La Belle équipe
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TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 novembre 2015
Disons le tout net, malgré sa première fin grotesque et son pessimisme invétéré 'La belle équipe'' reste pour moi le plus beau film sur l'amitié masculine que j'ai vu. La deuxième fin qui constitue la version actuelle ne confirme pas plus mon propos, elle est simplement mieux adaptée à l'ensemble des événements bien que non pleinement satisfaisante. Les deux fins resteront le point faible du film beaucoup plus sur leurs formes que sur leurs fonds. Il y a tant de beaux moments dans ce chef d'oeuvre que ces deux fins s'oublient au profit de séquences aussi belles les une que les autres; je n'en citerai qu'une lorsque Gabin fait entendre sa belle voix et que ce sont les travellings qui chantent. Tout n'est que bonne humeur et gaité, le temps du front populaire ne pouvait être mieux décrit, la joie et les projets heureux de la jeunesse débordent de partout. La belle équipe est la meilleure occasion pour porter Jean Gabin aux nues, c'est pour moi son rôle le plus inoubliable, je le trouve d'une justesse absolue. Il a l'occasion de montrer l'étendu de son talent et de rendre crédible les qualités exceptionnelles de son personnage qui se nomme Jean, ce ne peut être un hasard. Quiconque à un peu vécu connait les difficultés rencontrées lors des rapports de jalousie et la force de caractère qu'il faut pour s'en sortir…Jean Gabin avait tout pour nous en convaincre.
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 décembre 2012
Une belle histoire voulue par Gabin. Voir les deux fins différentes (la véritable fût la plus tragique, l'autre voulut par les producteurs). Malgré l'échec dès sa sortie en septembre 1936, le film reste une merveille à découvrir.
brunocinoche
brunocinoche

136 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2016
C'est une reprise au titre encore plus évocateur aujourd'hui. Un beau film sur l'amitié, bien représentatif du cinéma français des années 30. Gabin et Vanel sont excellents. Avec en prime, la possibilité de voir 2 fins, l'une optimiste, l'une pessimiste, la meilleure.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 janvier 2023
« La belle équipe » de Julien Duvivier (1936). Le pitch est bien connu : 5 compagnons de misère au chômage Jean (Jean Gabin), Charles (Charles Vanel), Raymond (Raymond Aimos), Jacques (Charles Dorat) et Mario (Raphaël Médina), réfugié espagnol menacé d'expulsion, gagnent une belle somme à la loterie. Jean leur propose d’acheter une bicoque au bord de la Marne et de la transformer en guinguette qui doit ouvrir le jour de Pâques (d’où le titre initial du film). Tout le monde adhère au projet et s’affère dans les travaux)… mais un différend entre Jean et Charles à propos de la belle Gina (Viviane Romance) en décidera autrement.
C’est la fin pessimiste voulue par le réalisateur… en écho peut-être avec la montée du nationalisme en Allemagne (?). Dans la foulée de 1936, cette fin ne plut pas aux spectateurs et les producteurs du film ont demandé à Julien Duvivier de tourner une fin « optimiste » qui – via un vote dans un cinéma parisien (305 voix sur 366 spectateurs) – fut longtemps projetée dans les salles mais ne connut pas un grand succès.
A noter dans ce film Fernand Charpin dans le rôle d’un gendarme tolérant vis-à-vis de Mario mais faisant à regret son travail dans la version pessimiste du film.
Un film social aux valeurs humanistes d’une certaine époque mais qui bel et bien fait partie de l’histoire du cinéma français. C’est peut-être le film le plus connu de Julien Duvivier à qui on dit « Pépé le Moko » (1937), « La bandera » (1935), « La Fin du jour » (1939) ou encore « Voici le temps des assassins » (1956)… bref plus de 60 films !
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 336 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 avril 2024
C’est avec “La Belle équipe”, le quatrième film qu’il tourne avec Julien Duvivier que Jean Gabin accède à la gloire et commence à façonner son personnage de prolétaire romantique et tragique du cinéma français d’Avant-Guerre. Le film tourné en 1935 est à jamais associé à la Naissance du Front Populaire. Il a été dit par Charles Spaak que Jean Renoir qui aurait eu vent du projet a fortement intrigué auprès du scénariste pour qu’il intercède auprès de Julien Duvivier afin que les deux réalisateurs échangent “La grande illusion” contre “La Belle équipe”. Julien Duvivier nullement intéressé par le scénario de “La grande illusion” aurait refusé l’offre.
