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inspecteur morvandieu
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2,0
Publiée le 22 décembre 2025
On ne peut pas dire que John Guillermin entre dans le vif du sujet. Pour préserver le suspense et retarder l' "apparition", il se livre à un long préambule où se détache principalement un discours ordinaire opposant le mercantilisme au sentiment écologiste à travers deux membres importants d'une expédition destinée à dénicher du pétrole. On connait par cœur l'histoire de King Kong et les significations philosophiques ou psychanalytiques que recouvre la créature fantasmatique imaginée par Merian . "Séduit" par une Jessica Lange blonde et sexy, délogé de son île perdue puis exposé à la foule et aux médias d'une Amérique sans respect, King Kong est une figure certes cauchemardesque mais il incarne aussi cette part de mystère ainsi que le dernier bastion de liberté et de nature que les hommes s'empressent de violer et saccager. On a toujours considéré que le remake de Guillermin était moins bon que l'attachant et poétique original de Cooper et Schoedzak. Et on a bien raison. C'est évident, en dépit de quelques plans réussis, au regard d'un récit qui est ici trop bavard, trop long, et qui a tendance à vouloir rationnaliser. Et puis, la magie de King Kong opère moins. La maquette du gorille, forcément plus aboutie sur un plan technique, évoque une sorte de gros nounours peut-être trop expressif dans un registre qui veut faire passer le spectateur d'un relatif effroi à la compassion. Enfin, à le revoir après 2001, le dénouement génère un sentiment étrange et malaisant que les auteurs étaient loin de pouvoir imaginer : le sacrifice de King Kong sur les tours du World Trade Center prend un relief particulier, comme symbolique a posteriori des fautes de l'Amérique.
Les effets spéciaux sont d'époque, comme celui des autres versions, qui ne sont pas terrible sur ce film là. Et si on n'a pas la qualité technique de Peter Jackson, ni la poésie de celui de Enerst B. Schoedsack, on se récompensera avec la beauté de Jessica Lange, la charismatique Jeff Bridges et l'humour bon enfant de Charles Grodin. L'histoire est toujours bien chronologiquement respecter avec quelques variantes, notamment sur l'époque des faits et l'attitude de kong qui me semble plus violent et il a un regard pervers. La fin également a changé, fini l'Empire state building, place au World trade center. Pas ma meilleur version, mais ça se regarde !
Après la première adaptation de 1933, "King Kong" revient pour un remake en 1976. Sous la direction de John Guillermin, le long-métrage s'inscrit comme une version dans la lignée de la première adaptation, malgré quelques changements. Et globalement, moi qui aie regardé les deux éditions à la suite, je trouve que ce projet-ci ne s'en sort pas si mal. Reprenant le même point de départ que l'original, il suit un scénario assez similaire dans son déroulé et dans ses thématiques. On va traiter de l'animalité et de l'humanité à travers cette histoire, les thèmes propres à cette licence sont donc bien retrouvés au sein de ce projet. On peut reprocher à ce film de ne pas prendre beaucoup de risque et de simplement reproduire l'original en ce sens, mais ce n'est pas vraiment mon avis. Certains sujets ont réussi à être réactualisés pour la sortie de ce film, nous ne sommes pas simplement sur une copie. On le remarque dans l'approche du point de départ de cette histoire, à savoir la recherche de pétrole, un sujet très actuel en 1976. Pour le reste, le long-métrage bénéficie également d'une belle avancée technologique par rapport au film de 1933. La représentation de King Kong est donc différente, et de plutôt bonne facture pour l'époque ! Personnellement, même avec un regard actuel, je trouve que la créature fait assez vraie. Hormis quelques plans sur fond vert, on réussit à croire à celle-ci. Cela vient du très bon costume de singe, mais également de la mise en scène de John Guillermin. Il réussit à filmer King Kong avec intelligence, toujours de manière à donner une impression de grandeur à cet acteur en costume. Son incrustation au sein des décors est toujours réfléchie, nous n'y voyons que du feu. À vrai dire, le film est donc assez agréable à regarder, hormis certains détails. Et par "certains détails", je veux surtout parler de certains personnages assez mal écrit. Je pense surtout à Dwan, que je trouve insupportable pendant tout le long-métrage. Ces dialogues sont profondément débiles et l'actrice n'y met pas forcément d'elle. On est bien loin de l'image de la femme seule en détresse, qui était certes d'époque, mais qui dégageait une dose d'innocence. Ici, nous n'avons aucun attachement à elle, elle est juste énervante. Mais hormis ce point, je vous conseille quand même cette adaptation. C'est une bonne reprise à mon sens, qui réussit assez correctement à se mettre au niveau des autres productions de cette licence. Pour conclure, un bon remake.
