Fat City
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dai72
dai72

190 abonnés 2 133 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 novembre 2012
Assez déçu par ce film qui est certes plutôt bien fait, bien écrit mais il manque de rythme, de profondeur, pas mal de scènes semblent inutiles ou désordonnées par rapport au reste. Rien à dire sur la performance des comédiens, ni même sur la réalisation. Par contre, l'ensemble n'est pas très flatteur !!
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2012
Le cynique John Huston est l'auteur qui confèrera à ses personnages de hèros dèchus la plus forte dose d'humanitè dans ce film magnifique qui compte parmi les manifestations les plus sincères et les plus sensibles de cette nouvelle forme de romantisme! Sorti en 1972, ce "Fat City est une excellente histoire de boxeur hantèe par le passè! Stacy Keach y joue admirablement cet ancien boxeur pauvre, divorcè, alcoolique et solitaire, qui va rencontrer par hasard dans une salle de boxe un jeune et prometteur Jeff Bridges! On sait que la boxe a toujours attirè Huston qui avait boxè dans sa jeunesse! Mais coups de poing ou pas, c'est toujours cette profonde humanitè de ses personnages qui intèresse le rèalisateur de "The Maltese Falcon". La solitude dans la grosse ville "Fat City" (de Stockton en Californie) et puis "La dernière chance" (selon son titre français) pour ce boxeur devenu alcoolique qui tente de refaire surface sont des thèmes èvidemment hustoniens (humour et tristesse, amertume et tendresse). Et le scènario, aussi brillant soit-il, signè Leonard Gardner, qui adapte ici son propre roman, donne un gage d'authenticitè à l'ensemble entre paumès et solitaires, anti-hèros et poivrots! Stacy Keach n'a jamais que trente et un ans à l'èpoque et trouve dèjà son plus beau rôle au cinèma! De son côtè, Jeff Bridges a dèjà l'ètoffe d'un grand et la soularde Susan Tyrrell (qui nous a quittè en juin 2012) est d'une fragilitè à fleur de peau, tantôt agaçante-tantôt èmouvante! De l'espèrance, encore et toujours, portè par un jeune cinèaste de soixante-six ans dont la mise en scène paraît tout aussi fraîche et moderne qu'à ses dèbuts en 1941! Probablement l'oeuvre la plus attachante de Huston avec une superbe chanson de Kris Kristofferson ("Help Me Make It Through the Night") dans la très belle scène d’introduction...
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 avril 2012
C'est une suite de portraits assez intimistes de paumés, qui s'accrochent comme ils peuvent à la vie, du côté de Stockton, aux "States", avec l'univers de la boxe en toile de fond. Les acteurs sont tous excellents et servent bien l'histoire. Le cinéaste s'attache longuement à ses personnages, filmant leurs travers, leurs descentes aux enfers ou leurs fragiles rebonds, là où l'alcool n'est jamais loin. Il donne à voir leurs rêves de grandeur plus ou moins réalistes, leurs angoisses, leurs espoirs. Les scènes intimistes sont les plus réussies, grâce notamment à des dialogues et silences très travaillés. La boxe côté losers produit des scènes parfois drôles, souvent dures. Le revers de la médaille, c'est que le rythme du film est lent, qu'il ne se passe finalement pas grand chose, que l'on peine à dégager une ligne de force, un message. C'est vraiment un moment de la vie de quelques paumés qui ont pris des coups (au sens propre pour certains). Une œuvre prenante et attachante, mais qui ne saurait toutefois être qualifiée de grand film.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 mars 2012
On ne peut pas reprocher au film d'être impersonnel puisque l'on retrouve comme thème principal le portrait affectueux d'une bande de losers, celui de prédilection du cinéaste considéré comme le "Chantre de l'échec" du cinéma américain(à quelques rares exceptions près dont "African Queen" !!!) John Huston. On ne peut pas reprocher non plus aux acteurs un jeu manquant de naturel car c'est tout le contraire. Mais reste que pour moi, contrairement à ce que disent de nombreuses bibles du cinéma, c'est une des oeuvres les moins intéressantes de son réalisateur. Pour même être carrément franc, je me suis un peu emmerdé. Raconter la vie de losers dans le milieu de la boxe, pourquoi pas même si le sujet est loin d'être nouveau car de très nombreuses fois abordé au cinéma mais le récit est beaucoup trop décousu puisqu'on puisse s'accrocher à l'histoire ou à s'attacher aux personnages. Le milieu de la boxe a connu de biens meilleures oeuvres, la filmo de Huston aussi.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 21 mai 2011
Ambiance et personnages Hustoniens pour un rendu parfait mais aussi un mouvement et un rythme très particulier frustrant et en même temps tellement tangible.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 226 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2011
On aurait aimé de la part de John Huston un film sur la boxe poins attendu. On est très loin du superbe "Raging bull". reste que Huston sait créer une ambiance et que l'interprétation tient la route. Un des premiers rôles de Jeff Bridges déja décidé à ne pas s'enfermer dans des rôles de jeune premier.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 janvier 2010
L’œuvre de John Huston a de frappant qu’il se construit, dans sa sourde démesure, en procédant par rupture. De «The Maltese Falcon» à «Fat City» (USA, 1972) réside la pleine maturité d’un cinéaste qui s’affranchit de la codification des studios pour tendre vers des lieux en extérieurs, vers un soucis plus accru de réalisme. «Fat City», aujourd’hui, semble constituer la matrice d’un film d’icône déchu comme «The Wrestler». Chez Huston comme chez Aronofsky, un boxeur/catcheur rêve de reconquérir sa gloire en se délivrant de la misère. «Fat City» préfigure dans le même temps, phénomène plus probable, le délirium social de «Wise Blood» du même Huston. «Fat City» amorce la dernière période de Huston, que viendront entacher quelques films alimentaires comme «Annie». Y éclate un sentiment de désarroi, contenu en creux dans l’élégante maladresse des personnages de ses premiers films (notamment ceux interprétés par Bogart). Ce sentiment de désarroi, pleinement exprimé par le remarquablement nébuleux Stacy Keach, trouve sa pleine figuration dans les plans vides, parfaitement cadrés, qui viennent, non pas comme chez Ozu révéler la vitalité du monde, mais manifester l’hermétique stoïcisme des choses. Car Huston, finalement bien stoïciste, depuis «The Asphalt Jungle», ne relate que le triste sort d’un boxeur à l’aune de la trentaine dont le rêve d’un retour élogieux ne restera qu’à son stade embryonnaire. Son goût du succès sera transmis au jeune poulain (Jeff Bridges dans l’un de ses premiers rôles) qu’il aura remarqué et qu’il aura opportunément conseillé. La dernière séquence, dans laquelle Keach et Bridges observent un très vieil homme en s’imaginant à sa place, dégage un inquiétant parfum d’agonie, que Huston ne retrouvera que dans son adaptation de Joyce, «The Dead». Mais d’ores et déjà, dans «Fat City» résonne le regard harassé et lucide de Huston sur un monde fiévreux, dont la singularité ne s’exprime qu’à travers les personnages, leurs actions et leurs échecs.
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