution soigné de l'époque d'entre deux guerre. Memorable, Michael Lonsdale, qui avec sa voix, plus que reconnaissante, donne de la classe à ce film, et Claude Rich, Charles Boyer, François Périer, également. Et la présence aussi de somptueuse actrice, comme Anny Duperey. Un petit rôle, pour Gérard Depardieu, qui crève déjà l'écran. Un finale certainement lié au fait réel et qui donne encore une fin dramatique pour bebel.