Prince des ténèbres
Note moyenne
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201 critiques spectateurs

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Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2021
Bénéficiant d’une mise en scène, d’une lumière et de décors simples mais d’une efficacité redoutable, Prince des ténèbres prend la forme d’un huis-clos étouffant. L’action se déroule dans une petite église de la banlieue de Los Angeles dont les sous-sols abritent rien de moins… que le diable en personne, matérialisé sous la forme d’un mystérieux liquide vert. À l’extérieur, une armée de clochards possédés, menés par le chanteur de hard rock Alice Cooper, ne laisse aucun échappatoire à la quinzaine de scientifiques présents dans l’édifice aux côtés d’un prêtre incarné par Donald Pleasence. À condition d’accepter la passivité quelque peu agaçante des membres de l’équipe, peu troublés par la disparition massive de leurs collègues se faisant gentiment massacrer à trois mètres d’eux – un classique du genre – on prendra un réel plaisir devant ce film d’horreur qui sait jouer avec virtuosité des possibilités offertes par l’espace contraint, et multiplie les séquences peu ragoûtantes mais jouissives. Un générique de début génial et une superbe musique, signée comme souvent par Carpenter lui-même.
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 septembre 2016
**Un prêtre, des étudiants et quelques scientifiques prennent possession d'une église dans la banlieue de Los Angeles afin de percer le secret contenu dans un mystérieux cylindre gardé depuis des siècles par une secte religieuse. A l'intérieur un liquide vert en rotation est le signe précurseur de l'arrivée de Satan sur Terre.**

"Prince des ténèbres" est un film fantastique de John Carpenter, réalisé en 1987. Comme dans de nombreux métrages consacrés aux maisons hantées comme "la maison du diable" ou "la maison des damnés", John Carpenter met en scène ses protagonistes dans une église isolée de la banlieue de Los Angeles. Celle ci est vite assiégée par une armée de clochards, devenue pour l'occasion la légion de Satan. A l'intérieur de l'église, les phénomènes inquiétants se multiplient. John Carpenter aborde une nouvelle fois dans ce film le thème du siège, comme dans ses précédents films (Assaut).
Le ton du film assez sentencieux, donne au huit clos un coté assez mécanique et inexorable sur le plan du scénario. Pour autant, la mise en scène certes lente est assez talentueuse et le réalisateur entretient l'angoisse notamment grâce à une bande originale inspirée qu'il a lui même composée.
Si la mise en scène est typique des années 90, l'ambiance qui se dégage du film est assez malsaine et l'issue incertaine.

Le casting est correct. On retrouve dans le rôle du prêtre l'un des acteurs préférés de John Carpenter, Donald Pleasence et dans le rôle du meneur des "SDF sataniques", le rocker Alice Cooper.
Edgar B
Edgar B

87 abonnés 102 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 juin 2022
De bonnes idées totalement anéanties par une mise en scène et un jeu d'acteurs catastrophiques. Pas un seul à sauver !
Les maquillages sont risibles et les effets spéciaux on en parle pas... C'est nul, c'est long. Carpenter est largement capable de mieux.
Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 août 2022
Le maître de l'horreur a encore frapper. Sa griffe est indéniable et incisif même si parfois, ça fait office de série B, avec ses moyens très restreint. Il combine toujours, les scénario les plus diabolique, avec sa réalisation hallucinées. Donald Pleasence encore là pour combattre les forces du mal. Des scènes horrifiques qui font sourire, mais dont on admire l'œuvre avec sa musique, toujours dirigé par le cinéaste en personne. Par moment, de l'humour vienne me décrocher un petit rire. Les dialogues sont amusantes. Un final original.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2025
On retrouve l’une des obsessions de Carpenter, la présence du Mal, spoiler: ici personnifiée par un cylindre en verre contenant un liquide vert tournoyant (waouh !),
associée à l’enfermement, spoiler: ici dans une église désaffectée de Los Angeles où un professeur (Victor Wang, 53 ans) et 5 étudiant(e)s spécialistes de physique quantique, à la demande d’un prêtre (le britannique Donald Pleasence, 68 ans, 3e collaboration sur 3 avec le réalisateur), sont venus étudier le cylindre (qui aurait 7 millions d’années !) et qui ne peuvent en sortir, bloqués par des clochards
. Cela évoque son film « Assaut » (1976) où il s’agissait d’un commissariat assiégé des malfrats semblables à des zombies. Le film est long à démarrer, d’où un manque de rythme (il dure 1h42) tandis que le scénario (écrit par le cinéaste sous le pseudonyme de Martin Quatermass), avec un côté « Dix petits nègres » d’Agatha Christie, confus ou aux explications fumeuses ( spoiler: découverte d’une supernova
), parfois grotesque, ne permettant pas au spectateur de rentrer dans le film, la présence de fourmis, cafards et lombrics ne suffisant pas. Idem pour la musique (toujours de Carpenter) redondante.
Serpiko77
Serpiko77

