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inspecteur morvandieu
92 abonnés
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2,5
Publiée le 12 juin 2026
Sans connaitre la série télévisée dont le film de Michael Mann est inspiré, j'imagine bien que le style du cinéaste, la sophistication de la mise en scène, n'ont plus grand rapport avec le feuilleton éponyme. De fait, la réalisation, austère et rigoureuse, sombre et grave, est déterminante, qui transcende un sujet somme toute commun. Deux élégants flics enquêtent sur un trafic de drogue autour de Miami, pas celui de petits dealers camés mais celui d'une multinationale de la pègre, avec hommes de main en costume-cravate armés jusqu'aux dents. Le danger et le suspense proviennent que les deux policiers, Colin Farrell et Jamie Fox, infiltrés, sont constamment sous la menace d'être démasqués. Cependant, au-delà de l'ambition artistique de Michael Mann, déjà éprouvée dans d'autres de ses films, qui inspire à ce film complètement dépourvu de fantaisie sa noirceur et son expression tragique, au-delà d'une intrigue un peu compliquée parfois, voire ésotérique pour les non-initiés aux trafics internationaux, il est certaines complaisances qui ternissent l'intérêt et la valeur du film. Ainsi, la part de frime qui entoure la prestation virile des deux flics; ainsi, parce que les comédiens et comédiennes sont beaux et sexy, des séquences qui tournent au numéro de charme sensuel et esthétisant. C'est vain et ça stigmatise des personnages pas vraiment neufs.
Miami Vice est un film d’action suivant Ricardo Tubbs, joué par Jamie Foxx, et Sonny Crockett, interprété par Colin Farrell, deux policiers infiltrés dans un réseau de trafic de drogue où ils transportent eux-mêmes la marchandise afin de gagner la confiance du cartel.
Ricardo représente la force tranquille : il reste professionnel et garde toujours une certaine distance avec sa mission. Sonny, à l’inverse, s’implique beaucoup plus personnellement, notamment lorsqu’il développe une relation avec Isabella, une figure importante du cartel chargée des finances et également la compagne du chef du réseau, Montoya.
La relation entre Sonny et Isabella occupe une place centrale dans le film et bénéficie d’un véritable développement, tandis que celle entre Ricardo et Trudy, une autre agente infiltrée, reste beaucoup plus en retrait. C’est assez dommage, surtout lorsque l’on voit l’importance qu’elle prend dans le final.
Le film entretient aussi un certain flou autour du véritable patron du cartel, car les infiltrés ne disposent jamais d’une confiance totale de la part des criminels, ce qui entraîne plusieurs complications et maintient une tension permanente.
L’une des grandes forces du film réside dans son atmosphère unique de Miami aussi bien de jour que de nuit, avec une esthétique moderne et nocturne très marquée. On est introduit dedans dès le départ à travers une fête nocturne accompagnés d'une BO nous plongeant directement dans l'ambiance. Le film est extrêmement dynamique : les scènes s’enchaînent rapidement, tout va très vite, au point qu’il parfois difficile de suivre l'évolution des relations ou de l’intrigue.
Malgré cette intensité constante, le récit s’accorde un moment de respiration durant l’escapade à Cuba. Cette parenthèse semble suspendue hors du temps et permet aux personnages de vivre quelque chose de plus intime et sincère. D’ailleurs, cette idée du temps qui passe et de l’importance de chaque instant revient souvent dans les discussions entre Sonny et Isabella. Ils savent parfaitement que leur relation est condamnée à cause de leur vie dangereuse, mais ils choisissent malgré tout de la vivre à fond afin de ne pas avoir de regrets.
spoiler: Le dernier acte, marqué par l’enlèvement de Trudy dans la caravane puis par l’ultime fusillade, replonge immédiatement le film dans une tension extrêmement forte. Finalement, même si la mission est accomplie, les personnages n’en sortent pas indemnes. Sonny est condamné à rester seul, tandis que Ricardo, profondément marqué, veille sur Trudy gravement blessée à l’hôpital.
Miami Vice : Deux Flics est un bon film de Michael Mann. N'ayant pas vu la série d'origine (qui était également signée Michael Mann), je n'ai pas d'attache nostalgique à celle-ci. J'ai donc pleinement apprécié ce film sans me demander s'il était meilleur ou moins bien que la série culte. L'action est bien rythmée et utilisée avec parcimonie (pas de surenchère ni d'excès). Les deux acteurs jouent très correctement, même s'il manque peut-être un peu d'alchimie entre les deux personnages principaux. L'intrigue est suffisamment complexe pour être un bon film d'espionnage, et suffisamment simple pour ne pas être trop déroutante. Un bon film. Il donnerait presque envie de regarder la série.
