Un vrai bon film de résistance en mode western au cœur du maquis, à la fois tendu et spectaculaire, brillamment mis en scène et servi par un gros casting. La fin est magnifique.
Un bon film qui traite de la résistance, en prenant le parti de filmer des moments durs dans la résistance, comme celle des traitres, du renseignement et de la force de caractère de pouvoir exécuter un homme face à vous, désarmé. On y trouve une belle pléiade d'acteur, tous imprégnés de leur rôle, de leur mission. Et on droit aussi à quelques belles répliques pacifiques, un peu rare dans les films de guerre. A voir par tous les amateurs de film de guerre, plus spécialement de la 2ème.
Un excellent et curieusement rare film de Costa-Gavras, un de ses premiers (fait juste avant "Z"), avec un casting de folie et une histoire très intéressante située pendant l'Occupation. Des Résistants font évader un groupe de prisonniers destinés à la déportation ou au peloton d'exécution. Parmi eux, un inconnu, est-ce un mouchard, ou bien un simple homme n'ayant rien à se reprocher ? Et y a-t-il un traître parmi eux ? Et si oui, lequel ? Un excellent film, vraiment, à voir absolument.
C’est le deuxième long-métrage réalisé par Costa-Gavras après Compartiment tueurs (1965). Autant le premier avait connu un franc succès, autant celui-ci a fait un bide au moment de sa sortie. Le réalisateur avait pourtant, à nouveau, réuni un sacré casting et le scénario s’appuyait sur un roman de Jean-Pierre Chabrol, doté d’une matière dramatique intéressante, à défaut d’un joli titre. En découvrant le film plusieurs décennies après sa création, on se dit que l’ensemble est honnête, efficace, porté par une énergie tendue côté interprétation et côté mise en scène, avec l’écueil d’un bouillonnement un peu trop permanent, de quelques scènes et quelques notes musicales un peu trop appuyées. Mais le principal bémol réside probablement dans le traitement scénaristique de la présence de l’intrus parmi les prisonniers libérés (Michel Piccoli, parfait d’ambiguïté), du trouble et du cas de conscience que cette présence génère. Le traitement se dilue au fil de nombreuses scènes d’action, sans trouver l’épaisseur et le retentissement attendus. En tout cas, ce qui paraissait être le sujet central ne l’est pas vraiment. La trame narrative demeure toutefois captivante, avec un final spectaculaire, tragique et d’une certaine étrangeté, au sommet d’un pont surplombant un gouffre.
Longtemps resté dans l'ombre, accueilli tièdement à sa sortie, ce deuxième film de Costa-Gavras vaut pourtant le détour. On y suit une équipe de résistants, qui libèrent un groupe de prisonniers destinés à être exécutés. Problème : il sont treize libérés pour douze condamnés ! Mais alors que l'on pense que le film tournera autour de qui est le traître potentiel, ce n'est absolument pas le cas. L'identité du 13ème homme est rapidement connue, et "Un homme de trop" se veut surtout comme un portrait des maquisards, assez acerbe pour l'époque. Le film ne prend en effet pas de gant, évoquant la Résistance comme une filière organisée, mais non militaire, pleine de dissensions, et prompte à abattre des civils en cas de doute. Toutefois il ne faut pas se leurrer : on est bien dans une œuvre qui célèbre les maquisards et leur courage, devant des miliciens ou des collabos. Et où le sang et la violence coulent au prix de la liberté. Un fond qui annonce les films politisés du réalisateur, vers lesquels il embrayera directement après celui-ci. Au-delà de cet aspect historique, la forme du film est particulièrement réussie. Le scénario et la mise en scène sont particulièrement trépidants, offrant une série de péripéties qui n'en finissent jamais, et de nombreuses scènes d'action. Démonstration du quotidien des maquisards harcelés en permanence ? La photographie froide évoque la dureté de cette vie, tandis que la réalisation offre quelques moments particulièrement fort... ou des plans très originaux avec parfois de la caméra à l'épaule (notamment une séquence de tir filmée en FPS !). Et bien sûr, les acteurs y sont pour beaucoup. Le film aligne les gueules du cinéma français de l'époque, permettant d'attirer immédiatement la sympathie sur de nombreux personnages secondaires, ou d'apporter de la bonhommie occasionnelle. En ressortent Michel Piccoli, étrange cheveu qui semble débarquer sur la soupe de la guerre. Ou Bruno Cremer, charismatique en chef efficace et implacable. Bref, "Un homme de trop" ne mérite pas d'être resté dans l'obscurité, et est à ranger dans le haut du panier de la filmographie de Costa-Gavras.