77 abonnés 1 633 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mai 2019
Après "Assaut" et "The Thing" John Carpenter signe un nouveau huis-clos, le moins réussi de tous même si comme toujours il parvient à insuffler une atmosphère mystérieuse et particulièrement malsaine à son film. Avec un budget famélique, le film fait un peu cheap pour aujourd'hui, les seconds couteaux ne sont pas convaincants et la vf est ratée. Pas mal de défaut donc mais la mise en scène de Carpenter sauve clairement la mise, on aurait frisé le navet avec un autre réalisateur que lui.
bobbyfun
bobbyfun

55 abonnés 1 313 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 août 2020
Ayant essuyé un lourd revers avec Big Trouble in Little China, Carpenter se relance avec ses thèmes qui lui sont chers : le fantastique et l’horreur. (À cela s’ajoute quand même une interrogation sur notre foi ou dans la science).

On pourrait cependant entrevoir le Prince des Ténèbres, comme un condensé de plusieurs de ses œuvres précédentes. En effet beaucoup de similitudes existent entre The Thing, Fog, Halloween ou encore Assaut (certainement la plus évidente). De part son ambiance si singulière, les enjeux de survie des principaux protagonistes, Big John reprend l'essentiel des éléments qui en ont fait son succès par le passé. Pendant une bonne partie du film, le mal est totalement invisible, désincarné mais son emprise est totale. On sent bien que quelque chose d’inéluctable va se produire. La question est de savoir comment tout cela pourra finir. Les personnages sont pris dans un étau qui se ressert inexorablement et vont devoir remettre en question l’essence même de leurs convictions.

Malgré son très faible budget, énormément de plan et d’idées issus de la pensée propre de Carpenter sauve l’intérêt du film. La bande-son également omniprésente, comme souvent, renforce la très mystique et oppressante situation. Elle reste un élément majeur dans le succès de l’intrigue. Cependant, il est impossible d’exclure que ce manque de moyens ne se voit pas à l’écran, que ce soit dans la mise en œuvre de certains effets techniques (quoi que quelque plans ne s’en sortent pas trop mal) et dans l’évolution de la narration. On sent vraiment que le réalisateur a dû supplanter ce manque de moyen évidents grâce à son savoir-faire, sa mise en scène, et bon nombre d’idées surprenantes sorties de derrière les fagots. De plus l’autre gros point négatif du film reste à sa distribution. Beaucoup d’acteurs inconnus certes, mais au talent et au jeu également limités, ce qui décrédibilise bon nombre de séquences et de scènes qui auraient marquées un virage très important au sein du récit et provoque au contraire une certaine lassitude dans leurs exécutions.

spoiler: Personnellement, je n’ai pas trop cru également au caractère du message envoyé par les scientifiques du futur à ceux présent dans l’église, de tout mettre en œuvre pour empêcher le Prince des Ténèbres de revenir sur Terre. Il s’agit là plus d’un accessoire gadget qui a aucun intérêt dans le récit du film et qui à l'inverse brouille trop les événements en cours.


