La Belle équipe
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Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 octobre 2015
Voilà un film qui sort incontestablement du lot de ses semblables - que ce soit d'autres œuvres avec Jean Gabin ou simplement des contemporains. Il convaincra facilement jusqu'aux plus ronchons que les acteurs de l'époque n'agrémentaient pas leur jeu de simagrées superflues. L'émotion est rendue dans les plus moindres détails, de l'effervescence de la victoire et du gain jusqu'à la souffrance de la perte. On s'étonnera de gros plans anachroniques qui transmettent pourtant un si vif sentiment de fraternité. Et retrouver le stoïque et costaud Gabin dans ce conteste sera une grande satisfaction aussi.
Serge Riaboukine
Serge Riaboukine

71 abonnés 946 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 septembre 2009
Un très beau film qui m'a d'abord surpris par la modernité qu'il dégage. De 1936, la réalisation semble à peine ridée... Au delà de cette main de maître, J. Duvivier nous offre un casting alléchant avec comme trio de tête : J. Gabin, C. Vanel et V. Romance. Mais la suite n'est pas en reste, citons encore R. Aimos... Enfin, l'histoire, elle, est également intemporelle : l'amour, l'amitié, l'argent... Et comment tout cela peut jouer dans la vie des hommes. Je parlais de la justesse de la réalisation mais aussi juste est l'interprétation des divers personnages. Le film vous emporte d'abord par l'optimisme qu'il dégage - et pour tout ceux qui ont rêvé un jour une telle aventure, quel plaisir - pour nous emmener ensuite vers une autre voie plus difficile mais ô combien réaliste, celle de la vie qui rattrape tout le monde un jour ou l'autre. Deux fins seront tournées. La première est plus homogène au film et il se termine mal. La seconde, tournée plus tard, voit une issue heureuse pour celles et ceux qui en sont encore... Autant voir les deux et se faire sa propre opinion. Je ne trouve pas les happy-end obligatoire mais ici, j'ai préféré voir le film se terminer heureusement... Quoi qu'il en soit, une très belle œuvre du cinéma français qui contraste terriblement avec celui d'aujourd'hui !
jean-paul K.
jean-paul K.

