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Marc Taton (Belgique)
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2,0
Publiée le 29 février 2016
Un classique du "kitsh" signé Roger Vadim et datant de 1968. Un scénario qui flirte avec le vide spatial, des effets spéciaux réalisés avec des bouts de ficelles... reste la superbe plastique de Jane Fonda, seule raison d'être de ce film.
Ce film, réalisé par Roger Vadim et sorti en 1968, est très bon ! Effectivement, malgré les mauvaises critiques générales, j'ai vraiment adoré ce film complètement décalé ! Je n'ai pas lu les bandes dessinées homonymes de Jean-Claude Forest dont le film en est l'adaptation, je ne sais donc pas si ce dernier en est fidèle ou non mais surtout, je ne m'attendais pas à ce genre de chose ! J'ai appris, après avoir regardé le film, que la bande dessinée avait pour héroïne une femme incarnant la libération sexuelle, elle s'inscrit ainsi très bien dans le contexte des années 60. Mais c'est vrai que lorsque j'ai vu le film, ce qui m'a tout de suite sauté aux yeux, c'est que l'histoire est en fait juste un prétexte pour parler de sexe toutes les cinq minutes, tout tourne autour de ça, du début à la fin. Dans la forme, c'est donc l'histoire de Barbarella, aventurière de l'espace, qui est chargée par le président de la Terre de retrouver Durand Durand qui aurait vendu des armes à une planète ennemie. Jusque là tout va bien, c'est le scénario d'un film de science-fiction relativement classique mais très vite et assez régulièrement, nous avons diverses allusions sexuelles, qu'elles soient sous forme de métaphores (pas très fines tout de même) et alors directes. Du fait que je connaisse maintenant l'origine du film, cela me parait normal mais c'est vrai que j'ai été un peu surpris au début. En dehors de ça, l'univers du film est génial, les décors sont superbes et malgré quelques scènes un peu lentes et niaises, on ne s'ennuie pas, enfin si on rentre vraiment dans le film évidemment. Les costumes sont également très bons. Je reconnais malgré tout que le principal problème du film, c'est le fait que l'on rigole plus souvent de lui à la manière d'un nanar, ce qui, je pense, n'était pas son but premier même s'il faut bien-sûr le voir au second degré. En ce qui concerne les acteurs, nous retiendrons principalement Jane Fonda, John Phillip Law, David Hemming etc. qui sont à fond dans leur rôle. Nous soulignerons également la B.O. qui est excellente et très kitsch, à l'image du film. "Barbarella" est donc un film un peu loufoque qui est à voir si on aime bien ce genre d'univers.
Improbable film de science fiction réalisé par Roger Vadim, devenu culte avec Jane Fonda en pin up du futur. Les effets spéciaux apparaissent désuets aujourd’hui mais l intrigue peut encore un peu passer. Sympathique a visionner aujourd’hui si on replace dans le contexte fin années 60. Peut être un incontournable voire un classique désormais ?
La prestation de Jane Fonda est certes incroyable mais le point fort de ce film est indubitablement l'imagination : dans le scénario, les décors les scènes, les dialogues... La science-fiction n'est ici qu'un habillage de la poésie, de la fantaisie et de la découverte.
Aucune tension dramatique ! Mais c'est pas grave , l'histoire on s'en fout .Delire visuel total . À voir et à revoir .Sous exta , sous pétard , MD , ou autre . Séduisant , culte .
Le film ne mérite guère d'autre qualificatif que celui de nanar. Alors, bien sûr, le kitsch est ici très assumé et pour tout dire revendiqué, mais entre un scénario d'une vacuité abyssale et des dialogues aussi creux que pénibles, on voit mal ce qui pourrait capter le spectateur, en dehors de la plastique parfaite de Jane Fonda. Le ridicule ne tue pas et peut même amuser, mais franchement pas dans ce cas.
Un chef d'oeuvre kitsch. Jane Fonda incarne Barbarella, l'héroïque d'une bande dessinée de science-fiction et d'érotisme. Côté sixties , hippies, kitsch est assumé tout le long du long-métrage. Roger Vadim est un excellent réalisateur.
Adapté de la bande-dessinée éponyme de Jean-Claude Forest, le Barbarella de Roger Vadim est un festival de kitsch et d'incongruités scénaristiques qui heureusement sait ne pas se prendre au sérieux du tout. En résulte un film très 60's, vaguement érotique et plutôt attachant, porté par la beauté de Jane Fonda (le personnage de BD avait été créé sur le modèle de Brigitte Bardot), et par des décors et des costumes absolument géniaux. Certaines séquences, telle que l'attaque des poupées ou le labyrinthe, sont plus sombres et plutôt réussies. Drôle et décapant.
