Sa Majesté des mouches
Note moyenne
3,5
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86 critiques spectateurs

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Shephard69

409 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mars 2013
Une oeuvre incroyable, très forte, impressionnante, à la fine analyse psychologique. Toute l'intrigue repose sur l'interprétation à la fois minimaliste et profonde des enfants. Une perle.
David R
David R

50 abonnés 271 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 novembre 2010
Adaptation fidèle du chef d'oeuvre de Golding, j'ai trouvé ce film bon, avec des gamins convaincants. Les scènes de chasse (à l'homme) sont bien rendues. La fin avec l'arrivée des adultes est à mon avis sabordée.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 15 septembre 2013
Bon soyons clair, je n'ai jamais lu le livre en entier, mais d'après ce que j'ai pu entendre l'adaptation serait plus que correcte. Au niveau du film qui date de 1965, et ça se voit, j'étais foncièrement contre une bonne heure durant à cause d'une inexpérience de l'équipe du film flagrante dont résulte des plans mal cadrés, et un montage tout bonnement raté. La dernière partie du film est bien plus attrayante au niveau de l'histoire, comme au niveau réalisation avec des prises de risques artistiques qui mettent vraiment en valeur le sujet. Malheureusement le film est trop court, on ne s'attarde pas sur la personnalité des différents enfants qui pourtant selon moi reste la clef du propos, un propos bien trop puissant pour être soutenu par une adaptation si moyenne.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 14 août 2012
j'ai vu ce film il y a quelques annees, il m'a tellement fait chier que c'en etait impressionnant. 1h32 de supplice, une vraie daube.
chrischambers86

16 199 abonnés 13 142 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mai 2025
Des enfants rescapès d’un crash aèrien et livrès à eux-même sur une île dèserte! Des gamins rèduits à l'ètat de Robinson qui retrouvent au contact de la nature tous les instincts primitifs de la tribu Homo sapiens! Oubliez "The Blue Lagoon" et ce couple de jeunes cousins cucul la praline abandonnès en pleine nature à la suite d'un naufrage! C'est la loi du plus fort filmèe par le rèalisateur rare de "Moderato cantabile" (1960), d'après un grand classique de la littèrature! N'en dèplaise à Monsieur Charles Beaudelaire, l'enfance n'est pas ici un tendre et vert paradis! Tout y est dur, cruel et Peter Brook met le piment de la barbarie indispensable à une histoire difficilement oubliable! A ne pas manquer même si "Lord of the Flies" (1963) - comme le roman de Golding - est un huis-clos à ciel ouvert assez terrifiant dont on ne sort pas indemne...
Redzing

1 457 abonnés 4 963 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2025
Le début étonne, introduisant le film avec un roman-photo. On apprend ainsi qu'une guerre éclate, et que des écoliers britanniques sont expédiés par avion pour leur sécurité. Mais celui-ci se crashe, sans adulte survivant. Nos jeunes enfants seront livrés à eux-même sur une île.
Le budget n'est ni honteux ni démentiel : 250 000 dollars, soit bien inférieur aux grosses sorties de l'année qui coutaient plutôt quelques millions. Mais supérieur à des petites productions Hammer de l'époque.
Pour autant, certains aspects fleurent bon le tournage aux moyens limités. Le noir & blanc, la post-synchro assez moyenne, l'introduction en roman-photo, les acteurs inconnus. Heureusement, le film propose des décors naturels qui permettent de bien dépayser, puisqu'il a été tourné à Porto Rico (d'où le budget, qui a du passer dans les logements et gestion de toute cette marmaille ?).
Mais "Lord of the Flies" est surtout intéressant pour ses idées. Des enfants a priori innocents sont larguées sur une île paradisiaque où il y a de l'espace, de la nourriture et de l'eau : quelle société bâtiront-ils ?
Le moins que l'on puisse dire est que le message est bien cruel sur l'humanité ! Puisque ce microcosme sombrera peu à peu dans la violence, la loi du plus fort, la religion absurde. Reproduisant un monde que l'on imagine ravagé par la guerre. Avec plusieurs séquences fortes.
"Lord of the Flies" est ainsi une fable acerbe, qui bénéficie également du jeu très naturel de ses jeunes acteurs. Dont au moins 2 d'entre eux auront une carrière professionnelle.
ronny1
ronny1