Le rapprochement entre le Front Populaire et “La Belle équipe”, peut facilement se comprendre en raison de l’allégresse communicative qui se dégage de toute la première partie du film, montrant un monde ouvrier se mettant subitement à croire qu’une vie meilleure lui tend les bras. C’est exactement la promesse du Front Populaire, symbolisée par l’avènement des congés payés. L’image de héros prolétaire de Jean Gabin qui s’est construite rapidement et durablement avec “Les Bas-fonds”, “Gueule d’amour”, “La Bête humaine” et surtout “Le jour se lève” a largement contribué à entretenir la réputation emblématique de “La Belle équipe” notamment par une reprise de la diffusion en salles en août 1940.
Quand on y regarde de plus près rien ne vient réellement étayer cette analogie séduisante. Tout d’abord Julien Duvivier n’avait rien d’un cinéaste aux convictions politiques très affirmées comme le confirment tous ceux qui l’ont approché et notamment son fils. Ensuite, l’événement qui amène les cinq camarades à concevoir le projet d’une guinguette sur les bords de Marne est dû au pur fruit du hasard et ne doit rien à une quelconque émancipation par la lutte où même plus prosaïquement par le travail. L’ambition commune des cinq dont quatre ne pensent tout d’abord qu’à vite aller mener leur route individuellement, se cimente autour de l’idée de devenir eux-mêmes patrons et de gagner de beaucoup d’argent pour enfin mener grande vie et rouler carrosse. Soit s’extraire de leur condition pour ne plus jamais y revenir.
En somme une réaction des plus humaines que Renoir s’il avait eu en charge le projet se serait sans doute empressé de parer des utopies communistes qui étaient les siennes à l’époque. Pour peut-être finir par se déjuger dans ses mémoires comme il l’a fait pour “La grande illusion” dont il s’était aperçu du pacifisme béat une fois la catastrophe nazie passée. La belle équipe se transformant assez rapidement en “Bad Team”, il a été reproché à Julien Duvivier d’avoir avant l’heure éteint l’élan généreux du Front Populaire qui sous l’œil acerbe de sa caméra était en réalité déjà presque mort-né. D’où l’explication d’une fin optimiste tronquée imposée par la production et acceptée par le réalisateur après une projection test. Cette fin optimiste qui fit l’objet d’un combat juridique mené par les héritiers de Julien Duvivier et Charles Spaak pour que la réédition du film en DVD soit exclusivement exploitée avec la fin conçue et souhaitée par les deux auteurs. En vérité, comme souvent chez Duvivier ce sont les comportements humains qui le préoccupent. Ici l’incapacité d’un groupe de véritables copains à s’unir, l’utopie cédant face aux passions ou tout simplement aux aléas de la vie.
Jean Gabin endosse de rôle le plus ingrat de celui spoiler: qui s’improvisant chef de groupe convainc ses camarades de le rejoindre dans son projet, rappelle ensuite à l’esprit collectif un des jeunes membres du groupe (Charles Dorat) tombé platoniquement amoureux de la fiancée (Micheline Cheirel) d’un autre membre (Raphaël Medina) pour finir par lui-même se jeter dans les rets de Gina (Viviane Romance), la femme calculatrice et provocante du faible Charles (Charles Vanel)
. Comme le dit si bien le proverbe populaire inspiré de l’Évangile selon Saint Matthieu : “Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais”.
