Une série B un peu fauchée, mais jouissant d'un joli technicolor et d'une très belle distribution féminine dans laquelle la très belle Pipper Laurie excelle. (on remarquera que Neumann se moque de la censure notamment en introduisant dans le récit deux joyeuses nymphomanes) Sinon tout cela est un peu naïf mais se regarde vraiment sans déplaisir d'autant que c'est Kurt Neumann qui est aux manettes, l'un des meilleurs réalisateurs de série B de science-fiction de ces années-là, un type qui savait travailler bien avec quatre bouts de ficelles. Regarder ce film, c'est regarder une BD à quatre sous et s'étonner qu'elle ne soit pas si mal.
Le Fils d’Ali Baba n’est pas vraiment un film d’aventure qui marquera les fans du genre, en grande partie à cause d’un scénario qui manque d’ampleur, d’une mise en scène qui souffre quelque peu d’entrain et d’action et aussi par rapport à la prestation assez médiocre de son casting. Néanmoins, grâce à la présence de très beaux décors, d’une somptueuse photographie en Technicolor, de magnifiques actrices et d’un bon Tony Curtis dans le rôle principal, on arrive à visionner sans trop de problème cette production Universal à la sauce Orientale.
Son of Ali Baba bénéficie du savoir-faire de Kurt Neumann, réalisateur d’origine allemande qui a répondu à nombre de commandes des grands studios sur des sagas (Tarzan par exemple) ou des genres alors en vogue, notamment la science-fiction en fin de carrière : sa mise en scène sobre mais élégante se subordonne aux enjeux exotiques du récit et aux exigences du Technicolor, procédé apprécié dans les années 50 par les productions romanesques investissant des périodes historiques antérieures pour exploiter leur imaginaire. Prolongement offert à The Prince Who Was a Thief (Rudolph Mate, 1951) qui formait le duo Tony Curtis / Piper Laurie, le film se suit avec plaisir : les péripéties politiques et sentimentales, entrelacs qui constitue un motif cher à la culture orientale, se voient adaptées pour un public occidental par une atténuation de l’érotisme, remplacé par le comique – les deux amoureuses de Kashma rappellent les demi-sœurs Anastasie et Javotte du Cendrillon de Walt Disney, sorti deux ans auparavant – et par un renforcement du propos émancipatoire, en témoigne la répétition grossière du mot « liberté ». Le jeu alerte et malicieux de Tony Curtis compense l’interprétation stéréotypée de Piper Laurie, peu convaincante en femme aux identités multiples qui jamais ne suscite le moindre trouble.
J'ai déjà beaucoup aimé "Le Voleur De Tanger" de Rudolph Maté avec Tony Curtis et Piper Laurie. A l'époque, comme le film avait bien marché et que les spectateurs adoraient Curtis, les producteurs ont décidé de très vite refaire un autre film du même style. On peut dire que c'est assez sympa comme film de capes et d'épées en Orient avec des chevaliers-princes qui se combattent, mais on en garde pas un souvenir extraordinaire. Mais c'est intéressant en tant qu'adepte de ce genre de cinéma de visualiser en se concentrant la manière dont le film est construit au niveau des dialogues du scénario, mais aussi de la performance de Tony Curtis (c'est lui, le fils d'Ali Baba !) et de Piper Laurie. Les décors et les costumes sont supers !
Une sorte de peplum oriental basé sur l'histoire d'Ali Baba. Ici, c'est son fils qui prend le premier rôle dans une histoire de complot organisé par le calife. On ne va pas se cacher, le scénario est assez basique, voire même un peu brouillon parfois, mais pourtant il y a quelque chose qui fonctionne : une sorte de magie à l'orientale, avec de beaux décors et de beaux costumes. On retrouve l'atmosphère des contes des 1001 nuits. La musique est également réussie. Résultat, on regarde ce film avec plaisir, d'autant plus qu'il est assez court. Il ne faut évidemment pas rechercher ici de précision historique, mais simplement se laisser emporter par l'histoire.