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AfricanKing
67 abonnés
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0,5
Publiée le 20 mai 2007
Ni choquant, ni déroutant, ni fort, ni poignant, ce film est pour moi, le pire de ce que le cinéma français peut faire quand il essaie de combattre son complexe face au cinéma americain. Jamais vraiment intellectuel, et jamais vraiment spectaculaire, on a sans cesse l'impression que Michel Spinosa ne s'est pas assez laché. Résultat, je me suis fermement ennuyé à observer, comme une bête de cirque, une Isabelle Carré surjouant un rôle à César. Jacques Audiard en aurait fait une oeuvre tout en finesse, mais là, on a un téléfilm.
Un sujet fort et pour Isabelle Carré un rôle qui rappelle "Se souvenir des belles choses" dans la mesure où elle nous fait vivre une maladie de l'intérieur.
L'ensemble est solide et captive pour peu qu'on entre dans l'histoire, je regrette juste quelques effets vidéos qui m'ont semblés un poil "too mutch" sur le moment mais qui ne nuisent pas du tout au film dans son ensemble.
Encore un belle exemple du talent de comédienne , d Isabelle carrée ! Une histoire forte en émotion les sentiments de tristesse et de folie sont tellement bien interprété , une grande psychose !!
Isabelle Carré est sidérante dans ce drame obsessionnel qui distille un malaise constant. Plus le film avance et plus la réalité se dérobe, laissant place à la paranoïa du personnage.
Jusqu'ou peut on aller pour l'amour d'une personne ? Ce film nous lance en pleine figure une histoire banale se transformant en cauchemar. Le climat et l'inquiètante interprétation d'Isabelle Carré nous alerte mais nous gprovoque une gêne interieur. Même si l'envie amoureuse du début du film nous interpel, la folie du personnage montant crécendo, nous ramene directement sur terre et sur l'étentude de la folie humaine. Très belle oeuvre.
Dans la tête d'une femme en plein délire érotomaniaque. Pour les moins perspicaces d'entre nous, le film nous assène par chapitre le schéma de l'histoire : Illumination, Espoir, Dépit, Haine, Refuge. On aurait pu rajouter Ennui.
le film repose entièrement sur Isabelle Carré encore une fois impeccable, seulement evidemment cela n'est pas suffisant. Aussi le film finit par ressembler à un reportage sur la maladie, avec le sentiment que le réalisateur se regarde filmer plutôt qu'autre chose.
Une approche presque documentaire de l'érotomanie, qui repose en quasi-totalité sur la formidable prestation d'Isabelle Carré, bien soutenue par la mise en scène efficace et le script scrupuleusement documenté de Michel Spinosa. Qui aurait cru que cette comédienne au charme fragile pouvait dégager tant de violence et exprimer une fêlure aussi profonde ? Tour de force supplémentaire : elle parvient à rendre floue la frontière entre l'authentique désir d'amour et le délire pathologique. Ce n'est que tard dans le film qu'on se rend compte de l'ampleur de son dérangement, et même alors, elle reste étonnamment touchante, tortionnaire d'elle-même autant que des autres. Elle porte tout le film sur ses épaules, réduisant ses partenaires au rang de faire-valoir. "Anna M." est donc un film unidimensionnel, mais la réussite est là. Un jalon de plus dans la carrière de celle qui s'affirme de plus en plus comme une actrice majeure de sa génération.
Anna M. aborde un sujet jamais traité au cinéma et qui donne lieu à une uvre déroutante et choquante oscillant entre plusieurs genres. En effet, Michel Spinosa, se penche sur une personne souffrant dérotomanie, quelquun qui à lillusion dêtre aimer par quelquun et qui fait tout ce qui est en son pouvoir pour faire accepter cela. Sans jamais nommer la maladie, mais en partant juste de sa définition, « Anna M. » est à la fois un drame psychologique comme un thriller labyrinthique vénéneux, qui au fur et à mesure provoque un certain malaise chez le spectateur face à tant de folie autodestructrice qui parait sans issue. Laspect thriller d « Anna M. » est ainsi construit par chapitres selon les différents stades de la maladie grâce à des panneaux noirs venant entrecoupé le film par des mots évocateurs, ceci viennent installer un suspense malsain car la violence dans les agissements du personnage arrivent dun seul coup et lon ne sait jamais si on est dans lapaisement ou lapogée de la maladie. Isabelle Carré est incroyable dans le rôle de la souffrante qui harcèle Gilbert Melki (très bon aussi) sur lequel elle a jeté son dévolu, lactrice dégage une violence complexe et étriquée (scène des enfants) de son personnage comme on lavait rarement vu (nomination aux Césars garanti). Le caractère poison du film est également palpable grâce à sa remarquable musique ou les accords de violon soit frénétiques ou mystérieux emprisonnent le spectateur comme dans une toile daraignée. Anna M. est un excellent film, psychologiquement très intense, portée par Isabelle Carré et la mise en scène de Michel Spinosa qui crée une ambiance dérangeante avec peu de moyens, mais en distillant des scènes dune violence insidieuse avec efficacité. La fin ouvrant sur de multiples possibilités finit dachever le spectateur sur le caractère sans issue et étouffant de lhistoire. Une réussite.
Waouh, quelle prestation d'Isabelle Carré !! Touchante et effrayante dans la même minute, elle porte à elle seule le film dans une atmosphère frissonnante. Rôle tout à fait césarisable mais une Môme était en face...
L'obsession amoureuse féminine a rarement été mieux montré au cinéma (faut dire on y voit plutôt la masculine d'habitude). Isabelle Carré est stupéfiante de vérité. Grâce à la mise en scène on plonge dans la psychologie et la névrose du personnage, les dernières minutes sont particulièrement réussies.
Un excellent film que je décrirais comme étant un croisement entre thriller et drame psychologique. Les comédiens sont tous formidables et participent grandement au succès de ce film qui nous tient en haleine du début jusqu'à la fin. A voir absolument!
Je viens juste de découvrir l'érotomanie avec ce film, je n'avais aucune idée que cela pouvait exister. On découvre au début du film une femme plutôt solitaire, vivant chez sa mère, et un poil dépressive, mais de là à imaginer qu'elle puisse devenir aussi dérangée après la rencontre avec son médecin... On passe de la douce Anna à une Anna agressive, fragile, et vraiment déterminée à faire du malheureux docteur sa victime. Plusieurs scènes sont vraiment poussées, par exemple celle avec les deux enfants qu'elle garde, elle s'en prend à eux vraiment violemment. La scène dans l'appartement du médecin, également, va vraiment loin. La fin est vraiment agréable, et ouverte. Isabelle Carré porte le film à elle toute seule, dans un rôle pas facile qu'elle assume avec brio. Dans le style "érotomaniaque harceleuse", Anna doit faire partie des plus dangereuses malades.
Anna est ce quon appelle en termes psychiatrique une érotomane qui a développé la conviction dêtre aimé par une personne. Elle est tombée amoureuse de son médecin quelle harcèle sans quil y ait une réciprocité possible. Dans le délire passionnel dAnna tout est illusion et tous les signes qui la relient avec sa proie sont interprétés dans un même sens. Isabelle Carré interprète avec subtilité une érotomane troublante et démente qui inspire davantage la frayeur que la sympathie. Même si Anna M montre bien les étapes des symptômes de lérotomanie : illumination, espoir, dépit, haine, le film peut apparaître dans sa dramatisation trop extravagant et trop dérangeant pour quon puisse sattacher à lhistoire.