La Belle équipe
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CrystalEagle
CrystalEagle

4 abonnés 89 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mai 2026
Il y a des films qui vous tombent dessus sans prévenir. La Belle Équipe est de ceux-là. Pendant plus d'une heure, Gabin et sa bande nous font aimer la vie et le cinéma d'une force qui ne s'explique pas : on voudrait être des leurs, trinquer au bord de la Marne, croire avec eux que ça va tenir. C'est le plus beau film sur l'amitié masculine qu'il m'ait été donné de voir, parce qu'il ne la raconte pas, il la fait vivre, puis s'effondrer sous nos yeux. Une fraternité née dans la misère, et qui ne survivra pas à la fortune. Le film réveille en chacun le fantôme d'un projet partagé qui s'est défait, d'une bande qui n'a pas tenu. On cite volontiers Renoir et Carné, mais Duvivier est un cinéaste immense, dont la mise en scène stupéfie par sa modernité, un pied de nez magnifique à ceux qui croient le cinéma des années 30 poussiéreux. Sa caméra bouge, glisse, enveloppe ; et lorsque Gabin pousse sa chansonnette au fil de l'eau, l'image et le son se confondent en un instant de grâce qu'on n'oublie plus. C'est du noir et blanc, et pourtant tout y est lumineux, fleuri : on jurerait voir de la couleur partout. On y découvre un Gabin jeune et vibrant, dont on devine déjà le monument qu'il deviendra, face à un Vanel qui prête à la lâcheté et à la faiblesse une humanité bouleversante. Spaak écrit dans une langue de la rue, tendre et cruelle, où une réplique comme « on veut tous la liberté, mais aucun de nous peut l'avoir seul » devient philosophie sans jamais cesser d'être populaire. Le scénario ne court pas après la surprise : il guette le basculement, le moment où tout vacille vers le drame, et la blessure est bien réelle. Que les spectateurs de 1936 aient voté en masse pour la fin heureuse en dit long sur leur besoin d'y croire ; que Duvivier l'ait toujours regretté en dit tout autant sur sa vision de l'humanité. Beau et triste, un très grand film.
Deroo Blar
Deroo Blar

1 abonné 178 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 mai 2026
La belle équipe est un grand film des années 30.
Malgré mes moins de 40 balais, j'essaie de regarder la filmographie de Jean Gabin. Je découvre à l'exception de deux ou trois films, le cinéma des années 30.

C'est alors que je regrette presque de ne pas l'avoir connu plus tôt mais ces découvertes procurent l'émotion de mes premières expériences cinématographiques.

La belle équipe est un film qui démarre joyeusement avec cette bande de potes qui gagne à la loterie. C'est un plaisir de les voir s'amuser, rigoler, cabotiner. Au point qu'on souhaiterait être des leurs et passer un bon moment ensemble.

Je note un film en noir et blanc mais pourtant lumineux, fleuri, au bord de l'eau et tout donne envie, même quand il pleut.

La scène de la tempête pour l'époque est une merveille du cinéma...

Mais comme la vie est faite de hauts et de bas, si il y a de la joie, il y a aussi parfois de la peine. Cette peine, deux amis la partagent et le film plonge alors dans le drame, revient dans la comédie et fait plusieurs aller retour.

Je comprends alors que les années 30 étaient glorieuses pour le cinéma. Les acteurs sont tellement vrais et je comprends que se priver de la filmo du vieux quand il était jeune est se priver d'un morceau très important de sa carrière. On dit que les acteurs se subliment parfois mutuellement et il faut dire que Vanel est monstrueux de vérité.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 mai 2026
Avec La Belle Équipe, Julien Duvivier capte l’élan collectif et les désillusions populaires dans une France marquée par les espoirs du Front populaire. Le groupe d’amis, porté notamment par Jean Gabin, incarne une fraternité fragile rapidement rattrapée par les rivalités et les frustrations. Duvivier alterne chaleur humaine et fatalisme avec une noirceur progressive très maîtrisée. Pourtant, le film peut parfois sembler hésiter entre chronique sociale et mélodrame sentimental. Reste une œuvre forte et amère, mais dont les déséquilibres limitent légèrement l’impact global.
Arthur Lafont
Arthur Lafont

