Je décide de revoir ce Cimino qui m'avait déçu lors de ma première vision et cette fois-ci sans le trouver grandiose je l'ai davantage apprécié ; pour son tout 1er long-métrage Michael Cimino maîtrise déjà très bien la mise en scène. Le Canardeur malgré son histoire de casse n'est pas vraiment un polar, c'est une sorte de ballade mélancolique du moins dans sa première partie ou les personnages bien campés par Eastwood et Bridges se lient d'une sorte d'amitié fraternelle (contrairement à la critique des Inrocks, je n'irais pas jusqu'à y voir de l'homosexualité latente malgré le travestissement de Bridges) puis avec 2 autres complices ils décident de faire un casse dans une banque. Le milieu du film (la partie ou pour repérer les lieux, ils travaillent) est un peu mou et se suit avec moins d'intérêt, l'ensemble moins vif manque certainement de nervosité mais ils se dégagent de l'amitié de ses 2 hommes une certaine liberté. Ils traversent de grands espaces libres dans le Montana sans être engoncés par des contraintes, on les envie d'une certaine façon. Le Canardeur n'est pas comme je l'ai lu un véritable grand film, mais c'est un beau film qui nous touche dont Paul Williams (le Swan de Phantom of the Paradise) a signé une très belle chanson.
Un film de route sympathique marquée par son époque. Il n’est pas si différent du style de Bonnie et Clyde. Et ne renouvelle pas tant le genre malgré un duo assez attachant et un peu trop de moteurs de voitures.
Pour son premier long-métrage, Michael Cimino réalise un road-movie picaresque et loufoque dans l'Amérique profonde des années 70, interprété par le duo Eastwood/Bridges. Pas fou mais divertissant par moments.
En 1974, les deux beaux gosses du moment réunis dans un film musclé de style road movie / buddy movie, un peu un mix des deux. La première partie du film est captivante, la deuxième un peu moins, ça perd en vitesse et ça tourne un peu en rond.
Début derrière la caméra de Michael Cimino, le futur réalisateur du multi récompensés aux Oscars "Voyage au bout de l'enfer" , qui se fait ici un très bon Road Movie sur fond de cambriolage d'une banque d'un duo, l'un poursuivi et recherché, l'autre jeune voyou tout fou, qui va se transformer en quatuor par la suite avec deux personnages qui les suivent pour un Hold-up. Déjà, on sent le très bon travail de Michael Cimino pour la façon de filmer les routes et décors de l'Amérique avec une superbe photographie, de raconter une histoire passionnante en décrivant petit à petit les personnages et leurs buts. On a affaire la à un casting hors pair avec l'inegalable Clint Eastwood qui est aussi producteur avec sa société "Malpaso" , le jeune Jeff Bridges qui montre l'étendue de son talent de comédien prometteur que l'on connait, puis George Kennedy et Geoffrey Lewis , des fidèles complices dans la carrière d' Eastwood qui sont excellents. Superbe polar.
Très chouette balade de deux potes dans l’Amérique des westerns reportée dans les années 70. On y trouve déjà les qualités des futurs films de Miachael Cimino : profondeur, humanité, humour, mise en scène nerveuse. Histoire déjantée mais captivante de quatre Pieds nickelés, deux gentils foutraques paumés et deux crétins amusants bien que brutaux. C’est aussi une belle histoire d’amitié, de ces amitiés instinctives mais indéfectibles. C’est drôle mais aussi très touchant et très « tendre dans un monde de brutes ». Les acteurs s’en donnent à cœur joie : Clint Eastwood est encore jeune macho et Jegg Bridges crève l’écran, autant en jeune allumé qu’en blonde platinée. Un film méconnu et oublié qui mérite très largement qu’on y revienne.
