Bien que ce western soit court il n'est passionnant que dans les 20 dernières minutes faute à un scénario trop répétitif et beaucoup trop superficiel. De plus, ce film n'est pas assez soigné, les personnages secondaires nombreux ne sont quasiment jamais mis en valeur, même la forte personnalité de Lee Marvin à échappé à l'oeil pourtant exercé de Raoul Walsh, on ne saura pas vraiment quand il quitte l'écran. Donna Reed qui pourtant à un rôle important manque de présence, la jeune mexicaine Estella Morales en robe colorée se remarque plus qu'elle par son extrême vitalité. Le méchant Frank Slayton est lui aussi peu convaincant dans son jeu alors que son personnage est totalement ignoble puisqu'il ira jusqu'à faire piétiner à mort par des chevaux un homme ligoté au sol. L'ensemble constitue une déception malgré de beaux extérieurs et Rock Hudson bien en place. On a quand même plaisir à retrouver Leo Gordon et Neville Brand des habitués des films d'action et de belles scènes avec les chevaux comme Walsh sait si bien les faire. C'est donc un simple divertissement mais de la part d'un tel cinéaste il est normal d'en attendre plus.
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3,0
Publiée le 19 novembre 2019
Dans "Gun Fury", les cowboys tirent avant de prèvenir [...] Cette « bataille sans merci » n'est pas un western majeur de Raoul Walsh mais ce dernier sait raconter une histoire et maîtrise parfaitement les techniques classiques de la mise en scène! A l'origine, le film avait ètè tournè en relief parce que c'ètait la mode qui voulait ça! Heureusement c'est un relief peu prononcè que l'on aperçoit vraiment dans une scène d'intèrieur entre Lee Marvin et Roberta Haynes mais aussi dans la sèquence finale du canyon entre Rock Hudson et Philip Carey qui fait les lois comme ça l'arrange! Tournè dans les magnifiques paysages de l'Arizona, Hudson compte bien traquer la bande à Slayton pour rècupèrer sa fiancèe, Donna Reed, qui se distingue des autres femmes...comme le cognac! Un western agrèable à regarder dans un technicolor de qualitè...
Il est vrai que ce "Bataille sans merci" souffre d'un cruel manque d'originalité et se révèle en définitive, que ce soit dans ses rebondissements que dans les relations entre les différents personnages, extrêmement prévisible. Cela dit, et ce même si ce on a connu le grand Raoul Walsg plus inspiré, l'oeuvre reste par ailleurs solidement construite et bien menée, si bien que même si l'on est jamais surpris, l'ensemble sait se faire agréable, jamais ennuyeux. Le rythme est d'ailleurs assez bon, et certaines scènes, notamment la dernière, se révèle de bonne facture. De plus, le film sait se faire court et donc sans esbrouffe. Bref, un western certes bien mineur (surtout de la part de Walsh), mais qui n'en demeure pas moins un bon divertissement. Honnête.
Les ingrédients sont là, l'action est bien menée et le rythme de croisière est bon mais au final, pour Raoul Walsh, c'est un western et un film mineur.
Ça paraissait évident que rester à diriger un ranch comme un patriarche quand on a 30 ans, ne pourrait pas convenir au héros. Il a suffi d'un serment non tenu pour qu'il redevienne vengeur et obstiné... Le film est intéressant et reste rendu avec cette chasse à l'homme.
Un Western de bonne qualité signé Raoul Walsh !! Une femme attend avec impatience son mari de retour de guerre et fait connaissance avec trois cowboys de mème voyage dans une diligence mais, surprise, dans le peloton de route se cache des escrocs qui veulent remplir le magot, kipnappe la dame et laisse sur le chemin le mari présumé mort qui les suivra à la trace à l'aide d'un des pilleurs qui réclame vengeance aprés traitrise et d'un Indien. Une histoire avec un suspense haletant , divertissant et bien construite. Les scènes de courses poursuites , fusillades, chevauchées sont a couper le souffle. Les paysages sont superbes (je crois que c'est le grand Canyon). Rock Hudson est excellent dans la peau du héros de sa demoiselle en détresse incarné par Donna Reed de mème que acteurs jouant les méchants tels que Philip Carey ou Lee Marvin. Un long métrage attractif qui vieillit bien avec le temps datant de 1953.
Raoul Walsh est sans doute un des meilleurs spécialistes du western « made in USA » et il l'a prouvé, tout au long de sa carrière, en réalisant quelques-unes des plus grandes réussites du genre (« La charge fantastique », « La piste des géants » etc...). En 1953, il tourne « Bataille sans merci », un « petit » western de facture ultra-classique qui ravira toutefois les amateurs de cette époque bénie des Dieux. En effet, son scénario basique fait la part belle au camping viril entre copains, aux fusillades diverses et variées et aux longues chevauchées dans le désert. Le héros, incarné par le non moins grand Rock Hudson, s'étant mis en tête de récupérer sa belle, lâchement enlevée par une bande de vilains hors-la-loi. Bien qu'on sache tous pertinemment comment cette histoire va se terminer, on la suit avec un certain intérêt d'autant que les paysages de l'Arizona sont quand même fort « cinégéniques ». Ceci dit, la durée très courte de ce western (78 minutes) et son manque flagrant d'originalité en font une œuvre qui reste très mineure dans l'incroyable filmographie de son auteur.
