Bagdad Café
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228 critiques spectateurs

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Pseudofile
Pseudofile

14 abonnés 507 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 novembre 2019
Chronique pittoresque de la vie d'un relais routier dans un lieu désertique traversé d'interstates comme les Etats-Unis en connaissent pas mal.. Des personnages intéressants comme le shérif indien ou la touriste allemande, parfois un peu trop caricaturaux peut-être. Et l’histoire est une suite de comportements au quotidien de gens dont on ne sait rien et dont on apprendra guère plus, Il y a des manques dans le scénario et des situations improbables, et le film n'est pas désagréable à regarder de temps à autre malgré qu'il soit ponctué par une chanson aux limites du supportable.
Xyrons

772 abonnés 3 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2010
Bagdad café est un très bon film de Percy Adlon. Mise en scène correcte, scénario travaillé, recherché et intéressant, un bon rythme, des acteurs comme Marianne Sagebrecht, CCH Pounder ou encore Jack Palance, convaincants dans leurs rôles etc… Bref, c’est à découvrir…
Jonathan M
Jonathan M

164 abonnés 1 529 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mai 2016
Quid d'un western munichois en contrée américaine. Percy Adlon a fait ce que l'on appelle un film shaker : on ne sait pas avec quoi çà commence, la caméra est bien trop curieuse et avenante. Un mélo se détache et la comédie entre en scène. Ne pas rire au burlesque n'est pas forcément mauvais signe. Bagdad Café a beaucoup de second degré, un sens de la tragédie ratée et des faits incompréhensibles qui s'entre-choc. Rien est destiné à se mêler ensemble et pourtant on obtient un tout harmonieux. Un film shaker donc.
GéDéon
GéDéon

139 abonnés 727 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 décembre 2022
La carrière du cinéaste allemand Percy Adlon comporte à peine une dizaine de films. Néanmoins, il signe en 1987 ce « Bagdad Café » dont la notoriété est accrue par la célèbre chanson « Calling you », interprété par Jevetta Steele. L’histoire nous plonge immédiatement dans un huis-clos étouffant mettant en scène une galerie de personnages bariolés. En débarquant à l’improviste dans un motel poussiéreux, implanté au milieu du désert du Nevada, une femme extravagante (Marianne Sägebrecht) redonne le goût à la vie aux différents clients mais surtout à la patibulaire tenancière. Bref, grâce à une très belle photographie, on se laisse embarquer dans cette fiction fantaisiste marquée par des personnages très caricaturaux.
ManoCornuta