57 abonnés 913 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 octobre 2019
Le roman de William Golding « Lord of the Flies » est un coup de poing dans le ventre. Son propos est retranscrit avec fidélité par Peter Brook : ramené dans des conditions extrêmes de dénuement, la loi du plus fort, balayera la démocratie, sa morale, sa culture et donc ses enseignements L'extrême sobriété d'une réalisation sans moyen renforce le fond, au premier abord. Malheureusement les enfants sont inégalement dirigés, certains regardant carrément la caméra) et si la photo offre parfois des plans chocs (comme la tête de cochon assaillie par les mouches), la tension et la densité du livre sont absentes. C'est donc une version édulcorée que nous livre le metteur en scène, dont la seule idée brillante est le détournement de la musique lyrique, dont la restitution originale lors du générique final donne la chair de poule. Un peu tard. Pour ceux qui ne connaissent pas le livre, tel quel le film se laisse voir, pour les autres il vaudrait mieux éviter. Curieusement encensé en France, uniquement, le film est même devenu culte. Ce doit être notre exception culturelle !
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juillet 2022
Les gosses, c’est rien que des ordures de toute façon.

J’avais lu le roman il y a quelques temps et en avais gardé un souvenir assez fort. Grâce à la fabuleuse programmation du réseau cinéphare, s’est présentée l’opportunité de découvrir l’adaptation ciné par Peter Brook.

Après une courte et mystérieuse mise en contexte, on fait la connaissance d’une groupe de jeunes rescapés d’un crash aérien. Ils sont isolés sur une île, sans adulte avec eux. Il vont devoir survivre et donc composer avec l’autre qui comme chacun sait, est un petit bout d’enfer.

Cette entrée en matière est assez surprenante et d’une austérité rare. Une suite de photos semblent raconter le début de notre histoire. Un prologue inquiétant. D’emblée, on sait que le ton est grave et on devine que cruauté et paraboles seront au menu. Et quand commencent les premières confrontations pour le pouvoir au sein du groupe, on devine qu’à un moment ou à un autre, ça va saigner. C’est la première force du film que de savoir nous plonger immédiatement dans une tension qui ne nous lâchera pas avant la toute fin. On se retrouve vite bien des années en arrière dans l’ambiance toxique de la cour de récré où se joue toute la dramaturgie humaine, micro-société faite d’abus, de frustration, de soumission et d’espoir. A ceux qui se plaisent à croire que c’est la société qui pervertit l’enfant, le film répond que la perversion est dans la nature de l’Homme. A ceux qui trouvent confortable de penser que l’avènement d’une société totalitaire n’est que de la responsabilité d’imbéciles, le film répond que la cruauté et l’abus de pouvoir est en chacun de nous. On le voit, le film propose plusieurs lectures et ramène aux expériences de la première moitié du XXème siècle. A la mise en scène, c’est à la fois âpre et flatteur. Ainsi, on passe de plans nocturnes cradingues sous éclairés à des portraits totalement solaires. La réalisation suit le chaos du récit. Si tout ça marche très bien, on ne pourra hélas pas en dire autant de certains détails techniques qui peuvent gêner le visionnage (pour certains, ça ferait le charme du film). Il y a à l’évidence un vrai problème de son. La post-prod est assez désastreuse avec des voix rajoutées en doublage, un tapis sonore bien trop présent et des voix qui ne collent pas avec l’environnement des personnages. Ce qui pourrait n’être qu’un détail nous tire constamment hors du récit.

Bref, un film assez éprouvant qui divisera forcément mais une expérience sans concession qui passe en force en chargeant le fond par la forme. Pas parfait donc mais à conseiller malgré tout.
this is my movies

825 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 janvier 2017
Une très bonne adaptation du célèbre roman de Sir William Golding qui restitue bien l'ambiance poisseuse et malsaine du matériau d'origine. Le casting est parfait et chaque gamin s'acquitte de son rôle avec beaucoup de talent, sauf peut-être celui incarnant le "héros", un peu faux et forçant trop son jeu. Quelques séquences clés sont un peu moins fortes ou bien il y a quelques ellipses mais là n'est pas vraiment le sujet. Parce qu'il a su capter le cœur du roman et parfois à le transcender, ce film est très important et très réussi. Les dialogues sont réduit au minimum, la mise en scène est immersive et il n'y bien qu'un rythme qui m'a semblé un peu mou qui me contrarie vraiment. Un très bon film, qui dénonce avec virulences les errements de notre société, parfois puissant, atteignant au détour de quelques séquences une dimension mystique qui tranche avec sa forme documentaire pour un résultat qui met parfois mal à l'aise. D'autres critiques sur
Michael R
Michael R

