Sa Majesté des mouches
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Louis G.
Louis G.

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4,0
Publiée le 21 janvier 2016
Un film sans concession servi par des acteurs/enfants tous remarquables de justesse (c'est assez rare pour être souligné). ça manque selon moi de développement de la psychologie des personnages mais je ne sais pas s'il en va de même pour le livre original.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 9 janvier 2013
Pas mal , au moins le film respecte bien le livre...mais c'est long...très long...pour 1h32 quand même! Mais ai-je le droit de dire ça d'un vieux film?
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 mai 2017
spoiler: Qu’arrive-t-il lorsqu’on laisse des jeunes à eux-mêmes sur une île déserte ? Le film propose une réponse qui ressemble à une cour d’école sans adulte responsable qui les surveille veille à leur éducation. Les valeurs collectives prennent le dessus lorsque les valeurs individuelles ne sont pas développées. La collectivité se permet alors d’écarter ce qui ne concorde pas avec elle, voir même jusqu’à supprimer un individu. La valeur de la vie devient secondaire et le fanatisme se nourrit de rituels qui catalysent la peur et la colère. Le leader tyrannique est plus facile à suivre pour les jeunes, car il propose des gains à court terme et il demande moins de devoirs individuels que ce que le leader qui a une influence positive demande à chacun pour des gains à long terme. Par contre, la violence et la coercition qu’il utilise pour parvenir à ses fins met en péril la sécurité des minorités. Par ailleurs, l’amitié entre le leader positif et Piggy est sincère et est forgé sur des aptitudes complémentaires et des valeurs communes reposant sur la démocratie, le savoir et le sens des responsabilités envers soi-même et les autres. Ce film démontre bien l’importance de l’éducation des jeunes, car ils ne sont pas aussi purs qu’on pourrait parfois le prétendre lorsqu’ils sont laissés à eux-mêmes. Le film propose ainsi des pistes de réflexion intéressantes entre l’inné et l’acquis.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 12 décembre 2024
Je gardais un souvenir très diffus du roman de William Golding que j'avais lu étant enfant, c'est donc l'esprit totalement neutre et débarrassé des attentes que l'on peut avoir lorsque l'on se penche sur une adaptation qui par définition est une relecture du matériau originel.


Le synopsis nous invite à suivre, ou plus exactement à observer, comment un groupe d'enfants rescapés d'un crash aérien sur une île déserte vont petit à petit s'organiser d'une part pour leur survie mais très vite en société humaine.


Le projet en lui-même tenait particulièrement à cœur Peter BROOK et le concours au départ du producteur Sam SPIEGEL qui tout fraichement auréolé des succès critiques et publics de Lawrence d Arabie (1962) et Le Pont de la rivière Kwaï (1957) devait l'aider à finaliser et monter son projet, hélas bien vite de fortes dissensions entre le réalisateur et le producteur fusent mises à jour, ce qui écarta Sam Spiegel et obligea Peter Brook à revoir ses plans et à remonter un financement, qui fût amputé d'une part importante.


Là où il aurait été facile d'en faire un film d'aventures, inspiré de classiques de la littérature enfantine britannique tel "Peter Pan", Brook décide au contraire d'installer de façon progressive une ambiance délétère, anxiogène et d'utiliser ses caméras comme des instruments d'observations, quasiment des microscopes dans lesquels le spectateur est amené à observer la petite communauté se construire et se forger aussi bien ses mythes, que ses règles. Tout comme l'enfant observe la fourmilière et perçoit de façon innée les hiérarchies et les modes de fonctionnement se mettre en place.


Le dispositif des caméras est d'une simplicité proverbiale, une première tenue par Brook s'attache à filmer selon ses désirs de mise en scène, le scénario et les plans qu'il avait en tête, l'autre confiée à son ami Gerry Feil captera dans un esprit libertaire entier aussi bien les phases d'improvisations des jeunes acteurs que l'altérité d'abord équilibrée puis finalement complètement mise à mal entre le projet de société idéale d'abord tentée puis son inéluctable basculement vers cet autre chose guère reluisant, guère tentant qui absorbera cette douce utopie en un monde réduit mais malheureusement très vite envahi par les mêmes névroses et tics que le monde dont ils sont issus.


En effet, c'est bien de notre société - et j'emploi le présent à dessein tant il me parait qu'encore aujourd'hui nos sociétés occidentales pêchent des mêmes travers que ceux dénoncés par Peter Brook - dont il est question, finalement la question de la survie apparait rapidement comme secondaire pour laisser place à la question de l'organisation ou plus exactement le besoin viscérale et finalement triste et terrifiant de reproduire les mêmes schémas, le besoin d'une idole qui prend ici la forme d'une tête de cochon, que l'on charge de nous indiquer quelle morale et quelle philosophie suivre, le besoin d'un leader mais surtout d'une illusion de choix entre figures totémiques.

Veut on suivre celui qui nous promet le status quo et une vie calquée sur celle d'avant ou celui qui nous promet les grands soirs et la liberté totale et universelle ?

Sommes nous dès lors certains que l'une ou l'autre des options qui se présentent à nous ont été pensées en y incluant les défauts et conséquences ?


Evidemment tout ce petit monde qui au début donnait l'illusion d'une certaine cohésion vole en éclats et tout comme dans le monde des adultes, tout comme l'occident traverse son histoire et ses relations aux autres par les guerres et la domination, l'un des groupes prendra ce rôle de "néo colonisateur" quand l'autre qui pourtant jouissait au départ des mêmes cartes de jeu se verra réduit quasiment au silence et à une forme de terreur qui sied à nos petits esprits dictatoriaux.