360 abonnés 3 080 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 février 2016
Une étrangeté que ce petit film des années 80, lancinant et peuplé de personnages marginaux mais finalement attachants. On se laisse finalement prendre à l'atmosphère éthérée et aux péripéties liées à l'improbable rencontre d'une touriste allemande et d'une tenancière de café au cœur du Nevada. Ce n'est pas toujours supérieurement inspiré mais ça mérite le détour.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 janvier 2011
Film magistral de Percy Adlon, que je n'ai pas, mais alors, pas vu venir. Je ne veux pas dire que ceux qui n'ont pas aimé le film ne l'ont pas compris, mais enfin, quelque part, si. Première partie du film (exactement séparé en deux parties égales au niveau de la durée) absolument déroutante, chaotique, désordonnée, incapable de faire adhérer le moindre spectateur, avec des personnages (peu, mais plus barrés les uns que les autres, interprétés par des acteurs inconnus) regroupés dans un café de routiers aux Etats-Unis, qui ne marche pas du tout au niveau de la fréquentation et de la clientèle, dirigé par une femme noir-américaine en mode dictateur sur toute cette "petite famille" qui gère le café. Une fille qui ne lache pas ses écouteurs de baladeur (pour l'époque, je suppose), un fils qui joue du piano, mais de manière extrêmement énervante, en répétant des exercice de virtuosité qu'il reprend un nombre incalculable de fois pour erreurs horripilantes, un vieux beau qui viendrait d'Hollywood, et un serveur ultra soumis. Première impression donc, sur toute la première partie du film : un navet comme on en fait rarement, une daube qui se prend pour recherché et quasi intellectuel alors que ça pue le surjeu (je pense à Brenda, la gérante) et les plans farfelus. Tout cela étant traversé par la perspective du personnage principal, qui n'enlève rien au désarçonnage général, sorte de caricature allemande (son nom est textuellement Jasmin Muenchgestettner, ça fait un peu écho à l'ironie de Voltaire avec le baron Thunder-ten-tronckh), caricature bavaroise pour être précis, complètement hétérogène au milieu du café noir-américain. Bref, première partie décousue, incompréhensible, discontinue, avec gros effets d'absurde. J'ai failli arrêter là.
Et là, leçon dans ma face de petit con prétentieux : tout prend sens dans la seconde partie, qui vaut résolument comme un hymne à l'art, voire à l'art total. Tout ce second mouvement (à comprendre presque au sens musical du terme, comme le réa comprend lui-même explicitement son film) débute précisément avec une rupture musicale, au sens plein du terme. Sal, le fils qui nous cassait impérialement les c*** avec ses exercices mélodiques et de dextérité avait stricte interdiction par sa mère de jouer en présence de clients, se tait donc quand Jasmin entre dans le bar. Mais Jasmin demande à ce qu'il continue, à ce qu'il joue, brisant ainsi une première fois la Loi, présente sous la figure de Brenda depuis le début du film. Et là, que sort-il ? Non plus des notes (du nonote à nonote, comme l'on dit en se moquant des élèves de musique), mais de la musique, de la vraie, du Bach, premier morceau du Clavier bien tempéré. Premier échec toutefois : Sal débute trop vite, et s'arrête comme étouffé par la libération trop intense qu'il vient de vivre. Puis il reprend, et là, d'une seule traite, sur un tempo bien plus lent, ne se trompe pas une seule fois. Bach, premier musicien d'Occident, constitue la rupture dans le film, l'événement qui entame la lente progression du sens et de l'art. Ce qui naît dans cette scène assez exceptionnelle, c'est tout simplement l'harmonie, c'est la continuité du Sens.
Tout se précipite alors très vite : après le cinéma et la musique, qui prennent sens et donc valeur aux yeux du spectateur, vient la peinture : le vieux beau venu d'Hollywood, Rudi Cox, n'est pas acteur, comme l'avait compris Jasmin lors des présentations initiales, mais peintre : il s'occupait en réalité des décors. Cox ajoute donc une pièce supplémentaire dans l'intention d'art total qui commence à clairement se dégager. Mais il est aussi étrangement la figure de l'amour, amour avec Jasmin. Le tableau qui orne le dessus-de-lit de Jasmin à l'hôtel, peint par Cox, représente deux soleils (cela correspond à la vision de Jasmin, incompréhensible, au début du film). Les deux soleils, évidemment, se réunissent dans une sorte de bal du temps, où la chronologie est multiple (chronologie multiple que le terme même de vision exprime : la vision, c'est aussi bien, disons, la vue, la perception, donc le présent, en exagérant le trait, mais aussi l'anticipation prémonitoire, c'est-à-dire, là aussi en exagérant le trait, l'avenir). Un pont à double sens s'effectue donc au-dessus de la temporalité linéaire et fléchée traditionnelle : entre deux événements A et B (ce sont, peut-être, les deux soleils de la peinture et de la vision), d'abord anticipation et "voyance" de Jasmin (A), puis rappel, cor-respondance et com-préhension (B). Donc Cox, c'est la peinture, c'est aussi l'amour, avec réunion des deux soleils.
La suite de la critique, c'est sur le Tching's cine bien sûr :
http://tchingscine.over-blog.com/
Nicothrash

468 abonnés 3 309 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2023
Je ne m'attendais pas du tout à ça et à vrai dire c'est tant mieux, on s'attend à des pleurnicheries pompeuses et on tombe sur un film complètement déluré à l'ambiance poisseuse et surréaliste, le tout au service d'une jolie histoire d'amitié. Marianne Sägebrecht est exceptionnelle dans son rôle et surtout dans son évolution, à l'instar de CCH Pounder, les deux formant un duo peu commun et irrésistible entouré de personnages hauts en couleur et malheureusement un peu trop caricaturaux même si l'ambiance s'y prête volontier. Un métrage vraiment sympathique, sincère et émouvant, l'ensemble étant accompagné d'une bande sonore maîtrisée ainsi que d'un magnifique morceau récurrent (Calling You) qui dénote presque parfois tant le récit est décalé mais ça ne gêne en aucun cas et cela rajoute même à la poésie ambiante. Cette oeuvre atypique, sans aucun doute majeure dans la filmo de Percy Adlon, à la photographie superbe, constitue un très bon moment de cinéma, simple, drôle et touchant à la fois.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 859 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 octobre 2012
Rarement film aura atteint une telle perfection dans tous les domaines, de la réalisation à l'interprétation en passant par l'histoire. "Bagdad Café" s'avère être un film d'une grande sensibilité, sans niaiserie ni longueurs. Le film prend le temps de mettre en mouvement une galerie de personnages tous plus attachants les uns que les autres, de présenter des situations touchantes et surtout de raconter une solide histoire d'amitié. Un beau chef-d'oeuvre.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juillet 2016
César du meilleur film étranger en 1989, ce long-métrage qui acquit un statut d'œuvre culte nous embarque dans un univers étrange, poétique et facétieux. À travers cette rencontre improbable entre une Bavaroise bien en chair et une communauté d'autochtones iconoclastes vivant dans un café-motel perdu sur la Route 66, le réalisateur allemand Percy Adlon met en scène la fascination des Européens pour cette Amérique de la ruralité et des grands espaces. Une vraie réussite esthétique, doublée d'une histoire humaine bouleversante qui donne la pêche.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