Et Dieu créa...Barbarella. Du cinéma de Roger Vadim, l'homme qui aimait ses actrices ( au propre comme au figuré), perdurera la silhouette entièrement nue de Brigitte Bardot, derrière un drap, dans "Et Dieu créa la femme", mais aussi celle, sans aucun drap, de Jane Fonda dans le générique d'anthologie de "Barbarella". L'actrice américaine, au corps sculptural, défile dans un tas de combinaisons, des plus sexy, dessinées, pour l'occasion, par le grand couturier espagnol Paco Rabanne. L'intérêt du film, adapté de la bande dessinée d'héroïc-fantasy de Jean-Claude Forest, repose surtout sur son univers psychédélique, aux décors ultra-kitsch ( plus kitsch que ça, tu meurs !), plutôt que sur son histoire, qui est plus un leurre qu'autre chose. Barbarella est envoyée pour sauvegarder la Terre, qui est en péril depuis que l'inventeur Durand-Durand a disparu. Ce savant fou, perturbé par ce monde qui ne connaît que les plaisirs de la chair, a créé une arme destructrice pour éradiquer ce qui lui paraît être la plus grande des absurdités. Dans sa mission, elle va côtoyer des êtres plus mystiques, les uns que les autres : des clones ( forcément, puisque l'action se situe en l'an 4000 !), des poupées aux dents acérées, un ange aveugle ( la réplique parfaite de Terence Stamp dans "Théorème" de Pasolini) perdu dans un labyrinthe ( Icare égaré dans son dédale), un tyran et ses samouraïs, ou encore des perruches aussi dangereuses que "Les oiseaux" d'Hitchcock,... "Barbarella" marque le début de la libération sexuelle ( et donc féminine), dont la philosophie serait " faites l'amour pas la guerre !... Love !" Cultissime par son côté ringard inégalé.
Oeuvre culte, BARBARELLA l'est à de multiples points de vues. Tout d'abord, en tant que bande dessinée, Barbarella est une héroïne assez libérée qui oeuvre dans un univers de science-fiction résolument novateur. A une époque où les BD étaient assez naïves et destinées à un public jeune, autant dire que cette oeuvre fit son bouleversement, assez pour justifier une adaptation cinématographique.
Réalisé par Roger VADIM, à qui l'on doit déjà ET DIEU CREA... LA FEMME, BARBARELLA est une oeuvre qui pour l'époque fut innovante en terme d'univers, de direction artistique, de moeurs et de mise en scène. L'univers est vaste, original, les costumes sont atypiques et des milliers de bonnes idées viennent émailler le long métrage. Intelligent et innovant, bien pensé et sulfureux, le film avait tout les ingrédients pour plaire.
De nos jours, il faut l'avouer, le film a pris un sacré coup de vieux. Les effets spéciaux sont obsolètes, le côté sulfureux n'est plus (n'importe quelle télé réalité est plus trash que ce film), les décors sont ridicules et l'interprétation prête à rire. Contre toute attente, ces défauts donnent au film un aspect kitch qui le rend très attachant. On s'émerveille de la créativité de l'époque et on prend un plaisir certain à regarder ce film d'une autre époque. Loin d'être rebutant, son aspect vieillot rend le long métrage sympathique.
Sans le vouloir, les défauts du films en font sa force. Drôle et envoutant, le film doit être vu. Coup de foudre garanti!
Voir ce film c'est comme plonger dans une marmite de délire sans fin ! Il n'y a pas de moyens (quoique, le réalisateur n'en aurait pas eu besoin !) mais des idées à foisons ! C'est génial !
Délicieusement kitch et gentiment loufoque. Bourré d'idées géniales mais malheureusement pas toujours très bien exploités à cause d'une mise en scène un peu paresseuse. Le générique est très bon on l'on voit Jane Fonda (rayonnante de beauté dans ce film) nous faire un strip-tease intégral en apesanteur en se débarrant de son scaphandre. Les acteurs masculins sont moyens : John Philipp Law et Ugo Tognazi ne se foulent pas trop, David Hemming est amusant, Marcel Marceau (le mime, mais là il parle) est rigolo et le savant fou Durand Durand n'est pas très bon. Anita Pallenberg (qui fut la maîtresse de trois Rolling Stones) dans le rôle de la méchante est délicieuse, quant au scénario, il n'a aucune importance, Barbarella c'est un livre d'images, et celui-ci en contient assez pour pouvoir nous charmer.
Le comble et le sommet du kitsch... ou bien autrement dit le pinacle du film tout en carton, des décors à la mise en scène en passant par l'histoire en mousse. Il faut dire que c'est inspiré d'une BD déjà très basse de plafond et qu'on ne pouvait décemment pas espérer ni en attendre de miracle.
Nonobstant ce défilé ininterrompu de stupidités et ces dialogues déprimants de bêtise, on ne reste pas de bois ! on reste uniquement pour une seule raison unique : Jane Fonda ! on redécouvre Jane Fonda (jusqu'à preuve du contraire) alors qu'elle se découvre et se recouvre dans son rôle de la blonde écervelée à l'ébourriffante chevelure.
Si sexy que notre BB nationale se retrouve en difficulté tout-à-coup : apparemment Jane avait déjà commencé la gym même si c'était avant qu'elle ne sorte ses DVD à une cadence industrielle. Roger Vadim, le pervers réalisateur, a décelé ce splendide potentiel et nous l'offre en pâture ou presque dans les péripéties de Barbarella qui ne sont pas sans rappeler une certaine Justine du divin Marquis.
Ainsi, Barbarella est toujours reconnaissante, Barbarella est une chaudasse et Barbarella se fait toujours déchirer par petits bouts ses petites tenues (d'un kitsch qui devrait être interdit) à l'insu de son ignorance.
Du coup, je serais presque d'une indulgence coupable et prêt à mon grand dam à donner la moyenne à Barbamachine le film sauf que la musique à des années-lumière à l'ouest et l'overdose de kitsch crétin me l'interdisent : ce ne serait pas déontaologique. Ce sera donc 2 étoiles, rien que pour Jane la parfaite ingénue au si joli minois et beau châssis supersport superleggera.