Quelque fois un peu surjoué notamment par le volubile Raymond Aimos ou à contre-temps par les acteurs un peu fades que sont Charles Dorat, Raphaël Médina ou Micheline Cheirel, le film repose essentiellement sur la force de conviction indéniable du trio majeur constitué par Gabin, Vanel et Viviane Romance agrémenté par les prestations joviales et drolatiques de Ferdinand Charpin en gendarme bonhomme et de Raymond Cordy en ivrogne muet suivant à la trace Gabin redevenu pour un temps le chansonnier de ses débuts alors qu’il entonne le très entraînant “Quand on s’promène au bord de l’eau”. Un film témoin de son époque montrant que spoiler: les faiblesses humaines finissent souvent par étouffer les meilleures intentions
. Un film majeur malgré les petites faiblesses se faisant jour ici ou là et où se taille la part du lion une Viviane Romance à la gouaille et au charme ravageurs qui tout en accédant à la célébrité se verra pour longtemps cantonnée aux rôles de garce ou de femme fatale.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 octobre 2022
Une ode à l'amitié qui retranscrit bien l'atmosphère d'une époque et les espoirs soulevés par l'arrivée du Front Populaire, portée par un casting formidable.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 185 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2015
Quelle bonne idée du festival Lumière 2015 à Lyon que de programmer une version entièrement remasterisée et avec une fin conforme à ce que souhaitait Julien Duvvier, de ce film qui, en 80 ans, n'a pas pris une ride. Sur fond de Front Populaire (jamais montré mais évoqué par quelques répliques sur les chômeurs), 5 amis chômeurs gagnent à la loterie nationale et décident de réaliser un projet en commun : une guinguette au bord de l'eau. Las, les avatars de la vie : accident, amour, passé criminel et surtout une femme vont peu à peu casser l'amitié et détruire le projet. Les acteurs, en particulier Gabin, Vanel et Viviane Romance sont parfaits. L'ambiance est bien rendue, souvent lègère, parfois grave ou tendue et à la fin, dramatique. On ne s'ennuie pas. Ce n'est pas intello, juste réaliste et ce film pourrait en remontrer beaucoup à pas mal de comédies à la française de ces dernières années. Du bel ouvrage !!
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 228 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2024
Sur la forme, le film est Julien Duvivier est le reflet d'une époque dure mais pittoresque: l'ouvrier parisien, les guinguettes du bord de Marne, la langue de Paname tiennent un place prépondérante. Le début du film a le ton de la comédie; la belle équipe de copains vit, avec une certaine désinvolture, du chômage, de l'amitié masculine et de l'entraide, et même un gain à la loterie ne la sépare pas. Au contraire, ensemble, ils investissent et bâtissent une guinguette avec l'enthousiasme de l'ouvrier affranchi. Période idyllique bientôt spoiler: contrariée par de purs éléments de mélodrame.

A cet égard, on ne saurait dire si l'approche de Duvivier (et de son co-scénariste Charles Spaak) participe du mouvement réaliste évoquant la condition prolétarienne des années 30 ou si elle est d'essence romanesque. Car il y a une certaine complaisance dans l'accumulation des aléas qui déterminent spoiler: l'échec de la belle équipe, décimée par une amourette, une expulsion du territoire, un accident et, surtout, par l'action d'une garce, véritable femme fatale des faubourgs parisiens. Le drame
semble alors un peu artificiel, voire pathétique, mais les personnages sont attachants et le ton populiste a conservé un certain charme.
A noter que le film a été tourné avec deux fins, l'une dramatique (d'origine), l'autre "optimiste" comme on a dit à l'époque.
Jack G
Jack G

12 abonnés 175 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 avril 2020
Après le tournage du Golem (1936), le réalisateur Julien Duvivier se consacre à une production restée dans les mémoires comme étant le reflet, qu’elle offre bien malgré elle, à la fièvre populaire dans un contexte politique français historique : la victoire du Front Populaire et le rassemblement des forces de gauche sous la houlette de Léon Blum, aux élections législatives de mai 1936.
Réalisé lors de l’été suivant, La Belle Equipe coïncide avec cet évènement historique majeur. Néanmoins, malgré sa réputation politisée au service du Front Populaire, Julien Duvivier n’a jamais voulu faire de son œuvre le porte-voix des projets politiques et sociaux d’une gauche éclectique et triomphante. Pourtant, l’Histoire en a décidé autrement, sans doute en raison de son esprit enthousiaste et plein d’espérance qui s’inscrit dans son temps.