254 abonnés 2 702 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 septembre 2017
Bagdad Café est un film très bizarre, et du coup assez mémorable.
Je ne sais d'ailleurs toujours pas quoi en penser plusieurs après l'avoir vu.
Les actrices jouent plutôt bien (Marianne Sägebrecht, CCH Pounder), les autres rôles sont plutôt bien campés aussi (notamment par Jack Palance). Les personnages sont à la fois assez loufoques, mystérieux et attachants. C'est le principal point fort du film. D'ailleurs, je ne sais pas si on peut dire que l'histoire est palpitante puisqu'il s'agit essentiellement de filmer la réaction de ces personnages étranges face à l'arrivée d'un personnage encore plus étrange.
Les décors, dans leur genre hôtel paumé au milieu du désert, sont marquants.
La chanson « Calling You » est culte.
Même si je reste un peu perplexe devant ce genre d’œuvres, il est indéniable qu'elles marquent l'esprit.
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juillet 2018
"Bagdad café" est un film tout bonnement unique, doté d'une atmosphère indescriptible qui entraîne le spectateur dans une expérience cinématographique unique. Il est compliqué de poser des mots sur ce film, de décrire la magie qui semble opérer sur quasiment tous les spectateurs qui découvrent cette oeuvre enivrante. Chaque plan de ce film est magnifique, sublimé par une photographie inspirée, un montage astucieux et une bande originale tout simplement exceptionnelle. Les personnages sont tous hyper attachants, dotés d'un aura unique qui les rend sympathiques dès leur première apparition. Le cinéaste allemand sait à merveille manier l'humour absurde ou même burlesque mais se trouve également capable de faire jaillir de cette histoire unique une émotion sincère et bouleversante pour le spectateur. Je reprocherai simplement au film quelques maladresses d'écriture, notamment une deuxième moitié un peu trop expéditive dans sa manière de faire évoluer les personnages. Mais je ne peux évidemment pas évoquer "Bagdad café" sans évoquer ses splendides interprètes, tous irréprochables même si l'on retient principalement et inévitablement l'incroyable Marianne Sägebrecht qui contribue largement à faire de "Bagdad café" ce qu'il est, c'est-à-dire une oeuvre inclassable et inoubliable, à voir et à revoir.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Déja la chanson du film (i'm colling you) apporte à cette oeuvre un plus indégnable tant elle reflète mrrveilleusement bien l'ambiance générale de ce film .Une histoire toute simple: une bavaroise en tailleur et chapeau rétro arrive dans un motel minable perdu en plein désert du Nouveau Mexique, tenu par une femme meurtrie et désemparée.Tout oppose ces deux personnages qui finissent par se trouver . Voilà uhe jolie fable sur la différence et la totlérence .Le rythme lent de cette oeuvre nous fait mieux apprécier le rapprochement qui va s'opérer entre les différents personnages par petites touches .L'interprétation est à la hauteur de l'évènement ,sobre et efficace .La présence de Jack PALANCE en peintre solitaire est tout à fait surprenante ,Marianne SAGEBRECHT ,la bavaroise en tailleur et chapeau à plume en plein désert nous surprend dans ce role émouvant de femme paumée.CCH POUNDER ,hystérique ,hurlante et stressée est à la hauteur de la situation. En tout cas ,laissez vous bercer par la langueur et la musique de ce joli film.
Claude DL
Claude DL

123 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 mai 2009
J'ai vu à l'époque par hasard ce film qui m'a enthousiasmé. Une musique que j'ai encore en CD aujourd'hui, une belle histoire humaniste bouleversante. Des pellicules de ce niveau sont aujourd'hui bien rares...
Pandora-Box
Pandora-Box

54 abonnés 85 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
O.V.N.I signé Percy Adlon, sublimé par sa B.O, ce film est tout simplement magnifique, rien de plus à dire.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 septembre 2011
Superbe film et une chanson qui reste dans le temps toujours aussi prenante...
J'ai bien aimé la façon dont est né cet amitié et cet amour aussi :-)
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