17 abonnés 323 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 octobre 2016
J'ai trouvé ce film excellent, un vrai chef d’œuvre. La première partie est une ode à la joie, avec une bonne humeur communicative et des dialogues croustillants. La seconde partie est d'une intensité dramatique allant crescendo. Quant aux passages reprenant la chanson "quand on se promène au bord de l'eau", on se prend à fredonner et on en redemande. Le film reflète également bien (du moins je le suppose) les espérances de l'année 1936. Excellente interprétation des principaux acteurs avec une mention spéciale à Jean Gabin, qui ne surjoue pas comme dans ses productions futures.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 décembre 2006
Un superbe film sur la fraternité. A l'origine, des amis en difficulté qui gagnent 100 000 francs et se mettent en tête de monter une guinguette collectivement. Gabin, Vanel, Romance sont magnifiques dans cette Belle Equipe joliment mise en scène par Julien Duvivier. Les sentiments qui y sont exposés reflètent une époque où le Front populaire mettait encore des étoiles dans les yeux. Un vrai beau film qui réchauffe le coeur.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2017
Film social empreint du réalisme de classe et de l’air du temps, celle de l’arrivée du Front populaire, seule période heureuse de l’entre-deux-guerres (un avis perso !). Un film plein de justesse et d’authenticité qui décrit la classe populaire, son désarroi permanent et sa puissante solidarité, mais aussi, caractéristique de notre espèce, la fragilité des rapports humains. La version que j’ai vue est la version originale, non adaptée et donc sans happy end, une version très pessimiste. On se régale du jeu des acteurs, magnifique mais d’époque, toujours un peu surprenant maintenant. Ce sont les seules rides que l’on perçoit dans ce grand classique sous-estimé pour sa fin dramatique.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2019
En faisant une analyse de classe de « La belle équipe » il paraît évident qu’aucun des cinq « heureux » gagnants de la loterie n’appartiennent au club des possédants. Ils s’uniront pour réaliser « une belle idée » spoiler: que le destin et la société s’efforceront d’anéantir.
spoiler: D’un départ à cause d’une femme, à l’expulsion de Mario, réfugié espagnol en passant par la mort accidentelle du bout en train, l’équipe se retrouve réduite à charlot (Charles Vanel) et Jean (Jean Gabin), tout les deux amoureux de la même femme fatale (Viviane Romance archétype de ce que Gabin qualifie de « morue »). Tout cela sous la pression d’un possédant : l’ancien propriétaire qui leur a vendu une ruine, cherche à récupérer ce que la belle équipe a transformé en une belle guinguette
. Duvivier décrit avec tendresse ces cinq gars attachants, avec la petite fiancée de Mario et sa grand mère spoiler: (grand moment d’émotion lorsque Jean invite cette dernière à danser pour ouvrir le bal musette).
spoiler: Systématiquement et implacablement, les pans de l’utopie sont démolis les uns après les autres. Duvivier et Charles Spaak déroulent une tragédie, dont la noirceur gagne peu à peu et la fin implacable souligne le bonheur comme un rêve inaccessible, tout devant toujours mal se terminer.
Réalisé en 1936, c’est à la fois la grandeur et la limitée de ce film au pessimisme prémonitoire. La mise en scène époustouflante, enchaîne les grands moments (la scène de l’escalier, les corps couchés sur le toit empêchant les tuiles de s’envoler dans la tempête, etc..) et une direction d’acteur de haut niveau où brillent particulièrement Jean Gabin qui dégage une force hors du commun, face aux hésitations du malheureux Charles Vanel et entre eux, Viviane Romance, Vénale, torride, manipulatrice et cruelle. Une fois n’est pas coutume, les seconds rôles (Raymond Aimos en titi plus vrai que nature, Micheline Cheirel la petite fiancée pleine d’énergie positive et Raphaël Medina qui joue Mario) et jusqu’aux rôles moins importants le truculent Charpin en tête. Trop longtemps la réputation de « La belle équipe » s’était résumée à son côté front populaire et à la chanson « Quand on se promène au bord de l’eau ». C’est évidemment très restrictif pour ce qui représente, à mon sens, la seule fois où Duvivier a su dépasser le stade de grand film pour réaliser un chef d’œuvre. La version sortie en salle offrait une fin nettement plus optimiste. Trahison fréquente chez certains producteurs/marchands de bretelles (rayez la mention inutile).
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 novembre 2016