Cinq ouvriers au chômage et dans la misère remportent le gros lot à la loterie et décident d’acheter une bâtisse délabrée sur les bords de la Marne, dans l’objectif de la transformer en une guinguette populaire, festive et fructueuse. Toutefois, malgré le flux joyeux du gain à la loterie et de l’espoir d’une vie paisible qui en découle, le reflux s’avère destructeur pour cette bande d’amis soudée, l’argent et les femmes devenant les causes de leur perte. Prônant les valeurs d’amitié, de fraternité et de solidarité, La Belle Equipe est probablement la production cinématographique la plus injustement assimilée à la ferveur qui a découlé de la consécration politique du Front Populaire. Il faut dire que Duvivier n’a jamais été très intéressé par la politique et a encore moins été séduit par l’idéal collectiviste défendu par la gauche. Pessimiste et méfiant par nature, le concept du groupe fraternel uni et indivisible a toujours suscité ses doutes, comme on le voit dans l’éclatement progressif de cette bande d’amis.
La Belle Equipe est aussi l’une des représentations les plus fidèles du réalisme poétique, courant cinématographique en vogue au cours des années 1930, porte-voix du Front Populaire sur les écrans et porté par de célèbres réalisateurs français (Marcel Carné et Jean Renoir entre autres). Peut-être est-ce aussi là, la source de cet amalgame enraciné quant aux motivations du réalisateur. Le cadre naturel et bucolique du lieu de tournage, dans le Val-de-Marne, fait écho aux racines naturalistes du mouvement, quand l’environnement populaire des personnages et leur confrontation à la fatalité sont des thèmes emblématiques du réalisme poétique.
En effet, après une première partie pleine d’enthousiasme, le destin tragique rattrape inévitablement cette belle équipe et la disloque, rappelant ainsi le fragile équilibre de la vie, que même la richesse ne peut préserver. Finalement, ce gain à la loterie s’avère être un cadeau empoisonné et cette bande de joyeux lurons n’a jamais été aussi forte et soudée que lorsqu’elle était plongée dans la précarité. Ajoutez aux ravages de l’argent la cupidité et le cynisme d’une femme malveillante, et vous obtiendrez un cocktail explosif capable de détruite n’importe quelle amitié. Il faut dire que chez Duvivier, les femmes apportent le malheur, que ce soit volontairement, comme avec Gina, ou de manière involontaire, comme le prouve Huguette, qui pousse sans le vouloir son fiancé Mario à quitter ses amis et changer de pays. Et c’est justement la principale faiblesse de La Belle Equipe : son pessimisme exagéré, dont l’apothéose s’exprime dans un final tragique.
Figure du héros prolétaire et tragique empreint de romantisme et de noblesse, Jean Gabin signe sa troisième collaboration avec Duvivier après Maria Chapdelaine (1934) et La Bandera (1935), ce dernier film étant celui qui lui offre son premier grand succès et qui participe grandement à fonder le mythe autour de sa personne. Son charisme et sa stature ne laissent guère de place à ses camarades de jeu, seul Charles Vanel parvenant à lui tenir tête en de rares occasions. Le film est aussi un tremplin pour Viviane Romance dans son rôle misogyne de femme vénale et venimeuse.
La première projection du film reçoit un accueil très mitigé, les spectateurs ne goûtant guère la noirceur de la fin imaginée par Duvivier. Les producteurs demandent donc à ce dernier de substituer à cette fin malheureuse un épilogue plus optimiste, afin de correspondre aux débuts prometteurs du Front Populaire. Le cinéaste refuse d’abord avant de finalement accepter de soumettre deux versions à un panel de spectateurs et de choisir la fin qui sera plébiscitée. Le verdict est sans appel : le public veut la fin heureuse (305 voix sur 366 spectateurs). Duvivier se plie à la vox populi mais regrettera toujours cette fin candide qui dénature le propos qu’il a voulu donner au film. En fait, aucune des deux fins n’est réellement convaincante : le happy-end apparait totalement fantaisiste tandis que la conclusion tragique manque de crédibilité.
Inscrit à tort dans la ferveur populaire résultant du triomphe du Front Populaire, La Belle Equipe souffre pourtant de son esprit utopique et irréaliste à travers un entrain manifeste et exagéré. Duvivier ne souhaitait pas faire un film joyeux et optimiste, c’est pourtant raté, et la fin tragique qu’il a tourné en premier lieu ne parvient même pas à servir son propos tant elle semble venue de nulle part, après un retournement de situation incompréhensible. Le résultat offre un faux film de propagande à la gloire de la victoire du rassemblement des gauches et échoue dans son projet de dénoncer la fragilité de la collectivité et de la vie. Ironiquement, on pourrait penser que Duvivier en a fait l’éloge.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 31 décembre 2016
Voilà un film des années 30 qui respire la bonne humeur et le Front Populaire, avec un Gabin comme souvent à cette époque en jeune chien fou et un Vanel plus posé mais un peu beauf' sur les bords. Les 3 autres larrons complètent la bande pleine de rêves et d'espoirs de lendemains meilleurs... qui chantent éventuellement au son de l'accordéon et de la valse musette.

