La Belle équipe
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Max Rss
Max Rss

260 abonnés 2 331 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 novembre 2021
Alors oui, on peut aisément le dire : sur pas mal de points, cette "Belle équipe", à nous, spectateurs du 21ème siècle, nous apparaît comme très datée. Que ce soit son cadre, son contexte social et politique, sa musique, ses personnages, le langage et le phrasé desdits personnages, ainsi que les rapports qu'ils peuvent avoir entre eux mais, il y a trois choses que rien ne lui enlèvera, pas même ses 85 ans d'âge : son charme, son humanité (malgré un final pessimiste) et l'universalité de son propos. Cinq amis chômeurs et fauchés comme les blés gagnant à la loterie et qui, forts de ce gain et armés d'une amitié semblant être à toute épreuve,, vont en suer pendant des mois pour ouvrir une guinguette, à laquelle ils donneront un nom qui est tout un symbole. Le leur évidemment mais un symbole reste un symbole. Maintenant que j'en suis là, je me pose une question terriblement délicate : "La belle équipe" est-elle (comme un autre internaute le clame haut et fort ici-même) est-elle le plus beau film jamais fait sur l'amitié masculine ? Moi, et avec tout ce que j'ai de connaissances, je réponds oui, sans hésiter. Allez, sur ce, je vous laisse les potes, même si le temps n'est guère clément en ce moment par ici, je vais faire un petit tour, me promener au bord de l'eau, aux trémolos des petits oiseaux et j'en profiterai pour saluer Gabin, Vanel, Duvivier et compagnie.
Hotinhere

806 abonnés 5 531 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 octobre 2022
Une ode à l'amitié qui retranscrit bien l'atmosphère d'une époque et les espoirs soulevés par l'arrivée du Front Populaire, portée par un casting formidable.
Ykarpathakis157

6 233 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mai 2021
C'est un film pour les amateurs de nostalgie. L'un des quelques films qui incarnent le cinéma français des années trente. Gabin, Charles Vanel et Viviane Romance se sont avérés des acteurs durables. Gabin bien sûr s'est avéré le plus durable de tous et le plus emblématique de ces acteurs. La Belle Équipe a été tourné à l'époque de Pépé Le Moko et les films à venir qui étaient Quai des Brumes, Le jour se lève puis les grands films d'après-guerre, Touchez pas au grisbi, Le Chat, La Traversée de Paris. Il s'agit avant tout d'un film sur la dépression mais c'est surtout aussi un film sur la camaraderie, sa force et sa fragilité. Lorsqu'ils n'ont pas le change les cinq amis sont forts mais lorsqu'ils touchent les numéros de la loterie nationale tout commence à s'effondrer de l'intérieur. C'est un curieux mélange de lyrisme de scènes pastorales le long de la Marne avec des chansons sentimentales et Gabin chantant est quelque chose à entendre. Duvivier ne fait pas l'objet d'une attention particulière aujourd'hui et pourtant il reste un réalisateur clé du cinéma français...
Eselce

1 630 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 janvier 2021
Un bon film des années 30 sur l'amitié et les idées qui en naissent pour souder les liens. J'ai beaucoup aimé le scénario, les acteurs sont bien choisis et le film monte en intensité jusqu'au final. Bien qu'il n'y ait pas beaucoup de surprise car l'on devine à mesure de l'intrigue, cela reste une belle oeuvre.
Ducerceau
Ducerceau

21 abonnés 693 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 janvier 2021
L'équipe est toujours belle tant qu'on construit quelque chose ensemble. Ensuite, c'est beaucoup plus difficile de la faire durer. Et ce sont souvent les femmes qui les font éclater comme beaucoup de groupes musicaux (Beatles, Téléphone, etc...). On a dit que c'était le film du Front Populaire qui promettait des lendemains qui chantent. Mais il s'est divisé comme la Belle Equipe. Pendant ce temps-là, Hitler préparait son peuple à la guerre.
Fabien S.

