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Max Rss
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3,0
Publiée le 13 mars 2019
L'Alpagueur est un polar typique des années 70, mais certainement pas le plus brillant. Belmondo reprend son rôle de redresseur de tords, mais de manière plus modérée que dans "Peur Sur La Ville". Bébel joue les chasseurs de prime travaillant pour le gouvernement, oui pour une fois il se plie aux ordres de ses supérieurs. Il doit traquer l'Epervier incarné par le regretté Bruno Cremer. Cet Epervier est un tueur inquiétant, qui s'empresse de liquider ses complices après chaque hold up. J'ai envie de dire que le seul intérêt du film réside dans le duel à distance que se livrent Belmondo et Crémer. S'il y a une chose dans ce film que l'on ne peut pas oublier, c'est la musique de Michel Colombier.
Une réalisation solide et carrée de la part de Philippe Labro, qui avait déjà fait ses armes sur L'héritier, toujours avec Belmondo, et Tout peut arriver avec Catherine Allégret et Brialy. Un montage frénétique alliant suspense et cascades en tout genre font de "L'alpagueur" un moment de cinéma certes classique mais rondement traditionnel. A celà, ajoutons une partition sans fausse note de notre Bébél national, un Bruno Cremer (La 317ème section, Noce blanche, Section spéciale, ...), à contre-emploi !, parfait dans le rôle du méchant, et nous avons affaire à un film de qualité qui peut tenir toutes ses promesses. La première ? L''idée du scénario, concept original qui nargue les faits d'un Epervier (Bruno Cremer) qui tue ses complices après chaque hold-up. L'alpagueur (Bébel), un chasseur de primes du gouvernement, est chargé de l'éliminer. La seconde ? Une bande-son mirobolante, qui colle incroyablement bien à l'atmosphère que dégage ce film. Pour cela, nous pouvons dire merci au compositeur Michel Colombier, qui reçut son seul César pour la musique de Elisa (avec la toute jeune Paradis). Dans cette mise en scène atypique, on retrouve sans fard la verve léonienne. Je m'explique. Le regard glaçant de Cremer (à la Van Cleef comme dans Le bon...) a l'art d'apaiser le film en lui-même avec ce jeu tout en retenu et, étoffe son rôle par la suite en le rendant de plus en plus sombre. De plus, Labro centre son intrigue sur le personnage de l'Epervier quitte à évincer la gouaillerie de Bébel. Et pour le coup, bingo ! : Jean-Paul est plus sage, plus énigmatique aussi, dans un rôle lui aussi plus sombre et forcément plus sobre. Cette interprétation des deux acteurs principaux, se retrouve dans une scène finale avec un Bébel moins cogneur, mais beaucoup plus ravageur et coincé. Cremer, lui, surprend d'efficacité et d'un réel talent à jouer les méchants de service. Le tout, embaumé par la fraîcheur de Philippe Labro qui, à l'instar de Melville ou Cornaud, instaure de longs plans larges qu'il recentre ensuite sur ses personnages pour nous les faire découvrir, comme l'a fait Leone dans ses westerns spaghettis, plans américains et très gros plans à l'appui. Ce face-à-face, je dirais inédit, s'affranchit du policier classique français habituel (je pense bien sûr aux Deray (Le marginal, Le solitaire), Lautner (Flic ou voyou) et Verneuil (Le clan des siciliens, Mélodie en sous-sol)) en mettant en avant une ambiance poisseuse collant à l'ensemble du film. "L'alpagueur" est un policier français à RE-découvrir pour les beaux yeux du non moins regretté Bruno Cremer. Spectateurs, que préférez vous pour ce soir : Bébel ou Oskar Wilde ?
L'Alpagueur, c'est l'archétype du film des années 70, avec tout ce que ça comporte. Points positifs : la bande-son très réussie, un duo à distance Belmondo-Cremer très convaincant, une atmosphère seventies et donc sympathique ... Points négatifs : le film est un peu lent par moments, et même si on a envie d'y croire, le scénario manque parfois de crédibilité. Cela reste, sans être un chef-d’œuvre, un bon film de genre.
Un des meilleurs films policier français. Jean-Paul Belmondo est magistral comme à son habitude. La réalisation ne laisse aucune faille et le rythme ne laisse pas une seule seconde d'ennuie. Bruno Cremer est intriguant dans son rôle de tueur froid. A voir et à revoir...