En résumé, l'aspect fauché s'en ressent, la distribution piétine lourdement mais l'impression finale laissée demeure indubitablement singulière.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 octobre 2025
Qui est le film ?
Réalisé en 1987, Prince des ténèbres s’inscrit dans la période la plus désenchantée de John Carpenter. Après l’échec commercial de Big Trouble in Little China, le cinéaste revient à une économie réduite : petit budget, décor unique, quelques acteurs, un concept fort. Ce repli matériel devient pour lui un terrain d’expérimentation métaphysique. Sous les apparences d’un film d’horreur de série B, le film raconte la découverte, dans une église abandonnée, d’une mystérieuse capsule verte, contenue depuis des siècles et qui semble vivante. Des chercheurs sont appelés à l’étudier ; à mesure qu’ils cherchent à la comprendre, le réel se dérobe.

Que cherche-t-il à dire ?
Prince des ténèbres prend la forme d’un huis clos théologique où science et foi, deux langages du vrai, se contaminent mutuellement. Le film repose sur un postulat fascinant : et si le Mal n’était pas un principe moral mais une substance physique, une antimatière logée au cœur du monde ?

Par quels moyens ?
L’idée d’installer l’intrigue dans une église transformée en laboratoire condense tout le projet du film. Carpenter met en tension deux formes de croyance : la foi et la méthode scientifique. Mais cette confrontation reste plus théorique que dramatique. Si le décor (croix, microscopes, formules inscrites sur des tableaux) propose une symbolique puissante, la mise en scène peine parfois à en tirer une dynamique. On assiste à une thèse plus qu’à une lutte. Là où The Thing tirait du huis clos une tension organique, Prince des ténèbres se contente souvent d’un face-à-face abstrait.

Le geste théologique du film (transformer le diable en entité physique, en anti-substance) est une audace conceptuelle. Carpenter invente une cosmologie du Mal. Mais cette idée, vertigineuse, reste plus fascinante sur le papier que dans l’image. La capsule verte, pivot du récit, devient un pur symbole. Elle attire, elle tourne, mais ne vit jamais vraiment.

Les séquences de rêves collectifs, transmises par une fréquence venue du futur, comptent pourtant parmi les plus inspirées. Carpenter y touche à quelque chose d’inédit : une horreur du signal, de l’image contaminée. Ces éclats granuleux, presque vidéo, préfigurent Lynch ou Cronenberg. Mais ces moments demeurent isolés, comme des fragments de génie dans un ensemble plus figé.

L’espace devient métaphore du savoir clos. Si l’architecture du film traduit bien cette idée, elle finit par installer une inertie. L’angoisse ne monte pas : elle stagne. La peur, chez Carpenter, naît souvent de la tension entre mouvement et immobilité. Ici, tout est trop arrêté pour être véritablement troublant.

Formellement, le film reste impressionnant : Carpenter compose une bande-son obsédante, une pulsation électronique qui soutient l’abstraction du propos. La lumière verdâtre, la lenteur du montage, la fixité des plans créent une atmosphère d’attente hypnotique. Mais le style se fait système. Le danger, ici, est celui d’un cinéma trop conscient de ses symboles, trop soucieux d’être grave pour être vivant.

Où me situer ?
J’admire la cohérence du geste, la pureté du dispositif, la volonté de Carpenter de faire dialoguer foi et science dans un même vertige. Le film ose penser l’horreur, ce qui est rare. Mais cette ambition, au lieu de libérer sa mise en scène, la fige. Prince des ténèbres ressemble parfois à une dissertation filmée : passionnante dans ses hypothèses, frustrante dans ses effets.

