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Cette comédie dramatique, signée Julien Duvivier, est sortie en 1936 à l’époque du Front populaire. Cinq chômeurs, ayant gagné le gros lot de la loterie nationale, décident de s’associer pour retaper une bicoque et la transformer en guinguette. C’est le temps de l’insouciance et de l’amitié fraternelle. Malheureusement, les ennuis arrivent progressivement. Jean Gabin et Charles Vanel s’imposent avec talent grâce à leur charisme. A noter que l’œuvre comporte deux dénouements différents. Le premier optimiste fut imposé par les producteurs, tandis que le deuxième plus sombre était le choix du réalisateur. Bref, un film choral très attachant.
La Belle Equipe est un film réalisé par Julien Duvivier et sorti en 1936.
Cette histoire d'amitié est très prenante. L'histoire, assez simple (5 amis qui gagnent à la loterie décident d'acheter une bâtisse pour en faire une guinguette) est fort sympathique, porté par un Jean Gabin au mieux de sa forme et un Charles Vanel tout en nuance dans son jeu. Ce film porte haut l'amitié masculine avec force ( spoiler: la scène où les compères grimpent sur le toit pendant la tempête pour protéger leur maison en est le symbole parfait
), et la fin, tragique ( spoiler: Charles se laisse retourner le cerveau par son ancienne compagne avant de se faire descendre par Jean
) est assez inattendue. Le tout est filmé de façon sobre et sans fioriture, avec une musique fort à propos.
Un très bon film sur un sujet souvent traité mais qui l'est ici avec une justesse touchante.
Cette histoire d'amitié est très prenante. L'histoire, assez simple (5 amis qui gagnent à la loterie décident d'acheter une bâtisse pour en faire une guinguette) est fort sympathique, porté par un Jean Gabin au mieux de sa forme et un Charles Vanel tout en nuance dans son jeu. Ce film porte haut l'amitié masculine avec force ( spoiler: la scène où les compères grimpent sur le toit pendant la tempête pour protéger leur maison en est le symbole parfait
), et la fin, tragique ( spoiler: Charles se laisse retourner le cerveau par son ancienne compagne avant de se faire descendre par Jean
) est assez inattendue. Le tout est filmé de façon sobre et sans fioriture, avec une musique fort à propos.
Un très bon film sur un sujet souvent traité mais qui l'est ici avec une justesse touchante.
Très bon film de duvivier, qui vire de la comédie au drame. Acteurs excellents (Charles vanel notamment) et un pessimisme cher au réalisateur. Existe deux fins différentes
Un Gabin premiere epoque... Celle du "réalisme poétique". Très attachant et frais. Un vrai moment de bonheur.
Performance plus que satisfaisante de Jean Gabin dans ce film du grand Julien Duvivier: simple mais efficace. J'ai vu les deux versions et je vois pas pourquoi le public de l'époque a été décu: la vie, c'est pas un monde merveilleux. Avec ses 70 ans, ce film reste quand même d'actualité avec par exemple le sujet de l'amitié et ses valeurs. Une partie du patrimoine Francais à ne pas oublier... pas tout de suite en tous cas.
A l'époque ce film se défendait certainement très bien. Mais maintenant on voit tous les défauts. Une histoire franchouillarde et pas crédible. Des acteurs qui surjouent la bonne humeur. Gabin simplifiera son style durant l'après guerre. Ça manque aussi cruellement d'humour et les acteurs trop nombreux se marchent dessus. Casque d'or, 20 ans plus tard sera bien meilleur.
Vu sur Arte hier soir. Bien au-delà de la carte postale du Front Populaire, le film montre une petite bande de jeune hommes bien soudés dans la dèche et dont la fortune subite va mettre à l’épreuve l’amitié et la solidarité. Quant à la fraternité, elle a deux faces : la belle de la devise républicaine et la noire, celle des frères ennemis. Tout cela servi, entre autres, par un grand Gabin.
Il y a des films qui vous tombent dessus sans prévenir. La Belle Équipe est de ceux-là. Pendant plus d'une heure, Gabin et sa bande nous font aimer la vie et le cinéma d'une force qui ne s'explique pas : on voudrait être des leurs, trinquer au bord de la Marne, croire avec eux que ça va tenir. C'est le plus beau film sur l'amitié masculine qu'il m'ait été donné de voir, parce qu'il ne la raconte pas, il la fait vivre, puis s'effondrer sous nos yeux. Une fraternité née dans la misère, et qui ne survivra pas à la fortune. Le film réveille en chacun le fantôme d'un projet partagé qui s'est défait, d'une bande qui n'a pas tenu. On cite volontiers Renoir et Carné, mais Duvivier est un cinéaste immense, dont la mise en scène stupéfie par sa modernité, un pied de nez magnifique à ceux qui croient le cinéma des années 30 poussiéreux. Sa caméra bouge, glisse, enveloppe ; et lorsque Gabin pousse sa chansonnette au fil de l'eau, l'image et le son se confondent en un instant de grâce qu'on n'oublie plus. C'est du noir et blanc, et pourtant tout y est lumineux, fleuri : on jurerait voir de la couleur partout.