Raoul Walsh mène tambour battant cette histoire de poursuite, où Rock Hudson traque des bandits qui ont attaqué la diligence et kidnappé sa fiancée (dans le premier quart du film), Donna Reed, délicieuse. La furie est dans le personnage de Rock Hudson qui poursuite le responsable des bandits coûte que coûte, Philip Carey, charmeur et séducteur, mais prêt à tout pour retrouver son statut d'avant la Guerre de Sécession (c'est un ancien sudiste spolié par les nordistes). Philip Carey a aussi des vues très prononcées sur la charmante Donna Reed. S'ajoute à cela le personnage de Leo Gordon, qui jouera un rôle clé pour aider Rock Hudson : il est d’abord parmi les bandits, puis se retournera contre eux, pour la même obsession. L'interprétation de Rock Hudson est plutôt monolithique et son expression de la furie est plutôt limitée. Mais le spectateur n'a pas le temps d'y penser, car en 83 minutes il se passe beaucoup de choses avec ses multiples rebondissements et une distribution réussie.
À noter que le film a été tourné pour la 3D et que régulièrement un personnage nous envoie quelque chose à la figure (ce qui d'ailleurs est surprenant si l'on n’est pas au courant de cet élément technique).
Western de facture classique mais parfaitement maîtrisé par Raoul Walsh, un spécialiste du genre, le film sait divertir. Le rythme est soutenu, les scènes d'action s'enchaînant sans interruption permettant d'admirer les paysages grandioses de l'Arizona. A signaler Lee Marvin dans la peau d'un des hommes de la bande. Ce western efficace ne vous décevra pas.
Un western de facture classique mais parfaitement maîtrisé par Raoul Walsh, bien interprété et si lhistoire est simple cest prenant. Rien de fameux mais si on aime le genre Bataille sans merci est tout à fait satisfaisant. A signaler Lee Marvin dans la peau dun des hommes de main du méchant, ce dernier a son rôle assez développé face à Rock Hudson jouant le bel héros. 3 étoiles assez généreuses mais le film ma plu tout en étant conscient de visionner un western mineur et peu innovant mais sachant divertir.
Un vieux western aux personnages vraiment trop binaires et prévisibles, avec un scénario qui se tient, mais que le réalisateur découpe à la hache et peint au pistolet. Le montage est moyen. Les paysages sont superbes
Honnête western de l'un des maîtres du genre mais qui est loin de rivaliser avec les chefs-d'oeuvre que sont "La charge fantastique" et "La vallée de la peur". Faute d'intensité et d'un méchant à la hauteur (dommage que le jeune Lee Marvin n'ait pas joué le personnage de Slayton), on peut cependant admirer le beau couple formé par Donna Reed et Rock Hudson dans des paysages de l'Ouest sauvage toujours bien filmés.
Western qui a certes une histoire ... mais une histoire sans souffle psychologique. Tout est terne (facture académique, musique d'époque et personnages vides). En revanche, film très utile pour accompagner une longue séance de repassage.
Western typique aux grands espaces, «Gun Fury» (USA, 1953) de Raoul Walsh narre une course-poursuite entre des bandits qui ont enlevé une femme et le fiancé de cette femme. De quoi rappeler dans un sens un certain «The General» (USA, 1922) de Clyde Bruckman et Buster Keaton. Si l'histoire traite dans les deux films d'une lutte entre Sudistes et Nordistes, le burlesque de Keaton n'a nul lieu dans le film de Walsh. Car «Gun Fury» semble être l'exemple type du western avec ses cow-boys impitoyables, ses dames à secourir, ses vastes espaces où gambader à cheval. Éternel étalage des codes du genre qui ne revient pas à grand chose de bien concret. D'autant plus que les protagonistes semblent seuls dans ses horizons sans fin, comme si les Etats-Unis s'étaient libérés pour laisser place à leurs chevauchées. La beauté évinçant le charisme de Rock Hudson ne devrait-il pas nous plaire ? Certainement pas, cela renchérit la bienséance des westerns. Car derrière ces coups de feu, ces furies de flingues, derrière tout cela ne pointe aucune réflexion sur ce qui se passe, laissant le tout bien lisse. Ainsi «Gun Fury» est de ces multiples westerns qui s'amusent à simplement tirer, à reproduire à grande échelle, celle d'Hollywood, les jeux d'enfances. Si seulement tout cela pouvait nous évader, mais ça ne peut même pas à cause de la surabondance des codes. Il faut tout de même remarquer la maîtrise du suspens, malheureusement de ce même suspens que l'on trouve dans de nombreux autres films de même qualité. Représentant type des westerns-bateau, «Gun Fury» ravira les admirateurs du genre mais laissera indifférent ceux qui savent que le cinéma vaut mieux que ça, que Walsh est certainement capable de beaucoup mieux.