Quelle lecture en tirer ?
Prince des ténèbres n’est ni un échec ni un chef-d’œuvre. C’est une œuvre de transition, où la rigueur intellectuelle prend le pas sur la puissance sensorielle. Carpenter y explore la possibilité d’un cinéma de pensée, mais s’y enferme un peu.
Gregory S
Gregory S

55 abonnés 765 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juin 2019
Un John Carpenter mineur mais par rapport à la production actuelle de films d'horreur il vaut largement la production actuelle. Et la musique vaut le détour.
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2020
Flashback.
Il y avait une bonne éternité et demi que je n’avais pas revu ce film ni le moindre Carpenter. Et pourtant, il squatte mon imaginaire ciné depuis toujours. Des phénomènes étranges se produisent dans une église fermée depuis belle lurette. Dans la crypte, on découvre une entité enfermée dans un gros bocal. Ce truc a l’air méchamment puissant. Des scientifiques et un curé vont s’enfermer dans l’église et tenter de comprendre ce qui se passe là dedans, voire d’arrêter un futur danger. Pendant ce temps-là, tous les zonards du quartier ont un comportement bizarre. Pas de doute, dès les premières images, on sait qu’on est chez ce bon vieux John. La musique synthétique est oppressante, les acteurs sont des habitués de la série B et la réalisation est baroque. Comme à son habitude, Carpenter nous offre ici une déclinaison du western. Des individus confinés vont devoir survivre au danger extérieur, l’invasion. Et parfois, l’invasion est aussi à l’intérieur. Toute la grammaire du film fantastique est utilisée et c’est ça qu’on aime. Les effets spéciaux sont délicieux et parfaitement inventifs (l’homme-insecte à l’extérieur, le miroir, la flaque au plafond …). Ce qu’on aime par dessus tout, c’est l’ambiance, propre à l’univers de Carpenter. C’est glauque, drôle par moments, froid. Assez unique en fait. Dans le genre, on tient là un classique.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 28 janvier 2016
je viens juste de le voir et quel déception, c'est incohérence sur incohérence un exemple tout bête le téléphone, ils ne sont pas en Sibérie que je sache pourquoi n'alerte t-il pas les secours, on tourne en rond le rythme est d'une incroyable lenteur ,et pourtant ça partait du bon pied
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2026
Et non, "Prince of Darkness" n'est pas un biopic sur Ozzy Osbourne. Quoi qu'avec la (petite) présence d'Alice Cooper, par ailleurs carrément montré sur certaines affiches, la confusion puisse exister...
C'est un John Carpenter pur souche, qui s'inscrit dans sa fameuse trilogie thématique de l'Apocalypse (avec "The Thing" et "In The Mouth of Madness"). Et c'est en prime un huis-clos, genre fétiche du réalisateur.
L'histoire : des scientifiques universitaires sont convoqués dans une église abandonnée, afin d'aider un prêtre à gérer un mystérieux cylindre contenant un liquide verdoyant, qui pourrait n'être rien que de moins que l'Antéchrist !
A mon premier visionnage, j'avais été quelques peu décontenancé par l'intrigue, limitée à une montée en puissance de l'entité liquide. Par l'humour ringard du personnage de Dennis Dun, et par quelques personnages jetables.
Ce revisionnage m'a permis de bien rehausser mon estime pour ce film. J'y apprécie maintenant beaucoup les idées barrées de John Carpenter. Qui mélange ici science et religion, dans un cocktail osé. On y apprend que toute la doctrine catholique est une fumisterie ("nous sommes des vendeurs"), masquant que les forces du mal sont en réalité composées d'anti-matière !
Je m'arrête là pour ne pas divulgâcher, mais ça va assez loin sur cet aspect. Citant pêle-mêle le chat de Schrödinger 20 ans avant la série "The Big Bang Theory", les équations différentielles, et j'en passe. Evidemment il y a quelques erreurs (et oui, il est impossible de dater un objet de 7 millions d'année au carbone 14, qui ne dépasse pas les 50 000 ans, mais c'était bien essayé). Enfin vu le niveau de recherche, et l'intelligence du scénario, je ne vais pas chercher la petite bête... contrairement aux méchants de ce film...
"Prince of Darkness", c'est aussi ponctué d'un humour noir grinçant. Dont le personnage de Walter, explicitement gay... qui doit littéralement sortir du placard pour sauver sa vie !
Le film est par ailleurs très généreux dans son spectacle purement horrifique. Si le récit est lent, le malaise est immédiat, et ira crescendo. Appuyé par une BO au synthé angoissante typiquement carpentérienne, des jumpscares qui fonctionnent bien, des figures étranges, des insectes rampants, des zombies, et autres joyeusetés. Quelques scènes gores sont particulièrement amusantes !
On y retrouve également quelques acteurs habitués (ou futurs habitués) du réalisateur. Et des visuels assez marquants (dont les scènes autour des miroirs), assez étonnants pour un film au budget limité (3 millions de dollars).
Un vrai à (re)découvrir ce travail de John Carpenter.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 août 2013
Bien que méconnu du grand public, Le prince des ténèbres est sans doute l’une des œuvres les plus terrifiantes qu’ait signé John Carpenter. Si ce film d’épouvante profite d’un budget bien moins conséquent que les deux autres volets de sa trilogie de l’Apocalypse, The thing et L’antre de la folie, il n’en reste pas moins une pure réussite en matière de mise en scène car, grâce à sa musique signée par Carpenter lui-même et à l’ambiance minutieusement rendue oppressante avec par exemple le foisonnement menaçant des insectes, le sentiment de paranoïa que peuvent ressentir tous les personnages est retransmis avec brio à l’écran. Le scénario n’hésite à se montrer transgressif envers la religion chrétienne qu’il présente comme un vaste complot tout en réussissant à apporter une approche scientifique aux phénomènes paranormaux afin de leur donnant un réalisme qui fait froid dans le dos, et ce jusque la dernière seconde. En repoussant ainsi tous les codes classiques du cinéma fantastique, ce huis-clos satanique mérite amplement son statut de film culte.
Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 décembre 2015
Un vrai film d'ambiance de la part de Big John dans lequel la musique a une place prépondérante et d'une importance capitale, d'une part pour le climat oppressant qu'elle sert et d'autre part car elle meuble parfaitement les instants un peu en dessous, une musique évidemment composée par le réalisateur lui-même à l'instar de "Halloween". Le scénario quant à lui est particulièrement fourni et assez passionnant, il pose de nombreuses questions métaphysiques et s'évertue à remettre en cause certains aspects de la religion ainsi qu'une partie de la science, c'est amusant et assez original. A part ça, les dialogues font mal et ont beaucoup vieilli comme certaines scènes et le jeu d'acteur, par contre l'ambiance y est vraiment et les idées fusent sur une mise en scène plutôt classique. En tout cas, ça tient le spectateur jusqu'au bout avec des effets spéciaux tardifs mais plutôt efficaces ainsi que quelques jump scares sympathiques. A noter l'apparition amusante d'Alice Cooper. Pour ma part, ce n'est pas ce que Carpenter a fait de mieux mais ça s'avère tout à fait regardable.
vive-le-cine123654789
vive-le-cine123654789