Très bon polar mené par un excellent Belmondo entouré par de très bons acteurs,il y a parfois de l'action,on passe un bon moment. Je mettrais à ce film,comme le dit si bien Belmondo,18/20.
Un polar totalement improbable. Que ce soient les péripéties, le personnage principal (un chasseur de primes employé par le gouvernement), ou le méchant (un steward tueur en série...), "L'Alpagueur" tient peu la route. Cependant, le film reste divertissant, surtout grâce à Bruno Cremer dans le rôle du tueur glacial, et à Belmondo jouant son rôle habituel de cogneur sympathique. Pas mauvais, mais loin d'être transcendant.
Dans le style qui a fait sa gloire, L'Alpagueur est un très bon bebel. L'action, les dialogues et le casting sont au rendez-vous. Le tout, porté par une bande originale magnifique.
Un plutôt bon polar aux airs de western urbain qui ne fera néanmoins pas date dans la filmographie de Belmondo. L'ambiance est soignée, les interprètes sont bons mais l'histoire, un peu décousue, ne tient que partiellement en haleine. L'intrigue ne propose pas de réelle chassé croisé entre Belmondo et son ennemi ( contrairement au réussi « Peur sur la ville»). Il n'y a pas vraiment d'enquête. Si les bagarres et fusillades sont nombreuses, il faut attendre les dernières minutes pour avoir une réelle montée d'intensité. Le final est plutôt efficace ou la mise en scène renvoie directement à Sergio Leone ( mais sans néanmoins avoir la puissance et surtout la dérision de celle du maître Sergio ).
L'Alpagueur, c'est un chasseur de prime de luxe, employé par le Gouvernement. L'Epervier est un tueur qui élimine ses complices après chacun de ses hold-ups. L'Alpagueur va devoir l'arrêter.
Loin d'être un polar brillant, L'alpagueur est un film qui a au moins le mérite d'intéresser le public grâce à un bon scénario.
Inutile de préciser que Belmondo est génial, car c'est toujours le cas.
Un Belmondo plus noir, moins gouailleur, mais diablement efficace. Les couleurs et musiques sombres s'allient merveilleusement. Cremer y est très dérangeant en jouant à la perfection son rôle. Ce film, plutôt méconnu du très grand public mérite qu'on s'y attarde.
Le film est daté mais c'est pour cela qu'on l'apprécie: plans, musique, tout pour retrouver ou découvrir l'ambiance type des années 70. Certains personnages ou certaines attitudes sont certes un peu trop clichés ou stéréotypés (le gars qui communique en sifflant !) mais c'est à voir, ça donne l'impression de passer un moment au milieu des seventies et on ne s'ennuie pas une seconde pour peu qu'on apprécié le style.
Une pure merveille de polar noir emmené par une musique inoubliable que Morricone n'aurait renié, Belmondo a moins d'humour que d'habitude, il ne cabotine pas ce qui ne rend pas le film moins déplaisant, bien au contraire, ce rôle est taillé sur mesure pour lui. Labro insuffle à son film une ambiance terne, très automnale qui accentue la dangerosité du méchant. Les apparitions de Bruno Cremer, finalement assez (trop ?) rares, sont glaçantes et l'affrontement final entre les deux héros est épique. Un des meilleurs Belmondo, beaucoup trop sous-estimé.
L’alpagueur (Belmondo), travaille en sous-main pour les autorités. Il va combattre l’épervier (Bruno Cremer), un casseur qui n’hésite pas à tuer. Comme toujours, il y a une recherche formelle chez Labro. Ici, elle consiste principalement à dilater, à la manière de Melville. Si la scène d’ouverture (lent panoramique de 360 degrés) est réussie, le reste ne l’est pas. L’impression est plus celle d’une distanciation désimpliquante, que d’une tension glaçante ; Plus proche donc de Godard que de Melville. La violence et la rapidité des actions en perdent de leurs poids, ce qui est dommage, car il y a quelques bonnes idées de séquences brutales. En plus, Labro utilise mal ses décors (par exemple le paquebot boîte de nuit « le Lydia » : une seule belle vue). Et enfin, l’ensemble donne une impression de désinvolture peu compatible avec un polar. Les autres défauts sont liés au contenu. D’abord le fait que l’on suive plusieurs actions préliminaires avant d’entrer dans le vif du sujet : cela casse le rythme. Puis l’absence de densité des protagonistes, ce qui fait que l’on n’y croit pas, malgré le jeu convenable des acteurs, qui y croient à peine plus que les spectateurs. A éviter.