Il n'a sans doute pas le nom le plus connu du cinéma français, mais si on se penche un peu sur sa filmographie et sur les acteurs avec qui il a travaillé, Pierre Granier-Deferre n'a pas à rougir. Il peut en effet être considéré comme une valeur sûre (très sûre même) de notre cinéma. Nouvel exemple ici avec ce drame de qualité, porté par de très grands comédiens.
"La veuve Couderc" est l'adaptation cinématographique du roman éponyme de Georges Simenon. Pierre Granier-Deferre n'en est pas à sa première incursion dans l'univers de l'écrivain puisqu'il avait déjà réalisé juste avant l'excellentissime "Le Chat" avec Jean Gabin et Simone Signoret. Dans "La veuve Couderc", Gabin laisse sa place à Alain Delon pour donner la réplique à Signoret. Si "Le chat" brillait par son atmosphère oppressante et la qualité de ses dialogues, on ne peut pas endire autant de "La veuve Couderc". Avec son scénario plat et une réalisation fade, ce long métrage ne convainc qu'à moitié et il faut attendre la fin pour que l'émotion se fasse enfin sentir. Un bon point pour les décors ruraux et les acteurs. Moyen.
Prix en étau entre deux générations de femme et attiré différemment par les deux: la jeunesse et la volonté, un homme se retrouve au milieu d'un contexte familial pesant. Mais lui aussi a un passé trouble dont il voulait clairement s'affranchir en trouvant un bonheur passablement durable.... Le milieu rural est formidablement bien rendu et l'atmosphère oscille entre apaisement grâce au travail des champs, sentiments qui éclosent engendrant cette jalousie maladive et surtout faute du passé non oubliée qui revient chasser le héros comme un démon et s'exprime dans la fin du film par cette cohorte de policiers qui avance à cheval. Le thème au final n'est pas sans rappeler le formidable "deux hommes dans la ville" et le terrible "fatalitas" de Chéri-Bibi.
Un film encore de bonne facture ou Delon et Signoret tiennent admirablement bien le pavé, bien suppléer par la superbe Ottavia Piccolo. Un bon film bien de chez nous comme on savait les faire.
Une très belle histoire d'amour entre deux êtres que rien ne prédestinait à se rencontrer et une peinture édifiante de la vie dans les campagnes françaises au milieu des années 30. Le duo Signoret-Delon fonctionne à merveille. Un classique du cinéma français des années 70 que l'on revoit avec une certaine nostalgie.
Ce film est un joyau du cinéma Français, tout comme les granges brulées ! Madame Signoret prouve qu' elle a été et restera à tout jamais une actrice merveilleuse ! Delon dans les deux films que je viens de citer est éblouissant ! Film qui n'a finalement pas vieilli ! ATTENTION CHEF D'OEUVRE !
La première chose qui tape à l’œil dans cette « Veuve Couderc », c’est évidemment le casting. Deux monstres sacrés du cinéma français qui se donnent la réplique: Alain Delon et Simone Signoret qui se rencontrent donc pour un drame campagnard adapté d’un roman de Georges Simenon. Pierre Granier-Deferre aurait pu ne pas se fouler et faire un film exclusivement commercial et entièrement basé sur ses deux acteurs. Mais ce n’est pas le genre de pratiques de la maison et le cinéaste a fait un vrai travail pour distiller à son film une atmosphère peu rassurante. Une atmosphère dans laquelle un drame peut survenir à n’importe quel moment. En revanche, le manque d’approfondissement du scénario est tout ce qu’il y a de plus flagrant. A plusieurs moments, l’histoire fait du surplace et la dangereuse impression que l’ensemble va complètement tomber à plat. Fort heureusement, les choses ne passent pas ainsi et on aboutit à un bon dénouement même si celui-ci s’avérait prévisible pour l’un des deux personnages. Delon le brun ténébreux au regard perçant, Signoret chevronnée mais sensible. Les deux se livrent à un drôle de jeu oscillant entre l’envie, le rejet et la méfiance. Et les deux se montrent très convaincants. Considéré comme un must du cinéma français des années 70, « La Veuve Couderc » malgré un coup de vieux notable sur le plan de l’esthétique a réussi à garder une certaine saveur.
Un film authentique sans grand scénario mais aux acteurs impeccables notamment Alain Delon ou encore la vieillissante Simone Signoret. On ne s'ennuie pas et pourtant, le scénario est relativement convenu et classique. L'ennuie ne pointe pas le bout de son nez grâce à une réalisation maîtrisée, un film relativement court (ça aide un peu 1h25) et des personnages se plaçant dans des situations simples mais relativement intéressantes... Bref, un film simple mais fortement sympathique
"La Veuve Couderc" est l'histoire d'une rencontre entre Jean (Alain Delon), un évadé de prison qui a purgé une peine de cinq ans pour meurtre, et la veuve Couderc (Simone Signoret), une vieille paysanne qui va l'accueillir chez elle. Ils vont vivre une histoire d'amour jusqu'à ce que Félicie (Ottavia Piccolo), la jolie voisine, n'arrive et ne bouleverse leur quotidien... Ce long-métrage de Pierre Granier-Deferre est de bonne facture. Ce n’est pas le film le plus connu dans lequel joue Delon, mais je l’ai trouvé très bon dedans. Une nouvelle fois, le personnage qu’il interprète n’a pas beaucoup de dialogues, mais il parvient à transmettre beaucoup d'émotion par le regard. Ce film marque sa première collaboration avec la géniale Simone Signoret, qui interprète parfaitement cette femme usée par la vie et dévorée par la jalousie. Ottavia Piccola complète le trio et apporte tout son charme et sa fraîcheur. Quant à l’histoire en elle-même, elle met un peu de temps à démarrer et est assez banale, mais le thème du ménage à trois est plutôt réussi. "La Veuve Couderc" est donc un bon film, avec deux géants du cinéma français et même du cinéma tout court !
Sur la fin ça se rattrape, mais pendant longtemps ce film manque passablement d'émotion. Néanmoins, on ne s'ennuie jamais vraiment et malgré le rythme très lent, plusieurs thèmes pas inintéressants sont abordés.