140 abonnés 1 534 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 août 2022
Un classique de la littérature devenu classique du cinéma, où comment un groupe d'enfants anglais éduqués perdus sur une île en plein Pacifique vont perdre leur humanité pour devenir primaires. Un miroir déformant de l'île imaginaire de Peter Pan.
Patjob
Patjob

45 abonnés 766 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 juin 2025
Avec cette fable sur des enfants livrés à eux-mêmes sur une ile déserte, Peter Brook, malgré une mise en scène manquant d’ampleur et de densité, livre des images saisissantes de ces dits enfants qui évoquent des tribus primitives. Il pose surtout des questions fondamentales. Sur l’apparition de la barbarie au sein d’un groupe, fruit de pulsions qui semblent inhérentes à la nature humaine. Sur la nécessité d’une forme d’organisation sociale pour l’éviter. Sur les luttes de pouvoir et les risques de tyrannie, dès lors que la force l’emporte sur les quelques règles collectives précédemment adoptées. Un film fascinant et dérangeant, conclu par un plan formidable, spoiler: où sur le visage de Ralph, on lit que la conscience et le souvenir de la réalité du cauchemar vécu l’emportent sur le soulagement d’être retrouvé.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 893 abonnés 8 248 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 avril 2011
Première adaptation du roman homonyme de William Golding (la seconde date de 1990). Si Peter Brook souhaitait réaliser un petit film intimiste, la Columbia (qui coréalisait le film) en avait décidé autrement et avait apporté pas mal de modifications par rapport au roman initial. C’est pour cette raison que Peter Brook s’est séparé de la Columbia (cette dernière lui factura ses services 150 000 dollars, soit la moitié de son budget). Résultat, il dût réaliser son film avec un budget tronqué à 50%, d’où le choix du noir & blanc (moins cher que la couleur) et c’est aussi pour cette raison que la scène du crash de l’avion est suggérée (d’où l’utilisation de photos à la place des prises de vues).
Sa Majesté des mouches (1963) est une œuvre naturaliste qui nous dresse une virulente critique sociale où l’on assiste à de violents heurts entre les enfants, scindés en deux groupes, les gentils et les méchants, dont l’un se transforme petit à petit en groupe tribal et sauvage, ne cherchant plus qu’une chose, la domination au lieu de chercher à survivre en s’unissant avec l’autre groupe.
Une œuvre intéressante et portée par d’excellents jeunes acteurs (tous novices en la matière).
Sylvain P

390 abonnés 1 436 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 octobre 2007
En s'en tenant strictement aux qualités cinématographiques, Sa Majesté des mouches n'irait peut-être pas très loin, mais ce plaidoyer en faveur de la démocratie vaut bien son pesant d'or. La transformation d'êtres civilisés en dictateur, bourreau, animaux assoifés de pouvoir et dénués de compassion nous rappelle que notre société ne tient qu'à quelques fils qu'il faut tenter de préserver. Une très belle leçon d'(in)humanité.
Sergio-Leone
Sergio-Leone

213 abonnés 1 096 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2012
Film d'aventure peu ordinaire mêlant une situation irréaliste (des enfants échoués sans adultes sur une île déserte) à une problématique humaine datant de la nuit des temps (frontière entre la civilisation et la sauvagerie). Cette frontière si brillamment évoquée et pourtant admise par tous au début, finit par céder face à l'instinct de survie et au charisme tribal d'une personnalité forte. Les enfants sont doués, mais après une première partie assez longue sur l'organisation des troupes, le film semble un poil trop court une fois que commence la véritable intrigue.
Candice L
Candice L

56 abonnés 834 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mai 2012
Un très bon film, une belle histoire. Les jeunes acteurs tiennent magnifiquement bien leur rôle, et malgré les 50 ans du film, on y croit! De l'action, des émotions, on ne s'ennuie pas, et on suit avec plaisir les aventures de ces apprentis robinsons. A voir!!!
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