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Fred E
13 abonnés
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2,0
Publiée le 7 mars 2021
Le scénario est louable mais la réalisation n'est franchement pas au rendez-vous. Pierre Richard est davantage performant dans un rôle d'acteur dirigé par un Weber, un Oury, ou encore un Zidi, mais pas par lui même. Le film est soporifique et les gags sont poussifs et pas drôles.
« Et qu’est-ce qu’il fait dans la vie ce grand garçon ? Il vend des armes comme son papa ? »
Après avoir étrillé le monde de la publicité (Le Distrait, 1970) et celui de la télé (Les Malheurs d’Alfred, 1972), Pierre Richard s’attaque à l’industrie de l’armement et à la haute bourgeoisie. Entretemps, il a éclaboussé l’écran dans Le Grand Blond avec une Chaussure Noire de son mentor Yves Robert (1972). Pour sa troisième réalisation, il s’adjoint le concours de Didier Kaminka, qui deviendra l’un des scénaristes attitrés de Claude Zidi.
A l’interprétation, pléthore de seconds rôles comme autant de caractères chers à Pierre Richard, on retrouve des acteurs et actrices déjà présents dans ses deux premières réalisations (Bernard Blier, Georges Beller, Danielle Minazzoli, Francis Lax, Jean Obé) et pas mal de têtes connues des comédies populaires et de la télévision (Pierre Tornade, Luis Rego, Daniel Prévost, Pierre Repp, Nicole Jamet, Hélène Duc, Bernard Haller, les Frères ennemis).
La musique, enfin, après un clin d’oeil à Ennio Morricone, est signée Michel Fugain et le Big Bazar, BO culte s’il en est.
Si certains gags sont téléphonés et d'autres devenus des classiques, tout l’intérêt réside dans l’accumulation de scènes satiriques qui démontent, parfois avec férocité, les travers de la société des années ’70… encore d’actualité aujourd’hui (la scène de l’administration est criante de réalisme!). Mieux encore, on pourrait transposer le personnage de Pierre Gastié-Leroy (Pierre Richard) à notre époque tant il fait penser à ce qu’on appelle (improprement) « woke ».
Ainsi, avec un scénario prétexte qui se résume à une phrase, Pierre Richard nous offre un film à la fois drôle et intelligent, réussissant même à ne pas en faire des caisses spoiler: (sauf tout à la fin) , ce qui lui arrive trop rarement.
Bien que toujours d'actualité sur certains points, ce film de Pierre Richard est totalement dépassé et insipide : gags éculés jusqu'à la racine, vision politico-familiale-industrialo-sociale très naïve, b.o affligeante (même quand c'est sorti à l'époque, je suppose), Pierre Richard parfois insupportable tant il surjoue, les gendarmes abrutis mange-boules, etc, etc. Quelques scènes salvatrices viennent réhausser l'ensemble comme celle des balbutiements contagieux (sur la fin) ou bien celle dans l'anpe avec le bulgare, l'employé arrogant et P.R. En conclusion, "Je sais rien mais je dirais tout" est à voir uniquement pour les nostalgiques d'une certaine idéologie de l'époque, sinon passez votre chemin.
Une comédie banale, avec quelques scène à mourir de rire, mais d'autre plutôt ennuyeuse. Quelques petite critiques sur l'économie extérieure française bienvenue, mais rien de génial.
