La mise en scène est tonique, les scènes de fusillades et d'explosions sont excellentes, et évidemment c'est un casting de haut vol ; malgré qu'ils soient nombreux, les personnages existent et tous les acteurs sont extrêmement convaincants. Un film de guerre qui se vit comme un thriller, dans lequel le suspense et la tension sont palpables de bout en bout. Une fin un peu abrupte qui laisse un goût d'inachevé cependant.
Un excellent et curieusement rare film de Costa-Gavras, un de ses premiers (fait juste avant "Z"), avec un casting de folie et une histoire très intéressante située pendant l'Occupation. Des Résistants font évader un groupe de prisonniers destinés à la déportation ou au peloton d'exécution. Parmi eux, un inconnu, est-ce un mouchard, ou bien un simple homme n'ayant rien à se reprocher ? Et y a-t-il un traître parmi eux ? Et si oui, lequel ? Un excellent film, vraiment, à voir absolument.
Un film de guerre datant de 1967 signé peut ètre comme une commande par un jeune cinéaste qui se fera un bon chemin dans le cinéma, Costa-Gavras !! Je vais commençais par le défaut de ce long métrage que j'ai trouvé répétitif de péripétie en péripétie avec des personnages qui dialoguent avec la même tonalité de parole, ça m'a pas mal agacé. A part ça, ce film parle de résistants qui se battent contre les Allemands durant la seconde guerre mondiale avec des scènes de batailles bien menés et souvent spectaculaires. Ces soldats Français s'aperçoivent qu'il y a une taupe dans le groupe qui collabore avec les Nazis, qui est-ce? Suspense. Costa-Gavras signe une mise en scène soignée avec une brochette de comédiens du cinéma Français come Bruno Crémer, Jean-Claude Brialy, Charles Vanel, Claude Brasseur, Jacques Perrin, Michel Piccoli, François Perier, Michel Creton et j'en passe qui sont impeccables. Un film regardable mais pas mémorable.
Un Costa-Gavras peu connu et c’est dommage, bien que ce ne soit pas l’un des meilleurs : il ne mérite pas l’anonymat dans lequel il est tombé. C’est un très bon film d’action, à la mise en scène particulièrement tonique, aux dialogues incisifs et souvent amusants, à la psychologie virile et guerrière. L’humour détend l’atmosphère tendue, l’aspect politique (choisis ton camp, camarade) et historique est juste évoqué sans lourdeur. Et puis… quelle brochette d’acteurs français, pour beaucoup disparus ! Un régal !
Une mis en scène qui n'a pas vieilli et qui vaut largement nombreux films plus récents, des personnages nombreux mais bien caractérisés, un très bon équilibre entre guerre et pointes d'humour noir. "Un homme de trop" est un excellent film sur la Résistance et malheureusement pas assez connu du grand public. À rattraper !
Douze prisonniers maquisards ont été délivrés des nazis. Au décompte ils sont treize, quel est l'intrus, un traitre ou simplement un détenu de droit commun ? Tel est le sujet de ce film de guerre parfaitement écrit et orchestré par Costa-Gavras. Un film avec des scènes intenses, beaucoup d'action et un casting prestigieux : l'émouvante présence de Charles Vanel (à 69 ans), le charisme de Bruno Cremer, la prestance de Michel Piccoli (L'homme de trop), d'autres noms illustres comme Claude Brasseur, François Périer ou Jean-Claude Brialy ...
C’est le deuxième long-métrage réalisé par Costa-Gavras après Compartiment tueurs (1965). Autant le premier avait connu un franc succès, autant celui-ci a fait un bide au moment de sa sortie. Le réalisateur avait pourtant, à nouveau, réuni un sacré casting et le scénario s’appuyait sur un roman de Jean-Pierre Chabrol, doté d’une matière dramatique intéressante, à défaut d’un joli titre. En découvrant le film plusieurs décennies après sa création, on se dit que l’ensemble est honnête, efficace, porté par une énergie tendue côté interprétation et côté mise en scène, avec l’écueil d’un bouillonnement un peu trop permanent, de quelques scènes et quelques notes musicales un peu trop appuyées. Mais le principal bémol réside probablement dans le traitement scénaristique de la présence de l’intrus parmi les prisonniers libérés (Michel Piccoli, parfait d’ambiguïté), du trouble et du cas de conscience que cette présence génère. Le traitement se dilue au fil de nombreuses scènes d’action, sans trouver l’épaisseur et le retentissement attendus. En tout cas, ce qui paraissait être le sujet central ne l’est pas vraiment. La trame narrative demeure toutefois captivante, avec un final spectaculaire, tragique et d’une certaine étrangeté, au sommet d’un pont surplombant un gouffre.
1 homme de trop, distirbué par Harry Saltzman (qui n’a pas travaillé que sur des James Bond), est un film assez classique sur la Seconde Guerre mondiale (même si le Maquis n’est pas le sujet le plus traité dans l’Histoire du cinéma). Ce second film de Costa-Gavras bénéficie d'une réalisation très efficace (on peut noter le joli travelling compensé sur Cazal pendant l’agonie de Philippe) et d’un casting assez impressionnant. On peut toutefois regretter une fin assez décevante (qui est réellement l’homme de trop ? ; que devient-il ainsi que les quelques personnages survivants ?...). Il est loin d’être le meilleur film du cinéaste mais reste assez plaisant à suivre.
