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3,5
Publiée le 27 février 2026
Film de 1964 de Mocky intitulé à sa sortie en salle La grande frousse et renommé comme le souhaitait Mocky la cité de l'indicible peur. C'est un peu anecdotique car le principal intérêt du film est le personnage de Bourvil, un policier hurluberlu pistonné mais gentil et cocasse qui a droit à sa ritournelle. Il chemine et rencontre d'autres personnages qui ont leur extravagance toute mockyesque, notamment dans une petite ville qui est en fait Salers dans le Cantal. Il y a du macabre mais surtout de l'humour porté par Bourvil à tel point que ce film est plus une parodie comique qu'autre chose qui aurait rapport à de la criminalité. Ce n'est pas pour les enfants mais bien pour ceux qui apprécient Bourvil et quelques autres de cette époque.
Un film de JP Mocky qui se situe quelque part entre le genre policier, fantastique, critique sociale et qui réunit une belle brochette d'acteurs de Bourvil à Francis Blanche. Le problème, c'est que le résultat est bancal, plus fantasque que fantastique, plus burlesque que bouleversant, pas très bien filmé, pas très bien monté
Un des meilleurs Mocky. Bourvil fait du Bourvil. Les seconds rôles sont intéressants. L'ambiance de village de province un peu glauque sert bien le propos du film.
Une "in" adaptation d'un roman de Jean Ray paru en 1943, il ne reste quasi rien de l'oeuvre oiginale dans ce navet à la sauce Mocky, à des années lumières de toute l'atmosphère de l'oeuvre de Jean Ray. Mocky nous livre une désastreuse pantalonnade qui frise le grotesque. A se demander comment des acteurs tels que Bourvil, Francis Blanche, Jean-Louis Barrault, Raymond Rouleau et Victor Francen ont pu prêter leur concours à cette lamentable pitrerie. En tous cas ce ne sera pas un film à porter à leur actif. Mocky nous livre ici une "oeuvre" digne d'un saltimbanqe atrabiliaire. Ce film mérite une seule chose, un plongeon dans la poubelle de l'histoire du cinéma.
Mocky réunit une belle brochette de comédiens (parmi lesquels ses habitués) pour une comédie insolite enveloppée dans une atmosphère fantastique. Le village de Barges est le théatre d'une double intrigue que tente de résoudre le policier Simon Triquet. A la recherche d'un faux monnayeur, le personnage de Bourvil doit aussi démêler uen mystérieuse affaire de bête sauvage et meurtrière. Le caractère nocturne et venteux des lieux introduit une dimension surnaturelle et extraordinaire à ce sujet qui réunit imparfaitement la comédie et le genre fantastique. Autour de Triquet, inspecteur de police philanthrope et fleur bleue qui aspoiler: rrête toujours ses coupables par hasard , on trouve d'étranges seconds rôles, notables du village qui semblent en savoir plus long que le policier. Ces figures de la province ne déterminent pas un film franchement satirique., ce qui, d'une certaine façon, limite son intérêt. Les comédiens sont dirigés avec retenue par un Mocky qui suggère par ailleurs, à travers le rôle du doux policier Triquet, une critique de la peine de mort.
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3,0
Publiée le 7 novembre 2023
Des faux monnayeurs, des assassins, un ivrogne frileux et une guillotine qui s'enraye! Pas de doute nous sommes bel et bien dans l'univers de Jean-Pierre Mocky! Sorti sous le titre idiot de "La grande frousse" (1964), cette farce macabre a ètè remontèe par le cinèaste pour ressortir finalement quelques annèes plus tard sous le titre de, "La citè de l'indicible peur". L'oeuvre est même devenue culte après son insuccès en salles! Mocky a su crèer une atmosphère, jouant parfaitement avec le noir et blanc grâce à son directeur de la photographie Eugen Schüfftan, et nous offre donc un long-mètrage ètrange dans le genre cinèma fantastique / surrèaliste! L'atmosphère est unique, bien dèfendue par les deux interprètes principaux que sont Bourvil et Jean Poiret, mais aussi par Francis Blanche, Jean-Louis Barrault et Victor Francen! Et la musique est aussi marquante que les prises de vues se dèroulant à Salers dans le Cantal! Alors pourquoi s'en priver...
