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Xavier D
82 abonnés
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3,0
Publiée le 22 avril 2026
Un cinéma envoûtant, hypnotique avec un casting de haut rang malgré une réalisation un peu terne. L'interprétation, lui, est de qualité et le scénario est diaboliquement psychologique.
Il s’agit du cinquième long-métrage réalisé par Anne Fontaine. Même s’il contient des dialogues bien écrits et une direction d’acteurs irréprochable, l’ensemble est globalement soporifique. L’histoire de ce père qui ressurgit auprès de ses fils (Charles Berling et Stéphane Guillon), après vingt ans d’absence, ouvre des cicatrices intimes douloureuses. Dans ce personnage énigmatique, tout autant charmant que détestable, Michel Bouquet livre une grande performance lui valant le César du meilleur acteur en 2002. Pour le reste, la lenteur du propos brise les émotions. On écoute, on comprend mais on reste sur le côté de la route. Bref, une œuvre maîtrisée mais sans vibration.
Je suis embêté. Charles Berling et Michel Bouquet sont bons, mais tellement ternes, comme l'exigent leurs personnages. Tout au long, j'ai cherché à comprendre ce qu'on voulait nous dire. Qu'un père parti du domicile familial a des regrets ? Qu'un fils qui se sent abandonné par son père lui en veut toute sa vie ? Qu'un autre fils tout aussi abandonné alors qu'il était trop jeune pour s'en souvenir vit sa vie sans rien attendre de son géniteur ? Qu'un homme n'est pas obligé d'aimer ses enfants ? Tout cela est très confu. De plus quelques scènes s'enchainent sans transition, ce qui rend difficile de suivre. Notons cette réplique pour la postérité : "On ne peut pas réussir dans un endroit qu'on n'aime pas."
Bavard, pas toujours crédible, et assez plat. L'intérêt marqué de l'épouse envers son beau-père par exemple me paraît inexplicable. Je ne suis pas convaincue par ce que ce vieil homme égoïste pourrait avoir de charmant ou de positif, et je trouve tout son entourage bien gentil avec lui, contrairement à ce que peut laisser imaginer le titre. On est loin de la tension que pourrait créer un Chabrol par exemple...
Belle interprétation de Michel Bouquet qui réussit à donner de l’épaisseur à son rôle malgré une mise en scène austère et une sobriété dans le traitement de cette paternité toxique. On s’ennuie quand même avec cette manière de prendre trop de distance avec ses personnages, comme s’il fallait des pincettes pour ne pas s’impliquer. Anne Fontaine nous habituera à bien mieux avec dans des drames comme « Entre ses mains » ou « Les innocentes ».
Jean-Luc est un médecin qui soigne de riches clients dans sa clinique privé. Un jour, Maurice m, son père, également médecin, débarque sans crier gare. Jean-Luc n'a jamais pardonné ses absences à ce père et la relation entre eux s'envenime très vite. Le film exploite le thème du conflit père-fils et, plus largement, celui du refus de la paternité. À travers les figures de ces deux médecins, Anne Fontaine dévoile les affres d'une bourgeoisie repliée sur elle-même, égoïste et incapable de communiquer. On se situe clairement dans la tradition du film familial français. On pense par exemple à Claude Sautet. Le film est pauvre en action mais riche en dialogues et aussi en silences, souvent plus expressifs que les mots.
FIlm trés noir qui pose la question suivante : peut on être le fils d'un monstre sans en être un soi meme. Michel Bouquet apparaît comme un être abject, manipulateur et cynique. Il m'a fait immédiatement penser à Maurice Agnelet l'avocat probablement meurtrier d'Agnes Leroux et accuse par son fils aine en plein procés. L'ombre malfaisante du père est là et bien là planant sur les deux fils, de son vivant et aussi de sa mort (aprés son départ rien ne change et chacun reprend sa place toujours aussi perturbé). Familles je vous hais !
Un film difficile sur les rapports familiaux. Enfin j’ai failli écrire les conflits familiaux. Mais ici ce sont des non-dits qui reparaissent lorsque le figure du père se dévoile. Peut-être que l’un peut plus facilement oublier que l’autre. Mais la rancoeur est tenace. Je trouve que la réalisatrice montre cela avec subtilité. La colère était devenue muette dans l’absence. Mieux eut fallu qu’elle y restât.
la caricature du film Français ! c'est fait avec 10 balles, il n'y a rien sur l'écran, ça parle d'un bout à l'autre. comme de la radio filmée. c'est sans intéret, il ne se passe rien en dehors des phrases de dialogue pseudo intellos qu'ils s'envoient à la figure. Du creux qui ne raisonne même pas !
Du mal à rentrer dans ce film froid et lent, dont le thème principal est la fuite de paternité... de père en fils (!) - et sous différentes formes: "20 ans et trois cartes postales" ou mensonge à la stérilité. De bonnes scènes (abandon chronique) et un beau numéro de Michel Bouquet tout en sobriété mais des portraits psychologiques assez compliqués, qui ne m'ont pas particulièrement convaincu.
un scenario qui commence plutôt bien. De bons acteurs mais au final une histoire qui reste au stade de l'ébauche. on ne sait rien au début des mystere qui entourent les relations des différents personnages entre eux. Il y a des secrets, des non dits, des mensonges. Et à la fin...et bien on ne sait toujours rien et on a bien perdu son temps. bref un film sans intérêt.
un film qui prend ses distances avec ses personnages, lent, froid, aux dialogues théâtraux, limite austère, Histoire d'un médecin qui a abandonné sa famille pout aller exercer en Afrique et revient 30 ans plus tard avec des motivations non affichées. l'occasion pout lui (excellent Michel Bouquet) de chambouler la vie de ses 2 fils et les aider à s'assumer, l'un célèbre gérontologue, à la double vie, marié à une femme Bourgeoise et névrosée, l'autre comédien et chauffeur de sa belle-sœur qui se voit comme un raté.
Drame psychologique sur la relation père fils. Plus spécifiquement, sur le sentiment d'abandon et le ressentiment éprouvé par un fils dont le père a quitté le foyer familial alors qu'il n'était qu'un enfant. La qualité du film tient à la finesse du jeu de Michel Bouquet.
Vraiment bizarre ce film : d’abord le titre, où on suppose que l’esprit du fils ,incarné par Charles Berling, a tiré un trait sur le père parti en Afrique de nombreuses années auparavant , laissant sa famille, pour des raisons que le film n’explique pas. Ensuite, on se demande ce que recherche le père revenu d’Afrique, incarné toujours avec un immense talent, par Michel Bouquet. La seule chose qui paraît évidente, c’est que l’absence d’un père est fortement préjudiciable dans la tête d’enfants qui ne peuvent se construire de manière équilibrée, comme on peut le voir avec le personnage de Charles Berling, dont la vie dissolue reflète ce manque d’équilibre. Pas inintéressant, mais une réalisation un peu trop « flou artistique » rend le récit trop approximatif. Bien entendu la presse adore, les spectateurs moins…