Encore à ses débuts (il s’agit de son second long-métrage), Costa-Gavras livre déjà un récit intégrant une vision politique affirmée. Malgré son échec commercial à sa sortie en 1967, ce film de guerre traverse bien les époques compte tenu d’un scénario charnu. On suit les actions d’un groupe de résistants français cachés dans le maquis auquel s’est adjoint un inconnu. Cette double intrigue palpitante est portée par une imposante distribution masculine (emmenée royalement par Bruno Cremer, Charles Vanel et Michel Piccoli). La dimension historique reste également présente avec la description des dysfonctionnements hiérarchiques et des prises de décision au sein de la Résistance. Et puis que dire de ce final totalement ouvert mais sacrément vertigineux ! Bref, une œuvre intense et rythmée.
Etant passionné d'histoire notamment sur la période de l'occupation, amoureux de ce type de paysage et fan de Michel Piccoli j'ai naturellement était pris par ce film dès le début. Un beau film tragique avec un beau casting, mais hélas j'ai trouvé le scénario et les dialogues assez mal dégrossis, à l'image de certains personnages d'ailleurs, tels que Claude Brasseur en obsédé sexuel, des françaises lambda "très peu farouches" ou encore des mauvais accents de Marseille. Aussi quelque chose décris par certains comme de l'humour que personnellement j'ai trouvé un peu "tache" et malvenu. De même j'aurais aimé que l'on pousse la réflexion de manière plus profonde et moins brute, avec une fin spoiler: un peu moins classique et prévisible pour le groupe, spoiler: plus franche et moins frustrante pour le 13ème homme dont on spoiler: ne connaîtra pas la fin . En résumé un beau film que j'ai apprécié mais qui avec son potentiel aurait pu être mieux. Merci arte.
La teneur politique s'approche, mais ça n'est pas encore pour tout de suite. Costa-Gavras aiguise encore ses dents. Mais, c'est indéniable, il a encore gagné en maîtrise. Et j'en veux pour preuve que, tous les personnages, pourtant nombreux, arrivent à exister. Même si, et c'est inévitable, certains existent plus que d'autre. Chacun à son moment pour montrer qui il est. De plus, même si cela ne semble pas être le but premier, on a droit à une démonstration des divergences entre les membres d'un même réseau de Résistance. Gavras maîtrise son truc sans problèmes, arrive encore une fois à instaurer un rythme qui ne faiblit jamais et offre quelques séquences fortes. Sans oublier une fin, jugée frustrante par certains,mais qui offre bon nombre d'interprétation. Sans oublier le casting, duquel Bruno Crémer, Claude Brasseur et Michel Piccoli constituent les meilleurs éléments.
On voit que ce film n'a pas manqué d'argent : gros moyens pour la réalisation (les innombrables explosions se suivent et se ressemblent), et quel casting de rêve ! A ce jour, il ne doit guère y avoir beaucoup de survivants parmi tous ces comédiens, et pour ceux qui ont les connus , il est amusant de voir comment ils étaient à l'époque de leur jeunesse. Ce film a en effet été tourné en 1966 et il n'a pas fait un tabac à l'époque malgré un budget très confortable : 931 000 entrées en salles mais il est vrai qu'on avait à l'époque envie d'oublier la guerre, et que la télévision commençait à tailler des croupières au grand écran. Les salles dites de quartier fermaient les unes après les autres ! Après un début prometteur, la libération de prisonniers des allemands, le reste du film consiste en une fuite éperdue dans le maquis face à l'avancée, en 1939, de l'envahisseur boche. L'affiche annonce du reste clairement la couleur : des armes, des canons, un avion.., Le second film de Costa Gravas, 84 ans à ce jour (2017) dans une version qui a été restaurée , C'est du cinéma à grand spectacle, mais qui aujourd'hui m'a semblé un peu long et m'a laissé sur ma faim. willycopresto
Un bon film qui traite de la résistance, en prenant le parti de filmer des moments durs dans la résistance, comme celle des traitres, du renseignement et de la force de caractère de pouvoir exécuter un homme face à vous, désarmé. On y trouve une belle pléiade d'acteur, tous imprégnés de leur rôle, de leur mission. Et on droit aussi à quelques belles répliques pacifiques, un peu rare dans les films de guerre. A voir par tous les amateurs de film de guerre, plus spécialement de la 2ème.
Le point de départ est simple : en 1943, des résistants (une vingtaine) font évader 12 condamnés à mort. En lieu sûr, ils constatent qu’ils sont 13, d’où le titre, les soupçons se portant sur Michel PICCOLI qui a le malheur de porter des bottes de soldat allemand et ne pas prendre franchement parti pour leur cause. Leur fuite est précipitée par leur poursuite par les nazis. C’est un bon film d’action, filmé comme un western dans le maquis, avec une brochette de bons comédiens français (Bruno CREMER, Jean-Claude BRIALY, Gérard BLAIN, Charles VANEL, Claude BRASSEUR, Michel CRETON, François PERIER, Pierre CLEMENTI, Patrick PREJEAN et Maurice GARREL mais il manque une dimension épique ou philosophique (à peine amorcée par les dialogues de Michel Piccoli dont le personnage, sans nom, n’est pas assez développé). On est loin de « L’armée des ombres » (1969) de Jean-Pierre Melville.