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Lucien O.
8 abonnés
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3,0
Publiée le 18 janvier 2013
La mise en scène est quelquefois surfaite et, pour 2001, le film est incroyablement kitsch, mais néanmoins, je dois reconnaitre qu’à travers le récit transparait la sincérité du réalisateur! "Kairo" possède une âme et véhicule le ressentiment de Kiyoshi Kurosawa envers internet et la trop grande place qu’occupe la technologie dans nos vies. Un film allégorique et naïf qui apporte toutefois matière à débattre sur la qualité de nos "communications" qui se font, hélas, sans aucune "communion".
À force de voir le cinéma d'AK, on en saisit vite la portée. Il ne se renouvelle pas vraiment et son univers s'intéresse davantage à la forme qu'au fond. Ici le mélange fantastique bizarre et informatique ne fait vraiment pas bon ménage....... c'est soporifique à souhait et franchement ennuyeux.
Une troublante histoire mêlant fantôme et nouvelle technologie orchestrée par le réalisateur nippon Kiyoshi Kurosawa, livrant un film étrange dont le rythme lancinant permet au cinéaste d’instaurer une atmosphère pesante. La mise en scène est particulièrement réussie, offrant des instants saisissants non pas de terreur mais d’une angoisse sourde en filmant la banalité du quotidien. Plus qu’un simple film d’horreur, le cinéaste explore la solitude urbaine, le désir de la mort avec une aisance formelle incroyable.
Ressortie en salle de cet opus de Kyoshi Kurosawa ( la traduction de son titre signifie " Zone") qui sous le couvert du film de fantômes, introduit une réflexion sur la solitude dans les sociétés développées.
Si la mise en place du recit est réussie ( des employés d'une entreprise mettent les uns après les autres fin à leurs jours), la suite se délite peu à peu.
Le casting féminin permet de maintenir une attention au scénario, mais on a le sentiment ( du moins en ce qui me concerne) que l'idée inspiratrice n'est pas relayée de façon attrayante.
Esthétique certes, mais un peu ennuyeux et pas franchement convaincant.
Encore une fois de plus, un cinéma japonais qui ne sait jamais vu auparavant, de l’épouvante rigolo, de l’horreur sensation et du fantastique phénomène populaire, un peu d’haleine à s’essouffler sans effort rien qu’en regardant cette réalisation ordinateur Macintosh Intel arobase point dot com hypnotique. C’est fascinant à l’allure qu’avance la montre du scénario décompte, le laps de temps dans cette durée si lente que déroule l'intrigue univers intelligent, ce n’est pas intello et ça ne le rend pas, c’est génial quand il faut attendre.
La patience n’a pas de limite quand la métaphore poétique du thème central tourne autour d’Internet, après Ringgu télé rue cassette vidéo possédée par Dark Sadako entreprise, le Japon 2001 passe au nouveau millénaire suite au bug de l’an passé. Ce temps-ci s’est arrêté, figé comme une marque sombre laissée brûlée obscurcie, vivre au ralenti dès présent, ça rame tellement que s’en est moins ennuyant qu’il n’y parait, des apparitions d’images capturées sur écran de site web angoissant, c’est drôlement typique du folklore fantomatique japonisant, étrangeté, bizarrerie, familier, envoûtant.
Que l’on se pose des questions, est-ce suicidaire, sensationnel voir abstrait ? Chacun se fera son opinion sur le sujet des maux de société, la culture tradition, l’éducation de solide base et la super-technologique au pays du soleil levant, quoique pur réflexion sur l’état actuel, un fantôme dans la coquille wi-fi connecté. Vous avez reçu un message de l’au-delà conçue par une force irrationnelle inconnue, générant un virus sur tout le réseau contaminé l’immensité de la toile maille du filet, d’aspect moral physiquement intouchable, mes chers amis virtuels accrochés, avatars de war of Warcraft, joueurs de pachinko ne sera épargnés.
Il n’y aura pas de remèdes aux grands mots guérisseurs, dans ce monde dévasté par l’abstraction terrestre balancée corps perdu, inexplicable mélancolie profonde fatalité vers la limite du chemin à cheval des limbes, un avion s’écrase dans la mise en scène, confortant l’idée de la synchronisation reçue. Réalité et virtuel se rencontre en un clash chez ce chef-d’œuvre philosophe, internautes devenant errants déambulateurs, l’impatience illimitée touche à sa fin, son but ultime au goût inachevé, faite venir juste la musique réalisée subtilement très fine.