Des trois principaux film sur King Kong celui ci est à coup sûr le moins bon. Dénué de toute la poésie qu’avait l’original et que Peter Jackson avait parfaitement repris, cette version de 70 montre un King Kong libidineux, il est vrai que le personnage féminin interprété par la magnifique Jessica Lange est tellement un prototype de la poupée écervelée qu’on peut lui pardonner. C’est avec des effets spéciaux qui ont très mal vieilli un des plus gros défauts du film car ce personnage de Dwan central dans le film est absolument insupportable. En revanche il y a une chose très intéressante dans cette version c’est toute la partie à New York avec King Kong en animal de foire, c’est la critique de l’impérialisme américain qui s’approprie tout sans chercher à le comprendre pour finalement le détruire et qui pour le coup apporte quelque chose de positif à ce film qui est un film d’aventure correct mais qui souffre terriblement de la comparaison avec les deux autres versions.
Pas revu depuis très longtemps ce film est très agréable à voir . On ne peut absolument pas comparer notamment avec la version de Peter Jackson puisqu'il s agit avant tout de la période à laquelle il a été tourné. 1976 les effets spéciaux étaient radicalement différents mais il y a des curiosités ici comme le final au World Trade Center et les débuts de Jessica Lange.
KING KONG (1976): Premier remake du film de 1933 au scénario bien différent. L'histoire se déroulera dans les années 70 mettant en avant une compagnie pétrolière à la recherche de nouveaux gisements. Une île toujours aussi mystérieuse avec cette approche d'un monde perdu préhistorique où le gigantisme fera toujours grand effet. Fan du film de 1933, le premier visionnage de ce "King Kong" de 1976 m'avait légèrement déçu par la qualité de ses effets spéciaux (et pourtant à l'époque je n'étais qu'un tout petit garçon), mais surtout cette affiche de film m'avait procuré de étoiles plein les yeux avec tous ces avions à réaction attaquant ce singe géant au sommet du World Trade Center, publicité totalement mensongère car ceux-ci avaient été remplacés par de simples hélicoptères. Envahi d'une très grosse contrariété toutes les jolies petites étoiles s'étaient alors évanouies de mon regard (j'ai appris par la suite que l'affiche avait été conçue bien avant la réalisation du film). Bref! Cette douleur du passé étant toujours présente en vieillissant, je me suis totalement désintéressé de cette version. Possédant une vidéothèque et malgré ma grosse déception ce film manquait à ma collection, je ne pouvais alors ignorer ce DVD qui se présentait devant moi et qui plus tard aurait été introuvable. Une grosse surprise en redécouvrant ce film de John Guillermin (La Tour Infernale), une bande-son accrocheuse avec cette approche d'un horrible mystère bientôt dévoilé, un réel plaisir à suivre la romance de ce couple formé par le très cool Jeff Bridges (Jack Prescott) attiré par la délicieuse Jessica Lange (Dawn) (peut-être pas la meilleur actrice des année 70, mais sûrement l'une des plus jolies), une aventure constamment sous tension légèrement égayée par les ambitions débordante de l'homme d'affaires Fred Wilson si bien interprété par l'acteur Charles Grodin, sans être trop scientifiques les échanges entre les personnages capteront l'attention, l'aventure évoluera dans de gigantesques paysages mais aussi pourra bifurquer vers des décors studio assez bien conçus, on devinera les nombreux effets spéciaux de cette époque (calques, fonds verts, matte painting, animatroniques…), l'apparence de King Kong ne sera pas choquante (un homme dans un costume) dommage que parfois certaines postures deviendront beaucoup trop humaines. Conclusion: après toutes ces années passées, mon regard aura totalement changé sur la qualité de ce film.
King Kong dans le film le plus romanesque et romantique de 3 oeuvres. C'est sans aucun doute le plus moyen des trois. 1er (1933) rempli d'idées, impressionnants effets spéciaux pour l'époque et inscrit dans une certaine réalité et un travail sérieux, le 3ème (2005) comme un hommage à celui de 1933 avec des scènes plus vraies que natures et un peu plus de psychologie. Celui-ce de 1976 est ancré dans le monde Hollywoodien que ce soit dans son scénario (l'humour à 2 sous lorsque les 2 héros vont boire alors que KinogKong dévaste la ville ?!!!) où dans sa mise en scène sans envergure. Malgré tout le film est plaisant, KingKong est aujourd'hui, de toute façon, une histoire universelle qu'on aime.