On y découvre un Gabin jeune et vibrant, dont on devine déjà le monument qu'il deviendra, face à un Vanel qui prête à la lâcheté et à la faiblesse une humanité bouleversante. Spaak écrit dans une langue de la rue, tendre et cruelle, où une réplique comme « on veut tous la liberté, mais aucun de nous peut l'avoir seul » devient philosophie sans jamais cesser d'être populaire. Le scénario ne court pas après la surprise : il guette le basculement, le moment où tout vacille vers le drame, et la blessure est bien réelle. Que les spectateurs de 1936 aient voté en masse pour la fin heureuse en dit long sur leur besoin d'y croire ; que Duvivier l'ait toujours regretté en dit tout autant sur sa vision de l'humanité. Beau et triste, un très grand film.
On y découvre un Gabin jeune et vibrant, dont on devine déjà le monument qu'il deviendra, face à un Vanel qui prête à la lâcheté et à la faiblesse une humanité bouleversante. Spaak écrit dans une langue de la rue, tendre et cruelle, où une réplique comme « on veut tous la liberté, mais aucun de nous peut l'avoir seul » devient philosophie sans jamais cesser d'être populaire. Le scénario ne court pas après la surprise : il guette le basculement, le moment où tout vacille vers le drame, et la blessure est bien réelle. Que les spectateurs de 1936 aient voté en masse pour la fin heureuse en dit long sur leur besoin d'y croire ; que Duvivier l'ait toujours regretté en dit tout autant sur sa vision de l'humanité. Beau et triste, un très grand film.
Excellent film de Julien Duvivier emmené par le duo Gabin-Vanel. On peut y passer aisément du rire aux larmes à tout moment. Les deux fins du film sont à voir.
L’amitié entre les hommes, la fragilité de cette dernière face à la femme, l’esprit d’équipe, le prolétariat, la mise en commun des biens, l’esprit du front populaire de 1936, toute une époque avec un casting d’enfer et Jean Gabin qui chante. A voir.
Un très beau film sur l'amitié, mais aussi sur ses désillusions (et la fin originale du film - modifiée par la suite après quelques semaines d'exploitation car jugée trop sombre - mettait clairement l'accent sur cette désillusion), et la difficulté de faire concilier intérêt commun et intérêt personnel dans les relations humaines. Un film intelligemment mené, avec un Gabin déjà très charismatique, et un Charles Vanel touchant de veulerie.
Magnifique drame, qui nous plonge instantanément dans le Paris des années 30. Les personnages sont attachants tout en ayant leurs travers. L'histoire est originale et on se laisse bien porter par le récit. Les dialogues sont tellement délicieux qu'on en redemanderait. Une fois passé outre le manque de couleur et le rythme parfois lent de cette époque, on se surprend à apprécier le film.
Un classique de l'avant guerre. La mélancolie mêlé au bucolique et son cortège de tragique signé Duvivier. Des dialogues travaillés, les personnages et leurs évolutions un peu moins mais les interprètes font oublier ce détail. Une histoire d'amitié, d'amour et de cœur brisé et bien entendu GABIN et ce beau dimanche au bord de l'eau.
Ce film a le charme des années 30. Il traite de l’amitié, mais alors que tout semblait bien parti avec cette bande d’amis qui gagnent à la loterie, peu à peu les choses ne vont se passer comme prévues. Malgré les années qui passent sur ce film très ancien, il reste encore aujourd'hui facile à regarder, ce qui en fait certainement un grand film de l’époque et un beau témoignage des années 30.
Excellent film de l'époque insouciante du front populaire qui a très bien vieillit. C'est un film mettant en avant les valeurs du travail et de l'amitié sur un ton allant de la légèreté au drame. Tous l'éventail des émotions sont présentes, un vrai régal ! Il faut dire qu'avec des acteurs comme Gabin ou Vanel on est bien servi !!
Techniquement le film est même assez moderne et le scénario est plus complexe qu'il n'y parait.
Il existe deux fins possibles mais les deux sont indissociables.
Un grand classique !!
Techniquement le film est même assez moderne et le scénario est plus complexe qu'il n'y parait.
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