Bien sûr, tout ne se passe pas comme prévu et c'est le poids du drame dramatique qui s'abat inexorablement sur notre belle équipe (et les femmes en sont en partie responsables -refrain de Rrrroulio Issuie-glace "vous les fââmmeuhs"- avant de relancer l'accordéon).

Bien que le film ne soit pas intrinsèquement mauvais, on le commente intérieurement -est-ce que je pourrai déduire ce truc sur mon troisième tiers ; j'ai pas fait gaffe au radar, c'était un vrai ou un faux- pour meubler d'une part le petit bonheur chiant de notre équipée de neuneus et d'autre part trouver une quelconque justification au ciel qui tombe régulièrement sur la tête de notre bande de gentils.

Rien à faire, soit on baille, soit on ne voit vraiment pas le pourquoi du comment, y compris la fin qui tombe encore comme un énième cheveu sur la soupe, histoire de faire du "drame" pour du drame comme s'il fallait atteindre un quota réglementaire.

Bref, ça loupe singulièrement le coche qui est allé s'en jeter un par dessus la cravate. Malgré cette ambiance "inimitable" d'un autre temps.
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 octobre 2016
Difficile de juger ce film aujourd'hui. Si l'on peut apprécier le jeu des acteurs, en particulier celui de Gabin, les personnages sont désuets dans leur manière d'être et de réagir, en particulier celui que campe Vanel. La fin m'a semblé presque ridicule. Globalement, c'est un film qui n'a pas bien vieilli, tant les rapports entre hommes et femmes ont évolué en un siècle.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 avril 2017
Ca met un peu de temps à démarrer, mais une fois le film parti on le l'arrête plus! Pendant plus d'une heure Gabin et sa Belle Equipe nous font aimer la vie et le cinéma! Beau et triste, un grand film.
Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 août 2018
J'en gardais un souvenir assez vague car vu il y a longtemps (et trop jeune) : le revoir a été un enchantement. Véritable emblème du cinéma du Front Populaire, « La Belle Équipe » a tout bon du début à la fin : cela paraît tout simple, mais Julien Duvivier montre ici une science de la réalisation, du récit rendant presque chaque scène touchante, voire franchement émouvante. Dialogues, enjeux, personnages, interprétation : tout est d'une juste incroyable, chaque mot, chaque échange semblant avoir été étudié pour toucher au cœur. Pourtant, pas de grandes phrases ou d'envolées lyriques, mais une vraie belle histoire d'amitié, d'une formidable générosité, où le cinéaste fait preuve d'un superbe esprit collectif, à l'image d'une mise en scène faisant la part belle aux scènes de « foule », bannissant presque le moindre gros plan. Cette humanité débordante n'empêche toutefois pas la profonde noirceur du récit, à base de destin, de malchance, de rencontres fatales, incarnées avec une sensualité, un venin parfaitement caractéristique du talent de la somptueuse Viviane Romance. Le léger recul m'empêche de lui mettre une note supérieure, car m'ayant un peu moins marqué que d'autres titres majeurs de l'époque (ceux de Duvivier, compris, évidemment), mais une œuvre magnifiquement représentative de son époque, emblématique d'un cinéma français alors au sommet de son art : une très, très belle équipe.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 727 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2016
Un film charmant, désuet mais attachant. L'histoire qui nous semble cousue de fil blanc nous surprend au fil du récit et délivre quand même son petit suspense jusqu'au final dont on ne peut évidemment rien dire. Un lot de comédiens tout à fait excellents et la femme fatale parfaite....
AlphaWolf
AlphaWolf

91 abonnés 887 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 décembre 2020
Un film désuet qui vaut surtout comme témoignage d'une époque révolue. Les scènes et le jeu des acteurs y sont très théâtraux et trop gentillets pour espérer susciter un réel intérêt, d'autant que la mécanique de l'histoire est on ne peut plus prévisible.
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