J'ai vu un film... de Jean-Pierre Mocky, avec son style qq peu foutraque et farfelu... porté par un Bourvil vraiment touchant, bondissant et sautillant... (Bourvil est toujours merveilleux)... Evidemment le film est déroutant, troublant, et il faut vraiment vouloir rentrer dedans pour accepter le propos du film... Une petite ville de province (Barges) qui s'épie, qui s'envie, qui s'invite pour mieux se contrôler... au travers des différents corps de métier (le boucher, le gendarme, le pharmacien, le secrétaire de mairie, le jardiner, le maire, le médecin, le voyeur -un métier ?-). Et chacun de ces portraits révèle un Barjot ;)... Comme souvent dans les films e Mocky, le casting est royal... Et il y a un certains numéros d'acteurs exceptionnels... Jean Poiret, extra...
Bien sûr, tant de cocasserie engendre un film déroutant, sans repère, et les dialogues de Raymond Queneau appuie l'aspect non-sensique du film... Un univers à appréhender... ou pas !
Etonnant de fantaisie, on ne va pas dire que le film n'a pas vieilli, parce que la gare et la locomotive à vapeur, ça surprend. Mais c'est frais de fantaisie, avec des acteurs encore jeunes à l'époque, une histoire bizarre, surprenant.
La Cité de l'Indicible Peur (La Grande Frousse) est un film réalisé par Jean-Pierre Mocky et sorti en 1964. Ce long métrage aurait pu être intéressant, notamment pour son aspect fantastique avec une esthétique du noir et blanc qui aurait pu être exploitée. Il n'en est rien, le film est plat et sans saveur. Bourvil cabotine dans un rôle de naïf trop poussé à en être agaçant, Francis Blanche et les autres en font des tonnes, rien n'est crédible ce qui ne permet pas au spectateur de s'accrocher à l'histoire. Reste un sentiment d'ennui qui donne l'impression que le film dure deux heures alors qu'il ne tient pas plus d'1h30. Ce film de Mocky est raté, un moment long et un peu lourd alors que le matériel de base aurait pu être bien exploité.
Sommet du grand-guignol, "La grande frousse" réunit la joyeuse bande de comédiens chers à Mocky, avec, en tête, le génial Bourvil dans un numéro d'autodérision autrement plus jubilatoire que dans "Le corniaud", Jean Poiret et Dufilho, d'une onctuosité parfaite, ainsi que Francis Blanche, affublé d'un de ces accents étrangers dont il avait le secret. La fameuse "bête" est aussi terrifiante que le Casimir de "L'île aux enfants" et la recherche de "l'ivrogne chauve (ou portant perruque), qui n'aime pas le cassoulet", le prétexte à de nombreuses scènes réjouissantes (la rencontre du boucher). Aussi, la chanson à la gloire de l'inspecteur Triquet est inoubliable.
Pas un film majeur de Jean-Pierre Mocky, mais une comédie policière qui se laisse regarder avec plaisir, grâce à son rythme et ses bons dialogues. Le scénario Fantastique nous conte une histoire troublante mettant en scène une ribambelle de personnages étranges et attachants. Le film nous offre, en effet, un casting royal, une troupe de comédiens que l'on voit hélas trop peu comme Jean-Louis Barrault, René-Louis Lafforgue (le Boucher), Jacques Dufilho ou Francis Blanche. Quant à Bourvil il se montre comme toujours remarquable, alerte et fantasque, surprenant dans un registre inhabituel.
Cet incroyable grand-guignol se répète parfois et traîne souvent en longueur, mais il vaut largement le détour pour ses idées foutraques et sa distribution de grande classe, autour de Bourvil dans l'un de ses meilleurs rôles.