Un film de guerre bien "gaullé" au splendide casting où chacun a sa place, dans des rôles très différents les uns des autres. Mention spéciale à Bruno Cremer en chef de maquisard impitoyable mais au cœur d'or et surtout à Michel Piccoli et Charles Vanel drôles comme tout. Je connaissais mal le cinéma de Costa-Gavras, j'ai visionné avec bonheur ses films recommandés par allociné , j'ai adoré "Section spéciale" que je mettrais en tête de sa filmographie, J'ai vu "Z" récemment, que je classerais volontiers en seconde position, "Un homme de trop" bouclerait peut-être mon tiercé du Dimanche grâce à son humour récurrent.
Un film sur la guerre réalisé de manière magistrale. On ne s'ennuie jamais et on est pris dans l'action et le suspense. Les acteurs sont excellents et certaines répliques drôles. Les cascades et les effets spéciaux sont efficaces.
Le point de départ est simple : en 1943, des résistants (une vingtaine) font évader 12 condamnés à mort. En lieu sûr, ils constatent qu’ils sont 13, d’où le titre, les soupçons se portant sur Michel PICCOLI qui a le malheur de porter des bottes de soldat allemand et ne pas prendre franchement parti pour leur cause. Leur fuite est précipitée par leur poursuite par les nazis. C’est un bon film d’action, filmé comme un western dans le maquis, avec une brochette de bons comédiens français (Bruno CREMER, Jean-Claude BRIALY, Gérard BLAIN, Charles VANEL, Claude BRASSEUR, Michel CRETON, François PERIER, Pierre CLEMENTI, Patrick PREJEAN et Maurice GARREL mais il manque une dimension épique ou philosophique (à peine amorcée par les dialogues de Michel Piccoli dont le personnage, sans nom, n’est pas assez développé). On est loin de « L’armée des ombres » (1969) de Jean-Pierre Melville.
La photographie y est sublime. Le réalisateur nous invite à suivre les maquisards pendant la deuxième guerre. Une belle brochette de ces mythiques acteurs du cinéma français.
Un des rares (beaux) films dur les maquis. Pourquoi se faire Maquisard ? Qui est donc Piccoli ? Que cherche-t-il ? Certains diront que la fin laisse... sur leur faim, mais n'est-ce pas le propre du cinéma que de ne pas en imposer une ? Pour moi, elle est lisible. Tous les acteurs sont merveilleux, Brialy en fait peut-être un peu trop, mais Cremer, Piccoli, Vanel : des Géants
Un film exceptionnel pour les personnes qui s’intéressent à ce que fut dans certains coins de province française la résistance aux occupants allemands. Tourné en plus avec des acteurs connus que nous aimons et qui ont un gros capital de sympathie, il n’en prend que plus de forces. Peu importe qu’il soit tiré d’un roman, l’essentiel est réussi à 100% : nous plonger complétement dans ce qui s’est passé. En réalité, les faits ont dus être plus violents et plus terribles encore mais évidemment pas les dialogues conçus pour les spectateurs. La présence de l’homme en trop est fondamentale puisque c’est à travers lui que le romancier analyse tous les sentiments fort différents qui habitent les divers personnages. C’est un film profond et grave qui à, travers le spectacle nous prenant aux tripes, ouvre les portes de multiples réflexions sur la vie. Il est important que le cinéma serve aussi à cela. La mise ne scène est de bonne qualité malgré les difficultés pour tourner dans ces extérieurs et les acteurs sont épatants, Jean-Claude Brialy en tête dans un rôle tout a fait inhabituel que ses admirateurs ne peuvent pas manquer.