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Un visiteur
4,5
Publiée le 7 avril 2011
Un très très bon film, Bogdanovich nous emmène avec brio par un noir et blanc sublime à travers les péripéties des jeunes adultes dans leur quartier minable. Le scénario est très bien écrit et Cybill Shepard est absolument magnifique dans ce film tout comme dans Taxi Driver. Je n'ai pas vu le film passé et j'étais comme un jeune dans ce quartier. Les acteurs sont très attachant, on ris on pleure dans ce film magnifiquement mis en scène par un réalisateur à la hauteur de son talent
Chronique sensible et pessimiste d'une jeunesse en mal de vivre dans une petite ville poussiéreuse du Texas à la fin des années 50, portée par un super casting, avec notamment Jeff Bridges dans son premier rôle.
J'attendais beaucoup de ce film et j'en ressors un peu déçu. Il est bien mais pas aussi bien que ce à quoi je m'attendais. Malgré un sujet intéressant et une mise en scène réussie, le film n'a pas réussi à vraiment m'impliquer, je n'ai pas été particulièrement touché ou ému. Dommage, car pourtant l'intention était bonne. Il y a cependant certaines scènes particulièrement réussies, qui elles m'ont fait fortes impressions. Si la dernière séance n'est pas la claque cinématographique que j'espérais, il n'en reste pas moins un bon film.
Que de problème pour critiquer cet enfant du Nouvel Hollywood! On ne peut nier la matière premiere de Bogdanovich et de l'interet de son cinéma! Mais c'est un film que j'ai découvert sur le tard et qui ressemble a mon gout beaucoup trop a american grafiti de lucas alors je le juge en tant que tel et me refuse a lui mettre 5 étoiles même si replacer dans sin contexte c'est un chef d'oeuvre!
Les qualités du film sont ses acteurs, sa photographie dans se noir et blanc très appréciable, mais je dois avouer ne pas avoir été totalement séduit par se film, cette chronique d'une certaine époque. Il y a une certaine vérité dans ce film mais ça ne m'a pas ému plus que ça, au contraire je suis resté un peu impassible devant ce film, pas qu'il soit mauvais, mais il lui manque clairement quelque chose pour m'atteindre.
Tout simplement un de mes films préférés. J'ai dû le voir une dizaine de fois. J'ai adoré l'ambiance, la lumière, les décors, le jeu des acteurs (certains se révèleront plus tard). Dans une Amérique pudibonde, ce long métrage a dû détoner, car subversif par moments. A conseiller à tout cinéphile.
C'est tout bonnement mon film préféré. Je suis donc frustré de ne pouvoir mettre que 4 étoiles. Comme dans le cochon, tout est bon dans ce film : la photo noir et blanc, la réalisation, le scénario et les acteurs (timothy bottoms, james bridges, cybill sheperd et randy quaid en quasi débutants, le vétéran Ben Johnson et les sublimes ellen burstyn et cloris leachman). Précipitez vous sur le DVD
Voilà un monde qu’il est difficile d’imaginer quand on ne l’a pas vécu. Une petite ville américaine vivant presque en autarcie où la jeunesse grandit en vase clos. Ne prenant exemple que sur les adultes qui ne font que qu’ils peuvent. Les errances, les corps qui s’attirent. La sexualité et les aventures. Tout cela dans un film presque tendre mais confronté véritablement au réel et à ses limites. Pas mal du tout.
Un très beau film en noir et blanc sur ce qui se passait en 1951 et 1952 dans un trou perdu du Texas, avec les histoires d'amour, les bagnoles, les jalousies, les adultères. Des débutants et débutantes, Timothy Bottoms et Cybill Shepherd et un presque débutant, Jeff Bridges, tous les 3 très prometteurs et qui, 48 ans plus tard, sont toujours actifs au cinéma, tout comme Cloris Leachman, 93 ans, et Ellen Burstyn, 86 ans. Et que dire de la bande originale : que des tubes de ces années là, ce qui s'est fait de mieux en matière de musique country, beaucoup de Hank Williams, et Eddy Arnold, Hank Thompson, Lefty Frizzell, Webb Pierce, ... tout cela venant de juke-boxes ou de postes de radio. En fait, "La dernière séance" est un des premiers films où la BO n'a pas été écrite pour le film mais réunit des chansons déjà enregistrées. A noter, quand même, que dans une séquence censée se passer en 1951, on entend "A fool such as I" qui passe à la radio, chantée par le canadien Hank Snow, une chanson publiée en 1952, disque sorti fin 1952 !