La belle équipe, c’est une bande de copain (chômeurs et petites gens) qui gagne à la Loterie Nationale et qui plutôt que de diviser les gains entre eux font un projet en commun : monter une guinguette en bord de Marne. Nous sommes en ’36, les gens aspirent aux loisirs, ce sont des années de crise mais aussi celles du Front Populaire et des avancées sociales… voire des utopies. Et la chanson phare du film interprété par Jean Gabin va devenir l’hymne du Front Populaire et le film sera longtemps considéré comme le film témoin de cette période. Et Gabin, lui, va se construire cette image de prolétaire qui va lui coller à la peau durant deux décennies. Il fait « vrai », joue le leader naturel comme ici (il est à l’origine de ce projet du projet de guinguette), et puis il finit souvent en victime expiatoire du déterminisme social ou d’un amour impossible.
La genèse de ce film trônant en bonne position dans la culture française, c’est d’abord le scénario de Spaak que se disputent Renoir et Duvivier. Renoir tournera « La grande illusion » et Duvivier « La belle équipe » ; les scénario ne furent pas échanger. Renoir, le communiste affiché, croit en les vertus du groupe alors que chez Duvivier le groupe se constitue pour mieux exploser en plein vol emporté par les aspirations individuelles. C’est ce qu’on retient aujourd’hui après que la volonté d’une fin tragique voulue par Duvivier soit réhabilitée. Car suite à une projection privée devant 350 personnes, le public retient à une large majorité la fin heureuse que la production imposa à Duvivier. Et oui ! çà se faisait déjà en France et en ’36. Et dire que les deux fins possibles ne reposent que sur un montage radicalement différent sans nouveau plan filmé pour la circonstance. Et c’est donc grâce à cette fin heureuse, plus d’actualité aujourd’hui, que ce film devint le symbole de la France de ’36 pour bien des générations. Au regard de la fin voulue par Duvivier, le film prend un nouvel écho, mais nous y reviendront plus loin. Au-delà de la fin Duvivier, la volonté collective n’est pas si proche des idéaux du Front Populaire ; ces hommes sont centrés sur leur groupe sans aucune vision de faire le bien pour la collectivité.
La grande réussite est surtout ce vent de fraicheur qui souffle durant la première moitié du film avec des comédiens au sommet de leur art. On a envie de faire partie de la bande même 80 ans après, çà marche encore. Ce groupe respire la joie et l’énergie et l’envie d’être ensemble. Les bienfaits de l’amitié sont encensés. Le projet est un prétexte, une utopie et on le comprendra dans la seconde moitié où Duvivier va tout faire voler en éclat. L’union fait la force, mais l’argent et le destin divisent ; et la solidité apparente de l’édifice s’effrite pour laisser apparaitre les individus derrière le groupe. Et pourtant on avait adoré cette réplique de Gabin : « au fond on veut tous la liberté, mais aucun de nous peut l’avoir seul » ; et surtout on y avait aussi cru.
Enfin, la fin… voulue par Duvivier pourtant car elle prouve que le calcul et la cruauté triomphe souvent de l’amitié… me laisse plus sur ma faim que la fin heureuse saillant si bien aux années Front Populaire. Non que je condamne la vision pessimiste du groupe qui me semble pourtant plus réaliste qu’une fin béatement heureuse. Mais elle est maladroite. En terme de crédibilité tout d’abord, d’où sort ce revolver, et comment Gabin va si vite en besogne pour accomplir un acte criminel,… Et puis cette fin cadre mal avec le personnage joué par Gabin : fédérateur, il dit à Gina en la quittant que sa plus belle nuit est celle passée avec ses copains sur le toit de la guinguette pour sauver la bâtisse ; lui qui était l’alpha et l’oméga de ce projet de bout en bout ;…
Très bon moment d’histoire du cinéma français… A voir absolument.
Et pour finir la chanson du film écrite par Duvivier et incarnant si bien 1936 :
« Du lundi jusqu'au samedi pour gagner des radis
Quand on a fait sans entrain son boulot quotidien
Subi le propriétaire, l'percepteur, la boulangère
Et trimballé sa vie d'chien
Le dimanche vivement, on file à Nogent
Alors brusquement tout paraît charmant
Quand on s'promène au bord de l'eau
Comme tout est beau, quel renouveau »
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 octobre 2019
Bien que souvent associé au Front populaire, 'La Belle équipe' raconte en fait une histoire universelle : l'argent corrompt tout, et tout le monde. Les dialogues sont souvent truculents, mais l'histoire se déploie de façon un peu trop mécanique, si bien que l'on en vient à se dire que le dénouement de Duvivier est finalement moins subversif que celui que les studios lui avaient imposé à l'époque.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 janvier 2020
Un film vieillot qui donne l’impression forte qu’on a affaire à un chef-d’œuvre que maintenant, qu’il existe deux fins, une morale imposée positive cachant sous une couverture l’autre alternative pessimiste, la censure date jusqu’à à sa sortie poussiéreuse dans les salles.
Inutile de se déplacer, la flemme que c’est disponible, le laborieux n’épuise nos infatigables gaillards, du romantisme Hugoniste ce scénario tragi-comique, où ces rôles de cinq chômeurs dont Jean Gabin, rien que pour le dinosaure du cinéma français.