3 abonnés 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2025
Un classique de l'avant guerre. La mélancolie mêlé au bucolique et son cortège de tragique signé Duvivier. Des dialogues travaillés, les personnages et leurs évolutions un peu moins mais les interprètes font oublier ce détail. Une histoire d'amitié, d'amour et de cœur brisé et bien entendu GABIN et ce beau dimanche au bord de l'eau.
Geoffrey N
Geoffrey N

4 abonnés 92 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 septembre 2025
Magnifique drame, qui nous plonge instantanément dans le Paris des années 30. Les personnages sont attachants tout en ayant leurs travers. L'histoire est originale et on se laisse bien porter par le récit. Les dialogues sont tellement délicieux qu'on en redemanderait. Une fois passé outre le manque de couleur et le rythme parfois lent de cette époque, on se surprend à apprécier le film.
gerard stevenson
gerard stevenson

29 abonnés 1 295 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 juillet 2025
Ce film de 1936 est un beau portrait sur l'amitié masculine. Cinq amis au chômage gagnant à la loterie, décident d’investir dans une ruine pour en faire une guinguette. On va passer de l'espoir, de la joie au rêve brisé.
Avec un Jean Gabin livrant une performance, avec en autre un passage où il chante.

NB : la version que j'ai vu est celle où la fin est plus sombre. Fin voulue par le réalisateur Julien Duvivier.
Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juin 2025
Ce film a le charme des années 30. Il traite de l’amitié, mais alors que tout semblait bien parti avec cette bande d’amis qui gagnent à la loterie, peu à peu les choses ne vont se passer comme prévues. Malgré les années qui passent sur ce film très ancien, il reste encore aujourd'hui facile à regarder, ce qui en fait certainement un grand film de l’époque et un beau témoignage des années 30.
Pernille
Pernille

29 abonnés 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 juin 2025
Il y en a qui considère comme ringard des films d'il y a 20 ou 30 ans, alors là, celui-ci date de Mathusalem ! Moi, j'aime ! Moins aujourd'hui, mais il fut un temps où je regardais beaucoup de films de l'entre-deux-guerres. Et tous les films de Gabin, l'idole de mon père (et le mien aussi). Il a eu la chance de voir bon nombre de ses films à leur sortie. Mon amour pour le cinéma de cette période s'explique facilement. A replacer dans le contexte et première règle en Histoire, comme en Histoire du cinéma, on ne regarde pas avec nos yeux du XXIème siècle. J'aime l'atmosphère, l'histoire de ces cinq hommes gagnants de la loterie qui essaient de monter une guinguette et sont rattrapés par des conflits. Je connais le fait qu'il y ait deux fins, une pessimiste, la première, et la seconde de la volonté du public. Je ne pense avoir qu'une seule des deux. Je prends ce film comme d'autres de l'époque comme un moyen de découvrir la société de cette période. C'est autant l'envie de voir un film qu'une part de l'Histoire de la période, une sorte de témoignage. On y apprend beaucoup en même temps de l'histoire elle-même et de la société de l'époque. Je cherche vainement les dates de tournage. On dit de ce film qu'il est celui du Front Populaire. Mais le film sort vers la mi-septembre 1936, j'estime difficile qu'il ait été tourné au printemps de la même année, sans doute avant et donc avant même les évènements politiques.
Lomen
Lomen

5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mai 2025
La Belle équipe de Julien Duvivier est un film classique du cinéma français, offrant un regard saisissant sur la condition humaine à travers l'histoire de sept hommes, unis par un rêve commun et confrontés à la réalité des aspirations personnelles. Sorti en 1936, ce film a non seulement marqué son époque par sa thématique sociale mais reste encore aujourd’hui une œuvre pertinente.

