J'ai trouvé ce film magnifique. Si l'on pouvait le résumer , je dirais que ce film est un long fleuve tranquille. Naturel, mignon, et beau, on en redemande !
Petit bémol : la fin de l'histoire m'a un petit peu déçu.
Dans 50 ans si nos vieux DVD tiennent le coup nos petits- enfants regarderont avec émotion ce témoignage du temps béni où les volailles se baladaient en liberté en caquetant gaiement sans crainte de la grippe aviaire ! Rosa Bonheur peignait des bufs, Ralph, lui, peint des poules et des coqs, parmi lesquels sébrouent deux tourtereaux aussi assortis quun porc-épic et une belette. Bien sûr, la jeune femme désargentée tombe dans les bras du vieux grognon qui sempresse de les refermer sur elle, pas plus difficile que ça ! Il ne manquerait plus que lhistoire soit vraisemblable ! Chassés-croisés amoureux dans ce milieu indéfinissable, on se quitte, on se regrette, on se poursuit. Roland Bacri nous la joue Courage, fuyons face à une épouse éperdue à qui Catherine Breillat apporte une touche sulfureuse qui aurait pu être bien mieux exploitée. Sinon, devinez ce qui se passe à la plage ? Lair du large accomplit bien des miracles Encore un scénario écrit en deux coups de cuiller à pot et bien digne dun certain cinéma français. Le nombrilisme aura connu des jours encore plus effrayants depuis chez Claude Berri, mais maintenant on se méfie, on est prévenus! Ce film était déjà une belle performance taillée sur mesure, juste pour permettre à Roland Bacri de nous faire son numéro de renfrogné aux ressources de tendresse insoupçonnées, autour de qui gravitent les parasites habituels. Le métro est bien filmé, les rochers aussi, ne jetez pas votre DVD ! Allez, une étoile pour la nostalgie que suscitent les amours mortes! Et somme toute une bonne troisième partie de soirée pour les chaînes de télévision, car cela remplace avantageusement le somnifère!
Moi qui n'écris que très rarement de critiques, je ne peux pas m'en empêcher ici. Ce film est franchement affligeant. Scénario squelettique, dialogues inexistants. On s'ennuie ferme devant ce pauvre Bacri. Comment la presse a-t-elle pu montrer une telle complaisance pour un film aussi nul ? Heureusement, comme souvent, l'avis des spectateurs est beaucoup plus juste.
Aucune vraisemblance dans ce film. Vous en connaissez beaucoup des gens qui invitent leur femme de ménage à boire un café avant de les engager? Ensuite, en quelques semaines, elle finit par coucher et habiter avec lui, je veux bien, mais tout le reste du scénario n'est fait que de gros fils à la vraisemblablité douteuse qui ne convaincra personne. De plus, quel intérêt réel dans cette histoire? J'ai encore du mal à le percevoir même en tentant d'y mettre de la bonne volonté. Le jeu des acteurs est acceptable, je n'ai tenu dans la salle que grâce à la présence de Bacri, mais ne fait que retarder l'échéance... Le soulagement d'arriver au bout du film et de partir faire des choses bien plus intéressantes...
Il manque un petit quelque chose à cette " Femme de ménage " contemporaine pour convaincre amplement. Un tantinet prévisionniste et avec des allures de " déjà vu ", cette rencontre comporte en effet peu de véritables surprises. Cela dit, Jean-Pierre Bacri est égal à lui-même – excellent - et l'on devine clairement certains parallèles à la personnalité du réalisateur, Claude Berri, devenu probablement trop vieux pour jouer le rôle – tel que 3 ans plus tôt dans " La débandade " - d'un quinquagénaire, face à Emilie Dequenne, bonne actrice mais qui tarde, finalement, à confirmer sa performance de " Rosetta ". Il est vrai qu'elle n'a encore que 24 ans...
un film délicat, sur un fond de jazz et de silence, emilie duquenne joue probablement son meilleur role (elle y est lumineuse, drole...) et bacri étonne par la finesse de son jeu, le scénario est une grande réussite entre naïveté et profondeur, la réalisation est un peu plate mais efficace. un beau film a recommandé!