Situé dans les 50's, "The Last Picture Show" décrit les errances d'une bande de jeunes de la petite bourgade Texane d'Anarene. Ennui, relations tumultueuses avec les filles, parties de billard et cinéma, paresse : le portrait de la jeunesse dressé par Peter Bogdanovich n'est guère flatteur ! Mais c'est justement ce qui fait la qualité de ce film, percutant et poignant, qui montre avec subtilité une vie dont il semble impossible de s'échapper. L'ensemble est porté par de très bons acteurs, qui parviennent à rendre attachants des personnages qui ne le sont pas toujours sur le papier : Jeff Bridges en grande gueule pas toujours très réfléchie, Timothy Bottoms en sensible paumé, et Cybill Shepherd en lycéenne qui séduit par ennui plus que par désir. Le tout filmé dans un noir et blanc très bien découpé. A noter également, la présence de nudité et de sexe, certes plus tolérés en 1971, mais encore pas si courant que ça. Sombre et légèrement déprimant, "The Last Picture Show" est donc un film intéressant, qui vaut son statut d’œuvre culte.
Dans un bichrome soulignant la nostalgie inhérente à ce genre cinématographique se tisse une histoire touchante illustrant les difficiles choix sentimentaux et itinéraires de jeunes adultes pris entre ambitions contrariées et dépits douloureux. Sans emphase ce drame porte un regard tendre sur la difficulté de la construction personnelle quitte à conserver une distante froideur qui empêche une implication pleine du spectateur. Doux-amer.
Oeuvre mélancolique et nostalgique, atmosphère d'un cinéma disparu, un hommage aux années 30-50, filmant une jeunesse insouciante et oisive, sur fond sonore de Hank Williams dans le jukebox, et cheeseburgers servis au diner dans cette ville poussiéreuse du Mid-West. Beau film tourné en Noir et Blanc, jeu d'acteurs et d'actrices impeccables et subtils.
Film américain atypique qui doit plus à la nouvelle vague Française ou au néoréalisme italien, La dernière Séance est un chef d'oeuvre du 7e art qui raconte la vie quotidienne de deux ados dans une petite ville perdue du Texas. Le sujet, c'est surtout la fin de l'adolescence qui a rarement été aussi bien traité qu'ici. L'amertume qui en découle, les déceptions, les impasses de l'avenir, les rapports compliqués avec les filles, l'horizon de la guerre alors que le cinéma local va fermer ses portes... Les adultes ne sont guères mieux montrés; mal mariés, trop jeunes, la monotonie les accable et le sexe est vu comme un exutoire, qui soulage mais ne solutionne rien. Peut-etre un peu trop pessimiste ce film, mais c'est certainement ce qui le rend si intense.
The Last Pictures Show est de ces films beau et triste, une fusion d'un espoir qui se délite avec une bride de vie, une répétition en pagaille de vies déjà vécus.
Peter Bogdanovitch, partit en début d'année signe ici un long métrage fascinant sur cette petite ville du Texas, de cet endroit ou tout le monde se croisent et se connait, dont les changements s'opèrent avec l'impact du temps et des bouleversements qui s'orchestre sans que la main soit maitre. Un film Magnifique pour ses raisons, entre autres.
Du coté des acteurs et actrices, le terme est bien galvaudés par une trop forte utilisation - mienne y compris - mais oui, à bien des égards, ils et elles sont étincelants ! Une turbulence qui fout le camp, dont nous sommes témoins, pris à partit dans cette course contre le temps dont nous mêmes souffrons avec eux. Une ode à la sensibilité.
La dernière séance, titre en Français tout aussi mélodique à de quoi raconté, encore et encore, au fil des âges, une histoire impérissable !
J’ai vu un film… qui brosse un portrait peu reluisant d’une petite ville du Texas qui transpire le mépris, la médiocrité et l’ennui… à la fois de sa jeunesse, mais aussi du monde d'adultes, avec les regret de son passé, de sa vie d'avant, de sa jeunesse... On suit plusieurs personnages avec un casting somptueux pour un film qui a dû en son temps, sans doute causer, des remous… On voit une jeunesse déboussolée en manque de pères et de repères, et en manque de mères et de remords. Le casting est éblouissant et la réalisation de Peter Bogdanovich exceptionnelle. Tout est en lenteur, en moiteur et en désir refoulé, dans une vie, un e ville en impasse… Il y a le désir de partir, de rester, d’aimer, d’être aimé, de s’éloigner, de se distinguer, de s’agréger… Le film livre des portraits (noirs & blancs) durs, tendres, odieux, émouvants… J’ai littéralement été bluffé par ce film… Un chef d’œuvre.