Les personnages, tous très différents les uns des autres, sont brillamment interprétés par un casting d'acteurs solides, avec une mention spéciale pour les performances de Raoul Ploquin et de Jean Gabin. Chacun apporte une profondeur particulière à son rôle, ce qui donne au film une vraie dimension humaine et émotionnelle.

La mise en scène de Duvivier est à la fois sobre et percutante, avec des dialogues pleins de réalisme et des scènes qui sont à la fois touchantes et pleines de tension. Le film s'attarde sur des thèmes universels tels que la solidarité, les rêves de réussite et les sacrifices personnels, tout en explorant la fragilité des liens humains lorsque les rêves se confrontent aux réalités de la vie.

Visuellement, le film bénéficie d'une photographie soignée et d’une atmosphère typique des années 30 qui renforce son authenticité et son impact émotionnel. Bien que le film ait un rythme assez calme, il parvient à captiver grâce à l'intensité de son propos et à la richesse de ses personnages.

La Belle équipe est une œuvre qui, au-delà de son époque, propose une réflexion poignante sur les rêves et la fraternité. Si certains aspects peuvent sembler un peu datés aujourd’hui, la sincérité du film et la profondeur de ses personnages font de ce classique une œuvre intemporelle qui mérite d’être vue et redécouverte.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2024
Sur la forme, le film est Julien Duvivier est le reflet d'une époque dure mais pittoresque: l'ouvrier parisien, les guinguettes du bord de Marne, la langue de Paname tiennent un place prépondérante. Le début du film a le ton de la comédie; la belle équipe de copains vit, avec une certaine désinvolture, du chômage, de l'amitié masculine et de l'entraide, et même un gain à la loterie ne la sépare pas. Au contraire, ensemble, ils investissent et bâtissent une guinguette avec l'enthousiasme de l'ouvrier affranchi. Période idyllique bientôt spoiler: contrariée par de purs éléments de mélodrame.

A cet égard, on ne saurait dire si l'approche de Duvivier (et de son co-scénariste Charles Spaak) participe du mouvement réaliste évoquant la condition prolétarienne des années 30 ou si elle est d'essence romanesque. Car il y a une certaine complaisance dans l'accumulation des aléas qui déterminent spoiler: l'échec de la belle équipe, décimée par une amourette, une expulsion du territoire, un accident et, surtout, par l'action d'une garce, véritable femme fatale des faubourgs parisiens. Le drame
semble alors un peu artificiel, voire pathétique, mais les personnages sont attachants et le ton populiste a conservé un certain charme.
A noter que le film a été tourné avec deux fins, l'une dramatique (d'origine), l'autre "optimiste" comme on a dit à l'époque.
RitchieGueko
RitchieGueko