Charles Vanel me dit quelque chose en mode spoiler, c’est une amitié fait divers dans cette France 1936, tout est noir et blanc comme couleur mise en scène, des logeurs qui forment la belle équipe à l’hôtel du roi d’Angleterre, un palais figure de style traversant la mer outre-atlantique.
La province installation réseau ligne électrique communication pilote d’une nouvelle France, l’un d’entre eux sans emploi précaire et stable, rêve de meilleurs opportunités que le bout du nez affrontant conjoncture réaliste, tout ça intrigante romance se battant pour une magnifique attribuable note 20/20.
riri2
riri2

29 abonnés 263 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 octobre 2016
Un classique du cinéma français qui dévoile les qualités cinématographiques de Duvivier et les thèmes qui lui sont chers. Sorti en septembre 1936, "La Belle Equipe" est sans doute le film qui témoigne le mieux de l'époque du Front Populaire (même si le politique n'est jamais évoqué directement excepté par l'allusion sur la guerre d'Espagne), celle du chômage de masse, des rêves de la classe ouvrière et de ses loisirs si bien représentés dans les scènes de la Guinguette au bord de Marne (où Jean Gabin dévoile ses talents de chanteurs). Comme toujours, Duvivier signe de très belles scènes comme celle dans l'hôtel, lorsque les cinq compères fêtent leur ticket de loterie gagnant. Comme toujours, Duvivier témoigne de son pessimisme sur l'être humain, lorsque la cupidité ou le désir de l'individu mettent à mal l'aventure collective (sans oublier sa vision de "la femme" incarnée cette fois-ci par Viviane Romance dans le rôle de Gina). Pourtant, on retiendra de "La Belle Equipe" cette ode à l'amitié masculine et sa foi dans la possibilité de réaliser un projet collectif selon l'idéologie de l'époque alors victorieuse dans les urnes (le socialisme de Léon Blum). On regrettera simplement un final quelque peu bâclé davantage dans sa forme que dans le fond qui donne un certain goût d'inachevé (comme si Duvivier n'arrivait pas assumer la vision pessimiste de son scénario...).
Ducerceau
Ducerceau

19 abonnés 693 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 janvier 2021
L'équipe est toujours belle tant qu'on construit quelque chose ensemble. Ensuite, c'est beaucoup plus difficile de la faire durer. Et ce sont souvent les femmes qui les font éclater comme beaucoup de groupes musicaux (Beatles, Téléphone, etc...). On a dit que c'était le film du Front Populaire qui promettait des lendemains qui chantent. Mais il s'est divisé comme la Belle Equipe. Pendant ce temps-là, Hitler préparait son peuple à la guerre.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 janvier 2021
Un chef d'oeuvre avec Jean Gabin . Un bon film noir de 1936 avec de bons dialogues et de belles répliques.
GoodCinema
GoodCinema

18 abonnés 48 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2017
Un très beau film sur des personnages prêts à tout pour parvenir à accéder à leurs rêves : celui de construire une guinguette. Mais bien plus qu'un film sur des rêves, c'est avant tout un film sur la solidarité dans lequel Jean Gabin excelle à merveille.
gerard stevenson
gerard stevenson

29 abonnés 1 295 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 juillet 2025
Ce film de 1936 est un beau portrait sur l'amitié masculine. Cinq amis au chômage gagnant à la loterie, décident d’investir dans une ruine pour en faire une guinguette. On va passer de l'espoir, de la joie au rêve brisé.
Avec un Jean Gabin livrant une performance, avec en autre un passage où il chante.

NB : la version que j'ai vu est celle où la fin est plus sombre. Fin voulue par le réalisateur Julien Duvivier.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 novembre 2016
Superbement porté par une belle brochette d'acteurs – le génial Jean Gabin, plein de fougue et de jeunesse, en tête – La belle équipe, tourné en 1936, est fidèle à son époque en ce sens qu'il décrit le formidable élan d'espoir que représente l'arrivée au pouvoir du Front Populaire pour les petites gens. Espoir qui, spoiler: comme dans ce film au développement pessimiste, sera rapidement balayé par la dure réalité de la vie.
Ici, cinq amis chômeurs, après avoir gagné une forte somme à la loterie, décident de retaper une vieille bâtisse sur les bords de Marne pour en faire une guinguette. Rapidement, l'enthousiasme des débuts spoiler: va se heurter à l'accumulation de problèmes divers et variés qui finiront par mettre à mal l'intégralité du projet.
Fort et triste.
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