La nature de l'homme, fusse-t-il un enfant, se fait jour et elle n'inspire pas l'optimisme, faisant de ce film, non seulement un objet d'art absolument passionnant, une réflexion désabusée sur nous, société humaine, un pamphlet ténébreux sur l'histoire occidentale et sa main mise sur tant de cultures et de peuples, mais paradoxalement l'ensemble est baignée d'une lumière solaire qui réussi malgré tout à maintenir une petite lueur très faible, très ténue dans ce tableau.


Si j'étais taquin je dirais que ce film illustre sous la forme d'une parabole biblique la monde idéal d'une certaine extrême droite, un monde régit par la domination du plus fort, où justice et équité sont absentes, réactionnaire, et intolérante à toute forme de progressisme, mais ce serait faire fi de positionnement absolument sans équivoque du réalisateur à ce propos qui se place à l'exacte opposé de cette vision restreinte.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 septembre 2008
Je viens de le revoir, cette authentique version est absolument superbe. Pas les plagiats qui ont suivis. Pour moi, un film à mon box office personnel.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 juillet 2011
Réflexion sur le retour à l'état sauvage… effrayant ! Mais film superbe !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 février 2009
J'ai vraiment passé un bon moment à regarder ce film, ca change de toutes les betises qui sortent toutes les semaines...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 décembre 2008
Comment faire d’un lieu paradisiaque où rien ne manque, un enfer dominé par les pulsions archaïques… Sa majesté des mouches de Peter Brook est un chef d’œuvre, comme l’est le livre de William Golding. Le thème traite, par une saisissante métaphore, à la fois de certaines complexions de la nature humaine et de l’impérieuse nécessité d’un cadre explicite et d’une autorité bienveillante dans l’éducation des enfants.
Cependant, Allocine fait une cuisante confusion au sujet de James Aubrey, l’un des jeunes acteurs du film de Peter Brook. En effet, dans la rubrique Secrets de tournage, sous le titre Le malheur est dans la vallée, Allocine place une interview de James Coburn qui évoque ses déboires avec un certain James Aubrey. Or, le James Aubrey en question n’a rien à voir avec celui qui joue Ralph dans Sa majesté des mouches. Le James Aubrey que fustige James Coburn dans son interview est en fait James Thomas Aubrey, Jr. (14 décembre 1918 – 3 septembre 1994), président de CBS puis, dès 1969, de la MGM. En outre, James Thomas Aubrey, Jr. pouvait difficilement avoir une quinzaine d’années en 1963, date du tournage de Sa majesté des mouches. Le nom du jeune acteur qui joue Ralph est James Aubrey Tregidgo, né le 28 août 1947 à Klagenfurt en Autriche.
D’ailleurs, la rubrique Secrets de tournage, sous le titre Le malheur est dans la vallée, apparaît à sa juste place dans le sujet qui traite du film Pat Garrett et Billy le Kid, film dans lequel James Coburn joue le rôle de Pat Garrett. Pat Garrett dans Sa majesté des mouches… pourquoi pas, il y a bien eu Maciste contre Zorro. Toutefois, vu ce que dit James Coburn du James Aubrey de la MGM, il serait légitime qu’Allocine lève la confusion en supprimant cette interview de l’article consacré au James Aubrey de Sa majesté des mouches.
J’ai signalé cette confusion à Allocine, sans succès pour l’instant.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 22 avril 2015
Plusieurs éléments qui tiennent une place importante dans le livre de W. Golding ont été omis dans cette adaptation. Ainsi, la psychologie des personnages n'est pas assez développée et des événements comme le premier incendie meurtrier ou l'apparition de Sa-Majesté-Des-Mouches ne sont pas présents. Malgré tout le film en lui même reste assez correct et l’histoire de ces enfants conserve certaines facettes dérangeantes et crues de l'oeuvre littéraire.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 20 octobre 2014
Le film est à l'image du livre , enfin presque : une boucherie.
Les enfants qui vont le voir découvrent là le pire de l'âme humaine.
Peut-être serait -il bon de leur prouver que la vie a d'autres facettes beaucoup plus belles.
Inutile d'acheter des pop corn si vous avez l'âme sensible et de prévoir un repas en sortant.
Cineseba
Cineseba

49 abonnés 632 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mai 2026
Le film « Sa majesté de mouches » est une œuvre marquante, même si elle n’est pas parfaite.

L’histoire suit un groupe d’enfants issus de la haute société anglaise, survivants d’un crash d’avion sur une île déserte pendant la Seconde Guerre mondiale. Livrés à eux-mêmes, ils tentent d’organiser leur vie en reproduisant les règles du monde adulte. Mais peu à peu, leur société bascule vers la violence et la loi du plus fort.

Le film propose une réflexion intéressante sur la vie en groupe : la démocratie, le pouvoir, les conflits et le rôle du leadership. On y voit comment un chef peut s’imposer sans être élu, et comment les tensions peuvent diviser un groupe. C’est une vraie réflexion sur la nature humaine et sur la fragilité de la civilisation.

L’ambiance en noir et blanc renforce le côté sombre et oppressant du récit. On a parfois l’impression d’être dans un conte cruel, à la fois lucide et dérangeant. Les enfants jouent de manière naturelle, notamment James Aubrey dans le rôle de Ralph, qui est convaincant.

Cependant, le film a quelques défauts. Il peut sembler un peu long, et certaines choses manquent de réalisme (comme les uniformes toujours impeccables ou la survie des enfants). L’histoire est parfois inégale dans son rythme.

On peut voir ce film comme un mélange sombre entre Robinson Crusoé, Peter Pan et La Guerre des boutons, mais avec une dimension beaucoup plus violente et pessimiste.

En résumé, Sa Majesté des mouches est un film fort et intelligent, qui montre comment, même chez les enfants, la société peut rapidement basculer vers la barbarie. Une œuvre imparfaite, mais marquante.
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