693 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 janvier 2021
Un chef d'oeuvre avec Jean Gabin . Un bon film noir de 1936 avec de bons dialogues et de belles répliques.
Cricriiiiiiii
Cricriiiiiiii

96 abonnés 915 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 décembre 2020
Un film désuet qui vaut surtout comme témoignage d'une époque révolue. Les scènes et le jeu des acteurs y sont très théâtraux et trop gentillets pour espérer susciter un réel intérêt, d'autant que la mécanique de l'histoire est on ne peut plus prévisible.
GéDéon
GéDéon

143 abonnés 755 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 octobre 2022
Cette comédie dramatique, signée Julien Duvivier, est sortie en 1936 à l’époque du Front populaire. Cinq chômeurs, ayant gagné le gros lot de la loterie nationale, décident de s’associer pour retaper une bicoque et la transformer en guinguette. C’est le temps de l’insouciance et de l’amitié fraternelle. Malheureusement, les ennuis arrivent progressivement. Jean Gabin et Charles Vanel s’imposent avec talent grâce à leur charisme. A noter que l’œuvre comporte deux dénouements différents. Le premier optimiste fut imposé par les producteurs, tandis que le deuxième plus sombre était le choix du réalisateur. Bref, un film choral très attachant.
Jack G
Jack G

13 abonnés 175 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 avril 2020
Après le tournage du Golem (1936), le réalisateur Julien Duvivier se consacre à une production restée dans les mémoires comme étant le reflet, qu’elle offre bien malgré elle, à la fièvre populaire dans un contexte politique français historique : la victoire du Front Populaire et le rassemblement des forces de gauche sous la houlette de Léon Blum, aux élections législatives de mai 1936.
Réalisé lors de l’été suivant, La Belle Equipe coïncide avec cet évènement historique majeur. Néanmoins, malgré sa réputation politisée au service du Front Populaire, Julien Duvivier n’a jamais voulu faire de son œuvre le porte-voix des projets politiques et sociaux d’une gauche éclectique et triomphante. Pourtant, l’Histoire en a décidé autrement, sans doute en raison de son esprit enthousiaste et plein d’espérance qui s’inscrit dans son temps.
Cinq ouvriers au chômage et dans la misère remportent le gros lot à la loterie et décident d’acheter une bâtisse délabrée sur les bords de la Marne, dans l’objectif de la transformer en une guinguette populaire, festive et fructueuse. Toutefois, malgré le flux joyeux du gain à la loterie et de l’espoir d’une vie paisible qui en découle, le reflux s’avère destructeur pour cette bande d’amis soudée, l’argent et les femmes devenant les causes de leur perte. Prônant les valeurs d’amitié, de fraternité et de solidarité, La Belle Equipe est probablement la production cinématographique la plus injustement assimilée à la ferveur qui a découlé de la consécration politique du Front Populaire. Il faut dire que Duvivier n’a jamais été très intéressé par la politique et a encore moins été séduit par l’idéal collectiviste défendu par la gauche. Pessimiste et méfiant par nature, le concept du groupe fraternel uni et indivisible a toujours suscité ses doutes, comme on le voit dans l’éclatement progressif de cette bande d’amis.
La Belle Equipe est aussi l’une des représentations les plus fidèles du réalisme poétique, courant cinématographique en vogue au cours des années 1930, porte-voix du Front Populaire sur les écrans et porté par de célèbres réalisateurs français (Marcel Carné et Jean Renoir entre autres). Peut-être est-ce aussi là, la source de cet amalgame enraciné quant aux motivations du réalisateur. Le cadre naturel et bucolique du lieu de tournage, dans le Val-de-Marne, fait écho aux racines naturalistes du mouvement, quand l’environnement populaire des personnages et leur confrontation à la fatalité sont des thèmes emblématiques du réalisme poétique.
En effet, après une première partie pleine d’enthousiasme, le destin tragique rattrape inévitablement cette belle équipe et la disloque, rappelant ainsi le fragile équilibre de la vie, que même la richesse ne peut préserver. Finalement, ce gain à la loterie s’avère être un cadeau empoisonné et cette bande de joyeux lurons n’a jamais été aussi forte et soudée que lorsqu’elle était plongée dans la précarité. Ajoutez aux ravages de l’argent la cupidité et le cynisme d’une femme malveillante, et vous obtiendrez un cocktail explosif capable de détruite n’importe quelle amitié. Il faut dire que chez Duvivier, les femmes apportent le malheur, que ce soit volontairement, comme avec Gina, ou de manière involontaire, comme le prouve Huguette, qui pousse sans le vouloir son fiancé Mario à quitter ses amis et changer de pays. Et c’est justement la principale faiblesse de La Belle Equipe : son pessimisme exagéré, dont l’apothéose s’exprime dans un final tragique.
Figure du héros prolétaire et tragique empreint de romantisme et de noblesse, Jean Gabin signe sa troisième collaboration avec Duvivier après Maria Chapdelaine (1934) et La Bandera (1935), ce dernier film étant celui qui lui offre son premier grand succès et qui participe grandement à fonder le mythe autour de sa personne. Son charisme et sa stature ne laissent guère de place à ses camarades de jeu, seul Charles Vanel parvenant à lui tenir tête en de rares occasions. Le film est aussi un tremplin pour Viviane Romance dans son rôle misogyne de femme vénale et venimeuse.
La première projection du film reçoit un accueil très mitigé, les spectateurs ne goûtant guère la noirceur de la fin imaginée par Duvivier. Les producteurs demandent donc à ce dernier de substituer à cette fin malheureuse un épilogue plus optimiste, afin de correspondre aux débuts prometteurs du Front Populaire. Le cinéaste refuse d’abord avant de finalement accepter de soumettre deux versions à un panel de spectateurs et de choisir la fin qui sera plébiscitée. Le verdict est sans appel : le public veut la fin heureuse (305 voix sur 366 spectateurs). Duvivier se plie à la vox populi mais regrettera toujours cette fin candide qui dénature le propos qu’il a voulu donner au film. En fait, aucune des deux fins n’est réellement convaincante : le happy-end apparait totalement fantaisiste tandis que la conclusion tragique manque de crédibilité.
Inscrit à tort dans la ferveur populaire résultant du triomphe du Front Populaire, La Belle Equipe souffre pourtant de son esprit utopique et irréaliste à travers un entrain manifeste et exagéré. Duvivier ne souhaitait pas faire un film joyeux et optimiste, c’est pourtant raté, et la fin tragique qu’il a tourné en premier lieu ne parvient même pas à servir son propos tant elle semble venue de nulle part, après un retournement de situation incompréhensible. Le résultat offre un faux film de propagande à la gloire de la victoire du rassemblement des gauches et échoue dans son projet de dénoncer la fragilité de la collectivité et de la vie. Ironiquement, on pourrait penser que Duvivier en a fait l’éloge.
Régine B
Régine B