Les années 70 était propice a un certain nombre de bons films catastrophes, et John Guillermin, le specialiste a eu la bonne idée de mettre ce genre avec un "monstre mythique" des années 30 : King Kong. Et le resultat, bien que souffrant de la comparaison avec la version de 2005 au niveau des effets speciaux, est plutôt de bonne facture. Avec une pointe écologique, un promotteur pétrolier cherchant des sources sur des îles perdues va croire trouver le filon avec la bête... Erreur, et comme dans l'original, une belle fera chavirer encore le coeur de la bête. Alors dans la partie se passant sur Skull island, le mur est impressionnant (plus que dans la version de Peter Jackson), mais parcontre l'action se déroulant derrière ce mur est moins plaisante. Pas de dinosaure, pas de réels dangers, à peine un serpent, partie vite écourtée. Mais le partie New Yorkaise est plutôt interressante avec une fin non plus sur l'Empire State Building mais sur des tours fraîchement construites (d'ailleurs superbe imagerie de montagnes de son île), les regrettées tours jumelles : les World Trade Center. Alors comme préciser avant, les effets speciaux font plutôt pâle figure datant de 30 ans, mais on pourra en trouver un charme et les acteurs, impeccables Jessica Lang et Jeff Bridges, achèvent le travail plus que correct de ce King Kong à l'ambiance très années 70.
N’étant pas de cette génération, j’ai d’abord vu la version de Peter Jackson. Ma curiosité cinématographique m’a ensuite poussé à voir ce que donnait le premier remake. J’en reviens un peu déçu. Pourtant tout démarre très bien, les objectis tangibles de l’expédition, le passager clandestin qui arrive à s’imposer, la rencontre avec Dwan, l’arrivée sur l’île suivie de la cérémonie, jusque là tout va bien. Après, il y a la rencontre avec Kong et tout ce qui s’en suit spoiler: sur l’île, autour de son habitat et dans le paquebot , c’est parfois moyen, mais c’est globalement pas mal avec des hauts et des bas. Les effets spéciaux sont ce qu’ils sont pour un film des 70’s, et c’est plutôt bien réussi même si on aurait aimé voir Kong adopter plus la posture d’un gorille que d’un humain de temps en temps. Là où ça dégénère, c’est l’arrivée à New York. À commencer par cette présentation au public expéditive, une scène baclée alors qu’elle est d’une extrême importance puisque c’est là où le roi singe est censé être ridiculisé, humilié sans aucun égard à son statut de dieu vénéré. On n’a rien vu de cela. Puis la manière dont Dwan est retrouvée à deux reprises est tout simplement pathétique, même le GPS actuel le plus perfectionné n’arriverait pas à ce niveau de performances. Quelle idée aussi, le fameux verre que se prennent les deux amoureux, tranquillement pendant qu’une panique cataclysmique est en train de se passer dehors ! Enfin, j’en viens à la scène mythique de King Kong en haut d’un gratte-ciel. C’est le tout flambant neuf spoiler: World Trade Center, nouveau symbole de modernité au détriment de l’ Empire State Building, qui va avoir droit à cette honneur. Ni le visuel, ni la mise en scène de ce moment culte ne m’ont convaincu. Un raté vexant vu la place qu’occupe cette scène dans l’histoire du cinéma. Du point de vue des personnages, si Jessica Lange est vraiment sublime et interprète Dwan de fort belle manière, je n’ai été marqué ni par l’avidité de Fred, ni par le courage de Jack. Au bout de 2h je n’en retiens pas grand chose au final, de ce « King Kong » et je ne m’étonne finalement pas de voir le remake de 2009 se baser sur la version de 1933 plutôt que sur celle-ci. En attendant d’explorer l’oeuvre originale et voir ce qu’elle me réserver comme gisement précieux, je laisse cette version de 1976 disparaître de mon esprit sous un épais brouillard.
Un bon film avec de beaux décors mais qui comporte quelques scènes en trop, King Kong est parfois lassant mais il reste très impressionnant, l'histoire romantique est parfaite et des scènes mythiques vous marquent nottament la scène très célèbre en haut d'un bulding de New York, ou encore une scène où King Kong casse sa cage dans sa première et unique représentation, avec l'affolement des gens et le directeur de l'équipe qui essaye de garder son public. Ce remake est à voir avec des effets spéciaux parfaits et avec un rythme qui se perd parfois mais qui est globalement présent. Je le conseille.
Incontournable du cinéma... évidemment il faut pardonner les effets spéciaux d époque mais en y regardant bien ça rend déjà pas mal. Le jeu des acteurs est également aux standards de l époque, c est plus difficile... mais globalement ça reste toujours à voir tellement il a inspiré d autres réalisations.
Ne tourne pas King Kong qui veut... John Guillermin n'avait certainement pas la carrure pour porter à l'écran une histoire aussi forte et émouvante que celle du grand gorille mythique !! Mise en scène poussive, scénario bâclé, montage catastrophique (certaines semblent carrément inversées !!).. Ce King Kong transporté 40 années après celui de 1933 a perdu de sa superbe... Sauf... Sauf Jessica Lange qui joue ici le rôle de sa vie, plus belle que jamais, étincelante et quasi magique, sans doute la plus belle "Belle" des trois grandes adaptations du film. Pour le reste, il vaut mieux oublier.
Bonne transposition du film de Ernest B. Schoedsack et Merian C. Cooper. Les effets spéciaux sont réussis. Bonnes interprétationss de Jeff Bridges et de Jessica Lange. Beaux décors.