"El Bola" amène les spectateurs à se poser une question importante : que peut-on faire à titre personnel lorsqu’on s’aperçoit que, dans notre entourage, un parent inflige des violences physiques à un ou plusieurs de ses enfants ? Le film date de l’année 2000, l’action se déroule en Espagne, Laura insiste sur l’impérieuse nécessité d’avoir des preuves solides pour faire intervenir les autorités et ajoute que de graves ennuis peuvent être rencontrés par quiconque cherche à protéger un enfant en le gardant chez lui sans prévenir ses parents. 24 ans plus tard, la situation a-t-elle changé ? Etait-elle et est-elle différente en France ? Bien évidemment, le film ne répond pas à ces questions, mais il fait de nous les témoins d’une situation près de laquelle certains d’entre nous, nombreux peut-être, sont déjà passés sans en avoir conscience. De façon discrète, la mort est souvent présente dans le film, avec le décès de Félix, le parrain d’Alfredo, atteint par le Sida, avec une discussion entre Pablo et Alfredo sur ce sujet et elle est appréhendée de façon différente par ses protagonistes, avec ces gamins des quartiers pauvres, ces gamins dont la vie est difficile, qui l’affrontent dans le jeu dangereux qu’ils pratiquent face au train qui passe dans leur quartier alors que Alfredo, qui apprécie la vie épanouie qu’il mène au sein d’une famille aimante, refuse d’y participer, le trouvant totalement stupide. Critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-el-bola/