Premier film de Michael Cimino, ce buddy movie nommé "Thunderbolt and Lightfoot" est une production remarquable. La nature américaine est très bien filmée, les célèbres routes en ligne droite à perte de vue sont présentes dans de nombreuses scènes imitant le road trip "Easy Rider" de Dennis Hopper. On sent l'héritage de la libération sexuelle et du mouvement hippie, les filles sont faciles et comme le dit le trublion Lightfooy (Jeff Bridges): "il faut prendre du bon temps". Thunderbolt (Clint Eastwood), ancien braqueur de banques reconverti en pasteur, se prend d'amitié pour ce jeune plein d'énergie et d'envie, il n'a vraiment peur de rien. Les deux hommes sont totalement opposés dans leurs caractères et leurs façons de voir les choses, pourtant ils vont devenir de très bons amis. Tous deux seront accompagnés par deux anciens collègues de Thunderbolt afin d'organiser un nouveau braquage. Mais bien évidemment, tout ne se passera pas comme prévu. Michael Cimino montre très clairement le choc générationnel entre Thunderbolt un homme avec des valeurs traditionnels et Lightfoot, jeun, fougueux et désinvolte des seventies, affranchi des dogmes rigides en quête de liberté et d'amusement. Les courses poursuite dans de nombreuses scènes sont grandement inspiré de "Bullit" avec Steve Mc Queen et l'amour pour les belles bagnoles de "Point limite zéro" sorti peu de temps avant. Ce Buddy movie est un mélange entre road trip et film de braquage, très intéressant premier film et d'une grande diversité.
Deux types courent après deux autres dans un scénario sans intérêt. Sous un titre aguicheur, il faut attendre plus d’une heure pour comprendre le rapport avec le titre du film. D’ailleurs « Coup de tonnerre et pied léger » n’est pas mieux en anglais. Malgré les beaux paysages, on s’ennuie rapidement.
Ce film type buddy movie de 1974 met en scène Clint Eastwood et Jeff Bridges au centre d’un duo de hors la loi surprenant et efficace. Le duo fonctionne très bien et il est appréciable que le réalisateur ait exploité une relation paternelle naissante entre les deux. Cela donne une autre dimension à ce film plutôt classique dans le genre. D’ailleurs il a un petit côté western pas déplaisant pour autant. Un très bon divertissement pour l’époque qui se laisse très se regarder aujourd’hui.
Après avoir été impressionné par le travail effectué par M. Cimino sur le script de "Magnum Force", C. Eastwood encourage ce dernier à écrire son propre scénario et ce sera donc "Le canardeur", film pour lequel il partage l'affiche avec le jeune J. Bridges. Ce dernier en fera des caisses à l'écran (et entre les prises) pour dérider le grand Clint et le résultat est un savoureux duo de buddy movie. Autant le dire de suite, le film ne pas plus emballé que ça à cause d'un rythme assez lent et d'une histoire foutraque qui part dans tous les sens et qui explore différents genres : road movie, buddy movie, comédie, film de gangsters, le film alterne les tons et les scènes du genre pour un résultat pas franchement emballant en dépit de son excellent casting. C'est assez mouvementé jusqu'à ce final que je n'ai pas trop digéré. C'est assez sympathique de prime abord mais j'ai trop vite décroché.