27 abonnés 650 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2024
La Belle Equipe est un film réalisé par Julien Duvivier et sorti en 1936.
Cette histoire d'amitié est très prenante. L'histoire, assez simple (5 amis qui gagnent à la loterie décident d'acheter une bâtisse pour en faire une guinguette) est fort sympathique, porté par un Jean Gabin au mieux de sa forme et un Charles Vanel tout en nuance dans son jeu. Ce film porte haut l'amitié masculine avec force ( spoiler: la scène où les compères grimpent sur le toit pendant la tempête pour protéger leur maison en est le symbole parfait
), et la fin, tragique ( spoiler: Charles se laisse retourner le cerveau par son ancienne compagne avant de se faire descendre par Jean
) est assez inattendue. Le tout est filmé de façon sobre et sans fioriture, avec une musique fort à propos.
Un très bon film sur un sujet souvent traité mais qui l'est ici avec une justesse touchante.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 avril 2024
C’est avec “La Belle équipe”, le quatrième film qu’il tourne avec Julien Duvivier que Jean Gabin accède à la gloire et commence à façonner son personnage de prolétaire romantique et tragique du cinéma français d’Avant-Guerre. Le film tourné en 1935 est à jamais associé à la Naissance du Front Populaire. Il a été dit par Charles Spaak que Jean Renoir qui aurait eu vent du projet a fortement intrigué auprès du scénariste pour qu’il intercède auprès de Julien Duvivier afin que les deux réalisateurs échangent “La grande illusion” contre “La Belle équipe”. Julien Duvivier nullement intéressé par le scénario de “La grande illusion” aurait refusé l’offre.
Le rapprochement entre le Front Populaire et “La Belle équipe”, peut facilement se comprendre en raison de l’allégresse communicative qui se dégage de toute la première partie du film, montrant un monde ouvrier se mettant subitement à croire qu’une vie meilleure lui tend les bras. C’est exactement la promesse du Front Populaire, symbolisée par l’avènement des congés payés. L’image de héros prolétaire de Jean Gabin qui s’est construite rapidement et durablement avec “Les Bas-fonds”, “Gueule d’amour”, “La Bête humaine” et surtout “Le jour se lève” a largement contribué à entretenir la réputation emblématique de “La Belle équipe” notamment par une reprise de la diffusion en salles en août 1940.
Quand on y regarde de plus près rien ne vient réellement étayer cette analogie séduisante. Tout d’abord Julien Duvivier n’avait rien d’un cinéaste aux convictions politiques très affirmées comme le confirment tous ceux qui l’ont approché et notamment son fils. Ensuite, l’événement qui amène les cinq camarades à concevoir le projet d’une guinguette sur les bords de Marne est dû au pur fruit du hasard et ne doit rien à une quelconque émancipation par la lutte où même plus prosaïquement par le travail. L’ambition commune des cinq dont quatre ne pensent tout d’abord qu’à vite aller mener leur route individuellement, se cimente autour de l’idée de devenir eux-mêmes patrons et de gagner de beaucoup d’argent pour enfin mener grande vie et rouler carrosse. Soit s’extraire de leur condition pour ne plus jamais y revenir.
En somme une réaction des plus humaines que Renoir s’il avait eu en charge le projet se serait sans doute empressé de parer des utopies communistes qui étaient les siennes à l’époque. Pour peut-être finir par se déjuger dans ses mémoires comme il l’a fait pour “La grande illusion” dont il s’était aperçu du pacifisme béat une fois la catastrophe nazie passée. La belle équipe se transformant assez rapidement en “Bad Team”, il a été reproché à Julien Duvivier d’avoir avant l’heure éteint l’élan généreux du Front Populaire qui sous l’œil acerbe de sa caméra était en réalité déjà presque mort-né. D’où l’explication d’une fin optimiste tronquée imposée par la production et acceptée par le réalisateur après une projection test. Cette fin optimiste qui fit l’objet d’un combat juridique mené par les héritiers de Julien Duvivier et Charles Spaak pour que la réédition du film en DVD soit exclusivement exploitée avec la fin conçue et souhaitée par les deux auteurs. En vérité, comme souvent chez Duvivier ce sont les comportements humains qui le préoccupent. Ici l’incapacité d’un groupe de véritables copains à s’unir, l’utopie cédant face aux passions ou tout simplement aux aléas de la vie.
Jean Gabin endosse de rôle le plus ingrat de celui spoiler: qui s’improvisant chef de groupe convainc ses camarades de le rejoindre dans son projet, rappelle ensuite à l’esprit collectif un des jeunes membres du groupe (Charles Dorat) tombé platoniquement amoureux de la fiancée (Micheline Cheirel) d’un autre membre (Raphaël Medina) pour finir par lui-même se jeter dans les rets de Gina (Viviane Romance), la femme calculatrice et provocante du faible Charles (Charles Vanel)
. Comme le dit si bien le proverbe populaire inspiré de l’Évangile selon Saint Matthieu : “Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais”.
Quelque fois un peu surjoué notamment par le volubile Raymond Aimos ou à contre-temps par les acteurs un peu fades que sont Charles Dorat, Raphaël Médina ou Micheline Cheirel, le film repose essentiellement sur la force de conviction indéniable du trio majeur constitué par Gabin, Vanel et Viviane Romance agrémenté par les prestations joviales et drolatiques de Ferdinand Charpin en gendarme bonhomme et de Raymond Cordy en ivrogne muet suivant à la trace Gabin redevenu pour un temps le chansonnier de ses débuts alors qu’il entonne le très entraînant “Quand on s’promène au bord de l’eau”. Un film témoin de son époque montrant que spoiler: les faiblesses humaines finissent souvent par étouffer les meilleures intentions
. Un film majeur malgré les petites faiblesses se faisant jour ici ou là et où se taille la part du lion une Viviane Romance à la gouaille et au charme ravageurs qui tout en accédant à la célébrité se verra pour longtemps cantonnée aux rôles de garce ou de femme fatale.
Topaze87
Topaze87