C'est le deuxième film de Kiyoshi Kurosawa qui je vois après avoir vu le désormais culte, Cure. Ce qui frappe dans ce film c'est ca ressemblance avec Ring. Mais c'est plutôt une qualité. L'ambiance est très bonne et les acteurs sont excellents. L'histoire est superbe mais le film a tout de même un soucis, il n'est pas bien effrayant. Il met beaucoup moins la pression que Ring ou Dark Water. Cependant l'histoire reste très bien développée. Je n'ai pas tout compri à la fin du film et je pense que ce film nécessite d'être revu pour être totalement compri. En tout cas c'est un bon film d'horreur mais ce n'est pas le meilleur de Kurosawa.
L'idée de départ du scénario est excellente : un espace géographique limité ("fini" dirait-on en mathématiques) pour l'ensemble des morts; comme il y a de plus en plus de morts, ceux-ci doivent grignoter l'espace des vivants pour "vivre" et, pour cela, ils tuent les vivants qui occupent cet espace. Mais ce grignotage rajoute des morts et donc un besoin d'espace supplémentaire, soit une épidémie qui se propage très vite. Ce concept peut paraître difficile à comprendre mais a eu le mérite d'être pensé en profondeur, ce qui n'est pas le cas de nombreux scénarios de science-fiction actuels. A cela, s'ajoute une réalisation novatrice et, sans effets spéciaux à la "ILM", on a vraiment peur au fur et à mesure que l'on comprend le principe du film. Par ailleurs, l'idée de suivre différents groupes de personnages sans lien entre eux permet de rendre l'histoire moins linéaire. Alors, ce film est un chef d'œuvre ? Malheureusement, non, car il est bien trop long et lent pour le développement de son scénario, et cela gâche une bonne partie du plaisir. C'est vraiment dommage, à partir d'une idée géniale, de la gâcher par un traitement sans rythme. En tout cas, entre Ring et Kaïro que j'ai vus récemment, les scénaristes japonais m'impressionnent par leur imagination débordante. Où vont-ils chercher tout ça ? Proposent-ils des stages aux scénaristes hollywoodiens qui en auraient bien besoin ?
Comparer "Kairo", "Le cercle" et "Ju Rey" à leurs médiocres reprises américaines c'est comparer du Saint-émillion 1976 avec du "Kroutcheff" maison de chez Bruno, le patron du "Tord Boyeau". En plus, prétendre que le Saint-émilion 1976 c'est de la daube, là on donne dans l'hérésie, faut laisser tomber le cinéma d'épouvante et retourner voir les aventures des "4 fantastiques chez les zombies". "Kairo" glace le sang non seulement par ses scènes étrangement stupéfiantes, voir absurdes dans l'horreur, mais aussi parce qu'elles lancent le signal de la chute verticale d'une société enfermée derrière ses écrans de mobiles, de portables et d'ordinateurs. Quand on sait qu'à l'époque l'internet débutait à peine et qu'on peut constater aujourd'hui les ravages des réseaux sociaux sur le libre arbitre ... On ne peut que crier au chef-d’œuvre visionnaire, même si cela reste symbolique. La parabole des Fantômes qui envahissent Internet pour reprendre contact avec les vivants car l'au-delà est vide et froid, est une trouvaille sans précédent dans les thème de l'horreur. Comme le disait Francis Blanche : "Moi, je préfère le vin d'ici à l'eau de là !"
Très bel ovni cinématographique. Intéressante le parabole sur la fin du monde au Japon où les virus informatqiues se propagent pour absorber l'âme des gens qui travaillent sur ordinateur. Les scènes de revenants font froids dans le dos. Le récent drame de Fukushima rend crédible cette vison d'apocalypse. Une atmosphère envoutante dont on a du mal à se défaire. Bravo.
Enfin un VRAI film d'angoisse, à voir dans la pénombre sous la couette ! Aucun jump scare, mais pourtant, la peur efficace et pas cet ersatz trop souvent croisé.
Certains effets moins réussis que d'autres, un montage par moment assez étrange, mais un film à voir pour tout amateur averti !