Ce pamphlet antimilitariste se présente comme un ensemble de saynètes qui sont autant de charges contre le monde capitaliste assoiffé de guerres pour se remplir les poches. D’un côté, une famille de militaires, de religieux et de chefs d’entreprise ; de l’autre, le mauvais élève de la famille Pierre Richard en fils d’industriel raté car il travaille dans le social. Si le propos est grotesque à force d’être caricatural (à l’image de sa chanson avec les méchants et les gentils), le film est raté car il enfile les sketchs absolument pas drôles. On n’est pas chez Tati ou chez Charlot ici. Confronté au monde moderne, notre Pierrot rêveur fait le pitre mais ne fait jamais rire, à l’image d’une dernière scène où son fou rire idiot semble complètement forcé. S’il a conçu un personnage lunaire attachant, Pierre Richard se révèle presque toujours un piètre réalisateur car un piètre scénariste. Le scénario qu’il a imaginé ici n’avance pas. Il ne raconte rien mais enchaîne les idées collées les unes aux autres, lesquelles ne constituent jamais une péripétie. L’humour s’appuie sur des potacheries indigestes, un comique de geste dépassé, quelques grimaces, quelques gesticulations et sur une galerie de personnages qui sont autant d’archétypes. De nombreuses séquences n’ont aucun sens (les déguisements successifs de Pierre Richard pour tenter de découvrir ce que font ses « p’tits gars » dans l’usine), certains gags n’ont de pertinence que dans le cinéma muet, la voix off qu’il utilise par endroits n’apporte rien. Non, décidément, à une ou deux exceptions près, les films de Pierre Richard n’ont pas de consistance et il n’est jamais aussi drôle que lorsqu’il est mis en boîte par Francis Veber, Yves Robert ou Gérard Oury. C’est dommage car il a un talent inouï. Le souci, c’est que dans son cinéma, il est trop enfermé dans une idéologie post soixante-huitarde ringarde et lourdingue qui associe davantage son travail à celui de Jean Yanne ou des Charlots (qui font ici une apparition, c’est dire) qu’à celui d’un Jacques Tati auquel on l’a souvent, à tort à mon sens, comparé.
ce film est un pur chef d'oeuvre !!! parfaitement subversif pour l'époque , tous les acteurs sont très , très bons .....quelques scènes d'anthologie , des dialogues hilarants ....Pierre Richard ( entre Jacque Tati et Charlie Chaplin ) y est absolument irrésistible de drolerie et de talent d'acteur
tres burlesque le film ressemble plus à une succession de sketchs certains sont très réussi comme avec Victor Lanoux d'autres beaucoup moins.Blier est excellent comme d’habitude. Le gros inconvénient c''est le scénario , il n'y a pas vraiment d'histoire et le fim est assez inégal
Humour lourdingue, caricatures déprimantes, réalisation pré-pubère... Ce film se roule dans sa médiocrité crasse. Clichés, perches et grosses ficelles pour vendre un film "politique et social" dont le titre résume bien le contenu.
Pierre Richard ne fait pas du cinéma, il tente de faire de la propagande.. Et Voilà ce qui se passe quand l'empereur des Bobos écrit un scénar à la faucille et au marteau..
Un Fasciste, même avec un nez rouge.. moi ça ne me fait pas rire..
On a voulu faire un film où on rirait d'un bout à l'autre toutes les 5 secondes, l'idée n'est pas mauvaise mais c'est pas réussi. Bernard Blier et Pierre Richard sont des bons acteurs mais je trouve que ce film est plus une succession de nombreuses pitreries qu'un bon film comique.
Dans l’ensemble assez foutraque et même parfois bêta. Mais le film a quelques scènes d’anthologie avec l’administration qui y est dépeinte par exemple « 170.514 » « Décédé » Le dialogue est extrêmement drôle, digne d’un Raymond Devos. Ou bien un hommage à De Funès dans le sketch du bazooka, numéro de haute voltige verbale.
P. Richard adopte un ton plus grave dans cette satire sociale qui aborde des thèmes forts, notamment de l'armement, les écarts d'intérêts sociaux... il nous gratifie de situations comiques de bonnes factures, de la présence de l'équipe des Charlots et son opposition avec B. Blier réserve de beaux moments.
C'est du lourd ça les gars, malheureusement pas dans le bons sens du terme. Parce que partant d'une bonne intention, Pierre Richard rend son film indigeste à force de s'embourber dans une idéologie gauchiste encore plus caricaturale que la moyenne. La chanson de Fugain entendue au générique donnait le ton. Ça n'avance pas, ça patauge bien comme il faut dans la semoule. Si bien que l'on finit par se demander où on va. Quant à l'humour déployé, ça fait presque peine à voir. Les quelques trouvailles sont tellement pressées jusqu'au trognon qu'elles en deviennent franchement lourdingues. Notre Pierrot gaffeur se lançant lui-même à plusieurs reprises dans des numéros de soliste qui semblent interminables. Tu as beau faire appel à des Bernard Blier, des Pierre Tornade ou des Pierre Repp, si ton scénario n'est pas bon, leur talent respectif ne suffiront jamais à le sauver. La comédie française avait beau vivre de belles heures dans les années 70, il n'empêche qu'elle accouchait aussi de navets.