1 abonné 47 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 mars 2020
Une bande d'amis gagne à loterie. Ils décident d'ouvrir une guiguette... Ce film raconte une belle histoire d'amitié, c'est une sorte de métaphore du communisme réalisée peu avant le Front populaire.
Mais l'argent et les femmes, vénales comme sincères, gâchent tout et cet aspect misogyne est assez désagréable aujourd'hui !
Il en existe deux fins, l'une optimiste voulue par les exploitants et que personellement je préfère et l'autre tragique, défendue par Duvivier.
A noter la présence de Charpin, plutôt rare en dehors des films de Pagnol et une chanson mythique "Quand on s'promène au bord de l'eau" chantée par Jean Gabin.

Les répliques à retenir :
Viviane Romance (Gina) : "Dans la vie il y a les forts et les poires"
Jean Gabin (Jeannot) : "Et qu'est-ce que tu fais des morues ?"
mouh M.
mouh M.

6 abonnés 167 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 février 2020
A l'époque ce film se défendait certainement très bien. Mais maintenant on voit tous les défauts. Une histoire franchouillarde et pas crédible. Des acteurs qui surjouent la bonne humeur. Gabin simplifiera son style durant l'après guerre. Ça manque aussi cruellement d'humour et les acteurs trop nombreux se marchent dessus. Casque d'or, 20 ans plus tard sera bien meilleur.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 janvier 2020
Un film vieillot qui donne l’impression forte qu’on a affaire à un chef-d’œuvre que maintenant, qu’il existe deux fins, une morale imposée positive cachant sous une couverture l’autre alternative pessimiste, la censure date jusqu’à à sa sortie poussiéreuse dans les salles.
Inutile de se déplacer, la flemme que c’est disponible, le laborieux n’épuise nos infatigables gaillards, du romantisme Hugoniste ce scénario tragi-comique, où ces rôles de cinq chômeurs dont Jean Gabin, rien que pour le dinosaure du cinéma français.

Charles Vanel me dit quelque chose en mode spoiler, c’est une amitié fait divers dans cette France 1936, tout est noir et blanc comme couleur mise en scène, des logeurs qui forment la belle équipe à l’hôtel du roi d’Angleterre, un palais figure de style traversant la mer outre-atlantique.
La province installation réseau ligne électrique communication pilote d’une nouvelle France, l’un d’entre eux sans emploi précaire et stable, rêve de meilleurs opportunités que le bout du nez affrontant conjoncture réaliste, tout ça intrigante romance se battant pour une magnifique attribuable note 20/20.
Nicolas S
Nicolas S