C’est le premier long-métrage de Michael Cimino, sorti quatre ans avant Voyage au bout de l’Enfer. Cimimo avait au préalable travaillé au scénario de deux films interprétés par Clint Eastwood, dont Magnum Force. Intéressé par son style, Eastwood lui demanda d’écrire et de réaliser son film suivant. Cela donna donc ce Canardeur, titre en VF bien moche et qui ne rend pas compte du tandem au cœur de l’action, à l’inverse du titre en VO, Thunderbolt and Lightfoot. Mais passons. Le film vaut mieux que son titre. Il s’inscrit dans la mouvance du Nouvel Hollywood et prend la forme d’un agréable road-movie qui permet, en passant, de brosser un tableau peu reluisant de l’Amérique profonde, de ses bleds paumés dans les grands espaces, de ses âmes égarées, de sa violence. Et de conduire un récit de manière vagabonde. Cimino jongle avec talent entre différentes tonalités : comique et dramatique, cool et tendue, tendre et brutale. Il donne à voir une aventure à la fois picaresque et touchante, qui lorgne tantôt vers le film d’errance, tantôt vers le film d’action (avec le récit d’un casse, mené façon thriller). Les dialogues sont souvent amusants (notamment avec l’irruption de deux Pied-Nickelés cambrioleurs) ; les situations parfois absurdes. Mais c’est la relation d’amitié entre les deux personnages centraux qui confère au film son charme principal, association de contraires, association d’un baroudeur expérimenté et d’un jeune chien fou. Clint Eastwood fait du bon Clint Eastwood, sobrement ; Jeff Bridges exprime une belle sensibilité fragile, à la James Dean. C’est son personnage qui restera en mémoire, personnage prêt à tout, sans repères, mais surtout à la recherche d’un ami, d’un père ou d’un héros à qui se lier, à qui s’identifier. Symbole émouvant d’une certaine jeunesse perdue et d’une humanité en déshérence.
Premier film de Cimino qui était un adorateur du cinéma de John Ford et ça se ressent ici,car ce sont les personnages qui sont l'axe central du film, l'histoire est finalement très accessoire. C'est d’ailleurs ce que l'on pourrait reprocher au réalisateur, car si tout démarre sur les chapeaux de roues, le rythme va considérablement se calmer par la suite. Enfin c'est le ton du métrage qui change,puisque entre les personnages va s'installer une amitié viril. Et c'est au travers de celle ci que nous allons suivre le parcours des deux compères sur les routes des états unis. Cimino a un vrai sens du cadrage et de l'image,mais il n’empêche que le canardeur a un rythme qui fait baisser l’intérêt. Et les choses comme les dialogues sont encrés dans une autre époque,on utilise des expressions qui étaient à la mode à l'époque et qui sont devenues totalement obsolètes aujourd'hui. Ce genre d'éléments fait sentir le poids des années sur une œuvre. Avec une histoire un peu plus étoffée et un rythme plus soutenu le film n'aurait pas été qu'un simple petit moment.
S’il y a une chose que l’on peut reconnaître à Clint Eastwood, c’est d’avoir aidé plusieurs de ses collaborateurs à évoluer dans leurs carrières. Ainsi, il a permis à certains d'entre eux de passer à la réalisation comme James Fargo, Buddy Van Horn ou Richard Tuggle. Mais le premier débutant qu’il a fait accéder à ce poste est le plus prestigieux de ces promotions : Michael Cimino. En effet, content de son travail de scénariste sur Magnum force, Eastwood décida d’abandonner le poste de réalisateur du Canardeur qu’il devait tenir pour le laisser à Cimino qui rédigeait déjà le script. Le cinéaste novice y fait preuve d’une belle maîtrise du scope. Contrairement à Magnum force qui avait été entamé par John Milius et qui appartenait à la franchise préexistante de L’Inspecteur Harry, Le Canardeur est écrit entièrement par Cimino, ce qui lui permet de le rendre plus personnel. Cela explique sûrement le fait que le film se concentre plus sur les personnages que sur l’action malgré la présence d’Eastwood qui était encore considéré comme un gros bras à l’époque. Celui-ci monopolise d’ailleurs moins la vedette que dans la majorité de ses autres films puisque l’œuvre de Cimino choisit de se concentrer sur l’ensemble du quatuor principal et sur leurs relations : Eastwood se fait même un plaisir de laisser le champ libre à un Jeff Bridges encore peu connu. Ainsi, si le résultat est donc moins commercial que la majorité des films mettant en scène Eastwood à l’époque et qu’il ne fait pas partie des œuvres les plus marquantes de l'acteur ou de Cimino, le film reste assez intéressant notamment par l’exploitation que le réalisateur-scénariste fait des décors et par son travail sur les personnages principaux mais aussi secondaires souvent assez originaux. Les débuts prometteurs d’un metteur en scène qui atteindra le sommet de son art dès son film suivant : Voyage au bout de l’enfer !