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Pseudofile
14 abonnés
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2,0
Publiée le 4 juin 2025
"Ah, les réunions de famille et les amis, quelle plaie!" devaient se dire les maîtresses de maison d'alors. Bavasser pour ne rien dire, déambuler en tous sens, aller et venir à n'importe quelle heure de la journée et de la nuit, mettre les pieds sous la table... et ne jamais proposer d'aide aux tâches domestiques. C'est l'exemple typique que nous montre cette comédie de mœurs dans laquelle des vacances prévues par un mari et sa femme tournent à la corvée permanente pour celle-ci. Elle décidera de se donner un peu d'air en quittant le domicile familial pour quelque jours dans le dernier quart du film. Quant au mari, pianiste virtuose, il ne sait rien faire dans une maison, ni cuisine, ni ménage, ni bricolage... pas même s'occuper d'enfants (celui de sa bonne partie en vacances avec un inconnu rencontré quelques heures avant et le bébé de sa fille et son gendre qui eux aussi se déresponsabilisent pour fourguer l'enfant aux grands-parents)... alors qu'il en a fabriqué trois... On dira que c'est sa femme qui les aura élevés. Ce qui n'a pas changé depuis, c'est cette constance dans ce type de film à vouloir draguer la femme qu'on a pas. ce qui a changé c'est qu'avant, ils étaient mariés et restaient finalement avec leur femme. Désormais ils sont divorcés et changent selon l'humeur du moment, à l'instar de leur compagnes qui ont suivi le même chemin. Il y a une galerie de personnages intéressants, mais qui ne faisant que passer pour la plupart, donnent une sensation de désordre permanent, de superficialité même qui devient rapidement saoulante. Et quelle censure archaïque a eu l'idée de flouter les quelques nus de la version que j'ai eu l'occasion de visionner. Même les fesses d'un bébé que l'on change avaient une connotation érotique pour l'auteur de cette ignominie de post-production. Il en reste un film mineur quoique sympathique, lorsqu'il n'est pas gavant, qui témoigne cependant d'une époque plus désinvolte et laxiste qu'aujourd'hui, mais ou les attributions des individus étaient encore quelque peu séculaires.