109 abonnés 621 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2012
Tout comme Halloween, le point fort de ce film est l'ambiance instaurée, et ce dès le début du film. L'histoire en elle-même reprend les bases du huit-clos d'horreur classique. Son grand intérêt et de tenter une approche commune d'un phénomène avec science et religion. Le débat entre les deux est vraiment bien montée, ou comment chacun essaye d'expliquer. C'est vraiment bien monté, même si parfois les dialogues sont un peu...niais. Mais disons que le mélange des deux est réussi et donne envie de se plonger d'avantage dans l'histoire pour voir comment tout ça va se terminer. Ca reste assez classique sinon, prévisible. Seul le final nous surprend réellement par son choix scénaristique, mais aussi ce qu'il laisse penser. Vraiment super. Les acteurs, quant à eux, sont globalement moyens. Adaptés pour leurs rôles, ils ne sont pas transcendant et se contentent juste de rester dans ce qu'on leur dit de faire. Aller, peut-être que le prof et le curé (feu Donald Pleasence) sont un peu au-dessus du lot. Comme je le disais, le point fort de ce film est son ambiance installée très vite, et cela est essentiellement dû à sa musique, angoissante à souhait, et sa mise en scène, tout aussi angoissante. Le huit clos porté à son plus haut point. Peut-être inférieur à Halloween et moins connu, ce film mérite tout de même qu'on s'y attarde un soir entre potes ou seul.
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