Réalisé par Michael Mann, Miami Vice reprend la célèbre série des années 80 en version modernisée, avec Colin Farrell dans le rôle de Sonny Crockett et Jamie Foxx dans celui de Ricardo Tubbs. Le film tente de donner une nouvelle dimension à cet univers en y injectant le style froid et stylisé propre à Mann, mais le résultat reste assez inégal.
Visuellement, c’est indéniablement superbe. La mise en scène est d’une précision clinique, avec une photographie nocturne impressionnante et un réalisme brut qui colle bien à l’ambiance moite et dangereuse de Miami. Mann maîtrise parfaitement la tension visuelle et le rendu numérique renforce cette impression d’immersion dans un monde corrompu. On retrouve ce goût du détail dans les fusillades ou les poursuites en bateau, d’une intensité remarquable.
Mais derrière cette beauté plastique, le film peine à captiver émotionnellement. L’histoire, centrée sur une infiltration dans un réseau de trafiquants, manque de rythme et de clarté. On s’y perd entre les alliances, les trahisons et les sous-intrigues amoureuses, notamment celle entre Farrell et Gong Li, qui ne dégage jamais vraiment la passion attendue. Le scénario donne l’impression de tourner en rond, étirant inutilement certaines séquences sans jamais atteindre un vrai point culminant.
Farrell et Foxx ont une belle présence, mais leur duo manque de complicité : là où la série jouait sur l’humour et la camaraderie, le film adopte un ton trop sérieux, presque austère. Le résultat, c’est un polar visuellement maîtrisé mais émotionnellement froid, qui donne plus envie d’admirer les plans que de suivre l’intrigue.
En somme, Miami Vice : Deux flics à Miami impressionne par sa forme mais déçoit sur le fond. C’est une œuvre d’esthète plus qu’un vrai film d’action, un exercice de style élégant mais distant, qui laisse finalement une impression de frustration.
S’il s’agit certainement du film le moins abouti de la carrière de Michael Mann, ce dernier signe pour autant une adaptation honnête mais sans éclat de la série éponyme des années 80 dont il était le producteur. On retrouve en effet le style caractéristique du cinéaste par une mise en scène millimétrée et nerveuse utilisant une caméra numérique pour mieux saisir les nuances de couleur d’une ville de Miami nocturne. Le long-métrage est surtout desservi par une intrigue un peu trop convenue et ordinaire et d’une interprétation sans grand relief du duo Jamie Foxx / Colin Farrell incarnant les deux fameux policiers de la brigade des stupéfiants spécialistes de l’infiltration. Néanmoins, le film offre un cocktail savamment dosé d’exotisme avec ses ballades en hors-bord, de romance suave et d’action bien que le récit s’enlise trop souvent dans un faux rythme avant de gagner en intensité dans son dernier tiers. Un long-métrage frustrant dont on retiendra davantage la qualité esthétique que son histoire trop passe-partout.
Excellent polar noir et classieux. Mann semble y retrouver ses chiots. Peu d'esbrouffe. On va à l'essentiel. Sans l'air d'y toucher, le drame se joue devant nous. Il faut juste savoir le dénicher. D'un titre (série) éculé, le cinéaste fait une oeuvre subtile et efficace. Passionnant.
Un polar stylisé à l’extrême, où l’esthétique l’emporte souvent sur la narration. L’ambiance moite et la réalisation soignée séduisent, mais l’intrigue reste confuse et les personnages peu attachants.
Mickael Man nous offre le film de série mitonné au petits oignons. action , bande son , acteurs, scénario, images tout est au rendez vous pour vous faire passer un très bon moment de cinéma
J’ai dû voir ce film une dizaine de fois.....tout est parfait....l’́atmosphère, la bande son, le jeu d’acteur, le scénario, les décors et les images.....ce film ne vieillit pas.....
Michael Mann signe encore un grand film. Il est un de maître de la réalisation faisant la part belle au temps lent. Un film où il y’a moins d’action que dans les film de ce genre , mais avec la mise en perspective des personnages par le réalisateur. Deux très grands héros qui endossent leur costume avec brio . Mention spéciale à chaque fois pour un film de Michael Mann : la VF est très bonne
Michael Mann maîtrise toujours sa mise en scène, sa réalisation mais aussi ses personnages et pour ça rien à reprocher à Miami Vice. Le film développe très bien tous ses personnages en leur donnant beaucoup d'intérêt et de sentiment. Mais le récit patine faisant même passer son intrigue principale au 2nd plan pour y instaurer une romance qui prends trop d'espace. De plus le scénario est plutôt basique, en attente d'un rebondissement qui ne survient jamais.
