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Ce film sensible et humain de John Huston évoque le sort de ces boxeurs cabossés que leur petite carrière plus ou moins fulgurante de "tocards", à qui on a peut-être promis gloire et fortune, a laissés sur le carreau, entre une bouteille d'alcool et de pénibles petits boulots.
Billy Tully est l'un d'eux, qui prétend s'en sortir en remontant sur le ring. Parallèlement, Huston raconte les débuts pugilistiques d'Ernie, à qui on accorde quelque talent. La mise en scène semble suggérer que Billy et Ernie -Stacy Keach et Jeff Bridges- sont en réalité un seul personnage, le second personnifiant le premier jadis. En l'état, ce sont deux pauvres types promis à un avenir médiocre qui à le visage de salles de sport misérables et de bars.
Huston filme quelques combats, non pas pour le spectacle mais pour ce qu'ils ont de pathétiques, pugilats qui tournent à la déroute et prêtent à s'amuser d'un rire jaune. Sans bruit ni fureur, le réalisateur tourne un film plein d'empathie pour ces paumés ordinaires que sont Bully et Ernie, un film à l'image de la ballade amère chantée par Kris Kristofferson. Comme d'autres avant lui, le cinéaste témoigne de la solitude du boxeur, somme toute acteur secondaire du monde de la boxe.
Billy Tully est l'un d'eux, qui prétend s'en sortir en remontant sur le ring. Parallèlement, Huston raconte les débuts pugilistiques d'Ernie, à qui on accorde quelque talent. La mise en scène semble suggérer que Billy et Ernie -Stacy Keach et Jeff Bridges- sont en réalité un seul personnage, le second personnifiant le premier jadis. En l'état, ce sont deux pauvres types promis à un avenir médiocre qui à le visage de salles de sport misérables et de bars.
Huston filme quelques combats, non pas pour le spectacle mais pour ce qu'ils ont de pathétiques, pugilats qui tournent à la déroute et prêtent à s'amuser d'un rire jaune. Sans bruit ni fureur, le réalisateur tourne un film plein d'empathie pour ces paumés ordinaires que sont Bully et Ernie, un film à l'image de la ballade amère chantée par Kris Kristofferson. Comme d'autres avant lui, le cinéaste témoigne de la solitude du boxeur, somme toute acteur secondaire du monde de la boxe.
Une petite déception. C’est le Nouvel Hollywood dans toute sa splendeur, lent et pessimiste, mais ce qui m’a surtout gêné, c’est que le scénario donne l’impression de naviguer à vue, alternant entre les deux personnages principaux sans nous permettre vraiment de nous attacher à eux et enchaînant des scènes souvent trop étirées en longueur. Peut-être parce que le scénariste adapte son propre roman. Par contre, les acteurs sont très bons, notamment Susan Tyrrell, que je ne connaissais pas. La réalisation n’est pas mal non plus, mais pas vraiment marquante. Malgré tout, le film dégage quelque chose de difficile à définir, un certain charme et de l’élégance dans son désespoir.
Ambiance et personnages Hustoniens pour un rendu parfait mais aussi un mouvement et un rythme très particulier frustrant et en même temps tellement tangible.
Cela a beau être un film de Huston, c'est très mauvais: ni Keach ni Bridges n'ont les muscles de boxeurs et les combats, mal filmés, sont ridicules avec leurs coups retenus. Stallone a fait bien mieux depuis. Les scènes de pochards entre Keach et Tyrrell sont interminables et insupportables. Huston aimait tellement les épaves et l'alcool qu'il s'y est noyé dans ce film. Beautiful losers ? Ugly losers plutôt !
On aurait aimé de la part de John Huston un film sur la boxe poins attendu. On est très loin du superbe "Raging bull". reste que Huston sait créer une ambiance et que l'interprétation tient la route. Un des premiers rôles de Jeff Bridges déja décidé à ne pas s'enfermer dans des rôles de jeune premier.
Hélas trop méconnu, Fat City est l'un des quelques très grands films "sur la boxe", même si cette dernière occupe ici la fonction de décor, de toile de fonds sur laquelle se détache les silhouettes bien vivantes des grands oubliés du rêve américain...
Un cinéma anti-spectaculaire par excellence, qui montre à quel point un monstre d'Hollywood comme Huston a su flirter, à une certaine période de sa carrière, avec une forme de ciné indépendant caractéristique des années 70. Ici, il filme avec son empathie habituelle des choses rarement vues sur les écrans : files de travailleurs en quête de quelques dollars à la récolte des légumes, univers de boxeurs minables, piliers de bars...La justesse dans la vision de cette Amérique des perdants est servie par l'excellente interprétation de Stacy Keach et d'un Jeff Bridges en devenir. La photographie naturaliste y participe également. En revanche, ce côté presque trop intimiste, et un défaut de rythme handicapent le film.
A voir pour les amateurs de ciné US made in seventies.
A voir pour les amateurs de ciné US made in seventies.
Un bon film sur l'univers de la boxe, sans doute le meilleur. Ici pas de paillette, de brillant, de show à l'américaine façon Apollo Creed parodiant Ray Leonard. Non, ici ce sont des boxeurs de seconde zone (amateurs) qui peinent à vivre de ce "métier" de chien qui, il faut lui rappeler, ne paie pas dans ces catégories, tout en vous pourrissant la vie (les contraintes quotidiennes entre les entraînements et régimes alimentaires) jusqu'à la raccourcir (globalement, si on regarde chez de grands boxeurs, le cap des 70 ans se franchit très mal avec des problèmes au casque et des lésions causées par les gnons pris en pleine face, suffit de voir la fin de vie d'Ali ou Hearns).
Le réalisateur est un connaisseur de cet univers miteux, laid et pitoyable. C'est bien pour cela que ce film s'inscrit quelque part dans une démarche sacrificielle donc christique. Certes, nos héros boivent beaucoup le sang de Christ mais il n'y a pas de plus grand sacrifice que celui de son corps. Or, aller sur un ring tout en sachant qu'on va se faire avoiner et éteindre, c'est un sacrifice non indigne de celui de Jésus devant Ponce Pilate commandité par le Sanhédrin. Nos héros portent leurs croix et celles du noble art, tant mieux pour l'honneur de ce sport, tant pis pour eux.
Le réalisateur est un connaisseur de cet univers miteux, laid et pitoyable. C'est bien pour cela que ce film s'inscrit quelque part dans une démarche sacrificielle donc christique. Certes, nos héros boivent beaucoup le sang de Christ mais il n'y a pas de plus grand sacrifice que celui de son corps. Or, aller sur un ring tout en sachant qu'on va se faire avoiner et éteindre, c'est un sacrifice non indigne de celui de Jésus devant Ponce Pilate commandité par le Sanhédrin. Nos héros portent leurs croix et celles du noble art, tant mieux pour l'honneur de ce sport, tant pis pour eux.
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