55 abonnés 679 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 octobre 2019
Bien que souvent associé au Front populaire, 'La Belle équipe' raconte en fait une histoire universelle : l'argent corrompt tout, et tout le monde. Les dialogues sont souvent truculents, mais l'histoire se déploie de façon un peu trop mécanique, si bien que l'on en vient à se dire que le dénouement de Duvivier est finalement moins subversif que celui que les studios lui avaient imposé à l'époque.
ronny1
ronny1

59 abonnés 913 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2019
En faisant une analyse de classe de « La belle équipe » il paraît évident qu’aucun des cinq « heureux » gagnants de la loterie n’appartiennent au club des possédants. Ils s’uniront pour réaliser « une belle idée » spoiler: que le destin et la société s’efforceront d’anéantir.
spoiler: D’un départ à cause d’une femme, à l’expulsion de Mario, réfugié espagnol en passant par la mort accidentelle du bout en train, l’équipe se retrouve réduite à charlot (Charles Vanel) et Jean (Jean Gabin), tout les deux amoureux de la même femme fatale (Viviane Romance archétype de ce que Gabin qualifie de « morue »). Tout cela sous la pression d’un possédant : l’ancien propriétaire qui leur a vendu une ruine, cherche à récupérer ce que la belle équipe a transformé en une belle guinguette
. Duvivier décrit avec tendresse ces cinq gars attachants, avec la petite fiancée de Mario et sa grand mère spoiler: (grand moment d’émotion lorsque Jean invite cette dernière à danser pour ouvrir le bal musette).
spoiler: Systématiquement et implacablement, les pans de l’utopie sont démolis les uns après les autres. Duvivier et Charles Spaak déroulent une tragédie, dont la noirceur gagne peu à peu et la fin implacable souligne le bonheur comme un rêve inaccessible, tout devant toujours mal se terminer.
Réalisé en 1936, c’est à la fois la grandeur et la limitée de ce film au pessimisme prémonitoire. La mise en scène époustouflante, enchaîne les grands moments (la scène de l’escalier, les corps couchés sur le toit empêchant les tuiles de s’envoler dans la tempête, etc..) et une direction d’acteur de haut niveau où brillent particulièrement Jean Gabin qui dégage une force hors du commun, face aux hésitations du malheureux Charles Vanel et entre eux, Viviane Romance, Vénale, torride, manipulatrice et cruelle. Une fois n’est pas coutume, les seconds rôles (Raymond Aimos en titi plus vrai que nature, Micheline Cheirel la petite fiancée pleine d’énergie positive et Raphaël Medina qui joue Mario) et jusqu’aux rôles moins importants le truculent Charpin en tête. Trop longtemps la réputation de « La belle équipe » s’était résumée à son côté front populaire et à la chanson « Quand on se promène au bord de l’eau ». C’est évidemment très restrictif pour ce qui représente, à mon sens, la seule fois où Duvivier a su dépasser le stade de grand film pour réaliser un chef d’œuvre. La version sortie en salle offrait une fin nettement plus optimiste. Trahison fréquente chez certains producteurs/marchands de bretelles (rayez la mention inutile).
Caine78

7 793 abonnés 7 404 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 août 2018
J'en gardais un souvenir assez vague car vu il y a longtemps (et trop jeune) : le revoir a été un enchantement. Véritable emblème du cinéma du Front Populaire, « La Belle Équipe » a tout bon du début à la fin : cela paraît tout simple, mais Julien Duvivier montre ici une science de la réalisation, du récit rendant presque chaque scène touchante, voire franchement émouvante. Dialogues, enjeux, personnages, interprétation : tout est d'une juste incroyable, chaque mot, chaque échange semblant avoir été étudié pour toucher au cœur. Pourtant, pas de grandes phrases ou d'envolées lyriques, mais une vraie belle histoire d'amitié, d'une formidable générosité, où le cinéaste fait preuve d'un superbe esprit collectif, à l'image d'une mise en scène faisant la part belle aux scènes de « foule », bannissant presque le moindre gros plan. Cette humanité débordante n'empêche toutefois pas la profonde noirceur du récit, à base de destin, de malchance, de rencontres fatales, incarnées avec une sensualité, un venin parfaitement caractéristique du talent de la somptueuse Viviane Romance. Le léger recul m'empêche de lui mettre une note supérieure, car m'ayant un peu moins marqué que d'autres titres majeurs de l'époque (ceux de Duvivier, compris, évidemment), mais une œuvre magnifiquement représentative de son époque, emblématique d'un cinéma français alors au sommet de son art : une très, très belle équipe.
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