l'adaptation d'une série tv en film avec une histoire baser sur un épisode d'une autre série tv ? sérieusement, c'est quoi ce truc ? Bah ça donne Miami vice le film cest bizarre c'est pas de meilleur qualité et on comprend pourquoi. , la narration du film au début est assez inhabituel et dérangeant car on entre directement dans l’action, sans générique, sans tellement mettre en scène les personnages mais c'est original au moins sinon, coté casting, il est top et le charisme des acteurs impose. Tous comme la réalisation qui fait très Mickael Mann, il adore filmé des villes dans la nuit et tout, comme dans Collatéral… et la, il est servit et la mise en scène est assez personnel mais dommage que le rythme du film reste assez égal et manque d’intensité. Bon, rien de honteux dans ce Miami Vice, mais c'est une œuvre oubliable, qui n'apporte rien de nouveau dans le genre, mais ça ne m'a pas empêché de passer un bon moment devant. histoire remplis ça fonction de faire passer un moment au spectateur c'est pas mal déjà.
Je suis très surpris de la note très "moyenne" de ce film au moment où j'écris ces quelques mots. 2,7... C'est peu. C'est trop peu. Fan de cette série télévisée vue dans les années 1980 -- et produite par Mann lui-même ; je vous conseille de voir l'épisode S03E06, Shadow int he dark, dont le scénario préparait le film Manhunter --, j'ai d'abord aimé que Mann, justement, ne tente pas de "refaire" une sorte de doublon. Au contraire, Mann a voulu faire un film assez réaliste, froid, dont la lenteur vient créer certaine lourdeur dramatique. Le scénario est une belle trouvaille ; la photo conforme à ce que Mann recherchait à ce moment là (avec Collateral, par exemple, deux ans plus tôt). Bref, à voir !
Disons-le de suite, je ne suis pas de la génération 80 et n'ai jamais visionné la série "Deux flics à Miami" dont le générique est resté culte pour les amateurs du petit écran. Je ne serai donc pas en capacité de juger ou comparer l'adaptation cinématographique éponyme. J'ai en revanche regardé plusieurs fois le film et dans la liste des réalisations de Michael Mann, je pense qu'il fait partie des meilleurs. Il nous livre ici un long-métrage maitrisé et puissant. La manière de filmer la ville avec la caméra HD révolutionnaire pour l'époque (cf. secrets de tournage), rappelle la Los Angeles de "Collateral" ou encore de "Heat" (chef d'oeuvre du film d'action) mais cette fois sur la côte est : Miami est montrée comme lumineuse et à la fois sombre, excitante et dangereuse mais surtout qui ne dort jamais. Nos deux protagonistes "Crockett" et "Tubbs" ouvrent le bal dans une atmosphère à la cool mais tout au long des 2h15, la tension va monter crescendo. J'apprécie beaucoup cette manière de faire et les quelques rares scènes d'action (violentes) ultra maîtrisées se suffisent à elles-mêmes, il n'y a pas besoin de "gunfight" incessants pour rendre l'ambiance tendue et captivante : c'est une marque des grands films à mon humble avis. La violence (à travers leur lutte contre le trafic de drogue et le danger qu'elle représente pour les forces de polices) et la fébrilité sont mises en parallèle à deux histoires d'amour, celles de chacun des personnages avec une femme et celle d'amitié entre nos deux larrons qui sont comme les cinq doigts de la main : dans la filmographie de Mann, les romances se transforment souvent en impasse ! Elles apportent en tout cas des fulgurances dramatiques qui font la beauté du film. En ce qui concerne le casting, l'alchimie entre les deux acteurs Colin Farrell et Jamie Foxx fonctionne bien surtout dans les moments mélodramatiques (plus que dans la crédibilité de jouer des policiers) et la bande originale électrique et entraînante (de Moby) vient donner du peps et un côté électro très appréciable ; elle colle surtout à merveille pour les scènes citadines de nuit et le jeu dangereux que joue Crockett avec Isabella (la prestation de Gong Li apporte une touche d'exotisme!). Si je devais noter un défaut, c'est notamment celui d'être un peu court, c'eût été un bon point de rentrer un peu plus en profondeur dans les caractères et les relations des personnages. Pour conclure, à contrario de "Heat", les deux inspecteurs ne sont pas forcément des hommes d'honneurs mais usent des moyens qu'ils ont à leurs dispositions pour arriver à leurs fins, à l'image de la société occidentale d'aujourd'hui et je trouve cela très réaliste. Miami Vice est un grand polar contemporain.