10 abonnés 647 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 avril 2023
Excellent film de Julien Duvivier emmené par le duo Gabin-Vanel. On peut y passer aisément du rire aux larmes à tout moment. Les deux fins du film sont à voir.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 janvier 2023
« La belle équipe » de Julien Duvivier (1936). Le pitch est bien connu : 5 compagnons de misère au chômage Jean (Jean Gabin), Charles (Charles Vanel), Raymond (Raymond Aimos), Jacques (Charles Dorat) et Mario (Raphaël Médina), réfugié espagnol menacé d'expulsion, gagnent une belle somme à la loterie. Jean leur propose d’acheter une bicoque au bord de la Marne et de la transformer en guinguette qui doit ouvrir le jour de Pâques (d’où le titre initial du film). Tout le monde adhère au projet et s’affère dans les travaux)… mais un différend entre Jean et Charles à propos de la belle Gina (Viviane Romance) en décidera autrement.
C’est la fin pessimiste voulue par le réalisateur… en écho peut-être avec la montée du nationalisme en Allemagne (?). Dans la foulée de 1936, cette fin ne plut pas aux spectateurs et les producteurs du film ont demandé à Julien Duvivier de tourner une fin « optimiste » qui – via un vote dans un cinéma parisien (305 voix sur 366 spectateurs) – fut longtemps projetée dans les salles mais ne connut pas un grand succès.
A noter dans ce film Fernand Charpin dans le rôle d’un gendarme tolérant vis-à-vis de Mario mais faisant à regret son travail dans la version pessimiste du film.
Un film social aux valeurs humanistes d’une certaine époque mais qui bel et bien fait partie de l’histoire du cinéma français. C’est peut-être le film le plus connu de Julien Duvivier à qui on dit « Pépé le Moko » (1937), « La bandera » (1935), « La Fin du jour » (1939) ou encore « Voici le temps des assassins » (1956)… bref plus de 60 films !
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 210 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2021
Une comédie dramatique des années 30 à la fois enthousiasmante et triste signé par le talentueux cinéaste Julien Duvivier !!
On est plongé dans une époque pas bien drole des années 30 de la crise économique ou une bande de copains galèrent jusqu'à ce que l'un d'eux gagne une grosse somme à une loterie , c'est la fète, le champagne coule à flot et les rèves s'enchainent. Ils décident d'acheter et de restaurer un pavillon au bord d'un beau lac. Les travaux commencent mais une tempète, quelques billets qui partent vers mesdames, des drames et j'en passe viennent perturber. "La belle équipe", tout est dit dans le titre, c'est du cinéma à la Claude Sautet ou Yves Robert avant l'heure, une bande de copains sympathiques auquel on s'attache sur fonds d'accordéons en musique, ça se laisse regarder aujourd'hui avec nostalgie pour nos plus anciens d'une autre France. Les personnages avec en tète Jean Gabin et Charles Vanel sont chaleureux et soudés dans la peau des copains à l'écran. La mise en scène de Julien Duvivier vieillit bien avec le temps. Une oeuvre a ne pas manquer.
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